Billet du 14 juin 2023

Dans ce billet, je vous raconte les aventures des Goelistes d’avril à juin.
Nous avons mis un certain temps à nous adapter à notre nouveau lieu de culture. Il a fallu nous familiariser avec l’espace (500m² de terrain – on flottait un peu), l’exposition et l’ensoleillement, les prédateurs locaux, la nature du terrain …
La première plantation a été les poireaux semés l’an dernier, que nous avions mis en jauge après notre déménagement de Chorée. Le poireau est une bisannuelle qui fleurit et graine la deuxième année, donc en 2023 pour celui-ci.


Nous avons semé cette année un poireau d’hiver, qui fleurira en 2024 ; il ne se croisera pas avec le premier, grâce au décalage d’une année, que nous avons planifié. Jardiner, c’est s’organiser et anticiper, encore plus quand on veut produire des graines, où il faut tenir compte des croisements possibles avec d’autres variétés. Chaque légume a ses spécificités, que vous pouvez retrouver sur ce blog, dans les fiches semences par groupes de légumes.
Nous avons ensuite fait beaucoup de plants , en petites alvéoles puis en godets, pour finir par une grosse demi-journée de plantation des variétés soigneusement étiquetées d’une sorte d’aubergine, de 2 de poivrons, 5 de laitues, 11 de tomates (photo ci dessus, avant la répartition sur le terrain).
S’y ajoutent depuis : 2 types d’oignons, 2 de choux, une betterave et 4 haricots.
En plus, les bénévoles bien impliqués, et qui peuvent, ont adopté des variétés dans leur propre jardin.
Si tout va bien, nous ferons cette année une grosse contribution pour rajeunir la grainothèque !
En juin :




Nous sommes souvent une dizaine aux rendez-vous et de petites équipes se forment pour faire ci ou ça.
On en profite pour s’apprendre mutuellement de nouveaux trucs, comme ici le maniement d’un outil pour trancher l’herbe au raz du sol : bien pratique quand les herbes sont basses et pas trop denses, et ça a l’avantage de laisser les racines dans le sol, ce qui aère la terre et permet une meilleure pénétration de l’eau. Il faut juste trouver la bonne inclinaison du manche pour que la lame soit bien à plat et l’effort réduit.

On fait un 8 horizontal avec le fil et on noue à la bonne longueur pour ne pas étrangler le plant qui va grossir, grossir.
L’essayer c’est l’adopter !

Nous avons relevé le pan sud de la bâche pour laisser circuler l’air, ce qui limitera la prolifération de pucerons sur les tomates à l’intérieur, en tout cas on l’espère …

Sur le navire de Goely sur lequel les bénévoles sont embarqués, on fait avec les moyens du bord.
Pour retendre la bâche, un seul escabeau? On retourne la poubelle qui nous sert au tri des graines de laitues. Un peu de stretching et c’est bon.
L’équipe est pleine de ressources, d’engagement, d’esprit coopératif. Un vrai bonheur !
Vos commentaires et questions sont les bienvenus .