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Billet du 16 mai 2025

petit troc de plants du 5 mai à St Etienne

Au menu de ce billet : des rendez-vous passés et futurs (17 et 19 mai!)
et la suite des aventures des jardinières.niers du Pilat

Cette année, la Maison de la Semence de la Loire n’a pas pu produire des plants pour l’habituelle distribution.
Nous avons organisé un premier rendez-vous le 5 mai pour échanger nos propres plants au cœur de Sainté, dans un lieu artistique chaleureux, Les Limbes, 7 Rue Henri Barbusse, 42000 Saint-Étienne.


Un rendez-vous demain : l’inauguration de la Maison de la semence Forézienne, une antenne de la MS Loire, qui aura lieu le samedi 17 mai 2025 de 9h à 12h au bar associatif le Ricochet à Boën sur Lignon (en face de l’église). Organisé par Géraldine. Il y aura un échange de plantes, graines, pots, outils… apportez vos surplus et tout ce qui ne vous sert plus, pour faire le bonheur des autres, et bien d’autres activités. 


Un autre rendez-vous à St Etienne : distribution, en particulier de graines de haricots ; c’est lundi 19 mai à 18 heures aux Limbes, 7 Rue Henri Barbusse, à Saint-Étienne.

L’équipe du Pilat a retrouvé son lieu de culture collective de Goély (Maclas) en mars, une friche après l’hiver mouillé. Une bonne âme a fauché les grandes herbes, puis JL a passé la galère avec le tracteur (la galère est un outil qui fend sans retourner la terre, si j’ai bien compris). En mars, le terrain était gorgé d’eau. On enfonçait avec les bottes sur 15 cm, par endroits.

la serre, fin d’hiver
la parcelle tondue, mars
avril, très très mouillé


Fin mars, nous avons semé les tomates et les laitues à Annonay. Elles ont été ensuite élevées par JC chez lui.

JC avait semé auparavant les poivrons, qui mettent plus de temps à germer.

Début mai, la terre de la parcelle était enfin un peu ressuyée. Nous avons pu y travailler.
Trois variétés de laitues y ont été repiquées, dont 2 qui avaient été largement dévorées par les limaces l’an dernier. Cette année, on essaye un dispositif anti-limaces, une protection en forme de tronçon de bouteille autour du petit plant convoité, avec 2-3 grains de phosphate ferrique toxique pour les limaces (très faible toxicité pour oiseaux et mammifères – et encore plus faible si on en met aussi peu). La protection sera enlevée quand le plant aura un peu grandi.
On en a mis seulement à certains plants, pour valider ou non la méthode.

labourage
repiquage
protection

Retournés hier le 15 mai à Goély, nous avons trouvé la plupart des laitues intactes, protection ou pas. Rien de bien probant donc. On laisse les tronçons de protection encore un peu, jusqu’à ce que les laitues soient moins tendres pour les limaces.

Nous avons trouvé nos chers oignons patate bien démarrés. Une après-midi bien chargée nous attendait : JL a installé le goutte à goutte dans la serre. C a semé les betteraves.

Le reste de l’équipe s’est occupé de l’installation des plants de tomate et de leurs tuteurs. JC a apporté les 180 pieds de tomate qu’il a fait pousser chez lui depuis le 24 mars ; ils étaient un peu enchevêtrés, dans 4 cageots.
Nous avons planté 5 pieds de chacune des 12 variétés choisies pour Goély ; chaque godet était numéroté pour éviter les erreurs. Finalement, tout cela a pris 3 heures aux deux équipes de 2 personnes qui s’en sont chargées.

oignon patate
un des cageots de tomate
Installés les pieds de tomate !

La parcelle se peuple petit à petit ..

La fatigue se faisait un peu sentir quand nous avons bu un petit jus de pomme de fin de travaux.
Promis, la prochaine fois, vendredi 23 mai 14h, ça sera moins rude.

Billet du 12 aout 2024

Les fleurs de courgette : une couleur et une taille qui illuminent le jardin au milieu d’un océan de larges feuilles encore vertes, avant la canicule.
Le rituel, à chaque visite à Goély : faire le tour du jardin pour voir ce qui a poussé, ce qu’il y a à faire. On prend des nouvelles des oignons, des salades et autres tomates. Ça nous met en appétit … pour désherber, tâche essentielle pour que nos plantations survivent à l’exubérance des adventices .
Dans la serre le 8 juillet
Le coin des poivrons, avant
Le coin des poivrons, après

C’est un plaisir toujours renouvelé de voir pousser ce qu’on a semé.

petit haricot …
… devient grand
L’oignon patate …
… récolté le 5 aout

Nous avons aussi suivi l’évolution du mildiou sur certaines de nos variétés de tomates, avec le calme qui s’impose quand on ne peut pas faire grand chose. ‘Glacier‘, tomate précoce appréciée, a été la plus touchée ; après des pulvérisations de prêle, nous avons laissé la nature se débrouiller, et le temps sec a enrayé la progression de la maladie. Nous récoltons maintenant quelques tomates saines.
La récolte d’autres variétés de tomates commence lentement, cette année (froid et pluie).

Le mildiou putréfie les plants.
pulvérisation de décoction de prêle
Temps sec : stop mildiou

Notre petit collectif profite des initiatives des un(e)s et des autres :
JC nous a retrouvé une souche de poivron d’Ampuis, que nous avions perdu.
Ch nous a conservé des graines d’oignon rose de Jacques, une variété de gros oignon doux introuvable dans le commerce. Il faudra attendre l’an prochain pour vérifier que ces 2 sauvetages sont fiables.
B nous a donné des graines d’une tomate qui est nouvelle pour nous, ‘Blush flammée‘. Elle a une très bonne saveur, je trouve. On l’adoptera dans notre catalogue, c’est sûr.


Un peu plus grosse qu’une tomate cerise, poussant en grappes abondantes, ferme et très fruitée, ‘Blush Flammée’ semble avoir beaucoup d’atouts.

Parmi les initiatives qui enrichissent le collectif, il y a celle de R qui cette année encore a parsemé le jardin d’herbes aromatiques et médicinales, qui sont aussi mellifères, par exemple : souci, monarde, une cive vivace, mélisse.

Nous avons aussi échangé de nombreux plants de laitue, d’herbes, … Et ça risque de se poursuivre tout l’été. La nature est prolifique et nos jardiniers-jardinières aussi.

Échange de pratiques aussi, comme :
– fabriquer un petit godet dégradable pour des semis ou des repiquages, avec un demi rouleau en carton de papier hygiénique.
– polliniser manuellement les cucurbitacées et d’abord, apprendre à différentier fleurs mâles et fleurs femelles. Cette année nous avons semé des courgettes pour montrer en pratique comment on pollinise les courges et courgettes à la place des insectes, ce qui permet d’éviter les hybridations involontaires. (voir aussi le diaporama complet sur le blog)


Fleur femelle à droite ou à gauche?
Pour la solution, rendez-vous sur le diaporama cité ci-dessus.

Si vous souhaitez nous rejoindre à Goély-Maclas, dans le Pilat rhodanien, envoyez un petit message par ce blog.
Et si vous avez le temps, écrivez un petit commentaire pour la rédactrice seule devant son clavier, snif.

Billet du 28 novembre 2023


Ce billet parle de la fin de notre saison à Goély, et propose aussi un lien vers une étude sur l’avenir de l’eau du Rhône, étude produite par l’Agence de l’Eau Rhône, Méditerranée, Corse.
L’annonce de notre réunion annuelle de bilan : le samedi 2 Décembre

Et très bientôt notre catalogue 2024

Vendémiaire, brumaire …
C’est le temps des récoltes, des tris de graines et du nettoyage en vue de l’année prochaine.

Finis les tris au soleil en t-shirt sous le peuplier noir. Là, c’est en blouson, dans la serre, avec un temps variable, mais la réjouissante et chaleureuse dynamique du groupe de bénévoles a gardé tout son charme, régulièrement clôturé par un de nos modestes mais irrésistibles petits gouters.

aubergine
courgette
poireau

C’est la première année que nous nous lançons dans la production de graines de chou.
Celui dont nous avons hérité (Bruno Viennois) est l’imposant quintal d’Auvergne. Pour en savoir plus sur la renaissance de ce chou patrimonial : ici
Nous en avons sélectionné et mis en jauge pour l’hiver à l’abri de la serre ; c’est une bisannuelle, qui ne produira ses fleurs et ses graines que l’année prochaine.
Les choux restants n’ont pas été perdus pour tout le monde. Ils ont fini dans l’atelier choucroute auquel tous les bénévoles étaient conviés.

Dernière récoltes, inventaire et stockage des graines, rangement et nettoyage avant notre réunion annuelle de bilan du samedi 2 décembre.
Si vous voulez plus d’infos sur cette réunion de bilan, écrivez-nous, je vous répondrai de suite.

le jardin entame son hivernage
Oignon de Tarassac, aubergine
fin des haricots? non des tomates
oh les belles vertes!

L’oignon de Tarassac, magnifique oignon doux du sud, – encore une bisannuelle, sera replanté au printemps pour produire ses graines . Les tomates finissent de murir à la maison, ou deviennent de la confiture de tomates vertes.

Bonne fin d’année!
N’hésitez pas à nous questionner, nous féliciter… 😉

MC Courbon, coordinatrice de Goély

Billet du 16 juillet 2023


Dans ce billet on parle
– du nouveau sur les nouveaux OGM
– d’un livre ‘Faire ses graines c’est facile’
– d’une jolie histoire d’infirmier
– de la suite de nos aventures au jardin de Goely (Maclas), là où s’ébat le collectif de grainiers du Pilat

  • Nouveaux OGM : Dans la perspective d’un projet de loi sur la déréglementation des nouvelles techniques génomiques (NGT) attendu en juillet, le RSP s’est joint à une centaine d’organisations européennes pour tirer la sonnette d’alarme auprès des ministres européens de l’agriculture,
    C’est le début d’une lettre ouverte co-signée par le Réseau Semences Paysannes (RSP) pour dénoncer le risque de multiplier les brevets sur le vivant et donc favoriser encore plus les géants de l’industrie semencière.
  • ‘Faire ses graines c’est facile’ : c’est le titre d’un livre qui vient de paraitre ; il est synthétique, adapté pour les personnes qui veulent se lancer dans la production de leurs propres graines. Il est rédigé par des membres d’une maison des semences, celle de Haute-Loire. Elle s’appelle Grainaille. On peut avoir un aperçu du contenu du livre.
  • Une jolie histoire,
    racontée par M. Giraud, à propos de la cèbe, ou oignon de Tarassac, un oignon traditionnel de l’Hérault presque disparu, et ‘ressuscité’ par Y. Giraud, et que nous cultivons, un excellent oignon doux :
    Guilhem cultive la cèbe de Tarassac et le barbu de Lacaune à 5 km de chez nous. Infirmier de métier,  il rêvait de cultiver les terres de son grand père. Il pensait que c’était impossible d’en vivre. Découvrant la cebe, contre l’avis des siens, il s’est mis en bio et la diffuse localement par son travail infirmier à domicile. Les personnes âgées sont ravies de retrouver la cebe de leur enfance et en parlent aux plus jeunes. C’est un autre regard sur la bio qui s’éveille dans le pays, ça fait du bien.


  • Les aventures du collectif de Goely

Début juin, les poireaux du Cheylard dressent leur tête bientôt fleurie largement au dessus des herbes sauvages qui prospèrent joyeusement avec les pluies récentes.

Désherber, désherber, désherber, ce n’est pas notre nouvelle obsession maniaque, mais une nécessité pour ne pas être avalés dans un enfer vert. A proximité de nos cultures, nous coupons ou arrachons, à la main, avec divers outils, si possible avant que ce petit monde graine, sans illusion sur qui gagne à la fin.

à la sarcleuse
à la griffe à 2 dents
à la main
à la serfouette
au plantoir
la serre après désherbage

Dans ce terrain, nous rencontrons toutes sortes de bestioles, ici une larve de coccinelle – à ne pas confondre avec celle de doryphore, qui aime les plants de pomme de terre mais aussi les plants d’aubergine.
Une autre bestiole a ravagé un carré de laitues en s’attaquant aux racines : le taupin !
Renseignement pris, il en existe au moins 4 espèces dans les potagers : le t. des moissons, le t. obscur, le t. cracheur, le t. sordide. Avec des noms pareils, on voit que la bestiole n’est pas aimée! Il parait que le ‘purin’ de fougère est un répulsif. En attendant, le mal est fait : les petites laitues ont été dévorées à la base. Il faut ressemer pour avoir suffisamment de plants pour faire de la graine.

larve de coccinelle

Nous saisissons chaque occasion de partager nos savoirs et savoir-faire.
Par exemple, pourquoi n’avons-nous pas planté les différentes variétés de tomates les unes à coté des autres? Est-ce qu’une fleur de tomate peut être pollinisée par une autre fleur, éventuellement d’une autre variété ?
Il est utile de savoir que les fleurs de tomates s’auto-pollinisent, en principe. L’organe femelle, le pistil est enfermé dans les pétales, en tête à tête avec le pollen mâle.
Mais on constate, avec les étés très chauds, que le pistil peut pointer hors de la fleur, et ainsi être pollinisé par un insecte , s’il visite la fleur en question et qu’il transporte du pollen d’une autre fleur de tomate. C’est pourquoi il est recommandé de séparer les différentes variétés de tomates de quelques mètres au moins, pour avoir moins de risque d’un croisement involontaire.


Enfin, nous avons peint la bâche de la serre au Blanc de Meudon. Il s’agit d’un produit non toxique, à base de calcaire. Le but est de filtrer un peu les rayons du soleil et donc de faire baisser la température dans la serre.


Bon été ! Un peu d’eau, pas trop chaud !

Billet du 14 juin 2023

Campanule, une fleur de début d’été

Dans ce billet, je vous raconte les aventures des Goelistes d’avril à juin.

Nous avons mis un certain temps à nous adapter à notre nouveau lieu de culture. Il a fallu nous familiariser avec l’espace (500m² de terrain – on flottait un peu), l’exposition et l’ensoleillement, les prédateurs locaux, la nature du terrain …
La première plantation a été les poireaux semés l’an dernier, que nous avions mis en jauge après notre déménagement de Chorée. Le poireau est une bisannuelle qui fleurit et graine la deuxième année, donc en 2023 pour celui-ci.

poireau résistant à la sécheresse, début avril

Nous avons semé cette année un poireau d’hiver, qui fleurira en 2024 ; il ne se croisera pas avec le premier, grâce au décalage d’une année, que nous avons planifié. Jardiner, c’est s’organiser et anticiper, encore plus quand on veut produire des graines, où il faut tenir compte des croisements possibles avec d’autres variétés. Chaque légume a ses spécificités, que vous pouvez retrouver sur ce blog, dans les fiches semences par groupes de légumes.

Nous avons ensuite fait beaucoup de plants , en petites alvéoles puis en godets, pour finir par une grosse demi-journée de plantation des variétés soigneusement étiquetées d’une sorte d’aubergine, de 2 de poivrons, 5 de laitues, 11 de tomates (photo ci dessus, avant la répartition sur le terrain).
S’y ajoutent depuis : 2 types d’oignons, 2 de choux, une betterave et 4 haricots.
En plus, les bénévoles bien impliqués, et qui peuvent, ont adopté des variétés dans leur propre jardin.

Si tout va bien, nous ferons cette année une grosse contribution pour rajeunir la grainothèque !

En juin :

Dans la serre, les pieds de tomates ont été attachées à des fils qui leur serviront de tuteur. A mesure qu’ils grandissent, on les fait tourner autour du fil.
Entre chaque pied de tomate, nous avons l’habitude de planter un pied de basilic. Les 2 sont censés s’entraider. Détails ici.

Nous sommes souvent une dizaine aux rendez-vous et de petites équipes se forment pour faire ci ou ça.
On en profite pour s’apprendre mutuellement de nouveaux trucs, comme ici le maniement d’un outil pour trancher l’herbe au raz du sol : bien pratique quand les herbes sont basses et pas trop denses, et ça a l’avantage de laisser les racines dans le sol, ce qui aère la terre et permet une meilleure pénétration de l’eau. Il faut juste trouver la bonne inclinaison du manche pour que la lame soit bien à plat et l’effort réduit.

Hors de la serre, nous avons planté un tuteur à coté de chaque pied de tomate, et nous avons eu un petit cours sur une manière efficace et rapide d’attacher le plant à son tuteur ; c’est un geste qu’on répète tout le long de la saison, il vaut donc mieux que ça soit rapide.
On fait un 8 horizontal avec le fil et on noue à la bonne longueur pour ne pas étrangler le plant qui va grossir, grossir.
L’essayer c’est l’adopter !
Avec le temps humide et assez chaud, tout pousse vite. Chaque fois que nous arrivons, nous faisons le tour des cultures et admirons l’œuvre de la nature. Soyons humbles : si ça pousse, notre rôle est juste de créer des conditions favorables.

Nous avons relevé le pan sud de la bâche pour laisser circuler l’air, ce qui limitera la prolifération de pucerons sur les tomates à l’intérieur, en tout cas on l’espère …


Sur le navire de Goely sur lequel les bénévoles sont embarqués, on fait avec les moyens du bord.

Pour retendre la bâche, un seul escabeau? On retourne la poubelle qui nous sert au tri des graines de laitues. Un peu de stretching et c’est bon.

L’équipe est pleine de ressources, d’engagement, d’esprit coopératif. Un vrai bonheur !

Vos commentaires et questions sont les bienvenus .

Billet du 15 avril 2023

Laitue d’hiver Mouchetée de Salasc

Au menu du jour :
– L’humain d’abord, reconnaissance du travail des bénévoles
– repiquage des tomates
– Le sol? Vivant! Vous avez dit vivant ? Conférence de M. A. SELOSSE à St Etienne

L’HUMAIN D’ABORD

Chaque semaine, je suis étonnée-contente de constater la générosité, le désir d’apprendre et l’enthousiasme des bénévoles, en tout cas de celles et ceux que je côtoie sur le Pilat.
Des exemples récents : J prend nos activités en photo et rédige parfois pour le blog, elle refait les plants de culture inaboutis, JC élève nos tomates et laitues de la graine à la pleine terre, V partage ses compétences maraichères et héberge nos réunions d’organisation, JL nous installe le goutte à goutte sans quoi tout cramerait en été, M vient spécialement labourer ce qui restait en friche, et tant d’autres gestes utiles.
En plus, sur le Pilat, 12 bénévoles cultivent dans leur propre jardin pour alimenter la grainothèque, souvent plusieurs variétés – cocorico pilatois!
Et cette année, grâce aux rencontres à l’assemblée générale de janvier, 5 jardiniers expérimentés de la Loire, mais hors Pilat, cultivent aussi pour la grainothèque.

Point de départ du repiquage des tomates : la liste pour Goely ; ces tomates ont été semées un mois plus tôt et gardées dans la véranda de JC.
P. prépare les étiquettes et les scotche sur chaque pot, pour éviter tout mélange de variétés.
V et JC repiquent les tomates des alvéoles vers les godets, dans un bon terreau, pour qu’elles fassent des racines vigoureuses.

Variété par variété, à quatre personnes, on a moins de risque de se tromper.
Jean Claude les range dans les caisses, et les arrose.
La petite équipe les descend dans la serre, sous une double protection en cas de risque de gelée.

Textes et photos de Joss, mise en page MC
Les photos de poivrons : p. tomate et p. précoce Ariane



Sans un sol vivant, pas de culture correcte.

Une conférence sur cet organisme fascinant qu’est le sol va avoir lieu à St Etienne, le 5 mai au Méliès St François, 8 rue de la Valse (attention, pas le Méliès près de la préfecture !) à 18h30.
Le conférencier, Marc-André SELOSSE, est un grand spécialiste des micro-organismes du sol.
Son livre, L’origine du monde,une histoire naturelle du sol à l’intention de ceux qui le piétinent, publié chez Actes Sud, est une somme en la matière.
Un expert drôle, une chance à ne pas louper !

Inscription par mail : soiree.vegetal.local@gmail.com
Prix libre.

A toutes et tous, bon printemps !

Vos commentaires sont les bienvenus : seule face à l’écran, qui me dit ni oui ni non, c’est une bouffée d’oxygène quand quelqu’un se manifeste, pas forcément pour caresser l’auteure dans le bon sens du poil …
Vous pouvez aussi proposer vos textes et photos par mail : msloire.pilat@gmail.com

msloirepilat

Billet du 15 avril 2023

Laitue d’hiver Mouchetée de Salasc

Au menu du jour :
– L’humain d’abord, reconnaissance du travail des bénévoles
– repiquage des tomates
– Le sol? Vivant! Vous avez dit vivant ? Conférence de M. A. SELOSSE à St Etienne

L’HUMAIN D’ABORD

Chaque semaine, je suis étonnée-contente de constater la générosité, le désir d’apprendre et l’enthousiasme des bénévoles, en tout cas de celles et ceux que je côtoie sur le Pilat.
Des exemples récents : J prend nos activités en photo et rédige parfois pour le blog, elle refait les plants de culture inaboutis, JC élève nos tomates et laitues de la graine à la pleine terre, V partage ses compétences maraichères et héberge nos réunions d’organisation, JL nous installe le goutte à goutte sans quoi tout cramerait en été, M vient spécialement labourer ce qui restait en friche, et tant d’autres gestes utiles.
En plus, sur le Pilat, 12 bénévoles cultivent dans leur propre jardin pour alimenter la grainothèque, souvent plusieurs variétés – cocorico pilatois!
Et cette année, grâce aux rencontres à l’assemblée générale de janvier, 5 jardiniers expérimentés de la Loire, mais hors Pilat, cultivent aussi pour la grainothèque.

Point de départ du repiquage des tomates : la liste pour Goely ; ces tomates ont été semées un mois plus tôt et gardées dans la véranda de JC.
P. prépare les étiquettes et les scotche sur chaque pot, pour éviter tout mélange de variétés.
V et JC repiquent les tomates des alvéoles vers les godets, dans un bon terreau, pour qu’elles fassent des racines vigoureuses.

Variété par variété, à quatre personnes, on a moins de risque de se tromper.
Jean Claude les range dans les caisses, et les arrose.
La petite équipe les descend dans la serre, sous une double protection en cas de risque de gelée.

Textes et photos de Joss, mise en page MC
Les photos de poivrons : p. tomate et p. précoce Ariane



Sans un sol vivant, pas de culture correcte.

Une conférence sur cet organisme fascinant qu’est le sol va avoir lieu à St Etienne, le 5 mai au Méliès St François, 8 rue de la Valse (attention, pas le Méliès près de la préfecture !) à 18h30.
Le conférencier, Marc-André SELOSSE, est un grand spécialiste des micro-organismes du sol.
Son livre, L’origine du monde,une histoire naturelle du sol à l’intention de ceux qui le piétinent, publié chez Actes Sud, est une somme en la matière.
Un expert drôle, une chance à ne pas louper !

Inscription par mail : soiree.vegetal.local@gmail.com
Prix libre.

A toutes et tous, bon printemps !

Vos commentaires sont les bienvenus : seule face à l’écran, qui me dit ni oui ni non, c’est une bouffée d’oxygène quand quelqu’un se manifeste, pas forcément pour caresser l’auteure dans le bon sens du poil …
Vous pouvez aussi proposer vos textes et photos par mail : msloire.pilat@gmail.com

Billet du 23 mars 2023

Primevères

au menu d’aujourd’hui :
– notre déménagement de Maclas (Chorée) à Maclas (Goely)
– la fête Rev’Nature à Reventin (Isère)
– la pose de la bâche sur la serre à Goely et nos semis
– la fête des semences paysannes à Marcilly-le-Chatel
– une formation de base sur les semences paysannes

Nous avons quitté avec une certaine nostalgie le lieu où nous avons cultivé depuis 2016 : adieu les vergers qui nous entouraient et les copains qui les cultivent, les merisiers et pruniers où on se servait au passage à la belle saison, le sorbier domestique imposant qui abritait nos tris de graines.
Mais bonjour à ce nouvel environnement que nous allons découvrir progressivement.

La fête de Rev’Nature en Isère a tenu ses promesses, accueil chaleureux et échanges fructueux. Et repas partagé qu’on peut qualifier de gastronomique. On reviendra !

On quitte Chorée
Visiteurs à Reventin


Le 6 mars, nous avons été nombreux.ses pour la pose de la nouvelle bâche à Goely.

La précédente a été arrachée par le vent l’an dernier. C’est là que nous allons cultiver, en partie sous la serre, en partie sur le terrain à gauche. On débroussaille et on enlève les bâches au sol. Pendant ce temps les hommes redressent les arceaux et les fixent.

Une fourche comme levier … Pendant ce temps, Obélix, dit Obi, chasse le rat taupier, la bestiole qui adore grignoter les racines de légumes, autrement dit l’ennemi ultime du jardinier. Deux rats en moins de 2 heures. Ça veut dire soit qu’il est un excellent chasseur, soit qu’ils pullulent.
Nous, on ne chôme pas non plus. La bâche de la serre est déroulée. Comment va se passer la suite ?

Étalée, tirée, posée, vite fait bien fait grâce aux instructions d’O. Plaisir d’y être arrivé, plus facilement que prévu. Faut dire qu’avec 14 personnes, on n’a (presque) pas de mérite. Il ne reste plus qu’à attacher avec des câbles.
Nous avons eu une météo idéale. Grand ciel bleu, pas de vent.
Après, repas partagé chez F. , première terrasse de l’année. La vie est douce parfois, et la convivialité ne nuit pas à la biodiversité…





Lundi 13 mars, nous avons semé tomates, poivrons et laitues, qui seront plantés et cultivés par notre petit collectif à Goely (Maclas).
Tout ça va lever dans les plaques d’alvéoles, qui sont hébergées comme chaque année par JC dans sa véranda.

Souvent on nous demande quand semer.
Nous semons les tomates à la mi-mars en alvéoles, graine par graine, gardées en véranda où il fait lumineux et plus frais que dans la maison. Idem pour les poivrons, mais ils ont besoin de plus de chaleur pour lever rapidement (8 à 10 jours).
Le repiquage se fait en godets environ un mois plus tard, et nous les mettons sous abri en surveillant le risque de gel.
Enfin un mois après, plantation en pleine terre, soit la première quinzaine de mai.

Attention : ces dates conviennent à nos conditions locales : 400 à 600 m d’altitude dans le couloir rhodanien, donc moins frais que dans certains coins de la Loire. Pour être sûrs du calendrier qui convient à votre jardin, renseignez-vous auprès de vos voisins et notez vos dates de semis, etc. pour ajuster le tir l’année suivante.

Il y avait foule ce samedi à la fête annuelle des semences paysannes à Marcilly-le-Chatel.

L’espace grainothèques et troc a eu beaucoup de succès.
Mais nous avons parfois manqué de temps pour échanger avec les nouveaux visiteurs sur la spécificité d’une mais des semences paysannes..
Et en particulier sur : quoi parle-t-on quand on parle de semences paysannes? Est-ce la même chose quand on parle de variétés anciennes ? On ne les trouve pas dans le commerce ?
Une infographie du Réseau Semences Paysannes, dont la MS Loire est membre, permet de se faire une idée des dimensions multiples des semences paysannes. Vous la trouvez ici.





Dernière information, mais pas la moindre : une formation organisée en avril. Voici la présentation par la Maison des Semences organisatrice :

Dans le cadre de ses activités, la Maison des Semences Paysannes Maralpines a à cœur la diffusion des savoirs et savoir-faire relatifs aux semences paysannes. Pour cela, nous lançons cet nouveau cette année un cycle de formations en ligne à prix libre. Cette formation est destinée aux jardiniers, aux maraîchers et aux citoyens qui veulent explorer le monde fascinant des graines sans avoir de prérequis de base.

Pour en savoir plus, et s’inscrire éventuellement, voir ici
Nous n’avons pas pu organiser cette année de formation sur la Loire, c’est pourtant bien utile même quand on sait déjà un peu faire.
Cette formation, en ligne, mais avec replay, et à prix libre offre de la souplesse et est une chance à saisir.

Pour les personnes qui détestent le tête à tête avec leur écran – et je suis bien placée pour les comprendre – pourquoi on n’organiserait pas de petits regroupements de personnes intéressées qui visionnerait ensemble et échangeraient ensuite sur leurs pratiques ? Organisez-vous avec vos contacts et envoyez un petit message sur ce blog, si vous vous inscrivez, svp!

msloirepilat

Billet du 23 mars 2023

Primevères

au menu d’aujourd’hui :
– notre déménagement de Maclas (Chorée) à Maclas (Goely)
– la fête Rev’Nature à Reventin (Isère)
– la pose de la bâche sur la serre à Goely et nos semis
– la fête des semences paysannes à Marcilly-le-Chatel
– une formation de base sur les semences paysannes

Nous avons quitté avec une certaine nostalgie le lieu où nous avons cultivé depuis 2016 : adieu les vergers qui nous entouraient et les copains qui les cultivent, les merisiers et pruniers où on se servait au passage à la belle saison, le sorbier domestique imposant qui abritait nos tris de graines.
Mais bonjour à ce nouvel environnement que nous allons découvrir progressivement.

La fête de Rev’Nature en Isère a tenu ses promesses, accueil chaleureux et échanges fructueux. Et repas partagé qu’on peut qualifier de gastronomique. On reviendra !

On quitte Chorée
Visiteurs à Reventin


Le 6 mars, nous avons été nombreux.ses pour la pose de la nouvelle bâche à Goely.

La précédente a été arrachée par le vent l’an dernier. C’est là que nous allons cultiver, en partie sous la serre, en partie sur le terrain à gauche. On débroussaille et on enlève les bâches au sol. Pendant ce temps les hommes redressent les arceaux et les fixent.

Une fourche comme levier … Pendant ce temps, Obélix, dit Obi, chasse le rat taupier, la bestiole qui adore grignoter les racines de légumes, autrement dit l’ennemi ultime du jardinier. Deux rats en moins de 2 heures. Ça veut dire soit qu’il est un excellent chasseur, soit qu’ils pullulent.
Nous, on ne chôme pas non plus. La bâche de la serre est déroulée. Comment va se passer la suite ?

Étalée, tirée, posée, vite fait bien fait grâce aux instructions d’O. Plaisir d’y être arrivé, plus facilement que prévu. Faut dire qu’avec 14 personnes, on n’a (presque) pas de mérite. Il ne reste plus qu’à attacher avec des câbles.
Nous avons eu une météo idéale. Grand ciel bleu, pas de vent.
Après, repas partagé chez F. , première terrasse de l’année. La vie est douce parfois, et la convivialité ne nuit pas à la biodiversité…





Lundi 13 mars, nous avons semé tomates, poivrons et laitues, qui seront plantés et cultivés par notre petit collectif à Goely (Maclas).
Tout ça va lever dans les plaques d’alvéoles, qui sont hébergées comme chaque année par JC dans sa véranda.

Souvent on nous demande quand semer.
Nous semons les tomates à la mi-mars en alvéoles, graine par graine, gardées en véranda où il fait lumineux et plus frais que dans la maison. Idem pour les poivrons, mais ils ont besoin de plus de chaleur pour lever rapidement (8 à 10 jours).
Le repiquage se fait en godets environ un mois plus tard, et nous les mettons sous abri en surveillant le risque de gel.
Enfin un mois après, plantation en pleine terre, soit la première quinzaine de mai.

Attention : ces dates conviennent à nos conditions locales : 400 à 600 m d’altitude dans le couloir rhodanien, donc moins frais que dans certains coins de la Loire. Pour être sûrs du calendrier qui convient à votre jardin, renseignez-vous auprès de vos voisins et notez vos dates de semis, etc. pour ajuster le tir l’année suivante.

Il y avait foule ce samedi à la fête annuelle des semences paysannes à Marcilly-le-Chatel.

L’espace grainothèques et troc a eu beaucoup de succès.
Mais nous avons parfois manqué de temps pour échanger avec les nouveaux visiteurs sur la spécificité d’une mais des semences paysannes..
Et en particulier sur : quoi parle-t-on quand on parle de semences paysannes? Est-ce la même chose quand on parle de variétés anciennes ? On ne les trouve pas dans le commerce ?
Une infographie du Réseau Semences Paysannes, dont la MS Loire est membre, permet de se faire une idée des dimensions multiples des semences paysannes. Vous la trouvez ici.





Dernière information, mais pas la moindre : une formation organisée en avril. Voici la présentation par la Maison des Semences organisatrice :

Dans le cadre de ses activités, la Maison des Semences Paysannes Maralpines a à cœur la diffusion des savoirs et savoir-faire relatifs aux semences paysannes. Pour cela, nous lançons cet nouveau cette année un cycle de formations en ligne à prix libre. Cette formation est destinée aux jardiniers, aux maraîchers et aux citoyens qui veulent explorer le monde fascinant des graines sans avoir de prérequis de base.

Pour en savoir plus, et s’inscrire éventuellement, voir ici
Nous n’avons pas pu organiser cette année de formation sur la Loire, c’est pourtant bien utile même quand on sait déjà un peu faire.
Cette formation, en ligne, mais avec replay, et à prix libre offre de la souplesse et est une chance à saisir.

Pour les personnes qui détestent le tête à tête avec leur écran – et je suis bien placée pour les comprendre – pourquoi on n’organiserait pas de petits regroupements de personnes intéressées qui visionnerait ensemble et échangeraient ensuite sur leurs pratiques ? Organisez-vous avec vos contacts et envoyez un petit message sur ce blog, si vous vous inscrivez, svp!

Billet du 27 septembre 2020


samedi 3 octobre de 10h à midi : troc de plantes et de graines à La Faverge à Pélussin, en extérieur, sous un auvent si besoin. Prévoir des vêtement chauds … et le masque!
dimanche 11 octobre toute la journée : foire bio à Pélussin, voir le programme.
Pour l’instant, ces dates sont maintenues.

Nous avons attendus à la serre que l’orage passe.


La production de tomates est en baisse ; les variétés qui produisent encore pas mal sont : la petite ronde Violet Jasper, Wes, une bonne cœur de bœuf rose, Tadjik, une grosse tomate à farcir, la jaune Téton de Vénus.


Nous avons semé trois variétés de laitue d’hiver ; il faut attendre la fin des grosses chaleurs, car les laitues ne germent pas au dessus de 25°C. Les variétés d’hiver sont résistantes au froid même sans abri – mais pas s’il fait -15°C pendant 10 jours, bien entendu!
Et on peut en manger au début du printemps, ce qui est agréable au sortir de l’hiver. Pour la récolte des graines, il faudra attendre juin-juillet.

Beaucoup de jardinier.e.s ont eu des déconvenues encore cette année. Même si on a de l’eau à foison pour arroser son jardin, à une certaine température ça ne suffit pas.
Il faut savoir que l’évapotranspiration est très importante quand il fait chaud. L’évapotranspiration est la quantité d’eau qui s’évapore dans l’atmosphère à partir du sol et par la transpiration des plantes. Elle augmente quand l’air est sec. En été, 12 mm de pluie repartent dans l’atmosphère en 1 à 2 jours. On comprend mieux pourquoi nos jardins manquent d’eau!
Pour comprendre la relation subtile entre les plantes et l’eau, le soleil, le vent, … lisez l’article de Wikipédia Transpiration végétale et lisez ou écoutez la chronique de Marc-André Selosse Comment les plantes se servent de l’eau ? Ce chercheur passionnant a travaillé sur la vie du sol, et il tient tous les mercredis une chronique de 3 mn sur France-Inter.
Vous n’aurez pas plus de légumes, mais vous saurez pourquoi.

Et il y a des moyens de réagir face à la sécheresse et la chaleur excessive. Nous tâcherons de rassembler des témoignages sur notre stand de la Foire Bio du Pilat, celle qui est mentionnée en début de billet.

Le prochain rendez-vous à Chorée, pour continuer à récolter, sera entre lundi 5 et mercredi 7 octobre à partir de 14h jusqu’environ 16h30.

Billet du 19 septembre 21

Laitue en train de faire des petits

Au sommaire de ce billet :
– les activités à Chorée le 7 septembre
– un point sur tomate et mildiou
– événements à Pélussin : troc plantes et graines le 2 octobre et foire-marché bio le 10 octobre

A Chorée :

Une belle petite escouade jardinière ce 7 septembre, soleil et douceur de l’air.
Du coup, comme il n’y avait pas trop à faire pour les onze personnes présentes, nous avons pris le temps de nous transmettre des savoirs sur les insectes – sous la haute autorité de Joss – et sur la pollinisation des fleurs de tomate.
Et, en chemin vers la parcelle, nous ne nous sommes pas privé.e.s de partager nos enthousiasmes et nos dépits de jardin et de deviser tranquillement sur tout et rien.

inutile de légender
chenille géomètre
et ça , on l’appelle comment ?

Peu de désherbage cette fois-ci, mais par contre, un travail qui attendait depuis quelque temps : couper (à nouveau) les ronces qui bordent l’intérieur de la serre, menaçant de crever la bâche. La vitalité de cette plante est bien connue : elle s’enracine par l’extrémité de ses tiges dès qu’elles touchent terre ; bien cramponnée celle-là!
Ph et V s’y sont collé, à la machette.

Tomate … et mildiou :

Le volume de récolte de tomates continue à décroître lentement de semaine en semaine : 19 kilos, puis 36, puis 49, puis 42, enfin 31 le 7 septembre. Le pic étant le 23 août. L’automne pointe son nez.
L’essentiel de notre production est dans la serre, qui est couverte mais ouverte à tous les vents. Là, nous n’avons eu pas eu de mildiou car les plants n’ont pas été mouillés , mais par contre ceux qui étaient dehors ont été des hôtes parfaits pour ce champignon, qui est tout de même moins apprécié par nous autres pauvres humains que les cèpes ou les girolles.

Les variétés en pleine croissance au moment des chutes de pluie abondantes ont assez bien résisté, je l’ai constaté dans mon jardin. La vitalité d’une plante joue, comme toujours un rôle important dans la résistance à une maladie, et cette vitalité dépend principalement de la qualité des graines et de celle du sol, en plus du moment du cycle végétatif.
Le champignon prolifère dans un milieu humide, d’où l’importance d’espacer les plants pour favoriser l’aération. Mais quand il pleut sans discontinuer, pas de répit : la récolte entière peut être anéantie.

Les questions que vous auriez pu vous poser :
– Peut-on prélever des graines sur une tomate saine venant d’un pied attaqué par le mildiou? D’après le célèbre Pascal Poot, la réponse est oui (info transmise par des artisans-semenciers de notre connaissance). A vous de voir si vous voulez essayer, et partager ensuite votre expérience.

– Une tomate provenant d’un pied atteint par le mildiou reste-t-elle comestible? Oui si elle est juste un peu atteinte, d’après plusieurs sites ; il faut évidemment enlever largement la partie atteinte, mais dans le doute jetez !

Ailsa Craig infestée en août, mais qui a produit près de 10 kg ces derniers 15 jours
la récolte du 7 septembre

Événements :

  • Un troc de plantes et de graines aura lieu à Pélussin, à la Faverge le samedi 2 octobre entre 10h et midi.

    En automne, c’est le moment de diviser vos vivaces à fleurs ou potagères et de donner le surplus en ayant l’occasion de repartir chez vous avec le surplus d’autres amateurs.
    Et aussi d’échanger les graines que vous avez récupéré récemment. Étiquetez le tout (nom de la variété, l’année et le lieu de récolte, votre nom …) : ça facilite les échanges.
  • La foire bio de Pélussin se transforme en marché donc pas de passe sanitaire demandé), le dimanche 10 octobre toute la journée.

    La Maison de la Semence de la Loire y tiendra un stand où vous pourrez adopter des semences paysannes et rencontrer les bénévoles.
    Il y aura un déstockage de graines de la grainothèque ; profitez-en.



    Prenez soin de vous, et des autres!



Billet du 27 novembre 2022

Mi-septembre : ce cerisier tout chamboulé par les grandes chaleurs

Au programme de ce billet :
– des vidéos sur divers sujets pour qui jardine
– des conseils de jardinier sur la sécheresse et la canicule
– la vie de notre collectif de Chorée depuis aout

A Pélussin, 600m d’altitude, début août : jusqu’à 37°C le jour et 23°C la nuit. Mi-novembre respectivement 9°C et 3°C . Tout le vivant fait comme il peut, et nous les humains subissons aussi ce que le système produit.

A l’approche de l’hiver, on est d’avantage à la maison, une occasion de regarder des vidéos bien intéressantes :

  • une conférence de Pierre-Henri Gouyon qui explique les mécanismes à l’origine de la biodiversité (j’ai trouvé son exposé très éclairant), mais aussi le rôle primordial des pesticides dans l’effondrement de la biodiversité ; il dénonce aussi la ‘fabrique du doute’ dans la production scientifique pour noyer le rôle des pesticides dans un océan de causes diverses.

  • Un documentaire sur le beau travail de semenciers et maraîchers du sud-est de la France pour faire vivre les semences paysannes de la terre à l’assiette (gourmande de préférence). Nous nous sentons très proches de cet esprit, adapté aux jardiniers amateurs en ce qui nous concerne.
    Attention, ce lien est peut-être éphémère, car il provient d’un reportage réalisé par FR3.

  • Enfin, en prévision de la prochaine canicule, vous pourrez méditer sur la vidéo de Terre Vivante où David présente ses succès et ses échecs pour s’adapter à la sécheresse et à l’extrême chaleur de cet été.

Et puis des lectures :

  • les conseils avisés de CH L, de la MS lors du dernier CA :

Semis en pot ou terrine plutôt qu’en pleine terre, de plantes difficiles à lever en sec : persil, salade, celeri, rave, poirée…puis repiquage.

Semis en octobre ou en novembre plutôt qu’en mars de : pois, fève, laitue


Semis des plantes gourmandes en eau derrière des tuteurs destinés aux pois et haricots grimpants.
J’essaierai, en 2023, des semis derrière un palissage de framboisiers.


Utilisation des eaux ménagères de rinçage (vaisselle, légumes…) pour l’arrosage au pied des plantes
(tomates…)


Je fabrique des godets en carton à l’aide des rouleaux de papier toilettes (voir youtube) pour le repiquage de salades notamment, le carton conservant assez bien l’humidité.


Pour les petits fruits, framboisiers, cassissiers : un gros matelas d’écorces, sciure, BRF, reconstituant leur milieu naturel de sous bois.


Sous le cerisier : un tas de compost pour les cucurbitacées (attention aux limicoles)


Des plantes perpétuelles ou pluri-annuelles : basilic du Kilimandjaro, persil plat, livèche (remplace les
feuilles de céleri), oignons rocamboles.


Utilisation d’extrait fermenté de bardane : il permet de réguler l’ouverture et la fermeture des stomates qui se trouvent sous les feuilles. Les stomates restent fermés en cas de stress hydrique.


Traitement sur le sol lors d’une sécheresse en cours ou en foliaire préventivement à celle ci.
J’utilise de la poudre de basalte pour renforcer les plantes. On obtient une augmentation du
paramagnétisme ; plus un sol est paramagnétique, plus il y a de vie dans le sol. Ce serait un complément idéal aux amendements organiques et indispensable lorsque l’on utilise un paillage sec.
PS : J’en propose à la vente sur le Bon Coin, au profit du Secours Populaire.


Contacter le blog si vous voulez poser une question à Ch L, je transmettrai.
Son livre de référence : Les alternatives biologiques aux pesticides, de Eric Petiot et Patrick Goater, ed Terran


A Chorée, depuis mi-août, notre petit collectif a récolté, trié, nettoyé la serre pour l’hiver.

Le 23 août, des poivrons des graines d’oignon, et des tomates.
La récolte de tomates a été maigre cette année, le sol pas assez riche. Après la récolte exceptionnelle de l’an dernier, due à la fumure par les poules confinées (elles aussi !), on a peut-être eu un retour de balancier.
La récolte du 2 novembre est nettement moins colorée ; on a ramassé tout ce qui restait : les tomates dont la variété ananas, excellente mais tardive, qui va finir de mûrir au chaud et les poivrons et piments, cuisinés vite fait bien fait. Rien ne se perd.

D’août à novembre, beaucoup de tri de graines, dans une ambiance sympa à l’ombre du sorbier domestique de la ferme, une espèce remarquable devenue rare, un bois plus dur que le chêne.
Avec la froidure actuelle, j’ai du mal à m’imaginer le bonheur de trier en papotant à coup de jus de pomme tout en se protégeant du soleil.

J CL a inventé une technique de tri humide pour le basilic, en faisant rouler les graines rondes sur un plan incliné humide ; les brindilles et poussières restent accrochées, les graines dévalent.
Les plus patient(e)s trient presque graine par graine …

Enfin, cette année, nous avons particulièrement aimé pour leur abondance et leur goût : Joyau d’Oaxaca à la production et aux saveurs généreuses, la petite Galina universellement appréciée pour son fruité sucré, et Black Seaman, plus sombre, avec un parfum riche et velouté.
Mais dans nos jardin respectifs, nous avons fait aussi des trouvailles, qui feront surface dans la prochaine édition du catalogue.

Parmi les autres légumes, un haricot aux grains magnifiques, identifié comme ‘Oeil de Tigre’, venu d’Amérique du Sud, que nous devrons multiplier l’an prochain avant de l’inscrire dans la grainothèque, car nous sommes partis cette année de 19 graines. Il est prometteur : productif et goûteux.
Puis les poivrons d’Annie, notre principale pourvoyeuse en graines de tomate, en particulier Ariane, orange et précoce, et le poivron-tomate, pour épater les amis, mais pas que. Ceux-là figureront dans le catalogue.

Les prochaines étapes avant de refaire des semis à partir de février-mars, sont comme chaque année :
l’inventaire de la grainothèque, car il y a eu des distributions de graines et l’arrivée des graines produites en 2022.
le bilan de l’année écoulée et les choix de culture pour 2023 ; ça aura lieu le 10 décembre.
– le choix de dates en janvier et février ou mars pour l’ouverture de la grainothèque.
– la participation à la Fête des Semences de Marcilly-le-Chatel en mars.

D’ici là, prenez soin de vous, hibernez, faites des projets, en somme vivez.
Vos commentaires et questions sont les bienvenus.

msloirepilat

Billet du 22 août

Toutes les fleurs sont belles si on les regarde de près. Ici une fleur de poivron, abritée par de larges feuilles

Me voilà de retour, après une interruption de 6 mois !
Des raisons variées à ce silence : des soucis de santé passagers, la récupération que je me suis généreusement octroyée, puis le confort de ne pas avoir chaque semaine à écrire un texte, choisir et redimensionner des photos, le refus de rentrer dans une routine quand je ne voyais pas de choses très intéressantes à raconter, puis l’habitude installée, les grandes vacances, quoi.

Mais, pendant ce temps, nous, les bénévoles, sommes allé.e.s à Chorée pour cultiver dans le but de récolter des graines pour la Maison de la Semence de la Loire. Toujours le même bonheur de nous retrouver, semaine après semaine.
Je vais essayer de rendre compte de ce qui a été fait.

Le choix des graines cultivées cette année étant fait depuis longtemps, nous avons commencé par préparer le terrain : labour, grelinage des lignes de semis, paillage.

préparation de la mini serre le 8 avril

Le 12 mars nous avons semé les tomates , en même temps que les poivrons et les oignons dans des alvéoles. Ces semis ont été élevés par JC dans sa véranda pendant un mois, puis nous les avons repiqués dans des godets le 13 avril.
Nous avions installé une semaine plus tôt un abri, une sorte de mini-serre sous la serre, pour les accueillir et les habituer au soleil et aux variations de température.

repiquage le 13 avril
la mini-serre bien garnie

Cette année nous avons planté environ 75 pieds de tomates, de 15 variétés différentes.
L’ étiquetage minutieux (on met l’étiquette avant de planter pour être sûr de ne pas oublier), ainsi que les godets de la même couleur pour une même variété , ça nous a permis d’éviter les mélanges sauf pour 1 ou 2 pieds égarés parmi des cousines.
Nous découvrons des variétés que nous ne connaissions pas ou peu.

Ananas
Black Seaman
Galina
Joyau d’Oaxaca
White queen
Vintage Wine

Quand nous avons fini les diverses tâches, il nous arrive de faire une petite dégustation, non pas de vin mais de tomates, et si presque toutes nous ont plu, par leur douceur, leur riche palette, leur fruité délicat ou explosif, la jolie Vintage Wine nous a déçu : fadasse, à coté des autres. Mais faut dire qu’on est gâtés question goût.
Cette année, la récolte de tomates s’annonce maigre, à cause des températures souvent très élevées. Les plants survivent, mais ne produisent pas de fleurs nouvelles. Pas de fleurs, pas de fruits. Avec le rafraîchissement elles semblent vouloir refleurir. C’est le cas pour plusieurs autres légumes, dont des haricots – ceux qui ne sont pas tout bonnement grillés.

La gestion de la végétation foisonnante nous a bien occupé.e.s. [Je mets le féminin, car il y a une majorité de femmes bénévoles, même si les hommes présents font largement leur part].
Nous avons pris le parti de couper les plantes sauvages (en laissant la racine pour alléger le sol, sauf pour l’ambroisie), au moins à proximité de nos plantations.

la serre en mai
le plein champ en mai
la serre début juillet

Nous avons parfois hésité à laisser la végétation monter, pour la fraîcheur et l’ombre qu’elle apporte.


Mais ce pied de chénopode, nous l’avons laissé, car il était un HML à pucerons, ce que les coccinelles du coin n’avaient pas manqué de repérer. Si on veut que les coccinelles soient présentes, il faut bien qu’elles aient à manger.

Alors on a pas besoin d’acheter des coccinelles asiatiques. La nature fonctionne gratuitement.

Poivron d’Ampuis qui ne ressemble pas à un poivron d’Ampuis.
peu de haricots Thévenet levés
précieuses graines à ressemer l’an prochain

Dans la série ‘on ne réussit pas à tous les coups’ : le poivron d’Ampuis, un trésor local, n’a pas l’aspect que nous lui connaissons, petit et cubique. Il nous faudra retrouver de la graine fiable pour l’an prochain.
Quand au haricot ‘Tamaillon-Thévenet’, un nain sans fil très bon, nos dernières graines, bien conformes elles, n’ont germé qu’à environ 5-10%. Sans doute elles avaient largement perdu leur pouvoir germinatif ; en moyenne la durée germinative des haricots est de 3 ans. Nous ressèmerons l’an prochain toutes les graines de ce beau haricot que nous récolterons.

Heureusement nous avons eu plus de motifs de nous réjouir que d’échecs.

pois serpette d’Auvergne prêts à récolter
poivron Prima Bell prometteur
oignon doux de Tarassac
basilic Grand Vert
haricot à écosser d’Echenans
laitue d’Unieux qui s’est ressemée toute seule

Quelques belles récoltes :
Les pois chiches ont bien supporté la canicule. Belle récolte de 900 grammes!

pois chiche tout jeune
prêt à récolter
tri des pois chiches

Le persil, semé en mars 2021, faisait de belles touffes en avril 2022. En mai, il a commencé à fleurir.
Après avoir attendu que les graines soient matures, càd bien sèches et prêtes à tomber, nous les avons récolté fin juillet et les avons trié, gros travail car elles se séparent mal des brindilles où elles sont accrochées. Récolte de près de 400 grammes, soit pas loin de 20 000 graines.
Heureusement, nous étions sous le sorbier, qui abrite nos tris et nos petits apéros (jus de pommes de la Ferme au Mille Fruits!)


Voilà l’essentiel des 21 demi-journées où nous nous sommes retrouvé.e.s depuis début mars.
La grainothèque de la Maison de la Semence de la Loire ne pourrait exister sans ce travail collectif bénévole à Chorée, grainothèque dont le catalogue est aussi alimenté par les apports en graines des jardiniers qui veulent (et peuvent, quand tout va bien !).

msloirepilat

Billet du 23 février 22 :

Accueil à la serre avec des fleurs (bec de grue, erodium cicutarium)

Outre le récit de notre premier rendez-vous de l’année à Chorée, retrouvez nos dates :

6 mars : stand MS Loire à Rev’Nature à Reventin en Isère, (9h-13h). Il y aura d’autres animations – voir dans le lien.
12 mars : nouvelle et dernière ouverture de la grainothèque à Pélussin dans le Pilat. Faites le savoir autour de vous. S’inscrire ici.

19 mars : Fête des semences paysannes à Marcilly-le-Chatel. C’est la Fête annuelle de la Maison de la Semence, pour enfin se retrouver, après 2 ans, avec un programme varié et joyeux.

Trocs de graines et de plants sur le Pilat : un à Pélussin le 2 avril, l’autre à Annonay le 16 avril.
Plus d’infos courant mars.

Lundi dernier, c’était notre premier rendez-vous de l’année sur le terrain. Quelque brouhaha pendant le temps d’information sur les nouveautés était le signe du plaisir de se retrouver.

Cette année, nous avons décidé collectivement de ne pas cultiver à la parcelle près du ruisseau, parce que nous n’arrivons pas à gérer l’enherbement, qui a été intense en ce 2021 assez pluvieux. A la place, nous allons cultiver derrière la serre, utiliser l’espace de la serre un peu plus, avec 5 rangées de culture au lieu de 4, et nous reconduisons l’essai de paillage diversifié sur les tomates.
Des variétés de tomates orphelines de notre collection ont trouvé parrain et marraine dans nos jardins respectifs. Toutes belles et bonnes. Par exemple :

black zebra cherry
Cherokee purple
green cherry

Nous avons ensuite mis la main à la pâte, ou plutôt à la paille : il fallait dégager le sol de la serre pour le préparer pour les prochaines cultures. Nous planterons d’abord nos chers oignons patate et les pois régionaux ‘Serpette d’Auvergne’. Pour cela, nous avons pris date le 1er mars.

dépaillage
le persil a bien passé l’hiver

Le persil a été semé début avril 2021, repiqué puis planté. Quelques pieds ont été mangé par la racine – il y a des bêtes bien vivantes, rats taupiers ou autres, qui préfèrent ça plutôt que manger les pissenlits par la racine. Heureusement, ils nous en ont laissé une quantité raisonnable de pieds, dont nous espérons récolter cette année les graines (le persil est une bisannuelle, son cycle complet s’étale sur 2 ans). Notre tentative de 2018 avait été anéantie intégralement par des rats taupiers, bien identifiés cette fois-là. Dur-dure la culture !

Ensuite, la terre a été aérée. On voit la différence entre les deux endroits, dont l’un n’a jamais été cultivé. Devinez lequel.
On va bichonner le sol de la serre, d’abord en l’arrosant copieusement, puis en lui donnant de la laine de mouton, un engrais organique longue durée. Et on re-paillera.

hors la serre
dans la serre

Dans nos jardins respectifs, nous commençons doucement les semis. Par exemple : à l’intérieur, les poivrons qui sont longs à germer, sauf dans un coin bien chaud, puis viendront les tomates, mi-mars.

Pour tous les légumes, on gagne à être au courant de la température optimale pour avoir une germination rapide et donc bonne. Le poivron lui, il met 25 jours à germer à 15°C, tandis qu’à 25°C il met 8 jours. Ben oui, il a gardé de ses origines d’Amérique centrale et du sud le souvenir de la chaleur locale, même importé en Espagne depuis 1493, dixit Wikipedia .
Jardiner n’empêche pas de s’intéresser à l’histoire, des plantes par exemple.
Vous trouverez les températures optimales de germination pour tous les légumes courants, dans l’onglet ‘fiches semences‘ de ce blog, document ‘tests de germination‘.

Alors, à vous aussi, bon début d’année au potager!
Vos commentaires et questions sont les bienvenus.

msloirepilat

Billet du 4 novembre 21

Encore quelques fleurs pour nourrir les abeilles solitaires

Au programme de ce billet :
– passé : le marché-foire bio de Pélussin du 10 octobre
– à venir : L’AG de la Maison de la Semence de la Loire du 27 novembre
– nos travaux à Chorée
– les graines produites dans nos jardins pour la MS Loire

La foire bio de Pélussin 2021

Cette année, elle a pris la forme d’un marché, en extérieur, avec stands de producteurs et stands d’associations ainsi que des animations (détails ici). Du coup, pas besoin de passe sanitaire.

Nous étions nombreux à nous partager la tenue du stand, ce qui était à la fois agréable et formateur pour les ‘nouveaux’. L’intérêt pour les semences paysannes est toujours grand et nous avons rencontré, comme chaque fois, des gens bien intéressants.

AG de la Maison de la Semence de la Loire

le samedi 27 novembre 2021 de 10H à 17H à la ferme du Treuil, 148 chemin du Treuil, 42330 CHAMBOEUF.
Pour midi : repas partagé (chacun-e apporte quelque chose…)

Ordre du jour :
De 10H à 12H30 :
– Rapport d’activité et projets de la Maison de la semence dans les différents secteurs du département.
– Rapport financier
– Renouvellement du conseil d’administration.

Pour voter, les membres de l’association devront être à jour de la cotisation 2021 (5 €).
Si vous êtes dans l’impossibilité de participer à l’AG, vous pouvez donner votre pouvoir à un autre membre de l’association en téléchargeant le formulaire et en le renvoyant avant le 24 novembre par mail à l’adresse : msloire.pilat@gmail.com

De 14H30 à 17H :
– actualisation du document de présentation de la Maison de la Semence
– information sur la 7ème fête des semences paysannes (qui n’a pu avoir lieu en 2020 et en 2021) qui se tiendra le samedi 19 mars 1922  à la Ferme Grenier à Marcilly le Châtel. Fête dont le thème principal sera les semences paysannes et le changement climatique.
– Présentation du projet de la Ferme du Treuil.
– Information sur l’état des choses concernant les OGM.
– Questions diverses

L’assemblée générale sera l’occasion d’une distribution de semences, à semer maintenant ou en fin d’hiver. Chacun-e peut bien sûr aussi apporter des semences.

Pour le conseil d’administration,
Roger Dubien-Chevalier

A Chorée

Nous y étions le 22 octobre. Peu de choses à faire sur place, la végétation accompagne la descente du soleil sur l’horizon et se replie tout doucement.

Encore quelques tomates, du basilic Grand Vert mis à maturer dans des sacs papier suspendus dans la serre.
JC a trié sommairement le basilic thaï, qui lui était sec, pour l’emporter et le trier finement chez lui.
Et comme il restait pas mal de temps, nous avons rangé ce qui traîne dans la serre depuis le début de la saison – car nous n’avons jamais le loisir de le faire, et là, il y avait du boulot, fait dans la bonne humeur comme d’hab.

qq variétés produisent encore bien
quel bazard! quel sérieux!
voile anti-insectes et non future robe de mariée

Nos jardins travaillent pour la MS Loire

Cette année, nous avons développé la culture dans nos jardins particuliers pour produire des graines pour la MS Loire ; j’ai appelé ça ‘la culture hors les murs’ (de Chorée) ; ça va de Vienne à Annonay, en passant par Chavanay, Pélussin, Roisey, Maclas, mais aussi St Paul-en-Jarez, St Georges-en-Couzan vers le nord du département, et d’autres endroits sûrement …
Il y a une grande diversité d’espèces : courge, courgette, concombre, pois, haricot, pois chiche, laitue, poivron, et bien sûr nos chères tomates, nos plus grosses tomates cultivées à l’écart des autres pour éviter les risques de croisement.
Repiquées récemment, 4 variétés de laitues d’hiver sont cultivées dans nos jardins.
L’avantage est que la culture est mieux suivie qu’à Chorée où nous n’y allons jamais plus d’une fois par semaine, puisqu’il suffit de quelques pas hors de la maison pour aller prendre des nouvelles des pensionnaires et intervenir si nécessaire.

Et en plus on apprend, à ses dépends, et avec les conseils des autres.
Voici par exemple le récit de Joss sur ‘sa’ tomate :
J’ai cultivé des Dwarf champion, grosse tomate rouge. J’ai fini aujourd’hui 19 octobre. J’ai arraché les plants. Pour faire des graines j’ai laissé mûrir les tomates, bien rouge.

les plants le 7 avril
début août, plein sud
début septembre
ça veut rougir

première récolte le 13 septembre
toutes les graines, le 19 octobre

Ma conclusion : j’ai fait les plants trop tôt fin mars ! En 2022, ce sera après le 15 ou 20 avril… car les plants ont été très vite grands. Ensuite début mai en terre, pluie et froid… par chance pas de mildiou. Je n’ai rien traité. Plantées plein sud, elles ont mis longtemps à grossir. Les premières à rougir, je les ai récoltées le 13 septembre. Mais quelle taille, plus de 400g par tomate! Une fois parties, elles ont bien donné.
Avec les tomates vertes j’ai fait la confiture que j’aime !


Et bientôt la recette …
Précisons que ces dates peuvent être valables pour un coin chaud comme Annonay. Chacun doit adapter ses dates de semis aux conditions locales, au besoin se renseigner auprès des voisins.

A plus !

msloirepilat

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