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EEK, pour Emsisoft Emergency Kit, est un logiciel gratuit et en français qui peut vous tirer de la panade. Il est simple d'utilisation, sa particularité est la possibilité de le décompresser sur une clé USB, et de l’exécuter à partir de cette dernière. Ainsi, si l'un de vos ordinateurs était paralysé par un virus empêchant […]
Initialement, je voulais présenter le logiciel Ping Castle, qui est un logiciel permettant d’auditer les domaines Active Directory, qui est Open Source, gratuit pour un usage personnel, et qui plus est est français ! #Cocorico.
Cependant, j’ai vu qu’il y a quelques mois le site IT-Connect avait d’ores et déjà publié un article à ce sujet, et voulant tout de même parler d’audit d’AD je me suis rabattu sur un soft propriétaire mais tout aussi performant, voir plus complet : Purple Knight… Second bémol, Florian Brunel toujours d’IT-Connect a aussi posté un article sur ce soft…
Mais bref, ce n’est ni le premier et je ne serai ni le dernier à parler de ce genre de logiciel donc autant se lancer ! Au passage je vous conseille vivement d’aller voir ses articles à lui, même si vous les avez déjà sûrement déjà parcouru
Bref, allons-y !
I) Auditer un Active Directory ?
En entreprise, c’est bien joli d’avoir un pare-feu dernière génération, de sensibiliser ses utilisateurs sur les dangers du phishing, de maintenir son parc à jour en temps réel, mais on oublie trop souvent les misconfigurations, les oublis, les « je ferai ça plus tard« , ou encore les « c’est déjà assez secure comme çanon ?« .
Ce n’est clairement pas un reproche, Active Directory est si complet que connaître toutes les best-practices, surtout en terme de sécurité, ça demande un temps considérable et ce n’est même pas humainement faisable.
Heureusement pour nous, il existe pléthore d’outils permettant d’auditer notre domaine. Que ce soit dans le monde Open Source (PingCastle), ou propriétaire (Purple Knight), et tant d’autres.
II) Here comes Purple Knight
Purple Knight est donc un soft édité par la société Semperis, très connue pour ses solutions de sécurité directement liées à AD/Azure AD.
Pour le télécharger, rien de plus simple, on se rend ici. Au niveau de ce lab, j’aurais une simple VM Active Directory avec quelques OUs et quelques users, rien de transcendant, et j’aurais une seconde VM qui hébergera justement l’outil d’audit.
Concernant l’installation à proprement parler, il n’y en a pas réellement, c’est un simple .exe qui exécutera ensuite une série de scripts Powershell. Libre à vous donc de l’utiliser directement sur votre machine et non sur un serveur dédié forcément prévu pour ça.
III) Démarrage et premier audit
Une fois le soft lancé, c’est du « Suivant suivant ». On accepte en premier lieu les CGU :
Si votre ordinateur/serveur fait déjà parti du domaine, celui-ci sera détecté automatiquement, sinon vous devrez modifier vos DNS et l’encoder manuellement :
On peut ensuite choisir quel groupe de tests va être exécuter, on peut bien-entendu adapter au besoin, le tout est assez bien fichu :
Et c’est tout ! La série de tests se lancent :
Vous obtenez ensuite un « score de sécurité globale », ainsi qu’un fichier report au format HTML ou CSV, voir PDF :
Voici un exemple du dit rapport, bien-entendu selon le domaine en question il va de soit que le score et les points seront différents… le tout est en anglais (forcément ?), mais très bien détaillé !
On notera qu’il s’agissait ici d’un domaine « fraîchement installé », comme quoi même avec une installation basique, impossible d’attendre le St Graal. Si vous avez un minimum peuplé votre AD, votre score en pâtira clairement, mais comme vous pourrez le constater avec les différentes explications et ressources, il est très facile de corriger le tir.
IV) Conclusion
Ceci clôture donc déjà cet article sur la présentation de Purple Knight. Il existe comme dit en début bien d’autres outils d’audit, que ce soit pour Active Directory mais pour beaucoup d’autres services aussi.
J’espère comme d’habitude vous avoir appris quelques bricoles, voir plus, et vous donne rendez-vous bientôt pour un article où nous nous attaquerons très sûrement à une box TryHackMe, histoire d’avoir un peu plus de pratique !
Aujourd’hui un petit article qui parlera de l’installation de PacketFence, un NAC OpenSource et gratuit permettant d’augmenter grandement la sécurité de son réseau ! Comme d’habitude, nous verrons ensemble ce qu’est un NAC, son utilité, et nous décrirons rapidement l’outil, puis nous passerons à son installation.
Sans plus attendre, allons-y !
I) NAC, NUC… kézako ?
Un NAC, pour Network Access Control, est un élément réseau regroupant diverses fonctionnalités permettant de protéger l’accès à son réseau, que ce soit filaire ou wi-fi. A la différence d’un serveur Radius unique par exemple, il permet d’aller plus loin en permettant du profiling notamment (voir plus), de sorte que :
Si l’OS de la machine est de type X, la placer dans le VLAN X ;
Si la base virale de la machine est dépassée, la placer dans le VLAN Y ;
L’on peut vérifier en temps réel les différentes machines autorisées ou non sur chaque portion de réseau ;
L’on peut créer un portail captif avec authentification par SMS, OpenLDAP, ActiveDirectory, et plus encore ;
Si la machine n’a pas le couple MAC Adress/Certificat TLS requis, celle-ci est bloquée ou placer dans un VLAN X (assignation dynamique de VLANs, comme pour RADIUS) ;
L’on peut l’utiliser en tant qu’IDS, voir le coupler avec un IPS en lui faisant remonter divers logs ;
. . .
A ne pas confondre avec un NUC donc, qui n’est rien d’autre qu’un PC small-factor de chez Intel.
II) PacketFence, le NAC OpenSource
PacketFence est un des NAC OpenSource les plus utilisés. Il est très souvent mis à jour, fiable, et stable (sorti aux alentours de 2009) et regorge de fonctionnalités et ait doté d’un grand support de fabricants (Ubiquiti, Cisco, HP, et plus encore). Il permet d’être utilisé comme serveur RADIUS, comme IDS, comme Portail Captif, et beaucoup d’autres services encore…
III) Installation
Concernant l’installation, trois choix majeurs s’offrent à vous :
Vous pouvez utiliser le template OVF fourni directement ;
Vous pouvez installer PacketFence directement sur une Debian/RedHat ;
Vous pouvez utiliser l’ISO Debian qui va se charger de tout vous installer ;
J’ai personnellement opté pour la troisième solution, donc allons-y !
Après avoir booté sur l’ISO, on peut démarrer l’installateur qui se charge illico d’installer les différentes dépendances, et en quelques secondes on nous demande de renseigner le nom d’hôte de notre VM :
On renseigne ce que l’on souhaite, et ensuite on renseigne notre domaine.
On renseigne ensuite le mot de passe root, et ici attention car comme vous l’aurez sûrement remarqué en tapant le hostname, le clavier par défaut est en qwerty !
Et c’est tout ! L’installation se termine tranquillement d’elle-même :
Une fois l’installation terminée, vos différentes interfaces sont en théorie en DHCP, ici j’en ai deux, une qui servira de management, et l’autre pour tout ce qui est services. Le root login est disponible par défaut en SSH (à modifier avant mise en production !), mais cela nous permet de rapidement setup une IP statique. Nous aurons donc ceci :
Management : 192.168.0.100/24 ;
Services : 192.168.10.50/24 ;
En nous rendant donc sur notre interface de management, sur le port 1443 nous obtenons notre interface web :
Comme on peut le voir ici, l’interface de management sera eth0, on peut éventuellement cliquer sur le wizard Détecter l’interface Management, et éventuellement d’ores et déjà configurer notre seconde interface mais je préfère réaliser cela une fois la configuration initiale terminée, histoire d’éviter d’éventuels soucis.
On clique donc sur Étape suivante !
Ici on re-renseigne le domaine ainsi que le nom d’hôte de la machine, puis le fuseau horaire, on peut éventuellement utiliser le service tracking-config qui –à première vue– permet de garder une trace des changements effectués sur la configuration, puis on peut configurer tout ce qui est SMTP pour l’envoi de mail, et enfin renseigner un mot de passe administrateur. Concernant la partie base de données, les mots de passe sont générés aléatoirement.
Une fois validé, et après avoir bien sauvegardé les passwords par défaut, on peut éventuellement renseigner un proxy ainsi qu’une clé d’API :
Et heureuse surprise pour ceux qui n’ont pas sauvegardé le password par défaut (on vous voit), on a droit à un petit résumé avec les mots de passes utilisés :
On clique ensuite sur Démarrer PacketFence, et le tour est joué !
Et tadaaaa, après s’être connecté sur notre jolie interface web, on peut commencer à s’amuser !
Et c’est ici que ça devient intéressant ! Place au RADIUS, aux VLANs, aux scans IDS et plus encore !
Sauf que nous en resterons là pour le moment… j’ai de nouveau une période assez (sur)chargée ces derniers temps, preuve en est avec mon dernier article datant d’un mois, mais sachez que plusieurs articles sur PacketFence arrivent, c’est promis ! :p
Sur ce, j’espère au minimum avoir su attisé votre curiosité pour ce soft qui s’annonce vraiment pratique, et au mieux vous avoir aidé pour son installation, même si celle-ci n’est clairement pas des plus complexes.