Je voulais me refaire un petit avatar Twitter dans l’esprit Game Boy avec des pixels et tout et tout. Du coup, je suis allé sur ce super site qui s’appelle Pixelicious et qui permet de transformer n’importe quelle image en son équivalent en pixel art.
Cela peut vous permettre de jouer un peu mais également pourquoi pas, de pondre des sprites pour votre prochain jeu vidéo. Sur Pixelicious, vous pouvez choisir la résolution de l’oeuvre, retirer le fond de l’image et surtout choisir une palette de couleur qui vous plait.
Voici un exemple avec un petit bonhomme en 3D et sa conversion en pixel art avec une base de couleurs PICO 8. Honnêtement, j’ai testé plein de logiciels qui permettent de faire ça et ce site est franchement le meilleur.
Vous pouvez évidemment modifier toutes les couleurs de la palette et également activer la fonction « denoising » qui permettra de rendre un peu plus propre l’image surtout si sa résolution est inférieure à 128 px.
Ensuite je me suis attaqué à mon avatar Twitter et voilà le résultat avec une palette qui me semblait correspondre à celle de la/le Game Boy. Et voilà le résultat.
Le format SVG, tout le monde connait. C’est un format d’image vectoriel qui permet d’avoir de jolis picto (anciennement clipart pour ceux qui connaissent… lool) sur un site web par exemple. La particularité de ces images c’est qu’elles peuvent être agrandies ou modifiées très facilement, sans perte de qualité (vu que c’est du vecto).
Il y a plein de sites qui proposent des images vectorielles comme celui-ci, et j’ai fait beaucoup d’articles là-dessus.
Mais imaginons maintenant que vous vouliez « pimper » l’une de ces images. Pas forcement évident à moins d’avoir un outil comme Illustrator.
Heureusement, pour vous, j’ai un super site à vous conseiller qui s’appelle Instad.io et qui permet très facilement avec quelques curseurs de tout modifier sur un SVG, de l’épaisseur des traits, aux couleurs, en passant par le style de dessin.
Vous pouvez également changer le remplissage, la densité, le lissage…etc.
Et si comme moi, vous avez du goût pour les belles choses, vous réussirez après des mois de perfectionnement à obtenir des résultats époustouflants de très haut niveau, comme celui-ci…
La permaculture au jardin potager, c’est vraiment pour tout le monde et pour tous les terrains !
Que vous soyez jardinier débutant, poussé par l’envie de prendre en main votre alimentation, de manger des légumes bons et sains.
Ou plus expérimenté, en recherche de solutions pour augmenter vos récoltes, tout en économisant votre temps et votre énergie.
La permaculture apporte des réponses pérennes et efficaces, adaptées à chaque contexte.
Ainsi, grâce à des pratiques douces et régénératrices pour la nature, vous serez capable de produire des récoltes abondantes sur le plus petit espace possible et sans vous épuiser.
Le potager en permaculture s’inscrit aussi dans un système, le design, indispensable à votre réussite.
Des stratégies de culture au design, on vous explique tout dans ce guide complet !
Le jardin potager en permaculture : principes de bases
Alors que le potager peut être énergivore et chronophage, la permaculture regorge de stratégies pour optimiser l’espace, l’énergie, le temps.
Entrons tout de suite dans le vif du sujet !
Économiser l’eau au potager en permaculture : un enjeu primordial
Collecter l’eau de pluie
L’eau, source de vie, est considérée en permaculture comme un flux énergétique. Elle est tellement précieuse au potager que vous devez y porter une attention toute particulière, et essayer d’optimiser sa collecte au mieux.
Récupération de l’eau de pluie des toitures et stockage en citerne, collecte via une mare dans le potager, etc. toutes les solutions sont bonnes !
Principe de permaculture
Collecter et stocker l’énergie
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L’arrosage automatique
Que vous ayez une toute petite parcelle, ou un potager plus grand, l’arrosage en été peut devenir très chronophage, surtout si les pluies sont peu fréquentes.
Vous aurez sans doute réfléchi à cela au moment de la conception de votre design (dont on vous parle un peu plus loin dans cet article), mais c’est important d’anticiper la question avant la pleine saison potagère.
Un arrosage maîtrisé est un arrosage qui assure un apport régulier et juste par rapport aux besoins des plantes.
C’est la meilleure façon d’en prendre soin, et de leur éviter les chocs thermiques à répétition.
Un arrosage maîtrisé évite les gâchis d’eau et d’énergie humaine. Pour cela plusieurs solutions sont à explorer, par exemple :
Les systèmes de goutte-à-goutte programmables ;
Les oyas, ces poteries à enterrer, qui délivrent la juste quantité d’eau grâce à la porosité de la terre cuite.
Composter, c’est recycler
Au potager en permaculture, on essaie de limiter le plus possible les fuites d’énergie.
C’est pourquoi le compostage est une pratique essentielle.
Principe de permaculture
Tout déchet est une ressource inexploitée
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En recyclant les déchets de la cuisine ou du jardin, on en fait une matière riche et bénéfique pour le potager.
Un véritable or noir, capable de nourrir et de protéger le sol.
Il vous suffit de choisir la méthode qui vous convient, tant il y a de façons de faire : compostage de surface, compostage en tas, en composteur de jardin, en lombricomposteur, etc.
Cultiver sur la plus petite surface possible
Avoir un grand potager, c’est bien, mais avoir un petit potager, cultivé de manière intensive, c’est encore mieux !
Pourquoi ?
Tout simplement, parce que vous dépensez moins d’énergie, d’eau et de temps à entretenir un petit espace.
Il vaut donc mieux commencer sur une petite surface, puis quand on maîtrise bien, s’étendre si besoin.
Principe de permaculture
Commencez petit, puis étendez-vous
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Les zones non cultivées pourront être laissées en coins sauvages.
Ainsi, elles ne demandent pas d’entretien et favorisent la biodiversité.
Concrètement, comment faire pour utiliser son potager au maximum de ses capacités ?
Exemple, chez Benjamin, d’une petite zone cultivée intensément avec tout l’espace occupé par des légumes et plantes aromatiques diverses. Illustration extraite de la formation en ligne « le potager Perma+ ».
Expérimenter le potager vertical en permaculture !
Qui a dit qu’il fallait cultiver uniquement à l’horizontal ?
Laissez aller votre créativité et imaginez des systèmes en 3 dimensions en donnant de la hauteur à votre potager.
Des surfaces où faire grimper les plantes, il y en a quantité à exploiter : les murs et clôtures, les abris de jardin, pergolas, etc.
Un mur est une aubaine !
En plus d’emmagasiner la chaleur, il permet à certaines plantes de se développer sans prendre d’espace au sol, moyennant la mise à disposition d’un support.
On peut y faire pousser des petits arbustes comme les mûriers, framboisiers, vignes, kiwis, etc.
Construire des structures au potager
Au sein même du potager, dans et entre les planches de culture, on peut installer différents supports.
Treillis en formes de tipi ou de tente canadienne, grillages, tunnels, portiques accueillent joliment vos haricots à rames, petits pois, courges, concombres, melons, etc.
Vos plantes potagères grimpantes ainsi palissées libèrent la place au sol pour d’autres cultures.
Au fil du temps, les jardiniers ont remarqué que certaines combinaisons de plantes cultivées ensemble étaient vertueuses.
On peut citer la fameuse association « les trois sœurs » qui mêle maïs, courge et haricot à rames :
Le maïs sert de tuteur aux haricots.
La courge en courant au sol, limite la pousse des herbes indésirables, et l’évaporation de l’eau.
Le haricot fixe l’azote de l’air, et enrichit le sol ce qui profite ensuite aux autres cultures.
Autre exemple, l’oignon, l’ail, l’échalote ou le poireau protègent les carottes de la mouche Psila rosae, son principal parasite.
En échange, la carotte repousse par son odeur la mouche mineuse, principal ravageur des cultures de poireaux, oignons, échalotes et autres plantes du genre Allium.
Sur une de nos plate-bandes potagères, ces oignons, non paillés pour éviter l’excès d’humidité au niveau des bulbes, ont été plantés sur de petites buttes de terre (hautes de 5 cm environ) entre lesquelles on a semé des carottes dont on commence à voir le feuillage se développer entre les oignons…
Ce qu’il faut retenir, c’est que plus on diversifie les cultures sur une même zone, plus ce milieu devient résilient.
Principe de permaculture
Utiliser et valoriser la diversité
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La polyculture, pratique incontournable du potager bio en permaculture, limite le développement des maladies ou aide à contrôler la présence des indésirables.
Dans un milieu biodiversifié, ces derniers passent moins facilement d’une plante à l’autre.
Ils risquent de tomber plus souvent sur des prédateurs naturels à même de vous en débarrasser, sans que vous ayez à lever le petit doigt !
De cette façon, on peut prévoir combien de temps elles vont rester en terre, et quelle emprise elles auront au sol.
À partir de là, il est possible d’établir un planning pour chaque plante prenant en compte toutes les étapes depuis le semis jusqu’à la fin de la culture.
Il est également possible, avec plus de temps et de recherches, de trouver divers calendriers de cultures en ligne ou dans les ouvrages de jardinage.
Toutes ces informations pourront vous servir de base, de repères au démarrage, mais ce sera à vous d’affiner en fonction de votre climat régional et de votre microclimat à la maison.
Ensuite, au fil du temps, vous optimiserez cette organisation grâce à votre expérience, aux tests que vous pourrez faire, etc.
En parallèle, deux techniques permettent de gagner en productivité.
Démarrer les cultures hors-sol
En démarrant vos cultures hors sol, vous limitez le temps d’occupation des plantes au potager.
Cela laisse ainsi la place à d’autres.
Et puis bien sûr, cela vous permet de commencer une culture alors que les conditions extérieures ne sont pas optimales.
À noter, que mis à part quelques exceptions, quasiment tous les légumes peuvent être démarrés en semis en pots, avant d’être repiqués en pleine terre.
Avez-vous déjà tenté les semis en godets des pois, fèves ou betteraves ?
Promis, ça fonctionne très bien !
La plupart des légumes du potager peuvent être démarrés en caissette, godets ou autres petits pots divers issus du recyclage de déchets. Ici, Magalie, de l’équipe PermacultureDesign, est en train de transplanter au potager de petites laitues semées hors sol ;).
Chevaucher les cultures
Le principe du chevauchement des cultures est de faire cohabiter des plantes à des stades différents de développement, plutôt que d’attendre la toute fin d’une culture avant de planter la suivante.
Par exemple, au mois de septembre, on peut installer de jeunes plants d’épinards, de chicorées ou de choux asiatiques, sous une culture en fin de cycle comme la tomate.
Le temps que la tomate termine sa production de fruits, les jeunes plants commencent à développer leur système racinaire.
Puis, quand le pied de tomates en fin de cycle est supprimé (on laisse les racines en place et on paille le sol avec les parties aériennes), les nouvelles cultures ont déjà bien démarré.
Elles profitent à leur tour pleinement de la lumière.
On gagne ainsi un peu de temps sur les nouvelles cultures.
Quels légumes planter au potager en permaculture ?
Les légumes vivaces au potager, des alliés précieux.
Le choix des végétaux à cultiver au potager est important, car il conditionne les stratégies ainsi que les efforts à mettre en place pour avoir d’abondantes récoltes.
Privilégier les légumes pérennes peut être très intéressant quand on a peu de temps à consacrer au potager.
Les légumes vivaces au potager produiront, en effet, plusieurs années avec juste un peu d’entretien de votre part.
Poireau perpétuel, asperge, artichaut, topinambour, rhubarbe, chénopode Bon-Henri, chou de Daubenton…il existe un large panel de légumes vivaces pouvant vous satisfaire !
Légume vivace excellent, l’asperge a toute sa place dans un potager en permaculture. Ici en association avec des fraisiers en couvre-sol avec lesquels elles s’entendent très bien depuis plus de 4 ans chez Magalie, en Limousin.
C’est une stratégie à réfléchir pour voir si elle correspond ou non à vos objectifs, sachant que les légumes vivaces peuvent tout à fait cohabiter avec des légumes annuels 😉.
Quels légumes annuels cultiver dans votre potager en permaculture ?
À la différence des légumes vivaces qui vivent plusieurs années, les légumes annuels ou bisannuels accomplissent leur cycle complet de végétation en un an (annuel) ou deux ans (bisannuel).
Ils doivent donc être ressemés tous les ans ou tous les deux ans si on veut les récolter au potager.
Mais comment choisir ces légumes à cultiver ?
Pour le choix des légumes annuels, choisissez en priorité :
ceux qui poussent facilement dans votre climat
et qui sont résistants à des maladies fréquentes au potager comme le mildiou ou l’oïdium (maladies cryptogamiques dues à un champignon).
Pour cela, rien de tel que d’observer ce que cultivent les jardiniers expérimentés autour de chez vous.
Si vous souhaitez malgré tout produire certains légumes peu adaptés à votre contexte, sachez que l’énergie à y consacrer sera beaucoup plus importante pour la même récolte.
Cela vous demandera peut-être la mise en place d’un abri pour des légumes avec d’importants besoins en chaleur ou un arrosage conséquent pour des légumes gourmands en eau.
Encore une fois, tout dépend de votre contexte.
Pour vous mettre sur la piste, voici un petit tour de France des semences adaptées à votre région.
Amis des Hauts-de-France, que diriez-vous de (re) découvrir le choux frisé grand vert du nord ?
Vous vivez à l’est, peut-être serez-vous ravis de déguster une carotte de terroir, la carotte jaune obtuse du Doubs ?
La rougette de Montpellier, cette laitue pommée d’hiver devrait faire son effet dans l’assiette des plus sudistes d’entre nous ?
Quant aux Bretons, on vous envie le melon petit gris de Rennes !
Où trouver ces légumes vivaces ou annuels ?
Voilà, vous avez fait le tour des catalogues de légumes vivaces et annuels.
Vous avez choisi les variétés les plus adaptées à votre contexte.
Vous salivez déjà à l’idée de déguster les fruits savoureux de votre production.
Oui, mais, où trouver tous ces légumes ?
Et puis, c’est un peu comme l’histoire de l’œuf et de la poule, faut-il partir de la graine ou du plant ?
Si vous êtes vraiment débutant ou que vous manquez de temps ou de place en intérieur pour organiser vos semis, il peut être intéressant de commencer certaines cultures avec des plants.
Cela peut vous faciliter le travail.
Essayez alors, dans la mesure du possible, de vous fournir auprès de pépiniéristes ou maraîchers locaux qui produiront certainement des variétés adaptées à votre région.
Notez quand même qu’en faisant une partie de votre potager à partir de plants à repiquer, le choix des variétés sera beaucoup plus restreint.
Il faudra aussi prévoir un budget plus conséquent que si vous partez de la graine.
En avançant dans votre apprentissage du potager en permaculture, vous serez sûrement de plus en plus tenté de réaliser vos semis vous-même.
En partant de la graine, vous ouvrez en effet la porte sur le monde extraordinaire de la diversité végétale.
C’est sûr, vous n’aurez qu’une envie : découvrir de nouvelles variétés saison après saison.
Les semenciers bio deviendront vos partenaires de jardinage préférés, car ils sont les gardiens d’un trésor inestimable : des variétés de légumes par milliers, parfois anciennes, que vous ne trouverez pas en jardinerie traditionnelle.
Mais surtout, ces graines sont reproductibles, c’est-à-dire qu’elles produisent des fleurs et des fruits dont les graines peuvent être récoltées, conservées, ressemées l’année suivante, et échangées avec d’autres jardiniers.
Vous aurez le plaisir de cultiver l’épinard monstrueux de Viroflay, le poivron chocolat ou la tomate bonne fée.
Produire ses propres graines dans son jardin en permaculture est à la fois ludique, réjouissant, gratifiant et libérateur, on adore ! Ici des graines de laitues variété feuille de chêne blonde arrivées à maturité !
En produisant vos graines vous-même, vous accédez à plus d’autonomie, car vous n’avez plus à acheter de semences.
Cerise sur le gâteau : en sélectionnant les graines des plus beaux légumes de votre potager, celles-ci s’adaptent aux conditions de sol et de climat dans lesquelles elles évoluent, et deviennent plus résistantes.
Si vous préférez échanger avec d’autres particuliers, rendez-vous sur le site Graines de troc ou dans les bourses aux graines locales ;).
Planifier son année au potager en permaculture
Installer une citerne à eau, préparer les zones de culture, brasser son tas de compost, broyer les branchages, pailler, semer, planter, arroser, récolter…
Le jardin potager requiert votre attention à différents moments de l’année.
Grâce à un design, il sera le plus économe possible, mais certaines actions ne pourront se faire sans vous.
Faire le plan de son potager en permaculture
Faire le bon geste au bon moment est une question d’observation, mais aussi de planification.
Voilà pourquoi, vous ne pouvez pas vous passer d’un temps de réflexion pour organiser votre année au potager.
Pour garantir la réussite de vos cultures, vous devez élaborer votre outil de pilotage complet.
Son rôle est de vous guider tout au long de l’année en vous donnant les repères dont vous avez besoin.
Il peut contenir les informations suivantes :
la liste des légumes que vous souhaitez cultiver avec leurs dates de semis, et de repiquage ;
un plan d’occupation des zones de cultures pour chaque mois, tenant compte des associations et des successions des cultures ;
Profitez de l’hiver pour prendre le temps de penser à tout cela, bien au chaud autour d’une tasse de thé.
Une feuille et un crayon, et votre potager prend vie !
Faire ses plans potagers est une étape incontournable de l’organisation au jardin. On peut s’aider de codes couleurs pour distinguer, par exemple, les plantes en fin de culture, les plantes en début de culture et celles à venir… À chacun de trouver la méthode qui lui conviendra !!
Si toutes ces stratégies sont efficaces, elles le sont d’autant plus dans un écosystème équilibré.
C’est pourquoi le permaculteur cherche à prendre soin du sol et de la biodiversité.
La permaculture au potager : une façon d’améliorer votre écosystème
Prendre soin du sol
Ce qu’on adore avec la permaculture, c’est qu’elle offre des solutions à tout !
Et notamment, elle donne des clés pour faire pousser des végétaux dans n’importe quelles conditions.
Un sol vivantétant un sol suffisamment humide, aéré et riche en matière organique, votre mission numéro 1 consiste à en prendre soin.
Aérer le sol de votre potager
Plusieurs stratégies s’offrent à vous.
Surtout, n’hésitez pas à les cumuler !
La première consiste à prévenir le tassement du sol :
en évitant le piétinement
en le protégeant des effets climatiques (soleil, vent, eau) grâce au paillage.
Une autre approche consiste à utiliser les « services biologiques » que peuvent nous rendre la vie du sol et certains végétaux.
Principe de permaculture
Utiliser et valoriser les services et les ressources renouvelables & biologiques
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En stimulant cette vie du sol grâce, notamment, à l’apport de matière organique — déchets de cuisine, compost, fumier, etc. — les vers de terre travaillent pour vous !
Ils digèrent la matière organique et forment des galeries pour se déplacer.
Résultat : ils ameublissent le sol et l’aèrent !
Certains engrais verts sont aussi de précieux alliés : en s’enfonçant dans la terre, leurs racines décompactent le sol laissant ainsi pénétrer l’oxygène.
La moutarde ou encore des céréales comme le seigle et le petit épeautre sont de bonnes candidates pour jouer ce rôle.
Enfin, vous pouvez choisir d’aérer mécaniquement le sol en passant la grelinette ou la fourche-bêche, mais sans retourner la terre pour ne pas perturber ce milieu vivant !
Assurer la fertilité du sol
Pour assurer la fertilité du sol, la règle de base, c’est de le nourrir en apportant de la matière organique qui va se transformer en humus.
Pour cela, vous pouvez exploiter les ressources déjà disponibles sur votre terrain ou dans votre voisinage, et les étaler directement sur vos planches de culture :
déchets de cuisine
tontes de gazon
feuilles mortes
bois broyé
compost
Exemple de plates-bandes paillées avec de la consoude fraîchement coupée cultivée sur des buttes voisines au potager en permaculture de la Goursaline.
Certaines plantes comme la consoude ou l’ortie sont de véritables plantes ressources au jardin en permaculture.
Qu’elles soient ajoutées au compost, transformées en purins (extraits fermentés) ou tout simplement « coupées & déposées » au sol, elles sont idéales pour entretenir la fertilité du sol.
Encore une fois, les engrais verts et notamment les plantes de la famille des légumineuses aident à améliorer la fertilité du sol.
Lentilles, lupins, fèves, pois captent l’azote de l’air (un des nutriments nécessaires à la croissance des végétaux), et le redistribuent au sol.
Veillez néanmoins à les couper avant la floraison, sous peine de perdre l’effet nutritif recherché.
Sinon, les plantes auront utilisé en partie cet azote pour produire leurs fleurs, puis leurs graines.
Laissez-les travailler pour vous en leur confiant une partie de votre potager avant sa mise en culture.
En grattant le terrain et en y déposant leurs déjections, le sol est amendé naturellement, sans effort de votre part.
Pas mal, non ?
Conserver l’humidité
Lorsqu’un sol est riche en matière organique et protégé par un mulch ou paillage, il garde un bon taux d’humidité.
La matière organique se gorge d’eau comme une éponge, et constitue ainsi une réserve.
Puis, grâce au travail d’aération des vers de terre notamment, l’eau s’infiltre doucement dans le sol pour profiter aux plantes.
De même, le paillage permanent isole du soleil et du vent, et évite ainsi l’évaporation.
Et la boucle est bouclée !
C’est ce système vertueux que vous devez entretenir au quotidien pour obtenir un sol équilibré, une bonne terre de jardin pour la culture de vos légumes au potager.
Des solutions pour cultiver dans tous types de sols
On n’a pas tous la chance de démarrer avec un sol en bonne santé.
Aussi, notre objectif est de créer les conditions pour tendre vers cet idéal, en donnant vie à notre potager en permaculture pas à pas.
C’est là où la permaculture est vraiment puissante : elle offre tout un panel de solutions pour différents contextes.
La culture en lasagne
La culture en lasagne est intéressante, car elle permet de démarrer rapidement un jardin potager en permaculture sur quasiment tous les terrains, et sans travail du sol.
Il s’agit d’alterner différentes couches de matières, comme pour la célèbre recette de pâtes, d’où son nom.
Pour plus de détails, rendez-vous sur notre article dédié à la culture en lasagne.
Cette technique est parfaite pour débuter son potager en permaculture.
On peut aussi la réaliser en bac pour un potager sur le balcon.
Les buttes de culture
Exemple de buttes de culture au potager en permaculture de la ferme expérimentale de la Goursaline.
Si elles sont très populaires, on souhaite vous rappeler que les buttes ne sont pas un passage obligé pour conduire un potager en permaculture.
Et surtout, le choix du type de butte doit être minutieusement réfléchi, et pertinent dans votre contexte.
Si par exemple votre terrain est très humide, les buttes pourront apporter des solutions appropriées en surélevant vos cultures et en drainant l’eau.
De nombreux permaculteurs ont cherché la meilleure façon de concevoir des buttes.
Vous trouverez donc différentes méthodes, parmi :
Les buttes de culture arrondies réalisées en décaissant la terre des allées.
Les buttes, sous forme de concentré de fertilité, faites à partir de bois enfoui dans le sol et d’autres matières organiques.
les buttes Philip Forrer
les buttes HugelKultur de Sepp Holzer
les buttes sandwich de Robert Moretz
À l’inverse, en climat très sec, vous aurez tout intérêt à cultiver dans des plates-bandes décaissées qui favorisent la rétention de l’eau.
Favoriser la biodiversité au potager
Exemple d’éléments fortement attracteurs de biodiversité au jardin : un hôtel à insectes surplombant un petit bassin entouré de plantes sauvages en plein cœur du potager en permaculture de la ferme expérimentale de la Goursaline.
Être attentif à la Terre
Être attentif à la Terre est l’une des 3 éthiques de la permaculture.
Cela implique que nos activités ne nuisent pas à la Terre, mais au contraire qu’elles la régénèrent et la protègent.
L’objectif est de faire de votre potager en permaculture un écosystème équilibré.
On ne va donc pas séparer le monde cultivé du monde sauvage, mais l’intégrer et même l’inviter.
Principe de permaculture
Intégrer plutôt que séparer
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D’abord, parce que la nature a une valeur intrinsèque, mais aussi pour les services écologiques qu’elle assure, à commencer par la pollinisation par les insectes, essentielle à la fructification de nombreux légumes.
Pourquoi laisser des zones sauvages proches du potager ?
Des zones sauvages à proximité de votre potager sont de vrais refuges pour la faune des jardins.
Des herbes hautes, de vieilles souches de bois morts ou un tas de branches laissé ici ou là offrent ainsi le gîte et le couvert à de nombreux animaux.
Certains jouent le rôle d’auxiliaire en protégeant votre potager.
Des plantes mellifères dans le potager en permaculture
En cultivant des plantes mellifères (par exemple, les aromatiques comme la menthe, la sauge, le thym, le romarin, etc.), les insectes pollinisateurs comme les abeilles, bourdons, syrphes, papillons, viennent aussi visiter le potager et améliorent ainsi vos récoltes en pollinisant les fleurs de vos légumes et fruits préférés.
Abeille domestique butinant une fleur de romarin. Fleurissant dès janvier/février et jusqu’au mois d’avril, le romarin offre une nourriture plus que bienvenue à tous les pollinisateurs en cette période de « disette ».
Les effets de bordure en permaculture : définition
En observant la nature, vous constaterez que les bordures ou lisières entre deux milieux différents sont des lieux riches et variés qui accueillent de nombreuses espèces d’animaux comme de végétaux.
La magie se produit effectivement quand deux milieux se rencontrent : une haie et une pelouse, une mare et une prairie, etc.
La zone de bordure servant d’interface entre les deux milieux différents tire généralement des avantages des deux milieux et devient un espace foisonnant de vie !
C’est aussi dans la diversité des formes que s’exprime cet effet de lisière.
Ainsi des formes complexes favorisent davantage la biodiversité que des formes simples.
Voilà pourquoi en permaculture on crée souvent des zones de culture avec des motifs : courbes, spirales, en trous de serrure, en mandalas, etc.
La mare au potager en permaculture
La mare est un élément incontournable pour favoriser la biodiversité au potager.
Même un petit bassin a un impact important.
Bien sûr, il attire les grenouilles friandes d’insectes.
Il offre aussi aux oiseaux, insectes et autres petits mammifères un point d’eau où venir s’abreuver.
Bénéfique pour l’écosystème, la mare est un élément incontournable pour favoriser la biodiversité au jardin potager et elle a, en plus, tellement d’autres fonctions en permaculture qu’on vous invite vraiment à en créer chez vous 😉 !
Vous pensez à présent avoir les clés pour pratiquer la permaculture au jardin potager ?
Vous y êtes presque !
Un dernier élément important doit entrer dans l’équation : le design, cet outil formidable qui a le pouvoir de transformer votre expérience du jardin potager grâce à une gestion efficace de vos ressources.
Un potager-école pour bien commencer sans se planter !
Notre formation en ligne dédiée vous guide de A à Z dans la création et la gestion d’un potager en permaculture : on vous dit précisément quoi faire, tous les 15 jours pendant 3 ans !
Alors si vous êtes pressé.e de vous y mettre sans faire n’importe quoi, découvrez vite notre potager-école, le potager Perma+ !
La permaculture au jardin potager : l’importance du design
Qu’est-ce qu’un design ?
Concevoir un design : le cœur de la démarche de permaculture
Le design, c’est un outil de conception et de planification de projets permettant l’organisation d’activités humaines, et l’aménagement de lieux durables en accord avec les éthiques et les principes de la permaculture.
Cela est défini ainsi par son co-fondateur Bill Mollison, dans l’ouvrage Introduction à la permaculture : « Le but est de développer des modes de vie et de fonctionnement qui ne nuisent pas à l’environnement et qui soient viables économiquement, qui subviennent à leurs propres besoins, qui n’abusent ni des humains ni du vivant, qui ne polluent pas la terre, et qui, par conséquent, sont durables sur le long terme ».
Exemple de dessin global d’un design de permaculture réalisé par notre bureau d’études il y a quelques années.
Faire un potager en permaculture, c’est donc établir un système qui est :
Efficace : il économise l’énergie, dont la vôtre.
Productif : il vous nourrit.
Autosuffisant : il fonctionne avec les ressources disponibles chez vous ou dans votre voisinage, avec peu d’interventions de votre part.
Résilient : il est capable de survivre à des chocs imprévus (climatiques, attaques de ravageurs, maladies…) grâce à une grande biodiversité.
Unique : il est adapté à votre contexte.
Prendre son temps pour en gagner
Vous êtes-vous déjà senti(e) dépassé(e), épuisé(e) par les travaux du potager ?
Nous aussi, on a connu ça, faute de réflexion, tellement impatients de mettre les mains dans la terre !
Pour éviter de reproduire un schéma énergivore, il est nécessaire de procéder autrement, vous en conviendrez.
C’est donc le moment de prendre le temps de vous poser les bonnes questions.
Quels sont vos besoins ? Avez-vous envie d’autonomie pour vous seul, votre famille ? Ou de produire davantage pour partager avec votre entourage ?
Quelles ressources pouvez-vous consacrer à votre projet ? Quel temps souhaitez-vous y dédier, quel budget pouvez-vous allouer, de quels outils et compétences disposez-vous, avez-vous des contraintes physiques ?
Ça, c’est la base du design.
Mais pour obtenir un système adapté à votre contexte, d’autres éléments sont à prendre en compte, et passent par l’observation et la collecte de données sur votre lieu.
Observer et collecter des données
Découvrir le fonctionnement de votre lieu
Un principe phare de la permaculture est inspiré par l’un des pionniers de l’agriculture naturelle, Masanobu Fukuoka.
Identifier les éléments naturels, leurs dynamiques, leurs potentiels, les éventuelles contraintes, bref, il s’agit de comprendre le fonctionnement de votre site.
Voici quelques éléments sur lesquels porter votre attention.
Le soleil
Vous pouvez commencer par observer l’orientation de votre potager et repérer les zones exposées au soleil, ainsi que celles qui sont à l’ombre.
Ces informations, collectées sur plusieurs saisons, vous seront utiles pour placer au mieux vos zones de cultures, et pour choisir les végétaux adaptés aux différentes situations de votre potager.
Ombres portées, vents, eau, sol, faune et flore sauvages : observer son potager à diverses périodes de l’année est essentiel pour comprendre son fonctionnement, ses atouts et ses facteurs limitants afin de trouver les stratégies et techniques les plus adaptées à votre contexte unique !
Le vent
Repérez les zones venteuses et le sens du vent en observant la végétation : dans quelle direction penche-t-elle ?
Observez aussi en passant du temps sur votre lieu pour mieux comprendre la façon dont le vent circule.
Grâce à cette information, vous pourrez, si c’est nécessaire, prévoir la mise en place d’un brise-vent pour protéger vos cultures potagères.
L’eau
L’eau, c’est la vie, on en a déjà parlé plus haut dans cet article !
Vous en aurez donc besoin pour arroser vos cultures.
L’idée ici est d’observer où l’eau rentre sur votre terrain, comment elle circule et par où elle ressort de chez vous, si toutefois elle n’a pas été totalement collectée sur votre terrain.
Principe de permaculture
Conserver l’énergie (Recycler, faire circuler et optimiser)
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C’est pourquoi il est important de repérer ces sources d’eau et entrées d’eau disponibles sur votre terrain : cours d’eau, mare, puits, toitures pour la récupération d’eau de pluie, etc.
Connaître la pluviométrie sur votre région est un autre détail important qui vous permettra notamment de calculer les volumes d’eau de pluie récupérables chez vous et vous donnera une indication sur les besoins en eau à apporter à votre potager.
Ces données, notées sur un plan, vous aideront à optimiser le trajet de l’eau sur votre lieu pour en stocker suffisamment pour vos légumes (baissières, cuves, mares…).
Le sol
Observez à présent votre sol.
Est-il compacté ou meuble ?
Est-il vivant ?
Voyez-vous des vers de terre, beaucoup ou non ?
Est-ce qu’il colle ou au contraire est-ce que la matière file entre vos doigts ?
Est-il gorgé d’eau en hiver ?
Bien comprendre la nature de votre sol vous permettra de choisir le bon support de culture, d’effectuer les bons gestes et d’amener des matières organiques adaptées pour le rendre plus fertile.
Avoir un sol vivant est indispensable pour un potager en permaculture résilient et productif ! Observez votre sol, apprenez à le connaître, nourrissez-le, protégez-le, chérissez-le car c’est sur lui que tout repose 😉 !
Les plantes spontanées, des herbes pas si mauvaises !
Avez-vous identifié les plantes sauvages qui poussent sur votre sol ?
Y a-t-il une diversité des espèces, ou est-ce qu’une seule espèce a colonisé tout l’espace ?
En permaculture, on ne les considère pas comme de « mauvaises herbes », mais plutôt comme des indices nous donnant beaucoup d’informations sur notre sol, sa vitalité, sa fertilité…
C’est pourquoi certaines de ces plantes sont appelées bio-indicatrices, car elles fournissent des informations sur le sol.
Par exemple, un terrain couvert de liseron indique un sol lourd, compacté avec notamment un excès d’azote.
Les plantes ressources
Vous avez des haies ou des arbres sur votre terrain ?
Savez-vous quelles en sont les essences ?
Renseignez-vous sur ces végétaux pour connaître leur fonction : médicinale, comestible, fourrage pour les animaux, mellifère, refuge pour les oiseaux, coupe-vent, brise-vue, esthétique, fixateur d’azote, etc.
Prenons l’exemple du sureau noir (Sambucus nigra).
C’est un arbuste multifonctions très intéressant :
il accueille les nids d’oiseaux
il nourrit les pollinisateurs,
ses fleurs et ses fruits cuits sont comestibles
c’est un accélérateur de compost
il peut servir à confectionner des purins répulsifs contre certains rongeurs indésirables (mulots, campagnols…).
il peut aussi être utilisé comme plante médicinale…
La faune sauvage
Profitez-en pour jouer au naturaliste en herbe et explorer la biodiversité animale : quels insectes, oiseaux et petits mammifères pouvez-vous observer ?
Plus il y a de diversité, plus résilient est votre site, signe d’un écosystème équilibré.
Observer les petites bêtes au potager est un émerveillement quotidien.
Sur une simple fleur de poireau, on peut voir une multitude d’insectes : ici une jolie halicte de la scabieuse (Halictus scabiosae), abeille solitaire nichant au sol, partage temporairement l’endroit avec une cétoine grise (Oxythyrea funesta).
Après l’observation, l’analyse des données recueillies
Les questions qui se présentent maintenant sont celles-ci.
Après avoir fait l’état des lieux de votre terrain :
De quelles fonctions avez-vous besoin au potager ?
Quels éléments peuvent remplir ces diverses fonctions ?
Zones de culture, composteur, poulailler, récupérateurs de pluie, chemins, serre, châssis, abri de jardin, mare, haies, clôtures, etc.
Quels sont les besoins de chaque élément ?
Où devez-vous les placer sur votre terrain ?
Après une analyse guidée par les 3 principes de permaculture présentés ci-dessous, le travail consiste à réaliser un ou plusieurs dessins.
Objectif : trouver la meilleure combinaison possible entre tous les éléments du potager.
Chaque élément doit remplir plusieurs fonctions
Principe de permaculture
Un élément remplit plusieurs fonctions
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Voici un exemple : si vous souhaitez installer une haie brise-vent, celle-ci pourra être conçue de manière à remplir d’autres fonctions.
Selon les espèces de végétaux choisis, elle peut aussi :
être comestible
jouer un rôle esthétique
favoriser la biodiversité
apporter du mulch pour vos zones de culture grâce aux produits de sa taille
Pour citer deux plantes candidates multifonctions et souvent présentes dans les jardins :
Le cognassier du japon : il sert de brise-vue en été, produit de jolies fleurs en fin d’hiver et des fruits appréciés des oiseaux. Son bois peut être broyé pour pailler ou alimenter un compost.
Jolie floraison mellifère d’un cognassier du Japon en fin d’hiver. Celui-ci est placé en bordure du potager en permaculture de Magalie où il sert aussi de brise-vue, brise-vent, nichoirs pour les oiseaux…
Le lierre commun : il habille n’importe quel support tout au long de l’année, et constitue un refuge pour la biodiversité. On peut aussi faire de la lessive naturelle grâce à ses feuilles.
Chaque fonction doit être remplie par plusieurs éléments
Principe de permaculture
Une fonction est remplie par plusieurs éléments
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En voici une illustration. Vous aurez besoin de collecter les eaux de pluie et de les stocker pour pouvoir arroser votre potager.
Une première solution consiste à installer des citernes pour récupérer l’eau des toitures.
Une autre option peut être de concevoir une mare.
Planifier l’efficacité énergétique
Principe de permaculture
Planifier l’efficacité énergétique
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Cela revient à réfléchir à la façon dont on va placer les éléments du design en fonction de leur fréquence d’usage ou d’entretien.
C’est ce que l’on appelle le zoning.
Les plantes aromatiques — ciboulette, persil, coriandre, etc. — seront par exemple placées tout près de la cuisine pour en faciliter la récolte et l’utilisation dans la préparation des repas.
La serre devra être placée à proximité d’un point d’eau, mais aussi dans un endroit de passage, car les semis demandent un suivi minutieux.
À l’issue de tout ce travail de collecte de données, d’analyse et de dessin, votre design proposera un système unique, adapté à votre lieu et à vos besoins.
Pour autant, ce n’est pas un système figé.
Celui-ci continuera d’évoluer pour être amélioré, optimisé au fil du temps.
Faites vous-même le design en permaculture de votre jardin !
Pour un projet en permaculture résilient et durable, qu’il soit professionnel ou non, faire son design est une étape incontournable à sa réussite.
Apprenez à faire cette conception de façon efficace et à votre rythme grâce à notre formation en ligne dédiée qui vous guidera pas à pas et s’adaptera à vos objectifs et votre contexte unique !
Ce qu’il faut retenir de la permaculture au jardin potager
Jolie récolte de mi-septembre au potager en permaculture : un régal pour les yeux et les papilles avec de quoi faire le plein de vitamines, de nutriments et de goût ! Et les graines de nos tomates préférées, toutes issues de semences reproductibles, seront bien sûr récupérées pour faire des semences pour les années suivantes 😉 !
Observez avant d’agir pour comprendre le fonctionnement de votre lieu, de la nature et éviter bien des erreurs.
Prenez le temps de créer votre design global, puis continuez à l’améliorer.
Favorisez la biodiversité notamment en conservant des zones sauvages même aux abords du potager.
Nourrissez et protégez votre sol pour qu’il soit le plus vivant possible.
Collectez, stockez et faites circuler au mieux l’eau sur votre terrain.
Cultivez densément en associant les légumes entre eux, mais aussi avec des fleurs, des plantes aromatiques.
Laissez parler votre créativité, expérimentez, adaptez-vous à votre contexte.
Et puis surtout, prenez plaisir, c’est encore ça le plus important.
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Depuis quelque temps j’avais remarqué ces jolis panneaux lumineux souvent utilisés pour mettre en valeur des installations d’ordinateurs de gamers… Mais ce n’était pas ma tasse de thé. Je cherchais quelque chose de plus classe, pouvant s’intégrer dans un salon en alliant modernité et sobrieté… J’ai enfin trouvé ce que je cherchais, il s’agit des […]
Pour bien comprendre et suivre cet article, je vous recommande de bien lire les étapes précédentes, l’étude et la conception.
Dans cette partie, on va s’attarder sur la réalisation. Cette étape comprend le design de la schématique et la production de l’objet.
Le design de la LoRaGate
Comme nous l’avons vu dans le précédent article, il faut tout d’abord délimiter la carte en fonction de nos besoins (dans notre cas, il faut que ça rentre dans un boitier spécifique). Une fois effectué, il faut désormais placer les composants.
Le placement des composants
Dans notre cas, il faut prendre en compte que le carte électronique a 2 faces. On déterminera le haut (top) en rouge et le bas (bottom) en bleu.
Ensuite, il faut commencer par placer les composants qui ne peuvent pas être déplacés car soumis à contrainte(s).
Par exemple, le connecteur USB doit être placé en bord de carte à l’emplacement prévu par le boitier.
Pour l’antenne (ou connecteur SMA dans notre cas), on la place à l’endroit le plus éloigné du reste. En général, elle est placée en bout de carte.
Dans notre objet, la partie radio est très importante. Il faut que le design à ce niveau soit le plus irréprochable possible. Bien évidemment, Il y a quelques règles à suivre pour que cela se passe bien : comme isoler un maximum la partie radio des autres composants actifs.
Pour répondre à cette contrainte, on va donc placer le module radio au plus près du connecteur SMA. Cependant, il n’est pas recommandé de faire une piste avec des virages trop serrés (une piste avec des coudes à 90° vibre beaucoup moins bien). Alors il faut éloigner le module de façon à ce que l’on puisse faire une belle courbe toute douce
(Les deux flèches oranges représentent les deux points à relier)
Une fois le module placé, il faut créer « l’étage radio ». En effet, avant le routage des composants, je pense qu’il convient de créer le lien entre le module radio et le connecteur rapidement. En effet, il faut éviter de placer des composants à proximité. Le fait de placer le circuit permet de ne pas l’oublier et de ne pas faire de bêtises.
Bien entendu, on applique le réseau adaptatif pour la suite.
Réseau adaptatif + routage radio
Vision d’ensemble
Voilà une bonne chose de faite.
Il ne reste plus qu’à placer les autres composants qui ont moins de contraintes. Cette fois-ci, ça se passe sur la face haut (top).
Driver USB à base de FTDI (FT232RL)
Schéma général
Pour cette partie, la seule chose contraignante est qu’il faut bien placer les condensateurs de découplage au plus près du VCC ou du signal.
Le routage
Pour le routage, je procède de la façon suivante :
Je route les pistes qui ne doivent pas être traversée, en général les condensateurs pour le découplage.
Ensuite, je route manuellement les alimentations sensibles (pas le cas ici)
J’applique un routage automatique
J’ajuste. Par exemple, il peut arriver de ne pas placer de manière optimiser un composant et du coup la route prend un chemin non optimisé.
Après un routage automatique, il faut toujours vérifier (avec un œil humain) car l’homme reste supérieur (encore) à la machine.
Pour des raisons de performances et de stabilité, il est aussi recommandé de soigner le plan de masse. Quand il y a 2 couches et de la radio (comme dans notre cas), il est possible que les signaux et l’alimentation parcourant le PCB perturbent l’étage radio et dégrade l’émission/réception.
La première chose à faire est de stabiliser (éviter en quelques sortes les « vibrations électromagnétiques »). Pour cela, il convient de créer un plan de masse et de relier, de manière régulière, la masse des deux faces (TOP et BOTTOM)
Ensuite, je fais des « passerelles » entre les deux faces à l’aide de vias pour relier les plans de masses des 2 faces.
Enfin, je protège l’étage radio en faisant une barrière de vias tout le long. Normalement, il y a des règles de calculs qui permettent de connaître la distance entre les vias en fonction de la fréquence radio mais je vous avoue que dans la pratique, je serre les vias le plus possible.
La production de la LoRaGate
Une fois le plan de masse terminé, il faut, bien entendu, faire des revues pour bien vérifier que tout est ok. Vous pouvez appliquer les outils de eagle (Design Rules Control DRC et Electrical Rule Control ERC)
Quand on est sur de soi (c’est dure), on peut alors passer à la production de la carte.
Alors, on pourrait lancer, tel quel, la production de la carte mais quand on sait comment fonctionnent les fabricants de PCB, on s’aperçoit rapidement que l’on peut optimiser largement les coûts de production.
En effet, tous appliquent les tarifs en fonction du nombre de plaques et chaque plaque peut faire (en général) 10cm x 10cm. Du coup, si on produit la carte (qui fait 4.26 x 2 cm), c’est dommage car on perd la possibilité d’avoir plus de produits au même prix.
Donc pour remédier à ce problème, il faut faire ce que l’on appelle de la « panélisation » !
La panélisation
Pour appliquer la panélisation à vos circuits imprimés, il existe des outils sur Eagle CAD. Ce dernier met à disposition des scripts ULP qui permettent d’automatiser la duplication de votre circuit dans votre panel.
Pour « panéliser » mes productions, j’utilise 2 scripts :
qui va me permettre de nommer les composants répétés sur le panel avec le même nom.
En effet, quand vous dupliquez les composants sur un même panel, les noms s’incrémentent. Par exemple : C1 va devenir C2 sur la duplication d’à côté puis C3, C4 etc … en fonction du nombre de produits sur un panel. Et ça, les constructeurs n’aiment pas ça car le BOM ne correspond plus à rien.
Grâce à ce script, on va rajouter un « layer » _tNames (jaune) et _bNames(mauve) qui permettront de faire correspondre le même composant sur tous les produits des panels
Il va dupliquer les produits sur votre panel en fonction de la dimension du panel.
Il va ajouter entre chaque produit des lignes V-score afin de pouvoir indiquer au fabriquant de rendre « sécable » chaque produit.
Bon, comme ce sont des scripts pour des fabricants particuliers, je dois faire quelques modifications.
Effacer toutes les layers « dimension » et en refaire une seule
Changer le layer v-score (milling) pour le layer « dimension ».
Une fois effectué et après avoir vérifié que tout est ok, il suffit, enfin, de générer les fichiers GERBERs de notre projet. Ces fichiers sont adaptés pour les machines de production qui vont permettre de construire les cartes électroniques.
Envoie en production
Il faut alors aller dans « CAM processor » de EAGLE CAD et d’ouvrir un « job » permettant de générer les fichiers. Pour ma part, j’utilise un fichier cam que j’ai récupéré chez le fournisseur « Seeed ».
Les fichiers générés fonctionnent chez Seeed (bien sûr), mais aussi pour JLCPCB et OceanSmile que j’ai pu déjà tester. J’imagine donc qu’ils pourront aussi fonctionner chez d’autres fabricants.
Enfin, une fois que les fichiers sont générés, vous pouvez zipper et envoyer en production chez votre fabricant préféré.
Pour ma part, à ce stade je ne fais pas produire avec l’assemblage des composants. Je préfère commander les composants séparément et faire le montage moi-même. Cela évite de perdre trop d’argent s’il y a une erreur.
Voici le résultat une fois réceptionnée:
Panel reçu
LoRaGate montée
LoRaGate avec boitier
Conclusion
J’espère que cette trilogie vous a plu et/ou qu’elle vous a appris quelques astuces pour concevoir son propre projet électronique.
Bon, entre le temps de la rédaction de l’article et celui de la publication, il y a eu quelques modifications sur le projet mais le principe d’étude / réalisation et de production reste inchangé.
Pour la prochaine étape, il faut faire l’adaptation de l’étage radio mais je ne sais pas si j’en ferai un article.
Ce produit sera bientôt disponible sur la boutique vous permettant de rendre votre box ou ordinateur compatible LoRaWAN.
Si vous tombez sur cet article sans avoir lu la 1ère partie, vous allez être peut-être perdu, alors commencez par le commencement en lisant depuis le début.
Dans cette partie, nous allons rentrer dans le vif du sujet. La conception du produit.
Je vais tenter de vous expliquer comment faire une schématique, avec quel outil et quels sont les recommandations à suivre.
La schématique
Alors, faire des schémas, c’est sympa mais ça a surtout une grosse utilité. Grâce à la schématique, on va mettre à plat les composants que l’on va utiliser ainsi que leurs liens (les pistes) pour communiquer entre eux.
Il existe, bien entendu, différents outils pour élaborer une schématique mais, personnellement, j’ai choisi d’utiliser Eagle CAD car il répond à mes attentes.
Utilisation de Eagle CAD
La version que j’utilise est une version limitée et gratuite mais ce qui est inclus est suffisant:
Utilisation de 2 couches max (TOP et BOTTOM)
Aire de 80cm² max de surface de travail
Pour le moment, ces limitations ne m’ont jamais bloqué mais peut-être qu’à terme, ça sera le cas. Il faudra compter 300€ / an si je souhaite évoluer.
Bon, je ne suis pas naïf et leur stratégie est assez limpide. Dans un laps de temps inconnu, Ils risquent de limiter les fonctionnalités (comme Fusion360) et je serai obligé de franchir le pas ou changer d’outil.
Je vous passe bien évidemment les étapes d’installation et de création de projet. Je vous conseille de suivre les tutoriels. Il en existe quelques un sur la toile mais celui de Sparkfun est plutôt bien fait et très complet.
1ère étape
Bon je vous passe l’installation du logiciel, la création du projet et la création de la schématique, ça n’a pas d’intérêt ici… Partons du principe que votre feuille est ouverte et que vous êtes prêt à travailler.
Dans un premier temps, il faut déposer sur votre feuille tous les composants dont vous aurez besoin.
Pour cela, il faut cliquer sur l’icône de la barre d’outil suivant :
Alors c’est là que cela devient intéressant… pour avoir accès aux composants, il faut importer des librairies. Par défaut, il existe quelques composants mais vous serez rapidement limités.
Les librairies
Heureusement, la communauté de Eagle CAD est assez importante et il existe énormément de librairies assez complètes. Je vais vous en recommander quelques unes. D’ailleurs, les meilleures librairies sont souvent élaborées par les vendeurs ou concepteurs d’électronique. En effet, en vous facilitant la tâche, cela vous permettra de passer par eux pour l’achat des composants ou la conception de vos cartes électroniques.
Une fois téléchargé, il vous suffit de déposer tous les *.lbr dans le répertoire : « c:/<chemin_install_eagle>/lbr/ »
Ensuite, il faut charger les librairies dans le menu « Library » –> « Manage libraries » –> onglet « Available » –> « Browse » –> Sélectionner les librairies et cliquez sur « Use »
Une fois seulement après, elles apparaîtront dans votre bibliothèque.
Conception d’une librairie
La plupart du temps, on trouve, en cherchant sur Internet (il suffit souvent de taper dans google, le nom du composant et le mot clef lbr), la librairie du composant que l’on cherche mais il arrive que ce ne soit pas le cas (souvent parce qu’il n’est pas trop répandu/utilisé).
Et dans notre cas, c’est le module LoRa que je n’ai pas trouvé… Du coup, hé bien, on perd un peu de temps pour se le faire soi même.
Comme souvent, on ne part pas de zéro, et on vient exploiter une librairie qui existe déjà. Pour se faire, il est préférable de partir d’une librairie existante ayant le même boitier que votre composant. Malheureusement, ce n’est pas toujours possible aussi.
Eagle CAD offre la possibilité de concevoir sa propre librairie. Voici à quoi cela ressemble
L’outil est divisé en 3 parties :
Device : C’est la fenêtre qui permettra d’avoir le visuel complet du composant
Package : Permet de concevoir le design du composant (les empreintes)
Symbol : C’est simplement la schématique du composant avec les fonctions de chaque PIN
En général, je commence par concevoir avec les bonnes côtes le design du composant :
Ensuite, je m’occupe de faire la schématique et « désigner » les fonctions de chaque PIN.
Bien entendu, tout cela ne se fait pas au hasard. Il est indispensable de suivre la datasheet du composant.
Enfin on associe les fonctions aux PINs physiques :
Une fois terminé, vous pouvez sauvegarder votre librairie et refaire les étapes d’importation (voir plus haut) dans votre Eagle CAD.
Voici la librairie pour ceux qui veulent utiliser le module. E78-868LN22S
Dépôt des composants
Voilà, vous avez listé tous les composants et ils sont tous disponibles dans votre bibliothèque. Il ne reste plus qu’à les déposer dans votre feuille comme suit :
Vous êtes enfin prêt à concevoir votre schéma électronique. On retrouve bien :
Le connecteur USB-A
Le driver USB-TTL / Régulateur
Le module LoRa
Le connecteur SMA (pour l’antenne)
Tout le reste correspond aux composants passifs. J’ai pour habitude d’utiliser uniquement des composant CMS de taille 0603 (package). Cela me permet de pouvoir gagner de la place mais aussi pouvoir reprendre des soudures sans trop galérer. Tout est dans le compromis…
Assembler les composants
Dans cette partie, l’objectif est simple. Il faut faire communiquer les composants que l’on a déposé. Pour cela, il est INDISPENSABLE d’utiliser les datasheet (je le répéterai jusqu’à vous souler ;)). En effet, toutes les informations utiles au bon fonctionnement de chaque élément se trouve dans ce document.
En plus des caractéristiques, souvent, il y a des exemples de mise en situation. Il convient donc de s’en inspirer.
Bon dans notre cas, il y a pas de grosses complexités. Voici les liens simples pour relier tous les composants.
Rien de particulier dans ce schéma, on relie les alimentations et les masses des composants puis les signaux D+ et D- du connecteur USB et enfin le RX / TX pour la communication entre le pilote USB et le modem LoRa. N’oubliez pas d’inverser les signaux de l’interface série. Le TX avec le RX et inversement.
Là, nous sommes dans le fonctionnement logique mais si vous en restez là, c’est que vous n’avez surement pas lu les spécifications des composants ou que vous ne maîtrisez pas encore le domaine de l’électronique.
Ce qu’il faut savoir, c’est que chaque composant à besoin d’être plus ou moins configuré pour être stable. Quand on parle de stable, c’est des signaux et une alimentation sans perturbation. Si on construit, en l’état, la carte électronique, elle fonctionnera surement (quoique) mais si vous espionnez les signaux ou l’alimentation à l’aide d’un oscilloscope, vous verrez surement des perturbations.
Pour le cas des modules prêts à emploi (comme le E78-868LN22S), ne vous laissez pas berner, s’il n’y a rien à rajouter, c’est que c’est déjà intégré DANS le module.
Voici le nouveau schéma après avoir respecter les datasheet.
Le découplage + antiparasite
Principalement, nous avons rajouté des condensateurs de découplage. Cela permet de limiter le « couplage » entre l’alimentation et le signal. Grossièrement, les condensateurs de découplage permettent de lisser l’alimentation et encaisser les perturbations possibles des signaux.
On peut voir aussi que la datasheet recommande une ferrite sur l’alimentation. Cette ferrite est un antiparasite et permet d’absorber des énergies des hautes fréquences.
Les signaux et filtres
Alors là, on passe dans des concepts beaucoup plus complexes. Ce dont je m’aperçois dans le domaine, c’est qu’il y a la théorie (qui est magnifique) et la pratique. A force de pratiquer et d’exercer, on s’aperçoit que, dans chaque situation précise, on utilise toujours les mêmes concepts.
Dans notre cas les filtres vont permettre d’éliminer des fréquences parasites. Pour filtrer, normalement, il faut utiliser le couple résistance + condensateur mais dans le cas de ce projet, les valeurs sont tellement basses que seules les condensateurs sont utiles.
Alors je ne suis pas du tout spécialiste (domaine ultra complexe) et je ne suis que certains conseils… et la datasheet :). Il est parfois utile de suivre la schématique de projet équivalent de constructeur qui ont passé les normes et passé leur design en test… Mais ce n’est pas toujours facile de trouver ce qu’on veut.
Pour les signaux RX / TX, je ne rajoute rien car sur la datasheet du module, les recommandations ne spécifie pas de rajouter un filtre. Ils recommandent une connexion directe… Comme préciser plus haut, tout doit être intégré dans le module.
Adaptation d’antenne
L’adaptation est un domaine complexe, tellement complexe que je vais consacrer un article entier à ce sujet.
En effet, il ne faut pas croire qu’en mettant simplement une antenne 868Mhz, une fois assemblée, l’antenne résonne à la bonne fréquence. Pour anticiper l’adaptation d’antenne, il faut rajouter un réseau de condensateurs et d’inductances afin de pouvoir trouver le bon paramétrage. Voici à quoi cela ressemble ce réseau.
Pour le moment, on ne met que les empreintes… on ne connait pas encore les valeurs et seront déterminés par les travaux d’adaptations.
Ces composants seront dans un boitier différent (0402) car je n’ai que des composants d’adaptations uniquement dans cette version.
Le design de la LoRaGate
Bon ça y est, pour le moment le schéma est fonctionnel. Il est alors temps de passer au design de la carte.
Bien entendu, rien ne vous empêchera de repasser sur la schématique pour corriger (et c’est toujours le cas :)). Pour passer dans la partie « design », il faut cliquer sur l’icone suivante de la barre des menus.
Et une nouvelle fenêtre apparaîtra … avec tous les composants :
La partie « design » et l’une des parties que je préfère le plus car c’est le moment où la conception prend vie. Il y a bien entendu des règles à suivre pour que tout fonctionne correctement et c’est ce que nous allons voir dans le prochain article.
Afin de commencer le placement des composants, la première des choses à faire est de délimiter les bords de carte. Autrement dit, il faut choisir la taille que doit faire la carte électronique.
Si vous êtes dans l’optique de faire une carte nue, pas de problème … vous choisissez les dimensions que vous souhaitez et c’est assez vite réglé… mais si vous voulez placer la carte dans un boitier, c’est une autre histoire.
Dans le cas du projet, j’ai choisi un boitier pour être plus propre et après mûres réflexions, j’ai choisi ce boitier :
Alors pour les connaisseurs, cela vous rappellera la ZiGate-USB mais c’est le modèle plus petit, le 1551USB2TSK. Il convient parfaitement aux dimensions (et fonctions) de la carte et permettra de faire ressortir le connecteur SMA.
Bref, nous allons partir sur ces dimensions pour concevoir la carte électronique. (voir la datasheet)
L’objectif va être de faire rentrer tous les composants dans le rectangle blanc (représentant les bords de la carte)
Conclusion
Dans cette partie, on est bien rentrée dans le vif du sujet. J’ai passé sur les grosses explications des concepts en électronique mais j’ai essayé de communiquer rapidement ma méthode pour la conception de carte électronique.
En fait, je me suis fait un peu piéger par la masse d’informations et je suis bien conscient que pour un débutant, ça peut paraître imbuvable et pour un pro pas assez détaillé (d’ailleurs n’hésitez pas à me dire en commentaire si c’est trop ou pas assez précis).
Pour la prochaine étape, on va voir comment placer les composants, optimiser leur position et tout faire rentrer dans le boitier.
Modern SharePoint gives us few options from a design perspective. That sounds horrible, right? Actually, I see it as a very positive thing. By taking the pixel-pushing out of the mix, we can get people to focus on CONTENT, which is the do or die part of any Intranet.
Over the years, I was able to do a LOT of business (as Sympraxis) making “SharePoint not look like SharePoint”. But that came at a cost on several levels:
My clients had to pay me to implement a design, which often wasn’t well-suited to SharePoint in the first place. Anyone remember the agony of getting rounded corners on Web Parts in the old days with just CSS?
We focused a lot on that design, and far less on the content which we’d pour into it. Oftentimes, after we finally got the pixels in the right place, the content wouldn’t even fit into the pages very well!
Modern SharePoint gives us a clean, responsive, open user experience (UI) which few people quibble with. Years ago, many people driving Web site development had come from the print world, so there was a lot of that paper-perfect thinking in the mix. These days – a statistical generation later – most people driving the projects have always worked in the Web. The scales have tipped.
If you look at the SharePoint look book, virtually every one of the designs you see can be accomplished with out of the box settings. That’s a lot of power.
In modern SharePoint, there are several “design surfaces” we can work with:
Imagery – We can create one or more Organizational Assets libraries to contain organizational imagery. These libraries might contain logos, product images, paid stock images, etc., and are available to all Site Owners when they build their sites. See: Create an organization assets library – SharePoint in Microsoft 365 | Microsoft Docs
Iconography – SharePoint gives us a set of icons we can use for things like Quick Links, but we can also use custom images. For consistency, and simplicity, the out of the box set usually suffices. See: Fluent UI – Styles – React – Fluent UI Icons (microsoft.com) (Scroll down to see the icon set.) The Flicon – Fluent UI Icon Search site makes it easier to search that icon set (maintained by fellow MVP Chris Kent [@theChrisKent]).
Site Icons – If your department or working group has a logo, the site icon can be that logo. The Intranet itself can have a logo, too. These logos are best created as square images which look good reduced to a fairly small size. In other words, not a lot of fancy details. See: Change the look of your SharePoint site (microsoft.com)
Page Layouts – This starts to get more into content, but page layouts can be preconfigured for specific types of content, to ensure consistency and familiarity. See: Page templates in SharePoint (microsoft.com)
Anything beyond these design options usually would require custom coding and frankly often isn’t worth the effort. Having a designer available to make suggestions doesn’t hurt, but sometimes they get frustrated by the lack of options! These aren’t old-fashioned Web sites which required us to create an HTML template and CSS in order to get rolling. We can create a site and start working on the content right away, shortening the path to success immensely.
Le ViewPager est un composant beaucoup utilisé sur Android : il permet d'afficher plusieurs contenus verticaux (des pages) que l'utilisateur peut retrouver en swippant. Dans cet article nous verrons comment corriger un bug très courant lié à la rotation du téléphone.