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Billet du 20 mai 2024

Ces temps, on est plus souvent à la fenêtre
à regarder la pluie tomber qu’au jardin à bêcher et planter.

C’est pourquoi, cette année, nous n’avons jusqu’ici été cultiver à Goely que deux fois : le 12 avril et le 10 mai. Nous avons réussi à passer entre les gouttes et le terrain n’était pas trop mouillé.

A la fin de ce petit résumé, vous trouverez
– un rappel des fiches conseils pour produire de bonnes graines.
– des infos sur les distributions de plants de tomates à St Etienne et à Marcilly-le-Chatel.

Le 12 avril, JL nous avait préparé deux belles planches. Cette année nous avons décidé d’adopter ce mode de culture. 1,20m de large, accessible des deux cotés, destiné à devenir des planches permanentes avec enrichissement régulier du sol. Nous y avons semé les bulbes d’oignon patate, notre oignon fétiche.

Quant à la serre, un joyeux fouillis nous y attendait. Nous avons tuteuré le chou quintal d’Auvergne ; c’est la première fois que nous cultivons un chou pour la graine, on va voir ce qu’on va voir.
Sinon, nous avons repiqué en godets les 13 variétés de tomates que nous avions sélectionnées et semées en alvéoles à Annonay le 25 mars.


Le 10 mai, les oignons patate s’étaient bien développés ; ils n’ont certes pas manqué d’eau, mais n’ont pas pourri pour autant. Ils forment un joli alignement et ont été sarclés avec soin.
Nous avons pu planter une partie des tomates, celles qui avaient suffisamment grandi, idem pour les laitues.
Pendant qu’une partie de l’équipe faisait tout ça, quelques bras solides ont bêché à la grelinette le sol de la serre, pour y accueillir bientôt haricots, poivrons et courgettes.

En rang tout le monde
Oignons, tomates, poireaux. La planche s’anime.
Il faut au moins 20 pieds de laitue pour la diversité génétique des graines que nous récolterons.
Il a tellement plu que le sol de la serre est bien humide, malgré la bâche.


Pour celles et ceux qui veulent récolter leurs graines dans les ‘règles de l’art’, il y a un outil précieux : les fiches semences du blog de la MS Loire :https://msloirepilat.wordpress.com/fiches-semences/. On y trouve des conseils pour produire des graines de toutes les familles de légumes. A déguster sans modération !

Au bas de cette page de liens il y a, par exemple, une fiche ‘produire des graines de haricots’. C’est pas long à lire et ça évite qq erreurs. On y insiste sur :
– prévoir des pieds réservés exclusivement à la production, où on ne cueille pas de haricots (prévoir rubalise ou laine rouge pour les marquer et s’en souvenir), sauf les frais en fin de saison (à partir de septembre, ça repart si les pieds ne sont pas morts de chaleur).
– planter les différentes variétés à un certain éloignement, pour éviter qu’elles ne se croisent.
– récolter des grains parfaitement secs, la cosse est cassante.
– et je rajouterai mon dada, la protection la plus efficace que je connaisse pour protéger des limaces bien gourmandes et nombreuses en ce moment : semer les haricots en poquets et les entourer d’un tronçon de bouteille plastique (8-10 cm de haut). Par sécurité, j’y mets dans ce cercle protégé quelques grains d’anti-limaces à base de fer (non toxique pour les humains).


La Maison de la semence de la Loire distribuera des plants de tomates à St-Etienne les vendredi 24 mai et jeudi 30 mai,
de 17 heures à 19 heures,
à la Ferme au Quartier, 2 esplanade Bénevent (quartier technopole),… Et dans le Forez vendredi 24 mai
de 17h30 à 19h30,
à la Ferme Grenier aux Grandes Rases à Marcilly le Chatel.

Je nous souhaite bien du plaisir au jardin et un peu plus de soleil.

Billet du 24 juillet 2023

L’ombelle du poireau a jusqu’à 2OOO petites fleurs !

Dans ce billet il est question de :
– la fête des 20 ans du Réseau Semences Paysannes
– de belles étrangères introduites dans le jardin de Goely
– de nos cultures qui prospèrent

  • Du 22 au 24 septembre, le Réseau Semences Paysannes (RSP), dont la Maison de la Semence de la Loire est membre fête ses 20 ans (et toutes ses dents). Les infos ici.
  • A Goely, Ree a proposé de planter des aromatiques venant de son jardin ; elles offrent leur nectar, font fuir certains insectes, apportent de la diversité végétale. Ree a fait de superbes petits panneaux, qui mettent des repères dans notre fouillis végétal.


La dernière photo représente un pied d’amarante, que nous n’avons pas eu besoin de planter, elle prolifère dans les jardins comme une conquérante !
On consomme parfois les graines ; on sait moins qu’on peut aussi manger ses feuilles, cueillies avant la floraison, sinon elles deviennent coriaces comme toutes les feuilles de plantes sauvages. On peut les faire revenir doucement avec un peu d’ail haché et une tomate coupée en 4.
Essayez! Mais seulement si vous êtes sûr.e de ne pas vous tromper de plante.

  • Nos cultures poussent bien, boostées par un sol que nous découvrons riche, et par les pluies de fin juin.
corno jaune encore vert
doux d’Espagne
2 variétés de chou

Les graines de ces poivrons nous ont été données par Annie, par ailleurs notre grande pourvoyeuse en graines de tomates, et nous en sommes très satisfaits. Ils poussent bien, même à 600m d’altitude hors serre.
Les choux attendront l’an prochain pour fleurir, ce sont des bisannuelles, les 2 variétés devront être isolées pour ne pas être croisées involontairement.
Comment savoir s’il faut isoler une variété de légume? Ce genre d’informations se trouve dans les fiches semences sur notre blog.

Au contraire des jardiniers habituels, nous nous réjouissons quand nos laitues montent en fleur puis en graine. Nous cultivons cette année 5 variétés de laitues ; on n’a pas besoin de les isoler car c’est une plante qui se croise peu entre variétés.
La récolte des graines, toutes petites, se fera en septembre si tout va bien. On fait ça en groupe, sinon c’est bien fastidieux.

Enfin, nous avons attaché les têtes de poireau qui sinon se courberaient vers la terre ou se casseraient.
La photo de droite montre notre cher oignon patate. Plus d’infos ici sur cet étrange mais aimable oignon qui copie sur les échalotes pour produire ces bulbes en étoile à partir d’un bulbe planté. Cette année, ils magnifiques à Goely.

Dernière nouvelle : cette nuit il a plus pas mal sur le Pilat, de quoi interrompre la sécheresse menaçante et donc le dépérissement des légumes de nos jardin. Pour combien de temps ?
A Goely, nous n’avons pas ce souci. En effet, nous avons installé un goutte-à-goutte, indispensable pour un jardin où nous allons seulement une demi-journée tous les 10 jours.

Billet du 29 janvier 2023

Restes de coriandre dans la neige

On parle de quoi cette fois-ci ?
– ouverture de la grainothèque
– dates à venir (déménagement, fêtes)
– au jardin en hiver

Le blanc manteau tient depuis plus d’une semaine dans le Pilat à partir de 600m d’altitude. Quel plaisir d’entendre chanter les mésanges dans cette froidure immobile !
Un peu plus bas, vers 400m d’altitude, presque plus de traces de neige. On dirait deux mondes différents, ils sont pourtant si proches.

Le printemps au jardin se prépare. On va ouvrir la grainothèque samedi 4 février de 9h30 à 12h à Pélussin à l’Espace de Vie Sociale des 4 Versants, à coté du parking du gymnase.
Le catalogue 2023 est ici.

On va se retrouver le samedi 18 Mars à la Fête des Semences Paysannes annuelle de la MS Loire à Marcilly-le-Chatel . On ne connaît pas encore tout le programme, mais on sait déjà que ça sera une journée foisonnante comme d’habitude. Si vous n’habitez pas trop loin, on voudrait bien vous convaincre d’y venir passer la journée et de consacrer 2 heures à aider à un des stands (buvette, troc, accueil, …). Plus d’infos bientôt.

Avant, nous serons avec nos graines à Reventin (Isère) au Printemps de Rev’Nature dimanche 26 février, de 9h à 13h. L’accueil est chaque année particulièrement chaleureux.


Nous préparons notre retour pour cultiver collectivement dans le Pilat, mais cette année ce ne sera plus à Chorée qui nous a hébergé depuis 2016. Ce sera juste de l’autre coté de Maclas, à Goély.
Changement de surface : environ 100 m² de serre et 400m² de terrain ouvert. Le plan de culture est loin d’être fait, et même la liste des variétés est embryonnaire. L’hiver nous laisse encore un peu de temps pour nous organiser.
En plantant et en récoltant, on va découvrir, au fil de l’année, la nature du sol, l’exposition, les vents, bref tout ce qu’il faut savoir pour faire au mieux avec les conditions locales.


Nous avons reçu de nombreux dons de jardinier.e.s, des graines que nous avions perdues pour certaines, d’autres, nouvelles pour nous, que nous allons semer pour les découvrir. On vous en reparlera.
Chaque année la grainothèque s’enrichit de nouvelles variétés et se déleste de celles que nous avons moins appréciées.

Il va aussi falloir s’adapter aux aléas climatiques, en particulier à la prévisible canicule. Pour ça, entre autres, semer tôt : nous donnerons nos dates de semis, au fil de la saison, à titre indicatif car chaque terroir a sa spécificité.

Par exemple, le 26 janvier, j’ai fait un essai de semis de laitue Bronze Arrowhead, dont nous n’avions plus de graines..
Un don d’Annie, notre bonne fée, de graines de 2022 permet de faire un semis économe, une graine par alvéole. Comme ça on peut garder des graines au cas où ça rate, protéger le semis du froid, l’exposer au soleil, surveiller la pousse.
Si tout va bien, les petites laitues seront plantées avec toute leur racine en mars, et protégées.
A suivre…


Dans notre région pas trop froide, nous avons appris depuis plusieurs années à semer les fèves et les pois gourmands en automne.
Dans mon jardin (600m d’altitude dans le Pilat rhodanien), les fèves, qui avaient levé avant les grands froids, dorment sous le manteau neigeux, mais je sais que chaque année elles réapparaissent toute fraiches après la fonte.

Quand aux pois gourmands, ils se dressent vertement pour tenter de voir le soleil et résistent bien à la neige et au gel (-7°C en décembre)

Pois gourmands hibernants

msloirepilat

Billet du 29 janvier 2023

Restes de coriandre dans la neige

On parle de quoi cette fois-ci ?
– ouverture de la grainothèque
– dates à venir (déménagement, fêtes)
– au jardin en hiver

Le blanc manteau tient depuis plus d’une semaine dans le Pilat à partir de 600m d’altitude. Quel plaisir d’entendre chanter les mésanges dans cette froidure immobile !
Un peu plus bas, vers 400m d’altitude, presque plus de traces de neige. On dirait deux mondes différents, ils sont pourtant si proches.

Le printemps au jardin se prépare. On va ouvrir la grainothèque samedi 4 février de 9h30 à 12h à Pélussin à l’Espace de Vie Sociale des 4 Versants, à coté du parking du gymnase.
Le catalogue 2023 est ici.

On va se retrouver le samedi 18 Mars à la Fête des Semences Paysannes annuelle de la MS Loire à Marcilly-le-Chatel . On ne connaît pas encore tout le programme, mais on sait déjà que ça sera une journée foisonnante comme d’habitude. Si vous n’habitez pas trop loin, on voudrait bien vous convaincre d’y venir passer la journée et de consacrer 2 heures à aider à un des stands (buvette, troc, accueil, …). Plus d’infos bientôt.

Avant, nous serons avec nos graines à Reventin (Isère) au Printemps de Rev’Nature dimanche 26 février, de 9h à 13h. L’accueil est chaque année particulièrement chaleureux.


Nous préparons notre retour pour cultiver collectivement dans le Pilat, mais cette année ce ne sera plus à Chorée qui nous a hébergé depuis 2016. Ce sera juste de l’autre coté de Maclas, à Goély.
Changement de surface : environ 100 m² de serre et 400m² de terrain ouvert. Le plan de culture est loin d’être fait, et même la liste des variétés est embryonnaire. L’hiver nous laisse encore un peu de temps pour nous organiser.
En plantant et en récoltant, on va découvrir, au fil de l’année, la nature du sol, l’exposition, les vents, bref tout ce qu’il faut savoir pour faire au mieux avec les conditions locales.


Nous avons reçu de nombreux dons de jardinier.e.s, des graines que nous avions perdues pour certaines, d’autres, nouvelles pour nous, que nous allons semer pour les découvrir. On vous en reparlera.
Chaque année la grainothèque s’enrichit de nouvelles variétés et se déleste de celles que nous avons moins appréciées.

Il va aussi falloir s’adapter aux aléas climatiques, en particulier à la prévisible canicule. Pour ça, entre autres, semer tôt : nous donnerons nos dates de semis, au fil de la saison, à titre indicatif car chaque terroir a sa spécificité.

Par exemple, le 26 janvier, j’ai fait un essai de semis de laitue Bronze Arrowhead, dont nous n’avions plus de graines..
Un don d’Annie, notre bonne fée, de graines de 2022 permet de faire un semis économe, une graine par alvéole. Comme ça on peut garder des graines au cas où ça rate, protéger le semis du froid, l’exposer au soleil, surveiller la pousse.
Si tout va bien, les petites laitues seront plantées avec toute leur racine en mars, et protégées.
A suivre…


Dans notre région pas trop froide, nous avons appris depuis plusieurs années à semer les fèves et les pois gourmands en automne.
Dans mon jardin (600m d’altitude dans le Pilat rhodanien), les fèves, qui avaient levé avant les grands froids, dorment sous le manteau neigeux, mais je sais que chaque année elles réapparaissent toute fraiches après la fonte.

Quand aux pois gourmands, ils se dressent vertement pour tenter de voir le soleil et résistent bien à la neige et au gel (-7°C en décembre)

Pois gourmands hibernants
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