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À partir d’avant-hierPermaculture Design

Comment réussir sa mare ou son bassin naturel ?

👉 Vous souhaitez réaliser une mare naturelle dans votre jardin en permaculture ? Retrouvez dans cet article l’essentiel de ce qu’il faut savoir :

  • les bienfaits et fonctions de la mare naturelle dans un jardin,
  • les étapes clés pour réussir sa mare naturelle,
  • la biodiversité présente dans et autour d’une mare naturelle,
  • une vidéo et des conseils de lectures pour aller plus loin.

Dans la nature, la mare est un biotope indispensable à de nombreuses formes de vie aussi bien végétale qu’animale.

La richesse de la biodiversité que l’on peut y observer est tout bonnement impressionnante et contribue à l’équilibre et la résilience de tout l’écosystème qui l’entoure.

Imiter la nature étant un des fondements de la permaculture, nous ne pouvons que vous inciter à créer une mare naturelle dans votre jardin en permaculture.

Mais, pour réussir l’aménagement de sa mare naturelle afin qu’elle favorise au maximum cette biodiversité et s’intègre bien dans votre jardin, il y a des étapes à respecter, des astuces à connaître, des pièges à éviter…

On vous dit tout dans cet article !

Bienfaits et fonctions de la mare naturelle dans un jardin en permaculture

Les bienfaits de la mare naturelle

  • Le bienfait principal est clairement l’attraction de biodiversité.
    Cela augmente la résilience générale de votre écosystème en lui permettant d’accueillir ou attirer au moins temporairement des animaux auxiliaires de premier ordre.
    On pense ici aux crapauds friands de limaces, escargots et autres chenilles, aux salamandres qui se nourrissent, elles aussi, de limaces, coléoptères, araignées et autres insectes divers, aux libellules qui mangent entre autres moustiques, mouches, taons… sans parler des oiseaux et chauves-souris qui ont besoin des mares pour se désaltérer ou se nourrir.

✅ Retrouvez plus de détails sur la faune d’une mare naturelle plus bas dans cet article !

Libellule déprimée et grenouille verte dans une mare naturelle.
La mare naturelle, élément essentiel pour la biodiversité dans un jardin en permaculture. Ici une libellule déprimée et une grenouille verte profite du soleil !
  • Une mare naturelle apporte aussi une dimension esthétique indéniable à votre jardin.
    La mare, reflétant le ciel, invite à la rêverie et l’émerveillement.
    Elle peut être très esthétique et graphique grâce aux superbes plantes aquatiques ou semi-aquatiques que l’on peut y installer : nénuphars, lotus, iris d’eau, massettes, papyrus…
    La palette végétale dans et autour d’une mare est tellement vaste que vous y trouverez forcement les plantes qui vous feront rêver.

✅ Retrouvez plus de détails sur la flore d’une mare naturelle plus bas dans cet article !

  • La mare naturelle est un formidable outil pédagogique.
    Observer sa mare naturelle au fil des saisons est très instructif sur votre environnement et la vie qui l’occupe.
    Cela peut faire naître de très nombreux questionnements qui induiront des observations, des recherches passionnantes, des découvertes surprenantes
    Une mare naturelle nous offre tellement à apprendre sur la vie et sur la nature qu’il serait dommage de ne pas en profiter.
  • La mare naturelle nous reconnecte à la nature et la magie de la vie.
    Observer la vie d’une mare naturelle permet aussi de :
    • se reconnecter à la nature environnante, ré-enchanter son regard, s’émerveiller devant ce spectacle offert par la vie sauvage, de transmettre cette magie aux enfants.
    Si cela peut notamment leur donner envie de sortir voir en vrai des tritons, des grenouilles ou des libellules dans votre mare plutôt que de faire de la tablette en intérieur, vous avouerez que c’est déjà un atout remarquable !
Triton alpestre dans une mare naturelle
Triton alpestre photographié par Gilles Leblais dans une de ses mares naturelles. © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Les multiples fonctions de la mare naturelle

Principe de permaculture

Un élément remplit plusieurs fonctions

www.permaculturedesign.fr

En termes de design de permaculture, la mare naturelle est un élément multifonctions qui peut permettre de nombreuses synergies avec d’autres éléments de votre jardin.

En voici quelques exemples :

  • Une réserve d’eau, un moyen de stockage où peuvent arriver divers trop-pleins de cuve à eau de pluie, baissières ou autres.
  • Un élément de régulation thermique, créateur de microclimats, intéressant par exemple à proximité d’un élément devant être préservé des gros écarts de température (serre, buttes de cultures…).
  • Un élément réfléchissant la lumière, intéressant par exemple pour augmenter l’efficacité d’une composition végétale en forme de « piège à soleil ».
  • Un élément fournisseur de biomasse pour le mulch via les plantes aquatiques.
  • Un lieu de reproduction pour de nombreuses espèces animales dont de précieux auxiliaires du jardin.
  • etc.

C’est pourquoi nous recommandons souvent cet élément dans nos aménagements en permaculture comme dans notre potager de vivaces sur 12 m2, le Potager 3P, qui contient en son centre, une petite mare naturelle aux multiples fonctions.

Potager 3P avec petit bassin naturel au centre où pousse un nénuphar.
Exemple d’un Potager 3P mis en place par Audrey membre de cette formation en ligne : le petit bassin naturel au centre apporte ses bienfaits à l’ensemble de ce potager de vivaces.

Comment choisir l’emplacement de sa mare ?

  • Il peut arriver que le choix de l’emplacement soit une évidence pour vous.
    Il reste quand même important de toujours valider votre choix par un minimum de réflexion, ne serait-ce que pour vous assurer de :
    • pouvoir facilement l’approvisionner en eau
    • pouvoir gérer correctement son trop-plein
    • pouvoir creuser sans risques (attention à la présence de câbles, tuyaux ou autres canalisations dans le sol)
    • son temps d’ensoleillement minimum sur une journée qui doit être d’au moins 5 à 6 heures.
  • Quand le choix de l’emplacement est moins évident :
    Heureusement le design de permaculture met plusieurs outils à votre disposition pour définir l’emplacement qui vous conviendra le mieux selon vos objectifs et votre contexte.
    Parmi ces outils, on peut utiliser par exemple :
    • L’outil d’analyse en suivant un flux qui nous permet d’étudier les différentes circulations de l’eau sur son terrain et en déduire, par exemple, le ou les endroits où les eaux passent et convergent naturellement qui peuvent être des endroits intéressants pour une mare voire une succession de mares reliées par leur trop-plein.
    • L’outil d’analyse par option/décision qui va nous permettre par un jeu de choix possibles ou exclus d’arriver à l’emplacement idéal.
    • L’outil d’analyse par assemblage aléatoire pour envisager toutes les possibilités avec des résultats parfois très surprenants et extrêmement inventifs !
    • L’outil d’analyse des caractéristiques d’un élément pour lequel la décision sera induite par les caractéristiques, besoins et produits de l’élément analysé par rapport aux autres éléments en présence…

Réflexions générales sur l’emplacement d’une mare naturelle

Principe de permaculture

Collecter et stocker l’énergie

www.permaculturedesign.fr

En permaculture, on essayera, de préférence, de stocker l’eau au plus haut et au plus près de sa source (ou de son entrée sur le terrain), notamment pour pouvoir profiter de la gravité pour la distribuer ensuite au mieux sur son terrain.

Cependant, dans certains contextes, selon les entrées de l’eau sur votre terrain, selon les pentes et ruissellements des eaux de pluies, selon la profondeur du sol…l’emplacement idéal peut se trouver en bas d’une pente.

La mare pourra alors servir à recueillir justement les excédents de ruissellements qui n’auraient pas été infiltrés en amont par exemple via des noues (baissières) ou canaux divers…
Elle peut aussi permettre de stocker l’eau afin qu’elle ne sorte pas trop vite de notre terrain et ne parte pas directement dans le caniveau.

Grande mare en bas d’une pente.
Grande mare en bas d’une pente.

Quelle que soit votre situation, vous l’aurez compris, le choix de l’emplacement pour votre mare naturelle devra faire l’objet d’un minimum de design pour être judicieux par rapport à vos objectifs, contextes et autres éléments en présence.

Plan potager en permaculture.

Faire son design de permaculture : la clé de la réussite !

Si vous souhaitez être guidé(e) pas à pas pour faire vous-même la conception en permaculture de votre jardin, sans manquer aucune étape, notre formation vidéo en ligne « Invitez la permaculture dans votre jardin ! » est idéale. Cette formation existe depuis 10 ans et a déjà aidé plus de 6400 personnes à travers le monde à concrétiser leur projet en permaculture, alors pourquoi pas vous ?

Comment dimensionner sa mare naturelle ?

Plus une mare sera grande, moins elle demandera d’entretien et inversement.

Sa taille dépendra donc :

  • de l’espace disponible chez vous
  • de vos objectifs pour celle-ci (production de biomasse, régulation thermique, piège à soleil…)
  • de votre budget pour sa création (location de matériel pour creuser, achats de géotextile, de bâche, de plantes…)
  • des approvisionnements en eau possible dans votre contexte (pluies, source, puits…)
  • de vos disponibilités pour son entretien
  • des éléments/systèmes auxquels elle sera associée (poulailler, élevage de canards, potager, haies…)

Une petite mare, même sur 1 ou 2 m2, c’est déjà bien, si on n’a pas trop de place chez soi.

Petit bassin naturel d’à peine 1 m2 dans un potager en permaculture.
Petit bassin naturel d’à peine 1 m2 dans le potager Perma+ de Selim et Jed, membres de nos formations en ligne. Même petit, ce bassin apporte de nombreux bienfaits au potager où il se trouve !

Ça impliquera un entretien régulier pour retirer une partie des végétaux présents afin qu’ils n’envahissent pas tout l’espace.

Ensuite, selon la façon dont cette petite mare est intégrée dans votre système, des réapprovisionnements en eau réguliers peuvent être nécessaires pour éviter l’assèchement total.

Principe de permaculture

Conserver l’énergie
(Recycler, faire circuler et optimiser)

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Plusieurs petites mares interconnectées via leur trop-plein peuvent aussi être un choix très intéressant pour une bonne circulation de l’eau et la résilience de votre jardin en permaculture.

Vous favoriserez encore plus les effets de bordures, les microclimats positifs et la biodiversité…

Et si vous pouvez augmenter la surface de votre mare naturelle, vous gagnerez encore d’autres avantages et fonctions tout en diminuant les besoins en entretien.

Quelle forme pour ma mare naturelle ?

Une fois que vous avez déterminé l’emplacement et les dimensions de votre mare naturelle, vous pouvez vous pencher un instant sur sa forme générale.

Principe de permaculture

Utiliser et valoriser l’effet de bordure

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L’idée ici sera de favoriser autant que possible les effets de bordures en augmentant notamment la surface dédiée aux berges (interfaces entre le milieu aquatique et le milieu terrestre) tout en gardant à l’esprit de rester sur une forme qui sera quand même facile à réaliser concrètement pour vous.

Ainsi plutôt que de créer une mare parfaitement ronde, carrée ou rectangulaire, vous pourrez vous amuser à ajouter des courbes ou autres formes à ces modèles simples afin d’en augmenter la circonférence globale et donc les effets de bordures.

Comment creuser sa mare ?

Ça y est vous êtes prêt(e) à vous lancer dans la création de votre mare !

Vous avez piqueté ou marqué son emplacement sur votre terrain et vous devez maintenant creuser.

  • Pour les grandes mares naturelles ou les sols très argileux ou très caillouteux :
    La location d’une mini-pelle sera souvent préférable pour ne pas se tuer à la tâche.
  • Pour les mares de petites surfaces et hors sols difficiles :
    Pour les mares d’une surface disons inférieure à une vingtaine de m2, l’option pelle et pioche manuelle est tout à fait jouable, si vous être en bonne forme physique et pas trop pressé(e).

Dans tous les cas, la profondeur conseillée pour votre mare naturelle est d’au moins 80 cm et si possible 1 m.

Cette profondeur maximale ne devra pas être celle de l’ensemble de votre mare.

En effet, afin d’offrir un maximum de conditions de vie différentes à la biodiversité végétale et animale, votre mare devra proposer différentes profondeurs.

Vous choisirez donc un endroit de la mare où vous creuserez effectivement à cette profondeur de 80 cm à 1 m.

Cette zone profonde peut se trouver au centre ou non, à vous de voir.

Et pour le reste, vous pourrez créer :

  • des zones démarrant en pente douce depuis la berge
  • des zones en escaliers avec des paliers de diverses profondeurs (par exemple 20 cm, 40 cm, 60 cm…).
Mare naturelle creusée à la pelle et à la pioche dans un jardin en permaculture.
Mare naturelle creusée à la pelle et à la pioche, proposant une partie en pente douce et une partie en escalier avec des paliers tous les 20 cm jusqu’à une profondeur de 80 cm.
  • Vous allez ainsi pouvoir installer une diversité de végétaux aquatiques en fonction de ces différentes profondeurs. Certaines plantes aquatiques nécessitent en effet des profondeurs de plantations de 60 à 80 cm, c’est le cas par exemple des nénuphars et des lotus, tandis que d’autres ne s’épanouiront que dans 10 à 20 cm d’eau comme la menthe aquatique ou les iris d’eau…

✅ Retrouvez plus de détails sur les profondeurs de plantations des plantes aquatiques plus bas dans cet article !

👉 Si vous voulez apprendre à créer une mare naturelle en expérimentant concrètement tout le processus de la réflexion jusqu’à l’action, découvrez notre stage de 3 jours “Créer une mare naturelle”. Ce stage alterne théorie et pratique pour vous autonomiser dans la conception et l’installation de votre propre mare naturelle tout en vivant une expérience humaine inoubliable 😉.

Prévenez-moi des prochaines dates

Quelle étanchéité pour sa mare naturelle ?

Voici les 3 principaux moyens de réaliser l’étanchéité de sa mare naturelle.

Le choix de la méthode vous revient selon votre sensibilité, votre contexte, votre budget…

  • L’étanchéité à l’argile :
    Elle peut être très intéressante quand on a, de base, un sol argileux (plus de 60% d’argile).
    En revanche, dans les autres types de sol, choisir ce type d’étanchéité ne sera pas forcément pertinent car cela nécessitera de faire venir de l’argile de l’extérieur (bentonite) en grande quantité ce qui aura un coût financier et écologique non négligeable.
    Par ailleurs, la réussite d’une étanchéité à l’argile reste assez technique et n’est pas garantie sur le long terme.
    Il arrive souvent que de micro-fissures se créent au gré des changements de niveau d’eau de la mare, entrainant une perte d’étanchéité.

    Ceci dit, même si on l’évoque peu, notez que laisser varier le niveau d’eau d’une mare naturelle à fond argileux au fil des saisons peut être une stratégie choisie.
    Cela créera des modifications du biotope qui attirera une biodiversité différente selon les saisons, notamment avec l’installation spontanée de végétations différentes en période sèche et en période humide et donc une faune différente aussi.
    Cette stratégie ne sera pas valable avec une mare naturelle rendue étanche par une bâche car lors des baisses de niveau d’eau, la végétation spontanée ne pourra pas coloniser les parties bâchées qui vont même s’abîmer au fil du temps sous l’effet du soleil et de la chaleur.
  • L’étanchéité avec géotextile et bâche ou liner :
    Elle est la plus simple à mettre en place quel que soit son sol tout en garantissant une bonne étanchéité sur le long terme.
    Elle consiste en la pose à même le sol creusé ou juste recouvert d’une fine couche de sable, d’un géotextile anti-poinçonnant qui est là pour éviter de trouer la bâche qui viendra ensuite le recouvrir.
    Ce géotextile peut être remplacé efficacement en recyclant de vieux tapis ou morceaux de moquette qui joueront le même rôle.
    Une bâche ou un liner, spécial bassin, vient ensuite recouvrir le géotextile et assurer l’étanchéité de la mare.
    Concernant les matières pour les bâches de bassin, nous recommandons d’utiliser de préférence des membranes E.P.D.M. qui est la matière synthétique la plus écologique à ce jour.
    Il s’agit d’un caoutchouc synthétique inerte, recyclable, très résistant et dont l’empreinte carbone, même si elle n’est pas nulle, est quand même 2 à 3 fois moins élevée que d’autres matières pour bâches comme le P.V.C. par exemple.
Étanchéité d’une petite mare naturelle avec membrane E.P.D.M. posée par-dessus un geotextile anti-poinçonnant.
Petite mare naturelle dont l’étanchéité a été faite avec une membrane E.P.D.M. posée par-dessus un geotextile anti-poinçonnant.
  • Les bassins préformés :
    Pour les mares de petites dimensions, il existe aujourd’hui de nombreux modèles de bassins préformés étanches disponibles à l’achat.
    Ces bassins préformés se posent très simplement après avoir quand même creusé un trou pour les accueillir et de préférence faire arriver leur surface au niveau du sol pour faciliter l’accès à la faune.
    Si la surface d’eau est légèrement surélevée par rapport au niveau du sol, il sera bon de penser à installer des “rampes” type tuiles ou morceaux de bois pour permettre par exemple aux salamandres de rejoindre l’eau.
    Notre conseil pour ce type de bassin, sera de choisir des bassins préformés offrant plusieurs profondeurs, pour pouvoir, là encore installer une plus grande diversité de plantes aquatiques et créer des conditions variées pour la faune.

D’ailleurs, notre formation en ligne «  Le potager perma+ » inclut un petit bassin préformé avec plusieurs niveaux dans une des zones dédiée à la biodiversité de ce potager-école, car même petit, un bassin naturel attirera de précieux auxiliaires qui aideront à réguler les populations d’insectes indésirables dans vos cultures potagères !

Plan d’un potager incluant un petit bassin préformé pour plus de biodiversité.
Le potager Perma+ inclut un petit bassin préformé récoltant le trop-plein des cuves de récupération d’eau de pluie.

La mise en eau de la mare naturelle

Quelle eau pour remplir ma mare naturelle ?

La question du remplissage de la mare est cruciale pour mettre en place un système durable au niveau de l’alimentation en eau.

Éviter à tout prix l’eau de ville pour remplir sa mare.

Tout d’abord car cela est très coûteux et vous fait perdre en résilience, notamment avec toutes les restrictions toujours plus importantes qui sont mises en place à la saison sèche.

De plus, l’eau de ville contient divers produits chimiques utilisés dans les traitements des eaux notamment pour la désinfection mais aussi pour la destruction des algues, des mousses, le contrôle du pH, etc.

Certains de ces produits ne sont pas propices au développement de la vie dans votre mare.

Si, parmi les principaux désinfectants, le chlore disparaît de l’eau après quelques jours d’ensoleillement sous l’action des UV, d’autres produits utilisés dans le traitement des eaux comme l’hypochlorite de sodium (composé à la base de l’eau de javel) sont nocifs à l’environnement, tuant indifféremment toutes les bactéries qu’elles soient bonnes ou mauvaises…

L’eau de ville peut aussi contenir des traces de pesticides, excès de nitrates et autres produits issus de l’agriculture intensive ou encore des métaux lourds comme le plomb issu des vieilles canalisations.

Remplir sa mare naturelle avec l’eau entrant naturellement sur votre terrain

  • La récupération d’eau de pluie :
    En permaculture, récupérer l’eau de pluie au niveau de toutes les structures où cela est possible (toitures, zones solides imperméables diverses) fait partie des stratégies clés dans un design pour capter et stocker l’énergie (ici l’eau) puis la faire circuler au mieux dans son système.
    La mise en eau d’une mare, quand elle reste de taille modeste, peut tout à fait se faire, par exemple, via le trop-plein de différentes cuves de récupération d’eau de pluie.
    Avec une bonne organisation et anticipation, les réserves complètes de vos cuves de récupération d’eau de pluie peuvent aussi être allouées au premier remplissage de votre mare naturelle.
Mise en eau d’une petite mare naturelle.
Mise en eau d’une petite mare naturelle grâce à plusieurs éléments : des cuves de récupération des eaux de pluies et un puits.
  • L’excédent des eaux de ruissellements :
    Quand on a des pentes sur son terrain, on peut également concevoir des systèmes de baissières (noues d’infiltration) sur les courbes de niveaux pour faciliter l’infiltration de l’eau dans le sol.
    Cependant, lors des épisodes pluvieux importants, toute l’eau ne s’infiltrera pas suffisamment vite et ces baissières devront comporter des trop-pleins qui peuvent aller se déverser, au final, dans votre mare.
  • Les sources :
    Certains chanceux pourront avoir sur leur terrain des sources naturelles.
    Ces eaux de sources, si elles ne sont pas polluées (tests en laboratoire possible si vous avez un doute sérieux), peuvent remplir très efficacement des mares ou bassins naturels.
    En utilisant des systèmes de canaux ou de tuyaux, de façon temporaire (via mini écluses) ou permanente selon les cas, vous pourrez acheminer l’eau de la source jusqu’à votre mare ou bassin naturel.
    Dans le cas d’un approvisionnement conçu pour être permanent, encore plus que dans tous les autres, la réflexion sur la gestion du trop-plein de votre mare est primordiale pour ne pas créer de problèmes en aval de celle-ci.
  • Les puits et forages :
    Pour ceux qui possèdent déjà chez eux un puits ou un forage, celui-ci pourra aider au remplissage de la mare ou aux réapprovisionnements d’appoints.
    Cela peut nécessiter l’usage d’une pompe généralement électrique pour remonter l’eau du puits.
    En période de sécheresse, il peut arriver que les prélèvements d’eau dans votre puits ou votre forage soient interdits ou restreints.
    Si vous n’avez pas encore de puits ou de forage, sachez qu’une installation à usage domestique est possible si vous avez de l’eau à une profondeur raisonnable sur votre terrain.
    Cela nécessite cependant une déclaration administrative en mairie et des travaux au coût non négligeable.

Principe de permaculture

Une fonction est remplie par plusieurs éléments

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Quelle que soit la solution que vous aurez choisie pour remplir cette fonction d’approvisionnement en eau de la mare, gardez à l’esprit qu’il est préférable pour vous et la résilience de votre système que cette fonction soit remplie par plusieurs éléments de votre système !!!

Comment aménager les berges d’une mare ?

Comme le souligne Gilles Leblais dans son interview vidéo à retrouver plus bas dans cet article, l’aménagement des berges de votre mare naturelle est d’une importance cruciale pour l’installation durable de la biodiversité.

Créez une niche et quelqu’un viendra l’habiter !

— Bill Mollison

En effet, plus les berges offriront de niches écologiques, plus la vie s’installera rapidement et durablement dans et autour de votre mare !

Pour aménager les berges, vous pouvez donc :

  • installer des pierres et cailloux de différentes tailles récupérés, par exemple, lors de la création du trou
  • installer du bois mort et des vieilles souches
  • laisser des plantes sauvages s’installer naturellement aux abords
  • installer des plantes de berges choisies pour augmenter la diversité
Aménagement des berges d’une mare naturelle avec de grosses pierres et des petits galets ronds.
Mare naturelle tout juste terminée dont les berges sont aménagées notamment avec de grosses pierres et de petits galets ronds récupérés chez un voisin qui voulait s’en débarrasser.

La biodiversité d’une mare naturelle

Quelles plantes installer dans une mare naturelle ?

Il y a aussi des strates pour les plantes aquatiques.
Il y a notamment 2 grandes strates : hélophyte et hydrophyte

  • Les plantes de la strate hélophyte :
    Elles ont généralement les racines dans l’eau à faible profondeur ou dans des sols très humides, et la « tête » hors de l’eau.
    Certaines sont capables de supporter des fluctuations assez importantes de l’humidité du sol dans lequel elles poussent.
    Ce sont des plantes de berges, de marécages ou de marais.
  • Les plantes de la strate hydrophyte :
    Elles ne peuvent vivre qu’avec le système racinaire immergé dans l’eau.
    Elles peuvent être flottantes, totalement immergées ou avec des parties aériennes dépassant de la surface de l’eau mais elles restent dépendantes du biotope aquatique pour vivre.
Mare naturelle avec diverses plantes aquatiques.
Mare naturelle avec diverses plantes aquatiques plantées à diverses profondeurs : nénuphars, acores, massette, myriophylle crispée, véronique aquatique…

Conseils pour le choix et l’installation des plantes aquatiques dans votre mare naturelle :

  • Ne pas mettre trop de plantes pour éviter qu’elles n’envahissent trop vite toute la surface de la mare et créent un ombrage total mais aussi qu’elles ne laissent trop de matière organique dans la mare en se décomposant.
    • Quantité à évaluer au cas par cas selon la dimension de votre mare en vous renseignant auprès de vos fournisseurs pépiniéristes sur la rapidité d’expansion des plantes choisies et la quantité de biomasse produite.
      Pour un exemple concret, voir la vidéo de Gilles Leblais en fin d’article.
Petite mare remplie de plantes aquatiques.
Dans une petite mare, les plantes aquatiques peuvent très vite envahir la totalité de la surface disponible !
  • Pensez dans votre sélection à choisir des plantes oxygénantes en vous assurant que les variétés que vous installerez ne font pas partie des Espèces Exotiques Envahissantes (EEE) déconseillées en Europe (voir lien vers la liste en fin d’article).
    • On peut en effet citer l’exemple des myriophylles qui sont d’excellentes plantes oxygénantes si on ne se trompe pas d’espèce !
      En effet, le myriophylle du Brésil (Myriophyllum aquaticum) et le myriophylle hétérophylle (Myriophyllum heterophyllum) sont tous les deux classés parmi les EEE préoccupantes en Europe à éviter absolument dans votre mare naturelle.
      👉 Si le premier est normalement aujourd’hui interdit à la vente, le second est encore parfois commercialisé sous l’appellation simplifiée de “Myriophylle”, d’où l’importance de toujours vérifier les noms botaniques des espèces que vous achetez et de ne pas faire de récupération sauvage dans la nature au risque de rapporter par erreur ces espèces envahissantes dans votre mare 😱!
  • Installez vos plantes aquatiques en panier immergé pour contenir l’expansion des systèmes racinaires.
    Vous vous faciliterez ainsi les tâches d’entretien de la mare et d’hivernage éventuel de certaines plantes aquatiques si besoin.
  • Choisissez des plantes des deux strates, poussant à différentes profondeurs pour offrir des habitats sur plusieurs niveaux.
Plantes aquatiques se côtoyant au bord d’une mare naturelle : iris versicolore, jonc arqué et véronique aquatique.
Plantes aquatiques se côtoyant au bord d’une mare naturelle, dans une faible profondeur d’eau : iris versicolore, jonc arqué et véronique aquatique.

Exemples de plantes selon les profondeurs de plantations :

  • Entre 0 et 10 cm : Populage des marais (Caltha palustris), Véronique aquatique (Veronica beccabunga), Glycérie aquatique (Glyceria maxima), Menthe Aquatique (Mentha aquatica), Linaigrette (Eriophorum angustifolium), Iris d’Amérique (Iris versicolor)
  • Jusqu’à 20 cm : Pontédérie à feuilles en cœur (Pontederia cordata), Iris des marais (Iris pseudacorus), Hottonie des marais (Hottonia palustris), Plante bougie (Orontium aquaticum), Papyrus (Cyperus involucratus)
  • Entre 20 et 60 cm : Pesse d’eau (Hippuris vulgaris), Massette à feuilles larges (Typha latifolia), Roseau commun (Phragmites australis), Lotus sacré (Nelumbo Nucifera), Lotus jaune (Nelumbo Lutea)
  • Entre 60 cm et 1 m : Myriophylle verticillé (Myriophyllum verticillatum), Vanille d’eau (Aponogeton distachyos), Vallisnérie spiralée (Vallisneria spiralis), Potamot luisant (Potamogeton lucens)
Magnifique fleur de nénuphar avec un syrphe ceinturé
Magnifique fleur de nénuphar ayant attiré un syrphe ceinturé, excellent auxiliaire pollinisateur du jardin en permaculture !

Pour les nénuphars, fleurs stars des bassins et mares, il existe aujourd’hui des variétés pour toutes les profondeurs d’eau :

  • Entre 15 et 30 cm : Nénuphars nains (Nymphaea pygmaea) de diverses variétés et couleurs comme Nymphaea pygmaea ‘Alba’, Nymphaea pygmaea ‘Helvola’, Nymphaea pygmaea ‘Rubra’…
  • Entre 30 et 50 cm : Nénuphars rustiques comme Nymphaea ‘Fire Crest’, Nymphaea ‘Mayla’, Nymphaea ‘Colorado‘ ou encore Nymphaea ‘Albatros
  • Entre 50 cm et 1 m : Nénuphars rustiques comme Nymphaea ‘Alba’, Nymphaea ‘Black Princess’, Nymphaea ‘Attraction’

Les animaux dans et autour de la mare naturelle

Voici seulement un aperçu de la biodiversité animale que vous pourrez observer dans ou autour de votre mare naturelle.

  • Les batraciens :
    Capables de vivre dans et hors de l’eau, les batraciens sont des animaux fascinants dont certains ont même des super-pouvoirs remarquables comme survivre à la congélation !
    Ils sont aussi de bons auxiliaires du jardin qu’on apprécie voir arriver chez soi.

    On distingue deux grands ordres chez les batraciens :
    • Les anoures qui n’ont pas de queue et regroupent les grenouilles, les crapauds et les rainettes.
    • Les urodèles qui ont une queue et regroupent les tritons et les salamandres.
Batraciens de la mare naturelle : crapaud commun (en haut à gauche), grenouille verte (en haut à droite), triton alpestre (en bas à gauche) et salamandre tachetée (en bas à droite).
Exemples de batraciens attirés par une mare naturelle : crapaud commun (en haut à gauche), grenouille verte (en haut à droite), triton alpestre (en bas à gauche) et salamandre tachetée (en bas à droite).
  • Les oiseaux sédentaires ou de passage :
    Pour les oiseaux, la mare est tout à la fois un lieu de baignade, un bar où se désaltérer et un garde-manger où chasser une belle diversité de nourriture dans l’eau comme au-dessus.
    • Tous les passereaux du jardin et des environs : rouge-gorges, mésanges, moineaux, chardonnerets, merles, roitelets, hirondelles…
    • Autres exemples d’oiseaux visitant la mare : héron cendré, geai des chênes, tourterelle, épervier, buse…
Héron cendré dans une mare naturelle.
Héron cendré photographié par Gilles Leblais dans une de ses mares naturelles. © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.
  • Les mammifères :
    Ils sont aussi très nombreux à s’aventurer aux abords de la mare pour se baigner, se désaltérer ou se nourrir.
    On ne pourra pas tous les citer, mais en voici quelques exemples :
    • écureuil, fouine, hermine, musaraigne, hérisson, chauve-souris, renard…
  • Les reptiles :
    Ces animaux au sang froid fréquentent eux aussi les mares naturelles, pour y chasser ou simplement réguler leur température en se rafraîchissant dans l’eau ou aux abords…
    • lézards, dont le magnifique lézard vert, couleuvres avec la plus commune, la couleuvre à collier, qui chasse régulièrement les grenouilles dans la mare en été.
  • Les invertébrés :
    Nous ne citerons ici que quelques exemples parmi les plus connus ou les plus facilement observables car la diversité d’invertébrés vivant de façon permanente ou temporaire dans et autour d’une mare naturelle est tout simplement hallucinante.

    • Les libellules : il en existe une formidable diversité de grandes et petites libellules. Leurs couleurs adultes, souvent chatoyantes et vives, sont un émerveillement pour les yeux. Elles commencent leur vie dans l’eau sous forme de larves avant de sortir se transformer en ces magnifiques insectes volants qui méritent bien leur nom anglais de « Dragonfly ».
Gros plan sur une libellule Sympétrum rouge sang.
Les libellules sont de petits « dragons volants » vraiment magnifiques à observer avec une grande diversité de coloris : ici un Sympétrum rouge sang.
    • Les punaises aquatiques : il y en a qui ne vivent qu’en surface, elles sont souvent appelées “araignées d’eau” et d’autres qui vont aussi sous l’eau et y chassent même en profondeur.
    • Les diptères : parmi la multitude d’insectes volants que rassemble cet ordre des diptères (à deux ailes), certains ont besoin d’eau pour simplement boire et d’autres ont besoin du milieu aquatique pour se reproduire, leur larve passant par exemple une partie de sa vie dans l’eau.
      C’est le cas, notamment, de l’éristale gluante (sorte de mouche rayée un peu comme une guêpe) qui est un excellent insecte pollinisateur du jardin à l’âge adulte.
      Vous pensez sûrement ici aussi aux moustiques qui sont un vrai fléau dans plusieurs régions.
      Effectivement les larves de moustiques vivent dans l’eau mais dans une mare naturelle leurs prédateurs naturels permettent une régulation au top ! (Voir paragraphe suivant !)
    • Les coléoptères aquatiques : étant capables de voler et donc de se déplacer d’une mare à une autre, ils sont souvent parmi les premiers à coloniser une mare naturelle.
      Les plus courants sont les dytiques, bien visibles avec leur corps bombé typique des coléoptères et leur nage saccadée rigolote.
    • Les gastéropodes aquatiques : ressemblant à des escargots capables de vivre sous l’eau, ils sont assez faciles à observer.
    • Beaucoup d’autres invertébrés peuplent une mare naturelle : araignées aquatiques, crustacées, éponges, nématodes, organismes monocellulaires…

Pour plus de détails et d’illustrations sur toute cette biodiversité liée aux mares naturelles, nous vous conseillons le livre de Gilles Leblais « La vie secrète de ma mare » à retrouver plus bas dans cet article.

Moustiques et mare naturelle

On ne pouvait pas parler de mare naturelle sans évoquer le problème des moustiques tant la question revient sur le tapis de façon systématique.

Il est vrai que les pullulations de moustiques sont un fléau au niveau sanitaire dans de plus en plus de régions du globe.

Aussi avoir une mare chez soi fait bien souvent craindre une recrudescence des populations de moustiques.

Cependant, avec une mare naturelle, il y a suffisamment de prédation naturelle pour que les moustiques ne soient pas un problème !

Moustique en vol au-dessus d’une grenouille verte dans une mare naturelle.
Moustique en vol au-dessus d’une grenouille verte photographié par Gilles Leblais dans une de ses mares naturelles. © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Voici un petit aperçu des prédateurs les plus efficaces pour réguler les populations de moustiques :

Les gros mangeurs de larves de moustiques :

  • Les tritons
  • Les larves de libellules
  • Les larves de dytiques
  • Les grenouilles

Les gros mangeurs de moustiques adultes :

  • Les crapauds
  • Les grenouilles
  • Les libellules adultes
  • Les chauves-souris
  • Les oiseaux insectivores (soit la plupart des passereaux du jardin !)

Or ces habitants ou visiteurs très communs des milieux aquatiques s’installent généralement assez rapidement dans une mare naturelle bien conçue.

Donc rassurez-vous, votre mare naturelle ne sera pas une pouponnière à moustiques, mais un véritable aimant à biodiversité qui fera beaucoup de bien à votre jardin.

Et si vraiment vous craignez les moustiques, vous pouvez, en attendant que cette biodiversité arrive, installer de petits systèmes de bulleurs ou fontaines alimentés par panneau solaire pour créer du mouvement à la surface de l’eau.

Ce mouvement de surface limitera grandement les pontes car les femelles moustiques recherchent des eaux stagnantes et calmes !

La mare naturelle en vidéo avec Gilles Leblais, naturaliste

Retrouvez notre vidéo sur la mare naturelle avec les conseils du naturaliste Gilles Leblais pour créer correctement la vôtre.

Découvrez les réalisations de ce professionnel passionné, spécialiste des mares naturelles, dans son jardin Paradis près de Velanne en Isère et de magnifiques images de la biodiversité qu’il a pu y observer.

Livres sur la mare naturelle

Si vous souhaitez créer votre propre mare naturelle, cet article devrait déjà vous avoir donné de bonnes bases pour entamer votre réflexion.

Pour aller plus loin, approfondir vos connaissances et valider vos choix, nous vous conseillons vraiment les deux livres de Gilles Leblais ci-dessous :

Le livre J’aménage ma mare naturelle

Cet ouvrage vous donne les clés et tous les détails d’une installation réussie.

Découvrez son contenu détaillé dans notre article dédié.

Livre « J’aménage ma mare naturelle » de Gilles Leblais

J’aménage ma mare naturelle

Gilles Leblais

Édition Terre Vivante

Environ 12 €

Amazon     FNAC     Decitre     Unithèque

Le livre La vie secrète de ma mare

Cet ouvrage vous livrera les secrets de la biodiversité associée à la mare naturelle et des astuces pour un maximum d’observations merveilleuses en toute discrétion !

Découvrez son contenu détaillé dans notre article dédié.

La vie secrète de ma mare

J’observe la nature à fleur d’eau

Livre de Gilles Leblais

Éditions Terre Vivante

Environ 14 €

Amazon Decitre Fnac Unithèque

Bonne création de mare naturelle à toutes et à tous !!

👉 Liens complémentaires utiles :

Listes des Espèces Exotiques Envahissantes de plantes préoccupantes pour l’Europe

Pour en savoir plus sur Gilles Leblais et son jardin Paradis

Les formations principales en permaculture

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Livre J’aménage ma mare naturelle

Qui est Gilles Leblais, auteur du livre « J’aménage ma mare naturelle »

Gilles Leblais, auteur du livre « J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin : des auxiliaires efficaces et sympathiques »

Passionné depuis l’enfance par la magie de la nature, Gilles Leblais a développé diverses compétences et activités professionnelles pour pouvoir partager sa passion et la transmettre au plus grand nombre.

Photographe nature, ornithologue, conférencier, consultant pour l’aménagement de jardins naturels et sauvages, il est aussi journaliste naturaliste et auteur de plusieurs ouvrages sur la nature et la biodiversité.

Il est notamment convaincu que prendre le temps d’observer la nature permet de s’en émerveiller et de mieux la comprendre pour ensuite mieux la protéger.

La protection de la biodiversité étant un enjeu majeur de notre époque, son discours, son expérience et ses connaissances en font une vraie personne-ressource pour savoir comment agir au mieux.

Gilles s’est notamment spécialisé dans l’aménagement de mares naturelles ayant, très tôt, compris l’importance de ces biotopes aquatiques pour la biodiversité.

Contenu du livre « J’aménage ma mare naturelle » de Gilles Leblais

Publié en 2010 aux Éditions Terre Vivante, cet ouvrage est un véritable manuel pratique pour la création d’une mare naturelle vraiment utile à la biodiversité.

Le livre est organisé en 5 grands chapitres, chacun abordant un aspect spécifique de la création et de la gestion d’une mare naturelle.

Après une rapide introduction permettant à l’auteur de donner le ton sur son positionnement humble par rapport à la nature et sa vision de ce qu’est une mare naturelle, on entre tout de suite dans le vif du sujet !

Le premier chapitre est consacré à la préparation minutieuse des travaux pour ne pas se lancer à l’aveugle ni faire n’importe quoi.
Il aborde ainsi toutes les questions à se poser avant de commencer, du choix de l’emplacement à l’alimentation en eau en passant par les dimensions, formes, choix des matériaux, budget, etc.

Le deuxième chapitre est sur l’installation en elle-même et déroule toutes les étapes à suivre dans l’ordre pour réaliser correctement sa mare naturelle sans rien oublier.

Vient ensuite un chapitre consacré au choix des plantes à installer dans et autour de sa mare naturelle, toujours dans l’optique de favoriser au maximum la biodiversité.
Vous y trouverez diverses sélections de plantes aquatiques selon les profondeurs de plantations dans l’eau ainsi que des sélections de plantes de berge pour les abords directs de votre mare.

Photos d’insectes et amphibiens de la mare naturelle : libellule, crapaud sonneur à ventre jaune, triton alpestre, grenouille verte. © Gilles Leblais
Exemples de biodiversité dans une mare naturelle bien aménagée selon les conseils de Gilles Leblais : une libellule à quatre taches (en haut à gauche), un triton alpestre (en haut à droite), un crapaud sonneur à ventre jaune (en bas à gauche) et une grenouille verte (en bas à droite). © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Le quatrième chapitre aborde assez rapidement l’incroyable diversité de la faune qui visitera ou habitera votre mare naturelle.
Ce chapitre n’est qu’un avant-goût de tout ce que vous pourrez y observer si vous avez bien suivi les conseils des chapitres précédents pour aménager votre mare.

Gilles Leblais ne pouvant pas tout dire à ce sujet dans ce premier livre, il a consacré par la suite un autre ouvrage à la faune d’une mare naturelle intitulé « La vie secrète de ma mare » (voir lien pour plus de détail sur cet autre livre en fin d’article).

Le livre se termine sur un chapitre important pour la vie de la mare : son entretien au fil du temps.
L’auteur y donne de nombreux conseils pour prendre soin de ce biotope précieux que la nature aura mis du temps à équilibrer…

En fin de lecture, vous saurez vraiment tout ce que vous devez faire ou ne pas faire pour aménager correctement votre propre mare naturelle et l’entretenir d’année en année.

À qui s’adresse le livre « J’aménage ma mare naturelle »  ?

Même s’il ne manque pas de belles photos de l’auteur notamment sur la biodiversité, ce livre très pratico-pratique s’adresse, en priorité, à toutes celles et ceux qui souhaitent concrètement créer et entretenir une mare naturelle, que ce soit dans leur jardin ou dans un espace public.

Les informations fournies dans cet ouvrage sont accessibles aux débutants, tout en étant suffisamment détaillées pour intéresser aussi les personnes ayant déjà une certaine expérience en la matière.

Pour nous, il est clairement à lire avant tout projet de création d’une mare naturelle pour que vos choix et actions sur le terrain soient mûrement réfléchis, respectueux de l’environnement et qu’ils favorisent au maximum la biodiversité dans votre jardin.

Il répondra, en effet, à toutes les questions que vous pouvez vous poser sur le sujet tout en vous apportant des conseils techniques et astuces éprouvés par les nombreuses années d’expérience de l’auteur !

Livre « J’aménage ma mare naturelle » de Gilles Leblais

J’aménage ma mare naturelle

Gilles Leblais

Édition Terre Vivante

Environ 12 €

Amazon     FNAC     Decitre     Unithèque

Aller plus loin dans la découverte du travail de Gilles Leblais

Nous apprécions tout particulièrement le travail de Gilles, c’est pourquoi nous avons déjà consacré des articles à plusieurs de ses livres qui sont tous des odes à la biodiversité et la nature sauvage.

Découvrez-les en détails dans nos articles ci-dessous :

Gilles nous a également ouvert les portes de son « Jardin paradis » à Velanne en Isère pour une série de vidéos consacrées à la biodiversité à découvrir ci-dessous :

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3 erreurs à éviter sur les nichoirs oiseaux.

Si vous souhaitez pouvoir accueillir et observer une belle diversité d’oiseaux sauvages dans votre jardin en permaculture, ne manquez pas cette nouvelle vidéo de Gilles Leblais, ornithologue, naturaliste et photographe de la vie sauvage.

Après une première vidéo sur les différents types de nichoirs à oiseaux et la façon de les installer dans votre jardin, Gilles met l’accent sur les 3 principales erreurs à éviter lors de l’installation.

En suivant ses conseils, vous permettrez aux oiseaux de nicher chez vous en toute sérénité !

  1. Erreur n° 1 : mal orienter le trou d’envol du nichoir à oiseaux

    L’orientation du trou d’envol des nichoirs est d’une grande importance pour le bon déroulement de la nidification.
    Mal orienter ce trou d’envol réduit les chances de voir votre nichoir accueillir une couvée😞.

  2. Erreur n° 2 : un nichoir trop accessible aux prédateurs

    Les chats, mais aussi les fouines et les martres sont de redoutables prédateurs notamment pour les petits oiseaux de la famille des passereaux.
    Un nichoir à oiseaux trop facilement accessible pour ces excellents grimpeurs se transformera hélas en garde-manger pour eux 😢.

  3. Erreur n° 3 : regarder à l’intérieur du nichoir

    Ouvrir un nichoir au printemps par curiosité, pour voir s’il est « habité », peut se révéler dramatique si une couvée est effectivement en cours.
    Cela peut conduire à l’abandon pur et simple de la couvée par ses parents 😱, et donc avoir l’effet inverse de ce que vous souhaitiez initialement !

Heureusement, ces erreurs peuvent facilement être évitées grâce aux conseils avisés de Gilles Leblais à retrouver ci-dessous.

Erreur n° 1 : mal orienter le trou d’envol du nichoir à oiseaux

L’erreur la plus courante lors de l’installation des nichoirs est une mauvaise orientation du trou d’envol.

Celle-ci peut entraîner diverses gênes pour les oiseaux, compromettant ainsi le bon déroulement de la nidification.

Les vents dominants, trop froids ou trop chauds, ainsi que les pluies battantes sont autant de facteurs d’inconforts causés par une mauvaise orientation du trou d’envol.

Mésange charbonnière s’envolant d’un nichoir à balcon.
Mésange charbonnière s’envolant d’un nichoir à balcon bien orienté à l’est. © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

La bonne pratique à privilégier :

👉 Toujours orienter le trou d’envol de vos nichoirs à l’est, donc face au soleil levant.

En faisant cela, on évite de soumettre le trou d’envol à des vents ou des pluies dérangeantes pour les oiseaux qui vont devoir multiplier les allers-retours en période de nourrissage des jeunes.

En outre, les oiseaux perçoivent ainsi tout de suite quand la journée commence et qu’ils peuvent partir en chasse.

Cette exposition entraîne en plus une bonne hygrométrie pour le nichoir, ce qui le rend plus favorable à une bonne nidification et augmente donc les chances de voir le nichoir occupé 🤩.

Erreur n° 2 : un nichoir trop accessible aux prédateurs

Quand on a des animaux domestiques et notamment des chats dans un jardin, qui sont de grands prédateurs des oiseaux, il faut veiller à leur empêcher l’accès au nichoir pour éviter qu’ils ne déciment les nichées.

Certains animaux sauvages comme les fouines ou les martres peuvent aussi détruire des couvées si le nichoir leur est trop accessible ou mal configuré.

Fouine, grand prédateur des oiseaux sauvages, au milieu de rochers.
La fouine est un animal sauvage, grand prédateur des oiseaux qu’il faut empêcher au maximum d’accéder aux nichoirs à oiseaux.

Les bonnes pratiques à privilégier :

  • Installer le nichoir à une hauteur suffisante :
    • 1 m de haut au minimum
    • Entre 2 m et 6 m de haut, selon les espèces
    • Exception : la mésange noire aura tendance à nicher plus bas que 1 m.
  • Utiliser un nichoir à balcon pour limiter l’impact des attaques de prédateurs :
    • Le « balcon » est une petite avancée située au niveau du trou d’envol qui permet de limiter l’accès des prédateurs puisque les jeunes oisillons se trouvent, eux, en partie basse du nichoir.
    • Par exemple, une fouine ou un chat, réussissant à grimper jusqu’à un nichoir à balcon, pourront passer la patte à l’intérieur, mais, pas atteindre les jeunes, protégés par l’avancée du balcon.
Nichoir à balcon pour oiseaux cavicoles.
Un nichoir à balcon permet d’empêcher des prédateurs comme les chats ou les fouines d’accéder aux oisillons présents dans le bas du nichoir.
  • Des barrières artificielles ou naturelles pour empêcher les prédateurs de monter jusqu’au nichoir.
    • Il existe des sortes de colliers avec des tiges de fer à installer autour des troncs ou des piquets supportant les nichoirs pour empêcher les prédateurs de grimper.
    • Planter des buissons épineux au pied des arbres qui accueilleront des nichoirs est une autre solution plus naturelle. Prunellier, aubépine, pyracantha… pourront dissuader les prédateurs de monter au nichoir.
Buisson de prunelliers épineux.
Les buissons épineux comme ici des prunelliers peuvent dissuader les fouines ou les chats de grimper jusqu’à un nichoir.

Erreur n° 3 : regarder à l’intérieur du nichoir

Aux beaux jours, même si l’envie peut être forte, retenez-vous absolument d’aller vérifier à l’intérieur du nichoir s’il est occupé.

Une telle curiosité pourrait compromettre totalement la nichée en cours et signer son arrêt de mort en provoquant l’abandon des parents 😱.

Les bonnes pratiques à privilégier :

  • S’installer confortablement à distance raisonnable du nichoir et l’observer en toute discrétion à l’aide de jumelles.
  • Assouvir sa curiosité grâce à des livres sur les oiseaux comme celui de Gilles Leblais recommandé ci-dessous pour :
    • apprendre à bien observer dans le respect de la tranquillité des oiseaux,
    • découvrir ce qu’ils apportent à leurs jeunes pour les nourrir selon les phases de leur développement,
    • connaître bien d’autres étonnants secrets sur vos nichoirs et leurs habitants…
Gilles Leblais observant les oiseaux dans son jardin avec des jumelles.
Pour l’observation des oiseaux présents dans vos nichoirs, suivez les conseils de Gilles Leblais, utilisez simplement une bonne paire de jumelles 😉.

Comme vous le voyez, il est relativement simple d’éviter les erreurs d’installation pour vos nichoirs à oiseaux.

Comme le souligne Gilles Leblais, un couple de mésanges peut apporter à ses petits de 40 à 60 proies dans l’heure (mouches, moustiques, araignées, petits coléoptères, sauterelles, chenilles…) !

Cela vaut donc vraiment le coup de privilégier toutes ces bonnes pratiques sur les nichoirs pour accueillir au mieux ces excellents auxiliaires du jardin à même de réguler naturellement les populations d’insectes indésirables !

Nous terminerons sur ces sages paroles de Gilles Leblais auxquelles nous adhérons :

« La nature est vraiment très bien faite : l’équilibre est parfait. Il y a que nous qui sommes capables de la déséquilibrer. La nature autrement s’autogère d’une manière magnifique, je trouve, étonnante. Donc apprenons à regarder, à aimer, à observer pour mieux protéger. On aura un jardin riche de biodiversité et qui nous permettra également de nous ressourcer. »

Découvrez notre article dédié au livre de Gilles Leblais « J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin ».

J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin : des auxiliaires efficaces et sympathiques

Gilles Leblais

Édition Terre Vivante

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3 erreurs à éviter sur les nichoirs oiseaux.

Si vous souhaitez pouvoir accueillir et observer une belle diversité d’oiseaux sauvages dans votre jardin en permaculture, ne manquez pas cette nouvelle vidéo de Gilles Leblais, ornithologue, naturaliste et photographe de la vie sauvage.

Après une première vidéo sur les différents types de nichoirs à oiseaux et la façon de les installer dans votre jardin, Gilles met l’accent sur les 3 principales erreurs à éviter lors de l’installation.

En suivant ses conseils, vous permettrez aux oiseaux de nicher chez vous en toute sérénité !

  1. Erreur n° 1 : mal orienter le trou d’envol du nichoir à oiseaux

    L’orientation du trou d’envol des nichoirs est d’une grande importance pour le bon déroulement de la nidification.
    Mal orienter ce trou d’envol réduit les chances de voir votre nichoir accueillir une couvée😞.

  2. Erreur n° 2 : un nichoir trop accessible aux prédateurs

    Les chats, mais aussi les fouines et les martres sont de redoutables prédateurs notamment pour les petits oiseaux de la famille des passereaux.
    Un nichoir à oiseaux trop facilement accessible pour ces excellents grimpeurs se transformera hélas en garde-manger pour eux 😢.

  3. Erreur n° 3 : regarder à l’intérieur du nichoir

    Ouvrir un nichoir au printemps par curiosité, pour voir s’il est « habité », peut se révéler dramatique si une couvée est effectivement en cours.
    Cela peut conduire à l’abandon pur et simple de la couvée par ses parents 😱, et donc avoir l’effet inverse de ce que vous souhaitiez initialement !

Heureusement, ces erreurs peuvent facilement être évitées grâce aux conseils avisés de Gilles Leblais à retrouver ci-dessous.

Erreur n° 1 : mal orienter le trou d’envol du nichoir à oiseaux

L’erreur la plus courante lors de l’installation des nichoirs est une mauvaise orientation du trou d’envol.

Celle-ci peut entraîner diverses gênes pour les oiseaux, compromettant ainsi le bon déroulement de la nidification.

Les vents dominants, trop froids ou trop chauds, ainsi que les pluies battantes sont autant de facteurs d’inconforts causés par une mauvaise orientation du trou d’envol.

Mésange charbonnière s’envolant d’un nichoir à balcon.
Mésange charbonnière s’envolant d’un nichoir à balcon bien orienté à l’est. © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

La bonne pratique à privilégier :

👉 Toujours orienter le trou d’envol de vos nichoirs à l’est, donc face au soleil levant.

En faisant cela, on évite de soumettre le trou d’envol à des vents ou des pluies dérangeantes pour les oiseaux qui vont devoir multiplier les allers-retours en période de nourrissage des jeunes.

En outre, les oiseaux perçoivent ainsi tout de suite quand la journée commence et qu’ils peuvent partir en chasse.

Cette exposition entraîne en plus une bonne hygrométrie pour le nichoir, ce qui le rend plus favorable à une bonne nidification et augmente donc les chances de voir le nichoir occupé 🤩.

Erreur n° 2 : un nichoir trop accessible aux prédateurs

Quand on a des animaux domestiques et notamment des chats dans un jardin, qui sont de grands prédateurs des oiseaux, il faut veiller à leur empêcher l’accès au nichoir pour éviter qu’ils ne déciment les nichées.

Certains animaux sauvages comme les fouines ou les martres peuvent aussi détruire des couvées si le nichoir leur est trop accessible ou mal configuré.

Fouine, grand prédateur des oiseaux sauvages, au milieu de rochers.
La fouine est un animal sauvage, grand prédateur des oiseaux qu’il faut empêcher au maximum d’accéder aux nichoirs à oiseaux.

Les bonnes pratiques à privilégier :

  • Installer le nichoir à une hauteur suffisante :
    • 1 m de haut au minimum
    • Entre 2 m et 6 m de haut, selon les espèces
    • Exception : la mésange noire aura tendance à nicher plus bas que 1 m.
  • Utiliser un nichoir à balcon pour limiter l’impact des attaques de prédateurs :
    • Le « balcon » est une petite avancée située au niveau du trou d’envol qui permet de limiter l’accès des prédateurs puisque les jeunes oisillons se trouvent, eux, en partie basse du nichoir.
    • Par exemple, une fouine ou un chat, réussissant à grimper jusqu’à un nichoir à balcon, pourront passer la patte à l’intérieur, mais, pas atteindre les jeunes, protégés par l’avancée du balcon.
Nichoir à balcon pour oiseaux cavicoles.
Un nichoir à balcon permet d’empêcher des prédateurs comme les chats ou les fouines d’accéder aux oisillons présents dans le bas du nichoir.
  • Des barrières artificielles ou naturelles pour empêcher les prédateurs de monter jusqu’au nichoir.
    • Il existe des sortes de colliers avec des tiges de fer à installer autour des troncs ou des piquets supportant les nichoirs pour empêcher les prédateurs de grimper.
    • Planter des buissons épineux au pied des arbres qui accueilleront des nichoirs est une autre solution plus naturelle. Prunellier, aubépine, pyracantha… pourront dissuader les prédateurs de monter au nichoir.
Buisson de prunelliers épineux.
Les buissons épineux comme ici des prunelliers peuvent dissuader les fouines ou les chats de grimper jusqu’à un nichoir.

Erreur n° 3 : regarder à l’intérieur du nichoir

Aux beaux jours, même si l’envie peut être forte, retenez-vous absolument d’aller vérifier à l’intérieur du nichoir s’il est occupé.

Une telle curiosité pourrait compromettre totalement la nichée en cours et signer son arrêt de mort en provoquant l’abandon des parents 😱.

Les bonnes pratiques à privilégier :

  • S’installer confortablement à distance raisonnable du nichoir et l’observer en toute discrétion à l’aide de jumelles.
  • Assouvir sa curiosité grâce à des livres sur les oiseaux comme celui de Gilles Leblais recommandé ci-dessous pour :
    • apprendre à bien observer dans le respect de la tranquillité des oiseaux,
    • découvrir ce qu’ils apportent à leurs jeunes pour les nourrir selon les phases de leur développement,
    • connaître bien d’autres étonnants secrets sur vos nichoirs et leurs habitants…
Gilles Leblais observant les oiseaux dans son jardin avec des jumelles.
Pour l’observation des oiseaux présents dans vos nichoirs, suivez les conseils de Gilles Leblais, utilisez simplement une bonne paire de jumelles 😉.

Comme vous le voyez, il est relativement simple d’éviter les erreurs d’installation pour vos nichoirs à oiseaux.

Comme le souligne Gilles Leblais, un couple de mésanges peut apporter à ses petits de 40 à 60 proies dans l’heure (mouches, moustiques, araignées, petits coléoptères, sauterelles, chenilles…) !

Cela vaut donc vraiment le coup de privilégier toutes ces bonnes pratiques sur les nichoirs pour accueillir au mieux ces excellents auxiliaires du jardin à même de réguler naturellement les populations d’insectes indésirables !

Nous terminerons sur ces sages paroles de Gilles Leblais auxquelles nous adhérons :

« La nature est vraiment très bien faite : l’équilibre est parfait.

Il y a que nous qui sommes capables de la déséquilibrer. La nature autrement s’autogère d’une manière magnifique, je trouve, étonnante.

Donc apprenons à regarder, à aimer, à observer pour mieux protéger.

On aura un jardin riche de biodiversité et qui nous permettra également de nous ressourcer. »

Découvrez notre article dédié au livre de Gilles Leblais « J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin ».

J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin : des auxiliaires efficaces et sympathiques

Gilles Leblais

Édition Terre Vivante

Environ 14 €

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L’article 3 erreurs à éviter sur les nichoirs oiseaux. est apparu en premier sur Permaculture Design.

Livre J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin

Qui est Gilles Leblais, auteur du livre « J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin »

Gilles Leblais, auteur du livre « J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin : des auxiliaires efficaces et sympathiques »

Gilles Leblais est un professionnel passionné de biodiversité qui souhaite partager son émerveillement face à la Nature avec tous.

Il s’y emploie chaque jour au travers de ses différentes activités.

Photographe nature, ornithologue, conférencier, consultant pour l’aménagement de jardins naturels et sauvages, il est aussi journaliste naturaliste et auteur de plusieurs ouvrages sur la nature et la biodiversité.

Pour Gilles Leblais, c’est en apprenant à observer la nature et à s’en émerveiller qu’on peut mieux la comprendre et mieux la protéger.

Nous apprécions tout particulièrement le travail de Gilles, c’est pourquoi nous avons déjà consacré des articles à plusieurs de ses livres qui sont tous des odes à la nature sauvage :

Gilles nous a également ouvert les portes de son « Jardin paradis » à Velanne en Isère pour une série de vidéos consacrées à la biodiversité à découvrir ci-dessous :

Contenu du livre « J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin » de Gilles Leblais

Paru en 2016 chez Terre Vivante, le livre de Gilles Leblais intitulé « J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin » est un guide pratique qui ravira toutes celles et ceux qui s’intéressent aux oiseaux sauvages de nos jardins.

Structuré en 4 parties, il offre de nombreuses informations utiles pour comprendre les habitudes, les comportements et les besoins des oiseaux afin de mieux les accueillir et les observer dans son jardin.

Le livre commence par une présentation générale des principaux oiseaux du jardin et de leurs régimes alimentaires.

L’auteur met l’accent, dans cette première partie, sur le rôle d’auxiliaire rempli par ces oiseaux dans nos jardins, notamment pour réguler efficacement les populations d’insectes indésirables (pucerons, chenilles, mouches, moustiques, araignées…).

Il précise les fondamentaux en termes d’aménagement de jardin et de plantations pour créer un environnement favorable à leur installation en leur fournissant des abris, de la nourriture et de l’eau.

Photos d’oiseaux des jardins : mésange charbonnière, grimpereau des jardins, rouge-gorge familier et torcol fourmilier. © Gilles Leblais
Exemples d’oiseaux sauvages de nos jardins à découvrir plus en détail dans le livre de Gilles : la mésange charbonnière (en haut à gauche), le grimpereau des jardins (en haut à droite), le rouge-gorge familier (en bas à gauche) et le torcol fourmilier (en bas à droite). © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Le deuxième chapitre se concentre sur les bonnes pratiques à mettre en œuvre dans son jardin pour favoriser la nidification des oiseaux. Y sont passées en revue les caractéristiques des nichoirs à adapter en fonction des besoins de chaque espèce, avec des plans précis de nichoirs à fabriquer soi-même.

Vous y trouverez aussi des conseils pour protéger les oiseaux du jardin des prédateurs naturels (chats, fouines…), des astuces pour bien installer et fixer vos nichoirs au jardin ainsi que des précisions sur leur nettoyage d’automne.

Le chapitre suivant se consacre à l’observation de vos nichoirs et de leurs habitants depuis l’hiver jusqu’à la belle saison. On y découvre des comportements étonnants à observer chez les couples qui s’installent dans un nichoir, les grandes étapes de leur nidification et de l’élevage des jeunes jusqu’à leur envol du nid. L’auteur y partage sa façon de se positionner pour observer les oiseaux du jardin sans les déranger.

La dernière partie du livre nous offre des portraits plus détaillés des principaux oiseaux des jardins, superbes photos de Gilles Leblais à l’appui.

On y découvre des anecdotes surprenantes sur leurs chants, leurs plumages saisonniers ou différents selon le sexe, leur régime alimentaire, leurs comportements ou encore leur façon de nicher…

Le livre se termine par des annexes avec notamment la liste des oiseaux présents dans l’ouvrage, très pratique pour retrouver rapidement les photos ou les descriptions sur telle ou telle espèce.

À qui s’adresse le livre « J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin »  ?

Bien qu’il ait un bagage scientifique, Gilles Leblais sait raconter avec des mots simples et justes la beauté et l’ingéniosité de la Nature.

Dans ce livre dédié aux oiseaux, il nous embarque avec lui dans la passionnante observation de ces animaux si essentiels à l’équilibre de nos écosystèmes !

De lecture facile et très bien illustré, ce livre ravira tous les lecteurs et lectrices qui veulent en savoir plus sur les oiseaux sauvages et contribuer à leur protection en les accueillant dans leur jardin dans les meilleures conditions possibles !

C’est pourquoi nous le recommandons aux curieux(euses) de tout âge, aux naturalistes en herbe, mais aussi à toute personne souhaitant simplement accueillir et observer ces magnifiques auxiliaires du jardin si efficaces et si sympathiques.

Nous le recommandons également à toute personne susceptible de pouvoir diffuser ce message et de faire de la pédagogie auprès d’un large public pour éveiller et sensibiliser à l’importance capitale de protéger ces oiseaux sauvages dans nos jardins. On pense ici notamment aux professeur(e)s des écoles, animateurs(trices) nature, etc.

N’hésitez donc pas à vous le procurer et à l’offrir autour de vous pour que nous soyons de plus en plus nombreux à accueillir comme il se doit ces formidables oiseaux sauvages dans nos jardins !!

J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin : des auxiliaires efficaces et sympathiques

Gilles Leblais

Édition Terre Vivante

Environ 14 €

Amazon     FNAC     Decitre     Unithèque

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Comment faire un jardin en permaculture ? Les bases indispensables à connaître.

Avant de parler de jardin en permaculture, rappelons que la permaculture est bien plus qu’une nouvelle approche du jardinage biologique.

Avec sa médiatisation actuelle, elle est hélas trop souvent réduite à des techniques de jardinage et ce n’est vraiment pas lui rendre justice !

Nous souhaitons donc ici lui redonner ses lettres de noblesse, car la permaculture est un concept global génial induisant une véritable philosophie de vie où animaux, insectes, êtres humains, plantes et micro-organismes vivent en harmonie dans un environnement sain, résilient et le plus autonome possible.

La permaculture : définition.

Le mot « permaculture » en lui-même est la contraction de « (agri) culture permanente ».

Il fut inventé par Bill Mollison et David Holmgren dans les années 1970.

Photos de Bill Mollison et David Holmgren, fondateurs de la permaculture.

Il regroupe des principes et des techniques d’aménagement et de culture, à la fois ancestraux et novateurs, dans un concept global, dont la mise en œuvre se fait grâce à un outil incroyablement efficace : le design de permaculture.

Le design ou conception en permaculture vise à faire de son lieu de vie un écosystème harmonieux, productif, autonome, naturellement régénéré et respectueux de la nature et de TOUS ses habitants !

Beau programme, non ?

Pour synthétiser cela, voici une définition simple de la permaculture selon Bill Mollison lui-même :

La permaculture est une démarche de conception éthique visant à construire des habitats humains durables en imitant le fonctionnement de la nature.

— Bill Mollison

Qu’est-ce que la permaculture ?

Mais de quoi est fait ce concept de permaculture, cette démarche inspirante à même de transformer des déserts en oasis de vie verdoyants ?

Voyons de quoi elle est constituée.

La permaculture, telle qu’elle a été réfléchie par ses fondateurs, repose sur 3 piliers essentiels à comprendre et à bien intégrer pour l’appréhender correctement :

  1. Les éthiques fondatrices de la permaculture
  2. Les principes de permaculture
  3. Les stratégies, techniques et outils en permaculture
Schéma d’explication de la permaculture.

Quelles sont les éthiques de permaculture ?

Tout d’abord, il nous semble essentiel de vous parler des éthiques qui sont au cœur de cette démarche globale de permaculture et en font sa force.

La permaculture repose donc sur trois éthiques fondamentales :

  • être attentif à la terre,
  • être attentif aux humains
  • redistribuer équitablement les surplus.

Ces trois éthiques sont universelles, c’est-à-dire qu’elles seront les mêmes pour tout projet en permaculture, où que l’on soit sur la planète.

Elles permettent d’avoir une ligne de conduite comportementale et morale, indispensable pour tempérer les égoïsmes instinctifs et encadrer nos actions au quotidien.

Elles créent un cadre pour le « vivre ensemble » et la durabilité.

L’expression « prendre soin de » qu’on entend souvent pour décrire ces éthiques de permaculture place la permacultrice ou le permaculteur dans un rôle interventionniste, mais la terre a-t-elle besoin de nous ? L’humain a-t-il besoin de nous ?

C’est une question de regard sur les choses que nous préférons nuancer avec la formulation « être attentif à » qui nous place davantage dans une position d’observation et d’écoute.

Quels sont les principes de permaculture ?

Pour définir les limites et contenus de ces éthiques, Bill Mollison et David Holmgren, les deux co-fondateurs de la permaculture, ont énoncé, chacun à leur manière, divers principes universels sur lesquels s’appuyer pour nous aider à régénérer les écosystèmes naturels à l’échelle de nos designs et à rendre nos projets en permaculture efficaces et résilients.

Photos avant/aprés d’un jardin en permaculture.
Jardin avant/après montrant la régénération de l’écosystème, dans le jardin de Magalie, membre de notre bureau d’études.

Vous trouverez donc des formulations assez diverses de ces principes ainsi qu’un nombre de principes variables selon qu’on se base sur ceux énoncés par Bill Mollison et/ou par David Holmgren.

Pour notre part, nous avons fédéré ces divers principes que nous classons en trois catégories :

  • les principes basiques
  • les principes philosophiques
  • les principes liés au design

Voyons maintenant les principes de permaculture en eux-mêmes classés via nos catégories :

Les principes de permaculture basiques

  • Observer et interagir
  • Collecter et stocker l’énergie
  • Obtenir une récolte
  • Utiliser et valoriser les services et les ressources renouvelables et biologiques
  • Ne pas produire de déchets ou tout déchet est une ressource inexploitée
  • Privilégier les petits systèmes intensifs et les solutions lentes
  • Utiliser et valoriser la diversité
  • Utiliser et valoriser l’effet de bordure
  • Un travail à fournir est le résultat d’un besoin non rempli par le système que vous avez créé.

Les principes de permaculture philosophiques

  • Intégrer plutôt que séparer
  • Le problème est la solution
  • Accepter les feedbacks, les limites et réagir de manière créative
  • Tout se jardine
  • Travailler avec la nature et non contre elle
  • Faire de petites actions pour de grands changements
Paillage de plants de tomates dans un jardin potager en permaculture.
Le paillage est une petite action, qui a de très nombreux avantages (fertilité, humidité…) pour votre jardin en permaculture.

Les principes de permaculture liés au design

  • Partir des structures d’ensemble pour arriver aux détails
  • Un élément remplit plusieurs fonctions
  • Une fonction est remplie par plusieurs éléments
  • Conserver l’énergie (recycler, faire circuler et optimiser)
  • Accélérer l’évolution et la succession
  • Chaque élément est placé selon ses relations avec les autres
  • Planifier l’efficacité énergétique
  • Commencez au pas de votre porte
  • Commencez petit, puis étendez-vous si nécessaire

Quelques exemples de la façon dont les principes de permaculture peuvent vous aider au jardin :

  • Observer et analyser votre site pour intégrer à votre plan les connexions entre les éléments essentiels de votre système. Vous développerez ainsi des relations saines et des interactions harmonieuses entre ces éléments et aurez une meilleure compréhension de votre environnement. Par exemple, connaître le cycle de l’eau, le cycle solaire, les vents dominants, le climat, les microclimats et les types de sols sur votre terrain permettra de mieux choisir vos supports de cultures et leurs emplacements, de même pour votre verger, vos animaux…
  • Valoriser la diversité dans votre écosystème pour augmenter les interactions productives entre les êtres vivants, limiter les impacts de maladies ou de ravageurs qui se propagent moins vite dans un milieu biodiversifié où ils rencontrent plus d’obstacles, de prédateurs ou de plantes résistantes, que dans une monoculture. Vous créerez ainsi un système plus résilient et donc moins fragile.
Jardin en permaculture productif, esthétique et diversifié.
Le magnifique jardin de Stéphanie, ancienne stagiaire dont vous pouvez découvrir plusieurs vidéos sur notre site et notre chaine YouTube.

  • Planifier l’efficacité énergétique, c’est notamment définir vos zones d’activités pour vous faciliter la vie et économiser du temps et de l’énergie. Dans un jardin en permaculture, il y a généralement cinq zones, la zone 1 étant celle où l’activité humaine est très fréquente, elle se situe au plus près de votre maison (potager, serre) et la zone 5 étant celle où l’activité humaine est quasi-inexistante, elle est la plus éloignée de votre habitation (forêt, espaces laissés à l’état sauvage pour les hérissons, les chauves-souris, les oiseaux…).
  • Imiter la nature, car c’est le modèle ultime de permaculture ! Prenez le temps de vous connecter avec le monde naturel autour de votre maison. Cherchez des moyens de l’imiter en reproduisant, par exemple, une forêt comestible avec la couverture du sol, une strate arbustive, une couche d’arbres courts et une couche de grands arbres qui fonctionnent en symbiose. Avec une forêt comestible bien conçue, vous pouvez avoir un système qui se régénère et produit graines, noix, baies, fruits, fleurs, racines, herbes, légumes et plus encore ! Les jardins en permaculture laissent donc aussi une grande place aux espèces pérennes
  • Faire en sorte que chaque élément de votre système remplisse plusieurs fonctions. Par exemple, vos poules, en plus de vous fournir de la nourriture, nettoient votre sol, le fertilisent, mangent vos déchets de cuisine et des insectes potentiellement nuisibles tout en divertissant petits et grands par leur compagnie !
  • De même, chaque fonction doit être remplie par plusieurs éléments ! Par exemple, des fertilisants pour amender votre sol peuvent être fournis par vos animaux, votre compost, ainsi qu’une lombriculture (jus et terreau de lombricompost)…

Quels sont les stratégies, techniques et outils de permaculture ?

Il s’agit de la partie de la permaculture qui est la plus mise en lumière, celle à laquelle, on la réduit trop souvent.

On pense notamment aux diverses techniques de paillage ou de culture sur buttes, aux jardins en trou de serrure, aux spirales aromatiques et autres buttes en lasagnes…

Buttes de permaculture, bien les choisir, les créer et planter.
Exemples de diverses buttes de permaculture à choisir correctement selon son contexte et ses objectifs.

Seulement voilà, quand on voit en vidéo ou qu’on lit un article sur telle ou telle technique de permaculture miraculeuse chez un tel, il y a une nuance fondamentale qu’il ne faut pas perdre de vue.

À la différence des éthiques et principes, les stratégies, techniques et outils en permaculture ne sont pas universels, mais bien contextuels.

⚠️ Et cette nuance essentielle fait toute la différence !

Nous ne comptons plus les fois où nous avons reçu des messages de personnes nous disant que la permaculture ne fonctionnait pas chez eux, car ils avaient tout bien fait comme dans la vidéo pour installer leur butte de permaculture, mais avaient eu des résultats pitoyables…

Ces échecs relatifs, mais hélas souvent décourageants quand on débute, viennent dans leur très grande majorité de l’application de techniques non adaptées au contexte unique des personnes.

Vous comprendrez que nous ne pourrons pas vous détailler ici l’ensemble des stratégies, techniques et outils de permaculture vu la diversité existante, sans compter tout ce qu’on n’a pas encore inventé…

La permaculture est, en effet, inclusive et ouverte aux nouvelles expérimentations stratégiques et techniques !

Nous vous donnerons quand même quelques exemples de stratégies et techniques en permaculture un peu plus bas dans cet article 😉 !

Quels sont les inconvénients de la permaculture ?

Comme pour tout, on peut trouver des inconvénients à la permaculture.

Pour notre équipe, c’est un concept génial dont on voit surtout les avantages et atouts pour faire transiter notre société vers des modes de vie plus durables.

Cependant, la permaculture reste quand même difficile à appréhender et à appliquer concrètement pour plusieurs raisons.

Ces inconvénients sont donc plutôt à nos yeux des obstacles à franchir, plus que de réels inconvénients.

Acquérir les connaissances permacoles nécessaires

Le concept de permaculture est pétri de bon sens et de logique.

Une grande part de celui-ci est donc tout à fait assimilable simplement sans connaissances particulières, car cela « coule de source ».

Cependant, la permaculture nécessite également beaucoup de connaissances dans des domaines très divers pour bien comprendre son environnement et ensuite pouvoir faire les bons choix de stratégies, techniques et outils.

C’est souvent là que le bât blesse.

Ce concept de permaculture n’est pas applicable en un claquement de doigts ou d’un coup de baguette magique !

Il faut acquérir un minimum de connaissances sur le sol, la vie du sol, l’eau, les plantes, les insectes, les animaux, les influences du climat et des microclimats… pour ensuite faire des choix pertinents.

Livres de permaculture.

C’est pourquoi, quand on débute en permaculture et qu’on n’a pas ce type de bagages, le passage par un minimum de formations et de lectures de livres sur la permaculture est bien souvent indispensable pour parvenir ensuite à réellement faire son jardin en permaculture.

La permaculture c’est aussi réapprendre à observer et comprendre son environnement

Dans nos sociétés dites « modernes », nous avons été, au fil du temps, de plus en plus déconnectés de la nature.

Résultats, on ne sait plus lire le paysage comme pouvaient le faire nos anciens et on ne sait plus observer la nature, car on ne nous l’a pas appris.

Or, la permaculture puise sa force de l’imitation de la nature dont la résilience et l’efficacité sont sans pareil.

Pour parvenir à l’imiter au mieux afin de servir nos objectifs et répondre à nos besoins humains fondamentaux, nous devons donc réapprendre à l’observer, dans son ensemble comme dans la multitude de détails qu’elle offre à nos yeux.

Cela est donc un frein important à la pratique de la permaculture pour beaucoup de personnes qui se sentent trop éloignées de la nature et de sa compréhension.

Cependant, nous aimerions rassurer tous celles et ceux qui se sentiraient dans ce cas !

L’observation de la nature est tellement passionnante et source de bien-être que, même en partant de zéro, avec un peu d’aide pour savoir comment et sur quoi porter son attention, on peut très vite acquérir les réflexes d’une bonne observation et la capacité d’interpréter correctement ses observations pour en déduire des choix stratégiques pertinents.

La permaculture nous incite à nous mettre au rythme de la nature

À l’heure où on a pris l’habitude d’obtenir ce qu’on désire en 2 ou 3 clics, où tout doit aller toujours plus vite, il n’est pas facile de se retrouver confronté au temps de la nature qui n’est pas du tout le même que le nôtre.

Par exemple, quand on plante des arbres fruitiers avec l’idée qu’on pourra se régaler bientôt de leurs délicieux fruits, il faut accepter que l’arbre, lui, ait besoin de plusieurs années d’implantation pour être en mesure de porter des fruits (3 à 5 ans en moyenne, mais cela peut aller jusqu’à 10 à 15 ans voire plus sur certaines essences) !

Arbre fruitier en permaculture : ici un noyer.
Un arbre fruitier comme le noyer, par exemple, aura généralement besoin de 10 à 15 ans avant de produire des récoltes de noix significatives.

Même si, en permaculture, on va user de stratégies notamment pour « accélérer la succession écologique » ou « obtenir une récolte » le plus vite possible, nous restons quand même en grande partie soumis au temps de la nature qui impose son rythme au fil des saisons.

Bref, quand on se lance en permaculture, mieux vaut changer son rapport au temps et travailler sur sa patience pour réussir à « Privilégier les solutions lentes ».

La permaculture, ce n’est pas que du jardinage !

Une des difficultés à bien cerner la permaculture vient notamment du fait qu’elle peut s’appliquer à tous les domaines de la vie et non pas uniquement au jardin !

Le jardin, l’habitat, l’énergie, la communauté, l’organisation, l’humain… elle touche tellement de domaines différents qu’elle apparait souvent comme une idée floue, un patchwork un peu fouillis ou encore un fourre-tout incompréhensible !

C’est pourquoi, pour y voir plus clair, il est important de revenir aux fondamentaux du concept que nous avons décrit précédemment à savoir les éthiques, les principes, les stratégies, techniques et outils.

Copier des techniques permacoles non adaptées.

Enfin, dernier « inconvénient » à la permaculture si on peut parler ainsi : contrairement à ce qu’on a de plus en plus l’habitude de faire, la permaculture, elle, ne se prête pas vraiment aux copier-coller de techniques.

On l’a déjà répété plusieurs fois ici, mais on insiste vraiment là-dessus, car c’est l’un des principaux travers auquel on est confronté lorsqu’on se lance en permaculture.

Or, copier une technique sans avoir analysé au préalable si elle est véritablement adaptée à notre contexte mène le plus souvent à l’échec !

Schéma de butte en permaculture.
Exemple de butte de permaculture pouvant être contre-productive en contexte chaud et venteux.

C’est pourquoi faire son jardin en permaculture implique vraiment de toujours garder à l’esprit que toute stratégie, technique ou outil que vous souhaitez employer doit absolument être adapté à votre contexte unique (contexte humain, climatique, financier, local…).

Comment faire un jardin en permaculture concrètement ?

Créer un jardin en permaculture permet de répondre à nos besoins humains tout en améliorant notre environnement (développement de la biodiversité, création d’habitats pour la faune et les insectes utiles, enrichissement de la terre…).

Un jardin en permaculture a, en effet, vocation à remplir plusieurs fonctions.

En plus de la production alimentaire de fruits et légumes au potager, il peut servir à la production de :

  • plantes médicinales,
  • herbes aromatiques,
  • fleurs mellifères pour les insectes pollinisateurs,
  • végétaux pour l’ornement,
  • matières végétales pour l’artisanat (vannerie…)

Un jardin en permaculture sert également à la création d’espaces de vie relaxants, romantiques ou ludiques

Le tout est de savoir par où commencer et de suivre pas à pas la méthodologie de design pour concevoir efficacement en fonction de ses propres objectifs, envies et contextes !

Cependant, nous ne sommes pas tous prêts à nous investir dans un projet global avec la réalisation d’un design complet, faute de temps, de moyens, de priorités…

Alors pour celles et ceux qui voudraient découvrir en douceur la permaculture sans y consacrer trop de temps, nous avons conçu une formation vidéo en ligne intitulée « le Potager 3P ».

Cette formation vous permet d’expérimenter la permaculture dès maintenant sur une petite parcelle de votre terrain (12 m2), sans passer par une longue phase d’étude, en suivant notamment le principe de permaculture « commencez petit ».

Cette formation vous apprendra à créer facilement et rapidement, selon les principes de permaculture, votre Premier Potager Permanent à base de plantes vivaces qui, en plus d’être esthétique et nourricier, sera un excellent support pédagogique d’observation.

Les 8 étapes clés pour faire son jardin en permaculture

Rentrons maintenant dans le vif du sujet : comment procéder pour se lancer concrètement et enfin faire son jardin en permaculture !

Ça ne vous aura pas échappé, si vous êtes arrivé(e) jusqu’à ce stade de votre lecture : ce que nous voulons vous faire comprendre c’est qu’il n’y a pas de jardin en permaculture sans un minimum de design (ou conception) préalable. On ne s’appelle pas Permaculture Design pour rien 😅 !

Plan de jardin en permaculture.
Exemple de design fait par nos stagiaires à l’aide de nos formations en ligne. Pas besoin d’être un pro en dessin pour concevoir votre jardin.

Pour faire votre jardin en permaculture, vous allez donc devoir faire votre propre design !

Rassurez-vous, même si le mot peut faire peur, c’est à la portée de toutes et tous avec un minimum de travail !

Et le jeu en vaut vraiment la chandelle.

Vous avez l’embarras du choix pour apprendre à appliquer cette méthodologie de design à votre projet !

Vous pouvez tout à fait choisir votre propre méthodologie en glanant des informations sur Internet ou dans diverses lectures de livres sur la permaculture, car beaucoup de choses sont aujourd’hui accessibles sur internet.

Si vous choisissez ce chemin, vous devrez notamment faire le tri dans toutes les informations recueillies et cela peut s’avérer très long et fastidieux, mais également très stimulant.

Vous pouvez aussi faire le choix de gagner du temps et de vous faciliter la tâche en vous laissant guider pas à pas à travers les différentes étapes de la méthodologie telle que nous l’avons synthétisée dans notre formation vidéo en ligne dédiée au design de permaculture : « Invitez la permaculture dans votre jardin ».

Plan potager en permaculture.

Laissez-vous guider pas à pas pour concevoir votre projet en permaculture !

Pour un projet en permaculture résilient et durable, qu’il soit professionnel ou non, faire son design est une étape incontournable à sa réussite.

Apprenez à faire cette conception de façon efficace et à votre rythme grâce à notre formation en ligne dédiée qui vous guidera pas à pas et s’adaptera à vos objectifs et votre contexte unique !

Pour ne pas vous laisser sur votre faim, voici un résumé des 8 étapes clés pour réaliser votre propre conception en permaculture :

  1. Je pose mes objectifs : je veux quoi comme jardin ?

  2. J’observe mon jardin

  3. Je conçois et dessine un plan global de mon jardin

  4. Je choisis les éléments que je vais installer la première année

  5. Je prépare les premiers éléments à installer

  6. J’installe mes premiers éléments choisis

  7. À la fin de l’année, je fais le bilan

  8. Chaque année, je recommence avec de nouveaux éléments à installer

Pour plus de détail sur chacune de ces 8 étapes clés, lisez notre article dédié à la méthodologie de design en permaculture.

C’est quoi un potager en permaculture ?

La permaculture est donc un concept global qui peut s’appliquer à tous les domaines de la vie : le jardin, la maison, les communautés humaines, l’entreprise, le développement personnel… et bien sûr aussi le potager !

Potager en permaculture productif.
Le potager en permaculture de Magalie, membre de notre bureau d’études.

Le but d’un potager en permaculture est de produire des fruits et légumes sains et nutritifs tout en prenant soin de la nature et l’écosystème.

Bien souvent, c’est la partie du jardin qui intéresse le plus les personnes en recherche d’alimentation saine, d’autonomie et de pratiques respectueuses de la nature.

Cependant, c’est principalement au potager que la permaculture est injustement réduite à un ensemble de techniques de jardinage !

Elle est vue comme un agrégat de recettes toutes faites applicables partout, ce qui génère bien des confusions, frustrations et abandons de projet chez ceux qui ont appliqué des techniques dites de permaculture sans les mettre au regard de leur contexte particulier.

Donc, oui, la permaculture s’applique aussi au potager, mais il est important de considérer son potager comme un élément parmi d’autres dans votre jardin, un élément qui devra être pensé en fonction des principes de permaculture et mis en synergie avec les autres éléments de votre jardin.

Avant de vous livrer une liste non exhaustive de techniques phares du potager en permaculture, nous souhaitions donc attirer une fois de plus votre attention sur le fait qu’avant d’appliquer une technique, quelle qu’elle soit, vous devez la passer à travers le filtre de votre contexte propre (géographique, climatique, pédologique, topographique, humain, financier…) et de vos objectifs précis pour voir si elle sera adaptée dans votre cas.

Potager en permaculture : quelques techniques de bases

Même si, la permaculture ne doit pas être réduite à des techniques de jardinage, il y a tout de même plusieurs techniques et stratégies de bases relativement passe-partout à connaitre pour pouvoir juger ensuite de leur pertinence et de leur faisabilité dans votre cas particulier puis les expérimenter si besoin.

Le paillage en permaculture

Une des techniques phares en permaculture qui tranche avec le jardinage traditionnel où on laisse la terre à nu est l’utilisation de paillage aussi appelé mulch pour couvrir le sol.

Cela sert notamment à protéger le sol, à conserver son humidité et dans le cadre d’un paillage organique, à nourrir la vie du sol.

Cette précieuse vie du sol (bactéries, champignons, vers de terre, cloportes, nématodes, collemboles…) contribue à rendre le sol plus fertile d’année en année grâce à la décomposition de la matière organique et sa transformation en humus.

Paillage en hiver sur potager en permaculture.
Même en hiver le potager en permaculture est paillé.

Hormis quelques périodes clés de l’année, comme le début du printemps, où on découvrira le sol pour lui permettre de se réchauffer plus vite ou pour faire certains semis délicats, on va donc s’attacher, sur la majeure partie de l’année, à ne pas laisser le sol nu.

Pour cela, on utilise donc du « mulch » (ou paillage).

Ce mulch peut être vivant (espèces végétales couvre-sol, densité élevée de plantations), minéral (pierre, ardoise…), végétal (paille, foin, bois broyé, miscanthus, etc.), ou issu de déchets compostables intéressants comme le carton brut (sans colle, sans encre)…

Pour en savoir plus sur ce sujet, retrouvez en fin d’article un lien vers notre dossier complet sur les paillages.

Nous vous partageons aussi ci-dessous notre vidéo explicative sur le mulch en permaculture.

La gestion de l’eau au potager en permaculture

Récupérer, faire circuler et utiliser au mieux l’eau est essentiel dans un jardin en permaculture, et ce besoin s’accentue vraiment depuis quelques années où nous connaissons des sécheresses intenses à répétition !

L’eau doit donc être captée et recyclée au maximum sur nos lieux et, à fortiori, dans nos potagers.

Non seulement l’eau garde le sol et les plantes hydratés, mais elle attire également la faune.

Ainsi, des cuves de récupération d’eau de pluie sont des éléments très pertinents à installer au niveau des descentes de gouttières.

La circulation de cette eau récupérée avec la gestion des trop-pleins est une stratégie essentielle pour un potager luxuriant et pour vous éviter au maximum d’avoir à arroser avec l’eau de ville.

Machine à compost pour valosier des eaux grises.
Machine à compost pour valoriser les eaux grises dans son jardin ou potager en permaculture.

De plus, l’eau de pluie, chargée d’éléments nutritifs, est particulièrement bonne pour le jardin potager.

Par exemple, une eau de pluie ayant d’abord servi au bain des canards peut ensuite être infiltrée près des plates-bandes de culture, et sera une aubaine pour la plupart de vos légumes.

Choisir le bon support de culture pour réussir son potager en permaculture

Dans un potager en permaculture, le support de culture qui va accueillir vos légumes joue un rôle prépondérant dans la réussite de celui-ci.

Chaque support de culture est une technique en soi et correspond à certains types de jardinage, de contextes, d’objectifs.

Or, en permaculture, contrairement à ce qu’on pourrait croire, il n’est pas obligatoire de « faire des buttes », car cette technique, de plus en plus galvaudée, peut ne pas être adaptée dans votre cas et s’avérer parfaitement contre-productive !

Aussi pour économiser de l’énergie et du temps, notamment si vous débutez en jardinage, choisissez correctement votre support de culture afin qu’il soit réellement adapté à vos objectifs et votre contexte (humain, environnemental, climatique…).

Vous éviterez ainsi bien des écueils et autres échecs dus à des supports de culture inadaptés.

Pour en savoir plus sur ce sujet, retrouvez en fin d’article un lien vers notre dossier complet sur les buttes de culture.

Créer des associations de légumes au potager

Plusieurs principes de permaculture tels que :

  • « Utiliser et valoriser la diversité »
  • « Travailler avec la nature et non contre elle »
  • ou encore « Privilégier les petits systèmes intensifs et les solutions lentes »

nous le rappellent : pratiquer des associations positives de plantes tombe sous le sens.

Ainsi, en permaculture, légumes, herbes, fleurs comestibles, petits arbres fruitiers et plantations d’ornement sont couramment cultivés ensemble.

Association de légumes au potager.
Association de légumes : radis, carottes, salades, tomates © Jérôme Boisneau – permaraicher

Ils interagissent de manière vertueuse et diminuent les efforts que vous aurez à fournir pour un potager productif et en bonne santé : remontée d’eau, de nutriments, création de microclimats, attraction de pollinisateurs, répulsion d’indésirables…

Les avantages des associations de plantes et de légumes en particulier sont très nombreux.

Pour plus de détails, nous vous invitons à lire sur notre blog les articles sur les successions de légumes et les contre-plantations écrits par Joseph Chauffrey, spécialiste des petits potagers urbains en permaculture.

Retrouvez aussi l’article de Jérôme Boisneau, maraicher en permaculture, sur les associations de légumes qu’il utilise dans son activité professionnelle.

Le keyhole garden

Parmi les techniques connues, il y a les jardins en forme de « trou de serrure » ou keyhole garden qui sont des modèles très esthétiques favorisant « l’effet de bordure » et la création de microclimats propices à la biodiversité et aux plantes cultivées dessus.

Cependant, les jardins en « trou de serrure » sont assez énergivores à mettre en place et difficile à déplacer une fois réalisés, c’est pourquoi, là encore, nous vous invitons à bien vérifier s’ils sont pertinents pour votre projet et si oui, où ils devront être placés par rapport à vos autres éléments du jardin…

Ils sont généralement surélevés, ronds, en forme de fer à cheval dans les jardins en permaculture.

Au centre d’un Keyhole Garden, facilement accessible, se trouve souvent un composteur intégré pour aider au maintien de la fertilité de l’ensemble de l’ouvrage.

Mais selon vos envies, ou vos besoins, le centre peut plutôt être occupé par un arbre, un arbuste ou encore une petite mare…

La culture en lasagne

La culture en « lasagne » est une technique très répandue, car très simple et très souvent super efficace, en particulier pour les plantations de légumes annuels gourmands (tomates, aubergines, courgettes, poivrons…).

Butte de culture en lasagne dans un potager en permaculture.
Exemple de culture en lasagne entourée de bottes de paille.

Passe-partout, elle peut même se pratiquer hors sol, en ville, sur du béton ou autres surfaces urbaines hors-sol, à partir du moment où on a assez de matières organiques à empiler pour former sa butte en lasagne et de l’eau pour amorcer sa décomposition !

Son nom de culture en lasagne vient, bien sûr, du célèbre plat italien, puisque cette technique permacole revient, grosso modo, à empiler des couches successives de matières organiques : des couches de matières vertes plutôt azotées et des couches de matières brunes plutôt carbonées…

Pour savoir comment faire, étape par étape, un tel support de culture, nous vous invitons à lire notre article sur la culture en lasagne.

Maintenir un sol vivant

Il est primordial de prendre soin de son sol en y favorisant la vie et notamment les vers de terre qui sont essentiels dans un jardin en permaculture.

Ils aident à garder le sol meuble et en bonne santé.

Une bonne structure du sol se compose d’une grande population de vers de terre, de micro-organismes, bactéries, champignons, algues et insectes bénéfiques.

Donc, il est important de ne pas utiliser de pesticides et autres fongicides chimiques qui détruiraient la vie de votre sol.

Avec le compost, transformer vos déchets en ressources

Faire son compost est un autre élément important dans un jardin en permaculture où « Tout déchet » doit être pensé comme « une ressource inexploitée ! ».

Ainsi tous les matériaux pour la fertilisation et le paillage seront produits dans le jardin en permaculture : les déchets du jardin seront utilisés pour le compostage, qui à son tour, sera utilisé pour l’amendement du sol.

Bac de compost dans un jardin en permaculture.

Pour en savoir plus sur le compost, retrouvez en fin d’article un lien vers notre dossier complet sur ce sujet.

Comment bien débuter en permaculture ?

Vous l’aurez compris, pour bien débuter un projet en permaculture, il est important de garder en tête les éthiques et les principes de permaculture pour vous guider dans vos choix.

De plus, cela vous permettra d’apprendre à définir vos objectifs précis et à connaître vos contextes uniques pour pouvoir ensuite choisir de façon pertinente les techniques, stratégies et outils adaptés dans votre cas.

Pour parvenir à cela en toute sérénité, les géniaux inventeurs du concept de permaculture que sont Bill Mollison et David Holmgren, ont développé une méthodologie pour que chaque personne souhaitant se lancer ait une démarche structurée à suivre pour concevoir son projet en permaculture.

Cette démarche de conception a été éprouvée par divers permaculteurs de renom à travers le monde (Geoff Lawton, Darren J. Doherty, Sepp Holzer, Emilia Hazelip, Andy et Jessie Darlington, Ben Falk, Martin Crawford, Richard Perkins…) et elle s’est enrichie et a évolué au fil du temps.

C’est pourquoi vous trouverez aujourd’hui, comme c’est le cas pour les principes, différentes formulations de cette démarche de conception.

Ferme Ridgedale Permaculture de Richard Perkins.
Ferme Ridgedale Permaculture de Richard Perkins en Suède.© Possible Média

Mais toutes ses formulations gardent en commun les faits :

  1. de devoir apprendre à bien définir ses buts et ses objectifs,
  2. d’apprendre à observer son environnement pour bien le connaitre et donc être à même de lui appliquer des techniques adaptées pour le transformer efficacement selon nos objectifs.
  3. de passer par une phase d’analyse puis de design sur le papier
  4. de passer à l’action sur le terrain avec les phases d’installations et de suivi dans le temps.

Qu’est-ce que la démarche BOLRADIME en permaculture ?

L’acronyme BOLRADIME résume bien toute la démarche de conception à mettre en œuvre.

Vous verrez aussi parfois l’utilisation de l’acronyme OBREDIM qui déroule un peu différemment la méthodologie.

Au bureau d’études, nous nous appuyons sur la méthode BOLRADIME, car c’est celle qui correspond le mieux aux étapes de conception que nous pratiquons dans nos designs.

Voici ce que cet acronyme signifie :

Le méthode de conception en permaculture BOLRADIME.

Alors si vous voulez vous lancer dans un projet en permaculture et le réussir sereinement, suivre une démarche de conception sera vraiment inévitable.

Loin de vous faire perdre du temps comme certaines personnes pressées peuvent le croire, cela vous fera gagner des années et économiser beaucoup d’efforts inutiles et d’argent.

La démarche de conception va, en effet, vous aiguiller vers un ensemble de techniques et stratégies vraiment efficaces pour vous, vous évitant ainsi de vous égarer dans des actions énergivores et inutiles voire contre-productives !

Des formations en permaculture pour vous aider concrètement dans votre projet.

Depuis 2011 qui marque le début de l’aventure Permaculture Design, notre bureau d’études a accompagné des centaines de personnes dans leurs projets en permaculture.

Dès 2013, nous nous rendons compte que les demandes d’aides aux accompagnements de projets notamment familiaux avec de petits moyens sont trop nombreuses pour que nous puissions y répondre individuellement avec notre seule équipe du bureau d’études.

Il y a trop de demandes, parfois géographiquement très éloignées de nos bureaux et un suivi de projet de design prend beaucoup de temps, notre planning d’équipe se remplit trop vite et nous sommes affligés de devoir refuser autant de demandes d’aides faute de disponibilités.

C’est pourquoi nous nous lançons dès 2014 dans la création de formations en ligne pour permettre à un maximum de personnes de devenir autonomes dans le lancement de leur projet en permaculture.

Pour débuter sereinement en permaculture, les formations en ligne sont des outils formidables !

Elles permettent de se former facilement de chez soi avec un simple accès Internet et d’apprendre à son rythme avec un accès 24 h/24, 7 j/7 sans limites de temps.

Formations permaculture en ligne ou en stages sur site.

Alors si vous souhaitez vous faire aider dans la réalisation de votre projet pour avoir des bases solides sur lesquelles vous appuyer et ne manquer aucune des étapes fondamentales à la réussite de votre jardin en permaculture, nos formations en ligne sont idéales.

Et parmi nos 10 formations en ligne disponibles à ce jour, voici les 3 principales sur les 3 thématiques essentielles que sont le design, le potager et la forêt-jardin :

« Invitez la permaculture dans votre jardin »

C’est LA formation sur la méthodologie de design incontournable qui va vous accompagner, pas à pas, dans toutes les étapes de la démarche BOLRADIME dont nous vous parlions plus haut dans cet article.

C’est la toute première formation en ligne que nous avons réalisée dès 2014, c’est celle qui permet vraiment de faire soi-même sa conception en permaculture quels que soient votre projet, votre contexte et vos objectifs et cela où que vous vous trouviez sur la planète.

👉 Elle a déjà aidé plus de 6000 personnes à se lancer alors pourquoi pas vous ?

« Le potager Perma+ »

Plus récente, et née, elle aussi, d’une demande croissante de nos abonnés pour des aides à la culture potagère dans le respect de la permaculture, cette formation s’adresse donc aux personnes souhaitant avant tout démarrer une production potagère en permaculture.

Elle a pour vocation de vous mettre le pied à l’étrier pour faire de vous un(e) jardinier(ière) confiant(e) et expérimenté(e), capable ensuite de voler de ses propres ailes.

Cette formation vous accompagne donc pas à pas dans la création et la gestion d’un potager permacole avec l’éventail complet de légumes annuels qu’on aime retrouver au potager. Il vous guide dans la culture des fameux légumes du soleil que sont les tomates, aubergines, poivrons ou encore les courgettes, mais aussi celle des grands « classiques » comme les salades, haricots, carottes, oignons, poireaux, pommes de terre, etc.

Le potager Perma+ n’est pas qu’un simple potager.

C’est un véritable mini-écosystème en permaculture, pensé comme un potager-école, dans lequel nous vous guidons à toutes les étapes depuis la préparation du sol jusqu’aux plantations, semis et récoltes de chacun des légumes préconisés.

Et cette formation va plus loin encore, puisque pendant 3 ans, elle vous explique, mois par mois, tout ce que vous devez faire sur vos plates-bandes de cultures.

« Créer et gérer une forêt jardin avec Martin Crawford »

Cette formation sur la forêt comestible n’a pas été produite par notre bureau d’études mais bien par un spécialiste de la foret-jardin en Europe, Martin Crawford lui-même.

Nous le remercions d’ailleurs de nous avoir permis de traduire et diffuser sa formation afin de vous faire profiter de toute son expertise.

Cette formation s’adresse tout particulièrement à celles et ceux qui souhaitent installer chez eux un paysage semi-forestier comestible, médicinal et utile, avec peu d’entretien.

Et quand l’un des meilleurs spécialistes mondiaux de la forêt jardin, vous explique très simplement, étape par étape, comment créer et installer la vôtre, tout devient beaucoup plus simple 😉 !

Jardin réalisées après nos formations en permaculture.
Patchwork de jardins réalisés par des membres de nos formations en permaculture.

Nos 7 autres formations en ligne sont ensuite des briques complémentaires à ajouter à votre projet selon vos objectifs.

Elles traitent par exemple des poules, des guildes et haies en permaculture, des cultures potagères vivaces ou encore de la pharmacie naturelle avec les plantes médicinales.

Une fois votre jardin en permaculture conçu et réalisé avec tous les éléments que vous aurez choisis d’y inclure pour répondre à vos objectifs, il se régénérera un peu plus chaque année.

Vous verrez revenir avec bonheur la biodiversité et pourrez profiter de récoltes de plus en plus abondantes au fil du temps en échange d’un peu d’attention de votre part.

Récoltes et biodiversité au jardin en permaculture.

Nous espérons que cet article aura répondu à vos attentes et que vous comprenez mieux maintenant ce qu’est un jardin en permaculture et comment le réaliser chez vous.

N’hésitez pas à nous partager vos avis en commentaires !

Allez plus loin sur le jardin en permaculture !

Continuez votre découverte sur comment faire un jardin en permaculture en lisant nos articles et dossiers complets sur divers sujets phares :

À bientôt 👋 !

L’équipe du bureau d’études Permaculture Design

L’article Comment faire un jardin en permaculture ? Les bases indispensables à connaître. est apparu en premier sur Permaculture Design.

La permaculture au jardin potager : le guide complet

La permaculture au jardin potager, c’est vraiment pour tout le monde et pour tous les terrains !

Que vous soyez jardinier débutant, poussé par l’envie de prendre en main votre alimentation, de manger des légumes bons et sains.

Ou plus expérimenté, en recherche de solutions pour augmenter vos récoltes, tout en économisant votre temps et votre énergie.

La permaculture apporte des réponses pérennes et efficaces, adaptées à chaque contexte.

Ainsi, grâce à des pratiques douces et régénératrices pour la nature, vous serez capable de produire des récoltes abondantes sur le plus petit espace possible et sans vous épuiser.

Le potager en permaculture s’inscrit aussi dans un système, le design, indispensable à votre réussite.

Des stratégies de culture au design, on vous explique tout dans ce guide complet !

Le jardin potager en permaculture : principes de bases

Alors que le potager peut être énergivore et chronophage, la permaculture regorge de stratégies pour optimiser l’espace, l’énergie, le temps.

Entrons tout de suite dans le vif du sujet !

Économiser l’eau au potager en permaculture : un enjeu primordial

Collecter l’eau de pluie

L’eau, source de vie, est considérée en permaculture comme un flux énergétique. Elle est tellement précieuse au potager que vous devez y porter une attention toute particulière, et essayer d’optimiser sa collecte au mieux.

Récupération de l’eau de pluie des toitures et stockage en citerne, collecte via une mare dans le potager, etc. toutes les solutions sont bonnes !

Principe de permaculture

Collecter et stocker l’énergie

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L’arrosage automatique

Que vous ayez une toute petite parcelle, ou un potager plus grand, l’arrosage en été peut devenir très chronophage, surtout si les pluies sont peu fréquentes.

Vous aurez sans doute réfléchi à cela au moment de la conception de votre design (dont on vous parle un peu plus loin dans cet article), mais c’est important d’anticiper la question avant la pleine saison potagère.

Un arrosage maîtrisé est un arrosage qui assure un apport régulier et juste par rapport aux besoins des plantes.

C’est la meilleure façon d’en prendre soin, et de leur éviter les chocs thermiques à répétition.

Un arrosage maîtrisé évite les gâchis d’eau et d’énergie humaine. Pour cela plusieurs solutions sont à explorer, par exemple :

  • Les systèmes de goutte-à-goutte programmables ;
  • Les oyas, ces poteries à enterrer, qui délivrent la juste quantité d’eau grâce à la porosité de la terre cuite.

Composter, c’est recycler

Au potager en permaculture, on essaie de limiter le plus possible les fuites d’énergie.

C’est pourquoi le compostage est une pratique essentielle.

Principe de permaculture

Tout déchet est une ressource inexploitée

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En recyclant les déchets de la cuisine ou du jardin, on en fait une matière riche et bénéfique pour le potager.

Un véritable or noir, capable de nourrir et de protéger le sol.

Faire son compost est à la portée de tous.

Il vous suffit de choisir la méthode qui vous convient, tant il y a de façons de faire : compostage de surface, compostage en tas, en composteur de jardin, en lombricomposteur, etc.

Cultiver sur la plus petite surface possible

Avoir un grand potager, c’est bien, mais avoir un petit potager, cultivé de manière intensive, c’est encore mieux !

Pourquoi ?

Tout simplement, parce que vous dépensez moins d’énergie, d’eau et de temps à entretenir un petit espace.

Il vaut donc mieux commencer sur une petite surface, puis quand on maîtrise bien, s’étendre si besoin.

Principe de permaculture

Commencez petit, puis étendez-vous

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Les zones non cultivées pourront être laissées en coins sauvages.

Ainsi, elles ne demandent pas d’entretien et favorisent la biodiversité.

Concrètement, comment faire pour utiliser son potager au maximum de ses capacités ?

Exemple, chez Benjamin, d’une petite zone cultivée intensément avec tout l’espace occupé par des légumes et plantes aromatiques diverses. Illustration extraite de la formation en ligne « le potager Perma+ ».
Exemple, chez Benjamin, d’une petite zone cultivée intensément avec tout l’espace occupé par des légumes et plantes aromatiques diverses. Illustration extraite de la formation en ligne « le potager Perma+ ».

Expérimenter le potager vertical en permaculture !

Qui a dit qu’il fallait cultiver uniquement à l’horizontal ?

Laissez aller votre créativité et imaginez des systèmes en 3 dimensions en donnant de la hauteur à votre potager.

Des surfaces où faire grimper les plantes, il y en a quantité à exploiter : les murs et clôtures, les abris de jardin, pergolas, etc.

Un mur est une aubaine !

En plus d’emmagasiner la chaleur, il permet à certaines plantes de se développer sans prendre d’espace au sol, moyennant la mise à disposition d’un support.

On peut y faire pousser des petits arbustes comme les mûriers, framboisiers, vignes, kiwis, etc.

Construire des structures au potager

Au sein même du potager, dans et entre les planches de culture, on peut installer différents supports.

Treillis en formes de tipi ou de tente canadienne, grillages, tunnels, portiques accueillent joliment vos haricots à rames, petits pois, courges, concombres, melons, etc.

Vos plantes potagères grimpantes ainsi palissées libèrent la place au sol pour d’autres cultures.

Une technique à utiliser aussi pour le potager urbain !

Exemple de structures en bois de châtaignier au potager en permaculture de la ferme de la Goursaline pour faire grimper notamment des haricots rames.
Exemple de structures en bois de châtaignier au potager en permaculture de la ferme de la Goursaline pour faire grimper notamment des haricots rames.

Densifier et associer les cultures au potager

Densifier les cultures, c’est faire en sorte que toute la surface de vos plates-bandes soit occupée par des plantes.

Voici 2 stratégies pour optimiser l’espace au potager en permaculture :

  • Planter plus serré et en quinconce plutôt qu’en ligne.
  • Mélanger les légumes sur une même planche de culture en intercalant des plantes à faible développement entre des plantes plus volumineuses.

👉 Par exemple, on peut faire pousser des carottes, des radis ou du basilic au pied des tomates.

Pour densifier vos cultures efficacement, on ne saurait trop vous conseiller de pratiquer les associations des légumes au potager.

Au fil du temps, les jardiniers ont remarqué que certaines combinaisons de plantes cultivées ensemble étaient vertueuses.

On peut citer la fameuse association « les trois sœurs » qui mêle maïs, courge et haricot à rames :

  • Le maïs sert de tuteur aux haricots.
  • La courge en courant au sol, limite la pousse des herbes indésirables, et l’évaporation de l’eau.
  • Le haricot fixe l’azote de l’air, et enrichit le sol ce qui profite ensuite aux autres cultures.

Autre exemple, l’oignon, l’ail, l’échalote ou le poireau protègent les carottes de la mouche Psila rosae, son principal parasite.

En échange, la carotte repousse par son odeur la mouche mineuse, principal ravageur des cultures de poireaux, oignons, échalotes et autres plantes du genre Allium.

Sur une de nos plate-bandes potagères, ces oignons, non paillés pour éviter l’excès d’humidité au niveau des bulbes, ont été plantés sur de petites buttes de terre (hautes de 5 cm environ) entre lesquelles on a semé des carottes dont on commence à voir le feuillage se développer entre les oignons…
Sur une de nos plate-bandes potagères, ces oignons, non paillés pour éviter l’excès d’humidité au niveau des bulbes, ont été plantés sur de petites buttes de terre (hautes de 5 cm environ) entre lesquelles on a semé des carottes dont on commence à voir le feuillage se développer entre les oignons…

Ce qu’il faut retenir, c’est que plus on diversifie les cultures sur une même zone, plus ce milieu devient résilient.

Principe de permaculture

Utiliser et valoriser la diversité

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La polyculture, pratique incontournable du potager bio en permaculture, limite le développement des maladies ou aide à contrôler la présence des indésirables.

Dans un milieu biodiversifié, ces derniers passent moins facilement d’une plante à l’autre.

Ils risquent de tomber plus souvent sur des prédateurs naturels à même de vous en débarrasser, sans que vous ayez à lever le petit doigt !

Accélérer la succession des cultures

Bien connaître le développement des plantes

Là, ça devient un peu subtil.

Accélérer la succession des cultures demande de bien connaître le cycle des plantes, leur temps de croissance.

De cette façon, on peut prévoir combien de temps elles vont rester en terre, et quelle emprise elles auront au sol.

À partir de là, il est possible d’établir un planning pour chaque plante prenant en compte toutes les étapes depuis le semis jusqu’à la fin de la culture.

Pour vous aider dans cette planification, nous vous invitons à découvrir le calendrier perpétuel du jardin-forêt et potager productif proposé par Franck Nathié de l’association la Forêt Nourricière.

Il est également possible, avec plus de temps et de recherches, de trouver divers calendriers de cultures en ligne ou dans les ouvrages de jardinage.

Toutes ces informations pourront vous servir de base, de repères au démarrage, mais ce sera à vous d’affiner en fonction de votre climat régional et de votre microclimat à la maison.

Ensuite, au fil du temps, vous optimiserez cette organisation grâce à votre expérience, aux tests que vous pourrez faire, etc.

En parallèle, deux techniques permettent de gagner en productivité.

Démarrer les cultures hors-sol

En démarrant vos cultures hors sol, vous limitez le temps d’occupation des plantes au potager.

Cela laisse ainsi la place à d’autres.

Et puis bien sûr, cela vous permet de commencer une culture alors que les conditions extérieures ne sont pas optimales.

À noter, que mis à part quelques exceptions, quasiment tous les légumes peuvent être démarrés en semis en pots, avant d’être repiqués en pleine terre.

Avez-vous déjà tenté les semis en godets des pois, fèves ou betteraves ?

Promis, ça fonctionne très bien !

La plupart des légumes du potager peuvent être démarrés en caissette, godets ou autres petits pots divers issus du recyclage de déchets. Ici, Magalie, de l’équipe PermacultureDesign, est en train de transplanter au potager de petites laitues semées hors sol ;).
La plupart des légumes du potager peuvent être démarrés en caissette, godets ou autres petits pots divers issus du recyclage de déchets. Ici, Magalie, de l’équipe PermacultureDesign, est en train de transplanter au potager de petites laitues semées hors sol ;).

Chevaucher les cultures

Le principe du chevauchement des cultures est de faire cohabiter des plantes à des stades différents de développement, plutôt que d’attendre la toute fin d’une culture avant de planter la suivante.

Par exemple, au mois de septembre, on peut installer de jeunes plants d’épinards, de chicorées ou de choux asiatiques, sous une culture en fin de cycle comme la tomate.

Le temps que la tomate termine sa production de fruits, les jeunes plants commencent à développer leur système racinaire.

Puis, quand le pied de tomates en fin de cycle est supprimé (on laisse les racines en place et on paille le sol avec les parties aériennes), les nouvelles cultures ont déjà bien démarré.

Elles profitent à leur tour pleinement de la lumière.

On gagne ainsi un peu de temps sur les nouvelles cultures.

Quels légumes planter au potager en permaculture ?

Les légumes vivaces au potager, des alliés précieux.

Le choix des végétaux à cultiver au potager est important, car il conditionne les stratégies ainsi que les efforts à mettre en place pour avoir d’abondantes récoltes.

Privilégier les légumes pérennes peut être très intéressant quand on a peu de temps à consacrer au potager.

Les légumes vivaces au potager produiront, en effet, plusieurs années avec juste un peu d’entretien de votre part.

Poireau perpétuel, asperge, artichaut, topinambour, rhubarbe, chénopode Bon-Henri, chou de Daubenton…il existe un large panel de légumes vivaces pouvant vous satisfaire !

Légume vivace excellent, l’asperge a toute sa place dans un potager en permaculture. Ici en association avec des fraisiers en couvre-sol avec lesquels elles s’entendent très bien depuis plus de 4 ans chez Magalie, en Limousin.
Légume vivace excellent, l’asperge a toute sa place dans un potager en permaculture. Ici en association avec des fraisiers en couvre-sol avec lesquels elles s’entendent très bien depuis plus de 4 ans chez Magalie, en Limousin.

C’est une stratégie à réfléchir pour voir si elle correspond ou non à vos objectifs, sachant que les légumes vivaces peuvent tout à fait cohabiter avec des légumes annuels 😉.

Quels légumes annuels cultiver dans votre potager en permaculture ?

À la différence des légumes vivaces qui vivent plusieurs années, les légumes annuels ou bisannuels accomplissent leur cycle complet de végétation en un an (annuel) ou deux ans (bisannuel).

Ils doivent donc être ressemés tous les ans ou tous les deux ans si on veut les récolter au potager.

Mais comment choisir ces légumes à cultiver ?

Pour le choix des légumes annuels, choisissez en priorité :

  • ceux qui poussent facilement dans votre climat
  • et qui sont résistants à des maladies fréquentes au potager comme le mildiou ou l’oïdium (maladies cryptogamiques dues à un champignon).

Pour cela, rien de tel que d’observer ce que cultivent les jardiniers expérimentés autour de chez vous.

Si vous souhaitez malgré tout produire certains légumes peu adaptés à votre contexte, sachez que l’énergie à y consacrer sera beaucoup plus importante pour la même récolte.

Cela vous demandera peut-être la mise en place d’un abri pour des légumes avec d’importants besoins en chaleur ou un arrosage conséquent pour des légumes gourmands en eau.

Encore une fois, tout dépend de votre contexte.

Pour vous mettre sur la piste, voici un petit tour de France des semences adaptées à votre région.

Amis des Hauts-de-France, que diriez-vous de (re) découvrir le choux frisé grand vert du nord ?

Vous vivez à l’est, peut-être serez-vous ravis de déguster une carotte de terroir, la carotte jaune obtuse du Doubs ?

La rougette de Montpellier, cette laitue pommée d’hiver devrait faire son effet dans l’assiette des plus sudistes d’entre nous ?

Quant aux Bretons, on vous envie le melon petit gris de Rennes !

Où trouver ces légumes vivaces ou annuels ?

Voilà, vous avez fait le tour des catalogues de légumes vivaces et annuels.

Vous avez choisi les variétés les plus adaptées à votre contexte.

Vous salivez déjà à l’idée de déguster les fruits savoureux de votre production.

Oui, mais, où trouver tous ces légumes ?

Et puis, c’est un peu comme l’histoire de l’œuf et de la poule, faut-il partir de la graine ou du plant ?

Si vous êtes vraiment débutant ou que vous manquez de temps ou de place en intérieur pour organiser vos semis, il peut être intéressant de commencer certaines cultures avec des plants.

Cela peut vous faciliter le travail.

Essayez alors, dans la mesure du possible, de vous fournir auprès de pépiniéristes ou maraîchers locaux qui produiront certainement des variétés adaptées à votre région.

Notez quand même qu’en faisant une partie de votre potager à partir de plants à repiquer, le choix des variétés sera beaucoup plus restreint.

Il faudra aussi prévoir un budget plus conséquent que si vous partez de la graine.

En avançant dans votre apprentissage du potager en permaculture, vous serez sûrement de plus en plus tenté de réaliser vos semis vous-même.

En partant de la graine, vous ouvrez en effet la porte sur le monde extraordinaire de la diversité végétale.

C’est sûr, vous n’aurez qu’une envie : découvrir de nouvelles variétés saison après saison.

Les semenciers bio deviendront vos partenaires de jardinage préférés, car ils sont les gardiens d’un trésor inestimable : des variétés de légumes par milliers, parfois anciennes, que vous ne trouverez pas en jardinerie traditionnelle.

Mais surtout, ces graines sont reproductibles, c’est-à-dire qu’elles produisent des fleurs et des fruits dont les graines peuvent être récoltées, conservées, ressemées l’année suivante, et échangées avec d’autres jardiniers.

Vous aurez le plaisir de cultiver l’épinard monstrueux de Viroflay, le poivron chocolat ou la tomate bonne fée.

Ça vous dit ?

Pour aller plus loin, n’hésitez pas à lire notre article : pourquoi et comment produire ses propres graines.

Produire ses propres graines dans son jardin en permaculture est à la fois ludique, réjouissant, gratifiant et libérateur, on adore ! Ici des graines de laitues variété feuille de chêne blonde arrivées à maturité !
Produire ses propres graines dans son jardin en permaculture est à la fois ludique, réjouissant, gratifiant et libérateur, on adore ! Ici des graines de laitues variété feuille de chêne blonde arrivées à maturité !

En produisant vos graines vous-même, vous accédez à plus d’autonomie, car vous n’avez plus à acheter de semences.

Cerise sur le gâteau : en sélectionnant les graines des plus beaux légumes de votre potager, celles-ci s’adaptent aux conditions de sol et de climat dans lesquelles elles évoluent, et deviennent plus résistantes.

La ferme de Sainte-Marthe et La bonne graine sont de bonnes adresses pour vous procurer des graines.

Si vous préférez échanger avec d’autres particuliers, rendez-vous sur le site Graines de troc ou dans les bourses aux graines locales ;).

Planifier son année au potager en permaculture

Installer une citerne à eau, préparer les zones de culture, brasser son tas de compost, broyer les branchages, pailler, semer, planter, arroser, récolter…

Le jardin potager requiert votre attention à différents moments de l’année.

Grâce à un design, il sera le plus économe possible, mais certaines actions ne pourront se faire sans vous.

Faire le plan de son potager en permaculture

Faire le bon geste au bon moment est une question d’observation, mais aussi de planification.

Voilà pourquoi, vous ne pouvez pas vous passer d’un temps de réflexion pour organiser votre année au potager.

Pour garantir la réussite de vos cultures, vous devez élaborer votre outil de pilotage complet.

Son rôle est de vous guider tout au long de l’année en vous donnant les repères dont vous avez besoin.

Il peut contenir les informations suivantes :

  • la liste des légumes que vous souhaitez cultiver avec leurs dates de semis, et de repiquage ;
  • un plan d’occupation des zones de cultures pour chaque mois, tenant compte des associations et des successions des cultures ;
  • un calendrier mois par mois avec toutes les actions à réaliser ;
  • le matériel nécessaire.

Profitez de l’hiver pour prendre le temps de penser à tout cela, bien au chaud autour d’une tasse de thé.

Une feuille et un crayon, et votre potager prend vie !

Faire ses plans potagers est une étape incontournable de l’organisation au jardin. On peut s’aider de codes couleurs pour distinguer, par exemple, les plantes en fin de culture, les plantes en début de culture et celles à venir… À chacun de trouver la méthode qui lui conviendra !!
Faire ses plans potagers est une étape incontournable de l’organisation au jardin. On peut s’aider de codes couleurs pour distinguer, par exemple, les plantes en fin de culture, les plantes en début de culture et celles à venir… À chacun de trouver la méthode qui lui conviendra !!

Si toutes ces stratégies sont efficaces, elles le sont d’autant plus dans un écosystème équilibré.

C’est pourquoi le permaculteur cherche à prendre soin du sol et de la biodiversité.

La permaculture au potager : une façon d’améliorer votre écosystème

Prendre soin du sol

Ce qu’on adore avec la permaculture, c’est qu’elle offre des solutions à tout !

Et notamment, elle donne des clés pour faire pousser des végétaux dans n’importe quelles conditions.

Un sol vivant étant un sol suffisamment humide, aéré et riche en matière organique, votre mission numéro 1 consiste à en prendre soin.

Aérer le sol de votre potager

Plusieurs stratégies s’offrent à vous.

Surtout, n’hésitez pas à les cumuler !

La première consiste à prévenir le tassement du sol :

  • en évitant le piétinement
  • en le protégeant des effets climatiques (soleil, vent, eau) grâce au paillage.

Une autre approche consiste à utiliser les « services biologiques » que peuvent nous rendre la vie du sol et certains végétaux.

Principe de permaculture

Utiliser et valoriser les services et les ressources renouvelables & biologiques

www.permaculturedesign.fr

En stimulant cette vie du sol grâce, notamment, à l’apport de matière organique — déchets de cuisine, compost, fumier, etc. — les vers de terre travaillent pour vous !

Ils digèrent la matière organique et forment des galeries pour se déplacer.

Résultat : ils ameublissent le sol et l’aèrent !

Certains engrais verts sont aussi de précieux alliés : en s’enfonçant dans la terre, leurs racines décompactent le sol laissant ainsi pénétrer l’oxygène.

La moutarde ou encore des céréales comme le seigle et le petit épeautre sont de bonnes candidates pour jouer ce rôle.

Enfin, vous pouvez choisir d’aérer mécaniquement le sol en passant la grelinette ou la fourche-bêche, mais sans retourner la terre pour ne pas perturber ce milieu vivant !

Assurer la fertilité du sol

Pour assurer la fertilité du sol, la règle de base, c’est de le nourrir en apportant de la matière organique qui va se transformer en humus.

Pour cela, vous pouvez exploiter les ressources déjà disponibles sur votre terrain ou dans votre voisinage, et les étaler directement sur vos planches de culture :

  • déchets de cuisine
  • tontes de gazon
  • feuilles mortes
  • bois broyé
  • compost
Exemple de plates-bandes paillées avec de la consoude fraîchement coupée cultivée sur des buttes voisines au potager en permaculture de la Goursaline.
Exemple de plates-bandes paillées avec de la consoude fraîchement coupée cultivée sur des buttes voisines au potager en permaculture de la Goursaline.

Certaines plantes comme la consoude ou l’ortie sont de véritables plantes ressources au jardin en permaculture.

Qu’elles soient ajoutées au compost, transformées en purins (extraits fermentés) ou tout simplement « coupées & déposées » au sol, elles sont idéales pour entretenir la fertilité du sol.

Encore une fois, les engrais verts et notamment les plantes de la famille des légumineuses aident à améliorer la fertilité du sol.

Lentilles, lupins, fèves, pois captent l’azote de l’air (un des nutriments nécessaires à la croissance des végétaux), et le redistribuent au sol.

Veillez néanmoins à les couper avant la floraison, sous peine de perdre l’effet nutritif recherché.

Sinon, les plantes auront utilisé en partie cet azote pour produire leurs fleurs, puis leurs graines.

Si vous avez des poules, c’est magnifique !

Laissez-les travailler pour vous en leur confiant une partie de votre potager avant sa mise en culture.

En grattant le terrain et en y déposant leurs déjections, le sol est amendé naturellement, sans effort de votre part.

Pas mal, non ?

Conserver l’humidité

Lorsqu’un sol est riche en matière organique et protégé par un mulch ou paillage, il garde un bon taux d’humidité.

La matière organique se gorge d’eau comme une éponge, et constitue ainsi une réserve.

Puis, grâce au travail d’aération des vers de terre notamment, l’eau s’infiltre doucement dans le sol pour profiter aux plantes.

De même, le paillage permanent isole du soleil et du vent, et évite ainsi l’évaporation.

Et la boucle est bouclée !

C’est ce système vertueux que vous devez entretenir au quotidien pour obtenir un sol équilibré, une bonne terre de jardin pour la culture de vos légumes au potager.

Des solutions pour cultiver dans tous types de sols

On n’a pas tous la chance de démarrer avec un sol en bonne santé.

Aussi, notre objectif est de créer les conditions pour tendre vers cet idéal, en donnant vie à notre potager en permaculture pas à pas.

C’est là où la permaculture est vraiment puissante : elle offre tout un panel de solutions pour différents contextes.

La culture en lasagne

La culture en lasagne est intéressante, car elle permet de démarrer rapidement un jardin potager en permaculture sur quasiment tous les terrains, et sans travail du sol.

Il s’agit d’alterner différentes couches de matières, comme pour la célèbre recette de pâtes, d’où son nom.

Pour plus de détails, rendez-vous sur notre article dédié à la culture en lasagne.

Cette technique est parfaite pour débuter son potager en permaculture.

On peut aussi la réaliser en bac pour un potager sur le balcon.

Les buttes de culture

Exemple de buttes de culture au potager en permaculture de la ferme expérimentale de la Goursaline.
Exemple de buttes de culture au potager en permaculture de la ferme expérimentale de la Goursaline.

Les buttes de permaculture répondent à des problématiques spécifiques.

Si elles sont très populaires, on souhaite vous rappeler que les buttes ne sont pas un passage obligé pour conduire un potager en permaculture.

Et surtout, le choix du type de butte doit être minutieusement réfléchi, et pertinent dans votre contexte.

Si par exemple votre terrain est très humide, les buttes pourront apporter des solutions appropriées en surélevant vos cultures et en drainant l’eau.

De nombreux permaculteurs ont cherché la meilleure façon de concevoir des buttes.

Vous trouverez donc différentes méthodes, parmi :

  • Les buttes de culture arrondies réalisées en décaissant la terre des allées.
  • Les buttes, sous forme de concentré de fertilité, faites à partir de bois enfoui dans le sol et d’autres matières organiques.
    • les buttes Philip Forrer
    • les buttes HugelKultur de Sepp Holzer
    • les buttes sandwich de Robert Moretz

À l’inverse, en climat très sec, vous aurez tout intérêt à cultiver dans des plates-bandes décaissées qui favorisent la rétention de l’eau.

Favoriser la biodiversité au potager

Exemple d’éléments fortement attracteurs de biodiversité au jardin : un hôtel à insectes surplombant un petit bassin entouré de plantes sauvages en plein cœur du potager en permaculture de la ferme expérimentale de la Goursaline.
Exemple d’éléments fortement attracteurs de biodiversité au jardin : un hôtel à insectes surplombant un petit bassin entouré de plantes sauvages en plein cœur du potager en permaculture de la ferme expérimentale de la Goursaline.

Être attentif à la Terre

Être attentif à la Terre est l’une des 3 éthiques de la permaculture.

Cela implique que nos activités ne nuisent pas à la Terre, mais au contraire qu’elles la régénèrent et la protègent.

L’objectif est de faire de votre potager en permaculture un écosystème équilibré.

On ne va donc pas séparer le monde cultivé du monde sauvage, mais l’intégrer et même l’inviter.

Principe de permaculture

Intégrer plutôt que séparer

www.permaculturedesign.fr

D’abord, parce que la nature a une valeur intrinsèque, mais aussi pour les services écologiques qu’elle assure, à commencer par la pollinisation par les insectes, essentielle à la fructification de nombreux légumes.

Pourquoi laisser des zones sauvages proches du potager ?

Des zones sauvages à proximité de votre potager sont de vrais refuges pour la faune des jardins.

Des herbes hautes, de vieilles souches de bois morts ou un tas de branches laissé ici ou là offrent ainsi le gîte et le couvert à de nombreux animaux.

Certains jouent le rôle d’auxiliaire en protégeant votre potager.

Vous pouvez aussi leur donner un coup de pouce en fabriquant des hôtels à insectes, des nichoirs, des abris pour les oiseaux, les hérissons ou les chauves-souris.

Des plantes mellifères dans le potager en permaculture

En cultivant des plantes mellifères (par exemple, les aromatiques comme la menthe, la sauge, le thym, le romarin, etc.), les insectes pollinisateurs comme les abeilles, bourdons, syrphes, papillons, viennent aussi visiter le potager et améliorent ainsi vos récoltes en pollinisant les fleurs de vos légumes et fruits préférés.

Abeille domestique butinant une fleur de romarin. Fleurissant dès janvier/février et jusqu’au mois d’avril, le romarin offre une nourriture plus que bienvenue à tous les pollinisateurs en cette période de « disette ».
Abeille domestique butinant une fleur de romarin. Fleurissant dès janvier/février et jusqu’au mois d’avril, le romarin offre une nourriture plus que bienvenue à tous les pollinisateurs en cette période de « disette ».

Les effets de bordure en permaculture : définition

En observant la nature, vous constaterez que les bordures ou lisières entre deux milieux différents sont des lieux riches et variés qui accueillent de nombreuses espèces d’animaux comme de végétaux.

La magie se produit effectivement quand deux milieux se rencontrent : une haie et une pelouse, une mare et une prairie, etc.

La zone de bordure servant d’interface entre les deux milieux différents tire généralement des avantages des deux milieux et devient un espace foisonnant de vie !

C’est aussi dans la diversité des formes que s’exprime cet effet de lisière.

Ainsi des formes complexes favorisent davantage la biodiversité que des formes simples.

Voilà pourquoi en permaculture on crée souvent des zones de culture avec des motifs : courbes, spirales, en trous de serrure, en mandalas, etc.

La mare au potager en permaculture

La mare est un élément incontournable pour favoriser la biodiversité au potager.

Même un petit bassin a un impact important.

Bien sûr, il attire les grenouilles friandes d’insectes.

Il offre aussi aux oiseaux, insectes et autres petits mammifères un point d’eau où venir s’abreuver.

Bénéfique pour l’écosystème, la mare est un élément incontournable pour favoriser la biodiversité au jardin potager et elle a, en plus, tellement d’autres fonctions en permaculture qu’on vous invite vraiment à en créer chez vous ;) !
Bénéfique pour l’écosystème, la mare est un élément incontournable pour favoriser la biodiversité au jardin potager et elle a, en plus, tellement d’autres fonctions en permaculture qu’on vous invite vraiment à en créer chez vous 😉 !

Vous pensez à présent avoir les clés pour pratiquer la permaculture au jardin potager ?

Vous y êtes presque !

Un dernier élément important doit entrer dans l’équation : le design, cet outil formidable qui a le pouvoir de transformer votre expérience du jardin potager grâce à une gestion efficace de vos ressources.

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La permaculture au jardin potager : l’importance du design

Qu’est-ce qu’un design ?

Concevoir un design : le cœur de la démarche de permaculture

Le design, c’est un outil de conception et de planification de projets permettant l’organisation d’activités humaines, et l’aménagement de lieux durables en accord avec les éthiques et les principes de la permaculture.

Cela est défini ainsi par son co-fondateur Bill Mollison, dans l’ouvrage Introduction à la permaculture : « Le but est de développer des modes de vie et de fonctionnement qui ne nuisent pas à l’environnement et qui soient viables économiquement, qui subviennent à leurs propres besoins, qui n’abusent ni des humains ni du vivant, qui ne polluent pas la terre, et qui, par conséquent, sont durables sur le long terme ».

Exemple de dessin global d’un design de permaculture réalisé par notre bureau d’études il y a quelques années.
Exemple de dessin global d’un design de permaculture réalisé par notre bureau d’études il y a quelques années.

Faire un potager en permaculture, c’est donc établir un système qui est :

  • Efficace : il économise l’énergie, dont la vôtre.
  • Productif : il vous nourrit.
  • Autosuffisant : il fonctionne avec les ressources disponibles chez vous ou dans votre voisinage, avec peu d’interventions de votre part.
  • Résilient : il est capable de survivre à des chocs imprévus (climatiques, attaques de ravageurs, maladies…) grâce à une grande biodiversité.
  • Unique : il est adapté à votre contexte.

Prendre son temps pour en gagner

Vous êtes-vous déjà senti(e) dépassé(e), épuisé(e) par les travaux du potager ?

Nous aussi, on a connu ça, faute de réflexion, tellement impatients de mettre les mains dans la terre !

Pour éviter de reproduire un schéma énergivore, il est nécessaire de procéder autrement, vous en conviendrez.

C’est donc le moment de prendre le temps de vous poser les bonnes questions.

La méthodologie de design vous invite ainsi à définir vos objectifs personnels :

  • Quels sont vos besoins ? Avez-vous envie d’autonomie pour vous seul, votre famille ? Ou de produire davantage pour partager avec votre entourage ?
  • Quelles ressources pouvez-vous consacrer à votre projet ? Quel temps souhaitez-vous y dédier, quel budget pouvez-vous allouer, de quels outils et compétences disposez-vous, avez-vous des contraintes physiques ?

Ça, c’est la base du design.

Mais pour obtenir un système adapté à votre contexte, d’autres éléments sont à prendre en compte, et passent par l’observation et la collecte de données sur votre lieu.

Observer et collecter des données

Découvrir le fonctionnement de votre lieu

Un principe phare de la permaculture est inspiré par l’un des pionniers de l’agriculture naturelle, Masanobu Fukuoka.

Il est retranscrit notamment dans son livre La révolution d’un seul brin de paille, et invite à « travailler avec la nature plutôt que contre elle ».

Principe de permaculture

Travailler avec la nature et non contre elle

www.permaculturedesign.fr

Et pour cela, il convient d’abord de l’observer.

Identifier les éléments naturels, leurs dynamiques, leurs potentiels, les éventuelles contraintes, bref, il s’agit de comprendre le fonctionnement de votre site.

Voici quelques éléments sur lesquels porter votre attention.

Le soleil

Vous pouvez commencer par observer l’orientation de votre potager et repérer les zones exposées au soleil, ainsi que celles qui sont à l’ombre.

Ces informations, collectées sur plusieurs saisons, vous seront utiles pour placer au mieux vos zones de cultures, et pour choisir les végétaux adaptés aux différentes situations de votre potager.

Ombres portées, vents, eau, sol, faune et flore sauvages : observer son potager à diverses périodes de l’année est essentiel pour comprendre son fonctionnement, ses atouts et ses facteurs limitants afin de trouver les stratégies et techniques les plus adaptées à votre contexte unique !
Ombres portées, vents, eau, sol, faune et flore sauvages : observer son potager à diverses périodes de l’année est essentiel pour comprendre son fonctionnement, ses atouts et ses facteurs limitants afin de trouver les stratégies et techniques les plus adaptées à votre contexte unique !

Le vent

Repérez les zones venteuses et le sens du vent en observant la végétation : dans quelle direction penche-t-elle ?

Observez aussi en passant du temps sur votre lieu pour mieux comprendre la façon dont le vent circule.

Grâce à cette information, vous pourrez, si c’est nécessaire, prévoir la mise en place d’un brise-vent pour protéger vos cultures potagères.

L’eau

L’eau, c’est la vie, on en a déjà parlé plus haut dans cet article !

Vous en aurez donc besoin pour arroser vos cultures.

L’idée ici est d’observer où l’eau rentre sur votre terrain, comment elle circule et par où elle ressort de chez vous, si toutefois elle n’a pas été totalement collectée sur votre terrain.

Principe de permaculture

Conserver l’énergie
(Recycler, faire circuler et optimiser)

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C’est pourquoi il est important de repérer ces sources d’eau et entrées d’eau disponibles sur votre terrain : cours d’eau, mare, puits, toitures pour la récupération d’eau de pluie, etc.

Connaître la pluviométrie sur votre région est un autre détail important qui vous permettra notamment de calculer les volumes d’eau de pluie récupérables chez vous et vous donnera une indication sur les besoins en eau à apporter à votre potager.

Ces données, notées sur un plan, vous aideront à optimiser le trajet de l’eau sur votre lieu pour en stocker suffisamment pour vos légumes (baissières, cuves, mares…).

Le sol

Observez à présent votre sol.

Est-il compacté ou meuble ?

Est-il vivant ?

Voyez-vous des vers de terre, beaucoup ou non ?

Est-ce qu’il colle ou au contraire est-ce que la matière file entre vos doigts ?

Est-il gorgé d’eau en hiver ?

Bien comprendre la nature de votre sol vous permettra de choisir le bon support de culture, d’effectuer les bons gestes et d’amener des matières organiques adaptées pour le rendre plus fertile.

Avoir un sol vivant est indispensable pour un potager en permaculture résilient et productif ! Observez votre sol, apprenez à le connaître, nourrissez-le, protégez-le, chérissez-le car c’est sur lui que tout repose ;) !
Avoir un sol vivant est indispensable pour un potager en permaculture résilient et productif ! Observez votre sol, apprenez à le connaître, nourrissez-le, protégez-le, chérissez-le car c’est sur lui que tout repose 😉 !

Les plantes spontanées, des herbes pas si mauvaises !

Avez-vous identifié les plantes sauvages qui poussent sur votre sol ?

Y a-t-il une diversité des espèces, ou est-ce qu’une seule espèce a colonisé tout l’espace ?

En permaculture, on ne les considère pas comme de « mauvaises herbes », mais plutôt comme des indices nous donnant beaucoup d’informations sur notre sol, sa vitalité, sa fertilité…

C’est pourquoi certaines de ces plantes sont appelées bio-indicatrices, car elles fournissent des informations sur le sol.

Par exemple, un terrain couvert de liseron indique un sol lourd, compacté avec notamment un excès d’azote.

Les plantes ressources

Vous avez des haies ou des arbres sur votre terrain ?

Savez-vous quelles en sont les essences ?

Renseignez-vous sur ces végétaux pour connaître leur fonction : médicinale, comestible, fourrage pour les animaux, mellifère, refuge pour les oiseaux, coupe-vent, brise-vue, esthétique, fixateur d’azote, etc.

Prenons l’exemple du sureau noir (Sambucus nigra).

C’est un arbuste multifonctions très intéressant :

  • il accueille les nids d’oiseaux
  • il nourrit les pollinisateurs,
  • ses fleurs et ses fruits cuits sont comestibles
  • c’est un accélérateur de compost
  • il peut servir à confectionner des purins répulsifs contre certains rongeurs indésirables (mulots, campagnols…).
  • il peut aussi être utilisé comme plante médicinale…

La faune sauvage

Profitez-en pour jouer au naturaliste en herbe et explorer la biodiversité animale : quels insectes, oiseaux et petits mammifères pouvez-vous observer ?

Plus il y a de diversité, plus résilient est votre site, signe d’un écosystème équilibré.

Observer les petites bêtes au potager est un émerveillement quotidien.

Sur une simple fleur de poireau, on peut voir une multitude d’insectes : ici une jolie halicte de la scabieuse (Halictus scabiosae), abeille solitaire nichant au sol, partage temporairement l’endroit avec une cétoine grise (Oxythyrea funesta).

Après l’observation, l’analyse des données recueillies

Les questions qui se présentent maintenant sont celles-ci.

Après avoir fait l’état des lieux de votre terrain :

  • De quelles fonctions avez-vous besoin au potager ?
  • Quels éléments peuvent remplir ces diverses fonctions ?
    • Zones de culture, composteur, poulailler, récupérateurs de pluie, chemins, serre, châssis, abri de jardin, mare, haies, clôtures, etc.
  • Quels sont les besoins de chaque élément ?
  • Où devez-vous les placer sur votre terrain ?

Après une analyse guidée par les 3 principes de permaculture présentés ci-dessous, le travail consiste à réaliser un ou plusieurs dessins.

Objectif : trouver la meilleure combinaison possible entre tous les éléments du potager.

Chaque élément doit remplir plusieurs fonctions

Principe de permaculture

Un élément remplit plusieurs fonctions

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Voici un exemple : si vous souhaitez installer une haie brise-vent, celle-ci pourra être conçue de manière à remplir d’autres fonctions.

Selon les espèces de végétaux choisis, elle peut aussi :

  • être comestible
  • jouer un rôle esthétique
  • favoriser la biodiversité
  • apporter du mulch pour vos zones de culture grâce aux produits de sa taille

Pour citer deux plantes candidates multifonctions et souvent présentes dans les jardins :

  • Le cognassier du japon : il sert de brise-vue en été, produit de jolies fleurs en fin d’hiver et des fruits appréciés des oiseaux. Son bois peut être broyé pour pailler ou alimenter un compost.
Jolie floraison mellifère d’un cognassier du Japon en fin d’hiver. Celui-ci est placé en bordure du potager en permaculture de Magalie où il sert aussi de brise-vue, brise-vent, nichoirs pour les oiseaux…
Jolie floraison mellifère d’un cognassier du Japon en fin d’hiver. Celui-ci est placé en bordure du potager en permaculture de Magalie où il sert aussi de brise-vue, brise-vent, nichoirs pour les oiseaux…
  • Le lierre commun : il habille n’importe quel support tout au long de l’année, et constitue un refuge pour la biodiversité. On peut aussi faire de la lessive naturelle grâce à ses feuilles.

Chaque fonction doit être remplie par plusieurs éléments

Principe de permaculture

Une fonction est remplie par plusieurs éléments

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En voici une illustration. Vous aurez besoin de collecter les eaux de pluie et de les stocker pour pouvoir arroser votre potager.

Une première solution consiste à installer des citernes pour récupérer l’eau des toitures.

Une autre option peut être de concevoir une mare.

Planifier l’efficacité énergétique

Principe de permaculture

Planifier l’efficacité énergétique

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Cela revient à réfléchir à la façon dont on va placer les éléments du design en fonction de leur fréquence d’usage ou d’entretien.

C’est ce que l’on appelle le zoning.

Les plantes aromatiques — ciboulette, persil, coriandre, etc. — seront par exemple placées tout près de la cuisine pour en faciliter la récolte et l’utilisation dans la préparation des repas.

La serre devra être placée à proximité d’un point d’eau, mais aussi dans un endroit de passage, car les semis demandent un suivi minutieux.

À l’issue de tout ce travail de collecte de données, d’analyse et de dessin, votre design proposera un système unique, adapté à votre lieu et à vos besoins.

Pour autant, ce n’est pas un système figé.

Celui-ci continuera d’évoluer pour être amélioré, optimisé au fil du temps.

Plan potager en permaculture.

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Pour un projet en permaculture résilient et durable, qu’il soit professionnel ou non, faire son design est une étape incontournable à sa réussite.

Apprenez à faire cette conception de façon efficace et à votre rythme grâce à notre formation en ligne dédiée qui vous guidera pas à pas et s’adaptera à vos objectifs et votre contexte unique !

Ce qu’il faut retenir de la permaculture au jardin potager

Jolie récolte de mi-septembre au potager en permaculture : un régal pour les yeux et les papilles avec de quoi faire le plein de vitamines, de nutriments et de goût ! Et les graines de nos tomates préférées, toutes issues de semences reproductibles, seront bien sûr récupérées pour faire des semences pour les années suivantes ;) !
Jolie récolte de mi-septembre au potager en permaculture : un régal pour les yeux et les papilles avec de quoi faire le plein de vitamines, de nutriments et de goût ! Et les graines de nos tomates préférées, toutes issues de semences reproductibles, seront bien sûr récupérées pour faire des semences pour les années suivantes 😉 !

  • Observez avant d’agir pour comprendre le fonctionnement de votre lieu, de la nature et éviter bien des erreurs.
  • Prenez le temps de créer votre design global, puis continuez à l’améliorer.
  • Favorisez la biodiversité notamment en conservant des zones sauvages même aux abords du potager.
  • Nourrissez et protégez votre sol pour qu’il soit le plus vivant possible.
  • Collectez, stockez et faites circuler au mieux l’eau sur votre terrain.
  • Cultivez densément en associant les légumes entre eux, mais aussi avec des fleurs, des plantes aromatiques.
  • Laissez parler votre créativité, expérimentez, adaptez-vous à votre contexte.
  • Et puis surtout, prenez plaisir, c’est encore ça le plus important.

Les formations principales en permaculture

Les formations complémentaires en permaculture

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Comment installer correctement un nichoir à oiseaux ?

Gilles Leblais, ornithologue, naturaliste et photographe passionné de biodiversité, vous livre, en vidéo, les clés d’une installation de nichoirs à oiseaux réussie dans un jardin.

Types de nichoir, diamètre du trou d’envol, orientation, hauteur

Gilles vous explique comment créer et installer des nichoirs adaptés selon les espèces pour aider au mieux les oiseaux sauvages à trouver refuge chez vous.

Vous découvrirez, dans cette vidéo, des choses très simples à mettre en place, à la portée de toutes et tous, qui sont d’une importance capitale pour la sauvegarde des oiseaux sauvages !

En plus, en bons auxiliaires, ces oiseaux vous rendront de grands services au jardin, notamment en vous débarrassant gracieusement de nombreux insectes indésirables (mouches, chenilles, pucerons…) qui finiront dans les gosiers béants des oisillons nés dans ces nichoirs correctement installés chez vous 🤩 !!

Alors si vous souhaitez contribuer à protéger les oiseaux sauvages et pouvoir vous émerveiller en les observant au pas de votre porte, pas la peine de faire compliqué, vous n’avez qu’à suivre les conseils avisés de Gilles Leblais.

À vous de jouer !!

👇 Ci-dessous : retranscription de la vidéo

Quelle taille pour le trou d’envol d’un nichoir ?

Grâce à notre intelligence soi-disant, on sait aujourd’hui que le trou d’envol est d’une importance capitale pour les espèces.

Dans le commerce, la plupart des nichoirs sont à 30 mm, c’est-à-dire 3 cm de diamètre.

Cela fait qu’ils peuvent plaire à plein d’espèces, mais on ne va pas sélectionner ces espèces parce qu’il peut y avoir des rivalités entre eux et ses qualités sont recherchées par plusieurs espèces.

Nichoir à oiseaux cavicoles avec trou d’envol adapté pour les mésanges bleues.
La taille du trou d’envol d’un nichoir à oiseaux est très importante pour installer une diversité de nichoirs qui soient adaptés selon les espèces.

Par exemple, une mésange bleue qui niche dans un nichoir avec trou d’envol à 30 mm peut être dérangée par une mésange charbonnière et se faire chasser alors que son nid est déjà construit.

Parce que l’espèce charbonnière qui est plus grosse aura le dessus.

Ce diamètre va donc avoir son importance.

Voici les dimensions à retenir pour adapter le diamètre du trou d’envol à l’espèce souhaitée :

  • 25 mm : mésange noire,
  • 27 mm* : mésange huppée,
  • 27 à 28 mm : mésange bleue,
  • 29 à 30 mm : mésange charbonnière,
  • 32 mm : sittelle torchepot,
  • 32 à 34 mm* : torcol fourmilier.

* Corrections de diamètre demandées par Gilles Leblais suite à une erreur faite à l’oral dans la vidéo :
le diamètre de 26 mm pour le trou d’envol correspond à la mésange nonnette.
le diamètre de 45 mm pour le trou d’envol correspond à l’étourneau sansonnet.

En cliquant sur le bouton ci-dessous, retrouvez un mémo récapitulatif des diamètres de trou d’envol à respecter pour sélectionner correctement les espèces d’oiseaux sauvages qui pourront nicher chez vous.

👉 Téléchargez le PDF gratuit sur les trous d’envol

Donc, au sein même du jardin, on peut sélectionner les espèces qu’on va accueillir, en fonction des tailles de trou d’envol des nichoirs installés.

Les nichoirs, des substituts aux cavités naturelles (troncs d’arbres, bois mort, trognes…)

L’urgence aujourd’hui, c’est de mettre le plus de nichoirs possible dans son jardin, qu’il soit grand, qu’il soit petit.

Exemples de nichoirs à oiseaux à installer au jardin en permaculture.
Exemples de nichoirs à oiseaux installés par Gilles Leblais dans son jardin Paradis.

Les cavités manquent puisqu’on a tendance à détruire le bois mort alors qu’il faut le protéger dans le jardin.

On coupe les arbres alors qu’il faut en replanter.

Donc, ces substituts aux cavités naturelles que sont les nichoirs sont d’une importance capitale : ils l’étaient déjà depuis plusieurs années, mais encore plus dans les années à venir.

C’est une des premières choses auxquelles j’ai pensé quand je suis arrivé ici, il y a quasiment 15 ans.

En tant qu’ornithologue, les oiseaux, en plus avec le rôle d’auxiliaire au jardin, avaient leur place forcément, une place prépondérante dans l’espace même du jardin puisque ce sont des auxiliaires précieux notamment en chassant certains types d’insectes et en limitant certaines populations.

Tout le monde connaît les mésanges et justement je rebondis là-dessus pour les nichoirs, parce que les mésanges sont des oiseaux qu’on appelle cavicole, c’est-à-dire qu’ils ont besoin de l’obscurité pour nicher.

Donc ils ont besoin des trous d’arbres.

On a parlé tout à l’heure des arbres têtards : en coupant au fur et à mesure, on va créer des cavités qui vont permettre aux chauves-souris, mais aussi aux oiseaux de nicher.

Cavité naturelle dans un tronc de bouleau faisant un excellent nichoir à oiseaux.
Cavité naturelle dans un tronc de bouleau faisant un excellent nichoir à oiseaux.

Donc les nichoirs sont des substituts aux troncs d’arbres et c’est ça l’intérêt d’en placer quand on arrive dans un jardin.

Une des premières choses à faire pour compléter ce qu’on va mettre en strates arborées, c’est de placer des nichoirs en attendant que les arbres grandissent.

Deux types de nichoirs selon les espèces cavicoles ou semi-cavicoles

Il y a plusieurs types d’espèces qui vont aller dans les nichoirs.

Elles sont une douzaine à peu près.

Il y a celles qu’on appelle des purs cavicoles, c’est-à-dire qui ont besoin d’obscurité, comme les mésanges.

Et il y a des semi-cavicoles.

Donc là, on a les deux types de nichoirs sur cette façade du chalet.

Celui là-bas, c’est un semi-cavicole et celui-ci, c’est pour cavicole.

À gauche le nichoir pour espèces cavicoles et à droite le nichoir pour espèces semi-cavicoles.
À gauche le nichoir pour espèces cavicoles ayant besoin d’obscurité pour nicher et à droite le nichoir pour espèces semi-cavicoles.

Où placer un nichoir dans son jardin ?

Nichoir à oiseaux : comment l’orienter ?

L’intérêt de ces nichoirs, ça va être de les placer d’une manière intéressante pour la faune.

Tous les nichoirs, que ce soit pour les cavicoles ou les semi-cavicoles, doivent être placés face à l’est, face au soleil levant, pour des raisons qui sont toutes simples et logiques.

Dans la nature, les oiseaux vont rechercher des cavités et feront en fonction de ce qu’ils trouvent, mais, s’ils ont la possibilité d’avoir une ouverture à l’est, ils la prendront toujours à l’est.

Simplement parce qu’à l’est, le soleil se lève, la journée commence, c’est comme un réveil pour nous ou une montre, la journée commence donc, je peux partir en chasse.

Ça c’est une des premières choses.

L’autre, c’est qu’à l’est, il n’y a jamais de vents froids, jamais de pluies battantes et ça, les oiseaux le savent.

Les pluies battantes, elles sont à l’ouest, les vents froids, ils sont au nord !

Les vents plus chauds, ils sont au sud.

À l’est, ce sera toujours tempéré donc le nichoir, avec cette ouverture face à l’est, sera toujours mieux abrité et adapté pour une bonne nidification, naissance des jeunes, etc.

Sittelle torchepot, oiseau cavicole, à l’entrée de son nichoir.
Sittelle torchepot, oiseau cavicole, à l’entrée de son nichoir installé par Gilles Leblais dans son jardin Paradis à Velanne.

À quelle hauteur placer ses nichoirs à oiseaux ?

Ensuite, il y a l’histoire de la hauteur.

Moi, dans mon jardin, je peux les surveiller presque quotidiennement.

Donc, je ne les ai pas spécialement placés très haut, mais j’ai quand même respecté suivant les espèces.

L’idéal, c’est entre 2 mètres et 6 mètres pour les nichoirs et suivant les espèces.

Donc entre ces deux hauteurs, on peut placer des nichoirs qui sont adaptés pour différentes espèces sachant que certaines espèces peuvent nicher beaucoup plus bas.

La mésange noire notamment que j’ai par ici aussi est capable de nicher plus bas.

Je l’ai même vue nicher au sol dans des trous de mulots.

Pour elle, ce n’est pas la peine de mettre plus haut que 2 mètres et entre autres, les placer dans les conifères parce que comme c’est une espèce qui aime particulièrement le conifère, elle aura tendance à chercher un nichoir dans un conifère, pas que, mais de préférence.

Exemples de nichoirs pour mésanges, rouge-gorge et autres passereaux selon les espèces et habitudes de nidifications

Donc ça, c’est un nichoir pour cavicole qui peut convenir pour :

– les mésanges, 

– le rougequeue à front blanc,

– la sittelle torchepot…

– et tous ces oiseaux-là qui ont besoin d’une cavité.

Nichoirs pour oiseaux cavicoles : en haut à gauche la mésange bleue, en haut à droite, la mésange charbonnière, en bas à gauche le rougequeue à front blanc, en bas à droite, la sittelle torchepot.
Exemples d’oiseaux cavicoles pouvant s’installer dans un nichoir fermé avec trou d’envol spécifique : en haut à gauche la mésange bleue, en haut à droite, la mésange charbonnière, en bas à gauche le rougequeue à front blanc, en bas à droite, la sittelle torchepot.

Il peut y avoir aussi des nichoirs pour semi-cavicoles comme le nichoir pot de fleur qui est le nichoir le plus simple à mettre en place ou celui, au fond, qui est une niche, un nichoir semi-ouvert.

Ce serait le même principe avec celui-ci, mais au lieu d’avoir un trou ici, on aurait toute la moitié du haut qui serait ouverte.

Dans un nichoir pour espèce semi-cavicole, on peut avoir :

– la bergeronnette grise,

– le rougequeue noir,

– le rouge-gorge.

Nichoirs pour oiseaux semi-cavicoles : à gauche la bergeronnette grise, au centre le rougequeue noir et à droite le rouge-gorge familier.
Exemples d’oiseaux semi-cavicoles pouvant s’installer dans un nichoir semi-ouvert : à gauche la bergeronnette grise, au centre le rougequeue noir et à droite le rouge-gorge familier.

Si on a la chance d’être près d’un ruisseau et qu’on a un petit pont, on peut placer ce genre de nichoir semi-cavicole, donc avec toute la partie haute ouverte, sous un pont, on aura par exemple :

– du cincle plongeur,

– de la bergeronnette des ruisseaux.

Ces nichoirs, substituts aux cavités naturelles, vont donc avoir un intérêt pour ces oiseaux et vont être d’une importance cruciale pour les protéger et leur permettre de nidifier.

Comment faire un nichoir facile pour oiseaux ?

Le nichoir le plus simple à mettre en place, si on n’a pas trop les moyens, c’est le nichoir pot de fleur.

Un petit cerclage de métal appuyé contre, une petite pointe, alors une pointe sur cette partie-là, dans les arbres, on fixe autrement bien évidemment, mais l’intérêt c’est que ce nichoir, il peut servir à plusieurs espèces.

J’ai vu nicher dedans :

– le rouge-gorge,

– le gobemouche gris,

– le rougequeue à front blanc,

– le rougequeue noir,

– le troglodyte mignon.

Donc c’est vraiment un nichoir tout simple, mais qui peut accueillir pas mal d’espèces.

Nichoir à oiseaux en pot de fleurs.
Le nichoir à oiseaux le plus simple à réaliser : le nichoir pot de fleurs !

On agrandit simplement le trou du fond ou la partie plus haute du fond de pot, on la taille en demi-cercle à la lime et on a un nichoir.

C’est le plus simple à mettre en place.

Ensuite il y a les nichoirs/niches avec une ouverture, ce sera pour les mêmes espèces.

Installer des nichoirs au jardin : une priorité absolue pour aider les oiseaux sauvages

Installer une diversité de nichoirs sur piquet en attendant le développement de cavités naturelles !

Ces nichoirs vont avoir leur importance surtout quand on arrive dans un jardin où il y a peu de choses arborées,parce qu’on va pouvoir les placer à des endroits, quitte à utiliser un piquetle placer dans sa haie et vous placez un nichoir dessus par exemple.

En attendant que les arbres grandissent, fournissent des cavités ou des arbres têtard, ça nous permettra de protéger les oiseaux.

Là, on est sur une jeune haie qui aura deux ans à l’automne.

Dans cette jeune haie, avant qu’il y ait des arbres avec des cavités pour les oiseaux, je vais y mettre des nichoirs.

C’est ce que j’ai fait quand je suis arrivé ici dans la haie nord et dans ma haie ouest.

Et je vais pouvoir le faire ici aussi, c’est-à-dire je vais compléter ma haie, mais tout en montrant bien aux oiseaux qu’il va y avoir un intérêt pour eux à venir ici.

Ce que je fais, dans la haie mêmeje vais placer des piquets en les enfonçant plus bien évidemment.

Installation d’un nichoir à oiseaux sur piquet dans une jeune haie d’arbres.
Installer des piquets surmontés de nichoirs dans une jeune haie en devenir permet d’offrir le gîte aux oiseaux sans avoir à attendre le développement des arbres et de cavités naturelles.

Dans ce cas, comme le piquet est petitje pourrais très bien mettre notamment un nichoir pour la mésange noirecomme j’ai dit tout à l’heure.

Je le placerai de préférence à côté d’un conifère notamment sachant qu’il y en a un qui est là, donc ça peut lui convenir.

Face à l’est, le trou d’envol donc ce sera de l’autre côté.

Ainsi les oiseaux sauront qu’ils ont des possibilités de cavités.

Donc, dans la portion de ma haie qui a été aménagée ou quand on crée une haie, même quand les arbres sont tout petits, on peut placer trois ou quatre piquets avec des nichoirs différents, avec différentes ouvertures, toujours face à l’est.

Très vite, les oiseaux vont repérer : « Tiens, il y a un couvert forestier qui commence et puis en plus, je ne sais pas qui nous a placé ça, mais il y a des cavités ! »

Et donc ils vont se dire : « Tiens c’est intéressant, je vais trouver le gîte et le couvert ! ».

Et ça, tout le monde peut le faire dans son jardin.

Ça ne coûte que l’amour de la nature et un petit peu de bonne énergie pour cette biodiversité.

Les mésanges, oiseaux cavicoles formidables auxiliaires au jardin

Donc on place des nichoirs, on fait bien attention à ce trou d’envol.

Ainsi on peut sélectionner les espèces parce que s’il fait que 25 mm, la mésange charbonnière ne pourra pas rentrer dedans, par contre, la mésange noire, elle, peut rentrer dedans.

S’il fait que 26 mm, idem, mais ce sera la mésange huppée qui viendra dedans et ainsi de suite.

Bien que la mésange huppée soit capable de construire son nid en creusant dans les arbres, en agrandissant des trous, etc.

Suivant les endroits où on est, on peut faire et mettre en place des nichoirs comme il faut !

Et ça, il faut le faire aujourd’hui, c’est une priorité dans un jardin si on aime les oiseaux, si on veut avoir des auxiliaires précieux qui nous aident.

Chenille verte en plein repas au jardin.
Une chenille verte : la proie de prédilection des mésanges surtout dans la dernière semaine avant l’envol des jeunes !

Ils nous aideront entre autres pour chasser les chenilles puisque la dernière semaine, avant l’envol des jeunes, la quasi-totalité, à la vue de mes observations que je fais depuis plus de 40 ans, à chaque fois sur cette dernière semaine, la majorité des proies sont toujours des chenilles de couleur verte.

En fait, pour avoir suivi leur nidification suivant les semaines de nidification, les proies vont évoluer et vont être différentes.

Donc, dans un jardin, on a tout intérêt à faciliter ça pour que ces mésanges qui sont nos auxiliaires aussi bien dans la nature que dans le jardin permettent le juste équilibre entre les proies et les prédateurs.

Un nichoir pour chouette hulotte dans le jardin

Petite anecdote : grâce à ces nichoirs, j’ai aujourd’hui une chouette qui niche dans mon jardin.

Avant que le jardin s’arbore de la manière dont je l’ai créé, toujours à l’image de la nature,  parce que, pour moi, c’est prépondérant, comme une mini-forêt

Donc on a vu ces nichoirs pour des espèces cavicoles, les petits passereaux, mais il peut y avoir aussi des rapaces comme les chouettes.

Ça peut être aussi l’étourneau sansonnet qui n’est pas un rapace, mais voilà, il y a plein de possibilités avec des nichoirs adaptés.

Et donc, j’ai mis en place un nichoir pour chouette hulotte.

Chouette hulotte sur branche d’arbre.
La chouette hulotte, un rapace très intéressant à héberger au jardin, notamment pour la régulation des populations de petits rongeurs…

Au début, elle nichait dans de vieux nids de corvidés, corneille noire notamment ou pigeon ramier, les deux premières années.

À partir du moment où j’ai installé ce nichoir, elle a occupé le nichoir qui lui convenait parfaitement comme ce qu’elle trouve dans la nature.

Aujourd’hui, pour cette saison, après la nidification de la hulotte, il y a même les frelons européens qui ont pris possession de la cavité.

Donc on en revient à ce qu’on disait au départ, les nichoirs très importants dans un jardin, ce sont des substituts aux arbres morts, au fameux bois mort, mais qu’il faut absolument sauvegarder.

Et en plus, avec les nichoirs, on peut vraiment créer ce qu’il faut pour toutes ces espèces cavicoles ou cavernicoles qui ont besoin de cette obscurité pour pouvoir vivre et se reproduire jusqu’au pas de nos portes.

Livre de Gilles Leblais sur l’accueil et l’observation des oiseaux du jardin

Pour plus de détails sur les diverses façons de nicher des oiseaux sauvages de nos jardins, mais aussi pour trouver :

  • des plans de nichoirs à fabriquer vous-même avec des astuces pour des nichoirs réussis
  • des informations précieuses sur les modes de vie, de reproduction et d’élevage des jeunes
  • des portraits d’oiseaux détaillés pour mieux connaître et donc mieux protéger cette avifaune qui nous entoure.

Découvrez le livre de Gilles Leblais dédié à l’accueil et l’observation des oiseaux du jardin !

J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin : des auxiliaires efficaces et sympathiques

Gilles Leblais

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Les formations principales en permaculture

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L’article Comment installer correctement un nichoir à oiseaux ? est apparu en premier sur Permaculture Design.

Les différentes formes d’utilisations des plantes médicinales

Nous allons voir dans cet article toutes les formes possibles sous lesquelles vous pouvez profiter des bienfaits des plantes médicinales.

On va plus particulièrement s’intéresser à celles que vous pouvez réaliser facilement chez vous, sans équipement particulier, c’est-à-dire avec du matériel simple qu’on a déjà de façon assez courante dans sa cuisine.

Et pour parler de ces différentes formes d’utilisations des plantes médicinales, retrouvons Fabien Gordon qui est paysan herboriste et permaculteur.

Il a été formé à l’école Lyonnaise des Plantes Médicinales et produit aujourd’hui des plantes médicinales et aromatiques sur sa ferme Caubraque dans le Béarn.

Découvrez son interview vidéo ci-dessous :

De l’intérêt de planter sa pharmacie naturelle.

Plantez votre pharmacie naturelle et apprenez à vous en servir au quotidien !

Grâce à notre formation en ligne réalisée avec Fabien Gordon, vous pourrez enfin préparer vous-même et utiliser sans appréhension, vos remèdes naturels, de manière simple et économique, à partir des plantes que vous aurez cultivées dans votre jardin !

Liste de plantes médicinales, livres et autres thématiques déjà traités en vidéo

Nous avons déjà réalisé trois autres vidéos très intéressantes avec Fabien dont vous trouverez les liens ci-dessous :

Pourquoi faut-il conserver ses récoltes de plantes médicinales ?

Dans les précédentes vidéos, Fabien nous expliquait, entre autres, l’intérêt d’installer une pharmacie naturelle chez soi.

Donc on va inclure des plantes médicinales un peu partout dans son design.

Après avoir cultivé ces plantes, on arrive au moment de la récolte.

Récolte de feuilles de verveine citronnelle mise en conservation par le séchage.
Récolte de feuilles de verveine citronnelle qu’il faudra conserver correctement pour pouvoir les utiliser toute l’année, même en hiver !

Mais ensuite, comment les utiliser concrètement tout au long de l’année ?

Avec les plantes médicinales, nous sommes, en effet, dans un milieu où il y a plusieurs saisons donc les plantes ne sont pas tout le temps au moment optimum pour la récolte.

On va donc récolter à différents moments selon les plantes.

Simplement, on aura aussi besoin des principes actifs des plantes « hors saison », parce que les principes actifs sont ce qu’on utilise dans les plantes médicinales pour notre bien-être.

Il faut donc pouvoir les conserver pour les avoir sous la main tout au long de l’année, car on ne peut pas utiliser toutes les plantes à la belle saison de manière fraîche. L’idée est donc d’extraire correctement les principes actifs pour le reste de l’année.

C’est tout l’enjeu de la récolte et ensuite de la conservation de ces plantes : avoir leurs bienfaits à disposition toute l’année.

Plantes médicinales : les différents modes d’extractions des principes actifs

Quelles sont les différentes façons d’extraire ces principes actifs des plantes médicinales ?

Le premier, c’est le séchage, mais il y a aussi des extractions à l’eau, des extractions à l’huile et des extractions avec de l’alcool, du vin, du vinaigre.

Il y a aussi des distillations pour les huiles essentielles, les hydrolats.

Il existe également des extractions encore plus technologiques avec du CO2 supercritique par exemple et encore plein d’autres formes, mais qui ne sont pas adaptées pour les particuliers, car cela demande des machines et du matériel non accessible à un niveau amateur.

Plantes médicinales : les formes d’extractions dédiées aux particuliers.

Dans le cadre d’un usage familial, on n’a pas tous de très grands jardins, on n’a pas tous un temps énorme à y consacrer même si on souhaite utiliser les plantes pour se soigner ou en tout cas, pour prendre soin de notre santé.

Il faut donc déjà des choses qui soient faciles et rapides à transformer et qui ne nécessitent pas un équipement incroyable ou une pièce dédiée, donc des choses qu’on peut faire avec l’équipement de notre cuisine.

Préparation d’un remède à base de plantes médicinales, un sirop, avec du matériel de cuisine très commun.
Pour que ses préparations de remèdes à base de plantes médicinales soient accessibles à tous, Fabien utilise du matériel de cuisine très commun qu’on a souvent déjà chez soi.

Et pour ça, il y a déjà des transformations ancestrales très simples, très faciles à mettre en œuvre avec l’équipement qu’on a quasiment tous chez nous.

Il y a principalement trois formes d’extraction très accessibles aux particuliers et qui permettent quand même d’obtenir des formes différentes et tout à fait satisfaisantes pour couvrir tous ses petits besoins du quotidien :

  • le séchage
  • l’extraction avec de l’huile
  • l’extraction avec de l’alcool

En plus du séchage, de l’huile et de l’alcool, on peut rajouter une quatrième forme : l’extraction à l’eau.

Avec ça, on peut déjà faire énormément de choses.

Comment utiliser ces différentes formes d’extractions de principes actifs au quotidien ?

Une fois ces extractions faites, comment les utiliser concrètement au quotidien ?

Exemples d’utilisations à partir du séchage de plantes médicinales :

Utilisation en tisane de plantes médicinales séchées

Préparation d’une tisane à base de plusieurs plantes médicinales séchées.
Préparation d’une tisane à base de plusieurs plantes médicinales préalablement séchées pour pouvoir se conserver longtemps.

On fait sécher les plantes (il y a des petites astuces pour bien sécher) et ensuite on va évidemment pouvoir faire des tisanes : soit avec une plante simple soit avec un mélange de plantes pour différents besoins. Il peut s’agir d’une tisane composée de plusieurs plantes pour favoriser le sommeil, mais on pourrait trouver une tisane plutôt pour la digestion, pour le stress

Utilisation en poudre de plantes médicinales séchées

À partir de ces plantes sèches, on peut les réduire en poudre, les incorporer par exemple dans un sel pour un usage quotidien, pour l’aspect aromatique, mais parfois aussi pour un aspect reminéralisant.

Sel de table mélangé à des plantes médicinales séchées et broyées.
Exemple d’utilisation de plantes médicinales séchées, réduites en poudre et incorporées dans du sel pour une utilisation quotidienne facile.

On peut les saupoudrer dans son alimentation selon ses envies ou besoins également.

Utilisation en sirop de plantes médicinales séchées

À partir de ces plantes sèches, on peut aussi les infuser de façon concentrée, les conserver avec du sucre pour en faire un sirop, peut-être plus pour les enfants parce que c’est pratique, c’est bon et c’est facile à utiliser.

Donc à partir du séchage, on a déjà des formes très différentes d’usage de la plante à partir de la même extraction.

Exemples d’utilisations des plantes médicinales à partir de l’extraction avec de l’huile :

Si on prend une macération dans l’huile, on va extraire une autre catégorie de principes actifs de la plante.

On va se retrouver avec un macérât huileux qui devient la base ou la matière première de différentes formes.

Baume fait maison à base de macérât huileux de plantes médicinales.
Exemple d’utilisation d’un macérât huileux de plantes médicinales transformé simplement pour en faire un baume onctueux pour la peau.

Utilisation sous forme d’huile de massage

On peut utiliser le macérât huileux et ajouter des huiles essentielles par exemple dedans pour obtenir une huile de massage.

Utilisation sous forme de baume

Mais à partir de ce macérât huileux, on peut plutôt préférer une autre forme avec la recette adaptée et créer des baumesdes onguents qui vont rentrer plutôt dans un aspect cosmétique.

Donc là, on peut avoir un baume avec de la cire d’abeille, un macérât huileux, des huiles essentielles qui est encore une autre forme à partir de cette même extraction à l’huile, de cette même matière première.

Exemples d’utilisations des plantes médicinales à partir de l’extraction avec de l’alcool :

Enfin, on peut avoir l’extraction par l’alcool qui donne des alcoolatures.

Utilisation d’une alcoolature de plantes médicinales en versant quelques gouttes dans un verre d’eau à boire.
Exemple d’utilisation d’une alcoolature de plantes médicinales : quelques gouttes dans un verre d’eau à boire.

Là aussi, on peut utiliser une seule plante ou faire des mélanges comme dans le cadre d’une tisane.

Avec l’alcool, on a une très très bonne extraction, quelque chose qui se conserve bien et qui va permettre de même l’amener dans le sac et voilà il y a que quelques gouttes à mettre dans un verre d’eau.

C’est très pratique !

Exemple d’utilisation des plantes médicinales à partir de l’extraction à l’eau par infusion :

À partir de l’infusion des plantes, on peut très bien faire des choses plus pour le plaisir comme des petits sirops et des gelés par exemple.

Sirop fait maison à base d’infusion à l’eau de plantes médicinales.
Exemple d’utilisation d’une infusion à l’eau de plantes médicinales pour fabriquer un sirop maison, qu’il soit thérapeutique ou pure gourmandise ;).

Plantes médicinales : formes d’extraction = méthodes de conservation pour un usage quotidien

Ainsi, à partir d’une extraction donc pour extraire les principes actifs, qui est un travail qu’on ne va faire qu’une fois après la récolte, on va pouvoir transformer nos plantes médicinales et les utiliser de manières différentes, soit en interne (à ingérer) soit en externe (sur la peau).

En gros, la méthode d’extraction, c’est aussi une méthode de conservation.

Cela permet de fabriquer une matière première (plante séchée, macérât huileux, alcoolature).

Ces matières premières, on va les combiner dans différentes recettes pour obtenir un produit finipour un usage facile au quotidien : tisanes composées, baumes, etc.

Tisane infusée composée de plusieurs plantes médicinales.
Tisane composée de plusieurs plantes médicinales et correctement infusée pour délivrer un maximum de principes actifs.

En conclusion, installer une pharmacie naturelle chez soi pour les bobos du quotidien, c’est hyper simple.

De la culture de la plante jusqu’au produit final ou remède qu’on va utiliser toute l’année, c’est accessible à tout le monde même dans un petit jardin.

On a des plantes qui peuvent être très productives sur un petit espace et obtenir une belle récolte.

Une fois qu’on a appris à les conserver avec ces différentes formes d’extraction, on a cette base de matière première qu’on combine ensuite pour obtenir une recette spécifique pour répondre à une problématique.

Par exemple, si vous avez x matières premières de différentes plantes et que vous avez un problème comme une petite toux, un petit rhume, vous allez choisir les matières premières des plantes concernées, les associer et vous aurez fait vous-même votre remède pour votre petit rhume.

Une formation en ligne sur la pharmacie naturelle avec Fabien Gordon.

Pour celles et ceux qui veulent aller plus loin, découvrez notre formation vidéo créée avec Fabien afin d’accompagner celles et ceux qui voudraient vraiment voir toutes les étapes de A à Z.

Paysan herboriste, producteur et permaculteur montrant comment préparer le sol pour la plantation de sa pharmacie naturelle.
Dans notre formation en ligne sur la pharmacie naturelle, Fabien Gordon vous montre tout en détail, de l’installation des plantes à la transformation de vos récoltes pour pouvoir enfin profiter toute l’année des bienfaits des plantes médicinales.

On part de la culture même de la plante médicinale, comment on prépare son sol, comment on entretient la culture, comment on récolte (parce qu’il y a beaucoup de choses à savoir sur cette partie aussi), comment on extrait les principes actifs de manière efficace, comme on a pu l’évoquer dans cet article…

Et on va, dans cette formation en ligne, jusqu’à la transformation et l’utilisation avec des recettes.

Grâce à son expérience et ses formations, Fabien vous transmettra dans cette formation toutes les subtilités pour bien faire les choses. Ce n’est pas compliqué, mais il faut savoir faire les choses de la bonne façon, au bon moment, pour obtenir ces fameuses matières premières riches en principes actifs qui vous rendront ensuite de grands services toute l’année pour votre santé.

Avec cette formation, même un débutant qui ne connaît rien peut se lancer, car on le prend par la main du début à la fin !

De l’intérêt de planter sa pharmacie naturelle.

Plantez votre pharmacie naturelle et apprenez à vous en servir au quotidien !

Grâce à notre formation en ligne réalisée avec Fabien Gordon, vous pourrez enfin préparer vous-même et utiliser sans appréhension, vos remèdes naturels, de manière simple et économique, à partir des plantes que vous aurez cultivées dans votre jardin !

Nous espérons que ce thème des plantes médicinales vous aura intéressé. Si vous avez d’autres questions sur les plantes médicinales, n’hésitez pas à les poser en commentaire.

Au besoin, nous retournerons interroger Fabien, s’il y a des compléments à faire.

Merci de votre attention, prenez soin de vous et à bientôt.

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Quoi faire chaque mois dans un jardin-forêt productif ?

Vous verrez assez rarement le terme « productif » accolé aux mots jardin-forêt ou forêt-jardin…

C’est pourtant une dimension fondamentale à prendre en compte quand on est en recherche d’autonomie nourricière et de récoltes réellement valorisables dans nos assiettes.

Pour en parler sérieusement, il faut beaucoup d’expériences et de recul sur ce type de systèmes agroforestiers avec une étude particulière de la productivité des plantes installées… ce qui est plutôt rare comme bagage !

Pourtant cette « perle rare » existe bien et elle est française, nous lui donnons la parole un peu plus bas dans cet article…

Pour obtenir un jardin-forêt productif, il faut planifier !

Concevoir un jardin et notamment un jardin forêt réellement productif nécessite donc de suivre beaucoup d’étapes de manière assez rigoureuse.

Il y a, bien sûr, la phase de design qui est, selon nous, incontournable en amont de chaque projet en permaculture.

Mais une fois la conception bien réfléchie, la mise en œuvre concrète n’est pas une mince affaire.

Savoir quoi faire concrètement au quotidien, chaque mois, pour créer son jardin forêt productif, ça ne s’invente pas.

Ça demande même pas mal de connaissances, notamment sur les plantes nourricières qu’on souhaite installer… à commencer par les étapes de leur installation, de leur entretien, de leur récolte, etc.

Comment trouver puis se souvenir d’autant d’informations ?

Car, pour s’en sortir et avancer dans son projet, il faudra planifier minutieusement nos actions selon ces différentes étapes.

Une bonne planification est, en effet, un premier gage de bonne production (même si ce n’est pas le seul) permettant de ne pas louper le coche.

Fruits et légumes issus du jardin-forêt productif.
Grâce à un calendrier qui fixe les étapes, les productions s’enchaînent dans un jardin-forêt.

Aussi pour bien planifier et ne manquer aucune étape au jardin, se faire un calendrier est une excellente idée.

Seulement, voilà, la création d’un calendrier ne se fait pas non plus en un claquement de doigts, surtout quand on débute.

C’est même assez long et fastidieux. Mais désormais, vous avez le choix !

Vous pouvez prendre le temps de créer votre propre calendrier ou profiter du formidable travail de Franck Nathié de « La Forêt Nourricière » !

Franck Nathié est la perle rare dont nous vous parlions un peu plus haut.

Avec son association « La Forêt Nourricière », il expérimente depuis plus de 20 ans toutes sortes de productions légumières et fruitières en jardin-forêt sous cet angle de la productivité.

De ses nombreuses années d’expérience, Franck en a extrait un outil de planification remarquable pour faciliter la tâche à toutes celles et ceux qui souhaitent, comme lui, créer un jardin-forêt qui produise vraiment des récoltes nourricières intéressantes.

Nous laissons ci-dessous la parole à Franck qui nous explique l’origine de ce calendrier et nous donne son point de vue,sortant largement des sentiers battus, sur le jardin forêt et ses diverses productions !

Un discours à contre-courant qui ajoute de la diversité sur ce sujet, à toujours favoriser en permaculture 😉 !

L’origine de ce calendrier sur le jardin forêt et le potager

Calendrier des actions à faire chaque mois dans un jardin-forêt productif aussi appelé forêt-jardin ou forêt comestible.
Super calendrier des actions à faire chaque mois dans un jardin-forêt productif réalisé par Franck Nathié de La Forêt Nourricière sur la base de ses 20 ans d’expériences dans la culture légumière et fruitière en jardin-forêt.

Je rêvais d’avoir un calendrier de toutes les tâches que je devais faire au jardin forêt (dans ma vision du jardin forêt, la clairière à légumes est le potager) toute l’année :

  • semer en place ou en pot, sous serre,
  • planter et repiquer,
  • récolter les fruits, légumes, champignons, semences,
  • préparer les cultures,
  • tailler,
  • entretenir, etc.

Et ce qu’il y a de compliqué dans un jardin forêt, c’est que les informations sont plus ou moins connues pour les carottes, les laitues et les poireaux, mais pas forcément pour l’ail éléphant d’Orient, les crosnes du Japon, le chervis, la poire de terre, les salades-haricots, cornichons vivaces, etc. :

  • Quand est-ce que ça se récolte, que ce soit les fruits ou les semences ?
  • À quelle époque et combien de temps, on peut les diviser et les repiquer ?
  • À quelle période dois-je préparer les plants de patates douces dans la maison et les repiquer dans le jardin ?
  • À quel moment semer ou repiquer pour réussir ses courges chaque année, si je n’ai pas de serre, ou au contraire, si j’ai une serre et que je veux les faire partir à l’avance ?

Ce super calendrier qui compile plus de 20 années d’expérience et 5 ans de travail de réalisations est l’outil rêvé pour découvrir tout ce que l’on peut produire et savoir quoi faire et quand au jardin.

Ce calendrier est un excellent complément à mon livre « Créer un jardin-forêt comestible » sortie en 2022 aux éditions Larousse qui vous explique comment concevoir votre jardin-forêt « productif ».

Dans mes premiers livres (sur la permaculture en climat tempéré), j’ai recensé pendant 10 ans tout ce qui était comestible et qui pouvait pousser dans le climat tempéré et je rêvais de découvrir des fruits délicieux que l’humanité aurait oubliés.

Mon livre chez Larousse « Créer un jardin forêt comestible » est le seul livre sur le jardin forêt qui aborde la productivité, et j’insiste sur « Jardin forêt productif, » car tous les autres « spécialistes du jardin forêt » prônent des sortes de parcs botaniques pleins de plantes pas très bonnes au goût, pas très productives et pour certaines envahissantes.

On vous fait rêver avec de « faux pistachiers rustiques » dont les pistaches minuscules sont incassables, des cocotiers qui résistent à -12 °c mais qui mettent entre 60 et 150 ans à produire des noix de coco minuscules et incassables aussi, des fraisiers des bois ou des framboisiers rampants qui vous donneront un bol de récolte de fruits insipides pour 3 heures de recherche, des légumes sauvages qu’il faut faire bouillir 4 ou 5 fois pour qu’ils soit plus ou moins mangeables…

Productions d’un jardin-forêt.
Diverses productions issues du jardin-forêt grâce à un calendrier bien maîtrisé.

Parfois on vous conseille dans les livres de faire grimper les vignes et les kiwis sur les arbres, de mon expérience, ça a pour effet de faire chuter le rendement de la vigne, des kiwis et des arbres fruitiers, de rendre leur fructification plus tardive tout en faisant augmenter les maladies cryptogamiques (champignons) comme le monilia, la tavelure…

Pour la vigne, si vous avez un tout petit jardin, que l’arbre est bien ensoleillé, qu’elle est précoce et résistante aux maladies et que vous la contrôlez (taille régulière) pour l’empêcher de monter, cela peut être judicieux mais le kiwi restera une très mauvaise idée car il étranglera les branches et est tellement gourmand en eau qu’il tuera l’arbre à terme (ou ne poussera pas, ce qui est le plus probable).

Pourquoi manger les fruits insipides et astringents du goumi du Japon, alors qu’à la même période, on a des framboises géantes au goût délicieux et des grosses fraises à ne plus savoir quoi en faire, si on choisit de bonnes variétés et qu’on les place au bon endroit ?

À l’heure des plats tout prêts, où les gens ont la flemme de casser de grosses noisettes ou noix et préfèrent les acheter à la biocoop, ou de devoir cuisiner même les meilleurs légumes, il me paraissait très important de revenir à une culture multi-usage qui produise réellement et des choses que l’on va vraiment manger !

Culture en association de patate douce, oca du Pérou, poire de terre, crosnes du Japon, chervis et igname de Chine au pied d’un poirier conférence.
Culture en association de patate douce, oca du Pérou, poire de terre, crosnes du Japon, chervis, igname de Chine au pied d’un poirier conférence.

À qui s’adresse ce calendrier annuel d’un jardin-forêt productif ?

Ce calendrier s’adresse à toutes les personnes débutantes ou confirmées qui veulent découvrir et savoir comment devenir autonome en légumes, en fruits, en champignons.

C’est une vraie mine d’or !

Calendrier des actions à faire chaque mois dans un jardin-forêt productif aussi appelé forêt-jardin ou forêt comestible.

Calendrier perpétuel du jardin-forêt et potager productif

Exemples de l’intérêt d’utiliser un calendrier pour le jardin-forêt

Cultiver efficacement l’ail éléphant dans son jardin-forêt

L’ail éléphant, qui donne des gousses géantes et qui se mange aussi comme un poireau, peut se récolter de décembre à avril.

Mais on peut aussi manger les bulbes tout l’été et donc le récolter et le diviser presque toute l’année.

On pourra récolter les pousses sous forme de poireau en plein hiver, en même temps que la mâche avec qui il s’associe très bien.

Les poires de terre, les ocas, les crosnes du Japon, les topinambours seront copains avec lui aussi.

Il se débrouille très bien à mi-ombre forte comme en plein soleil…

Ail éléphant, mâche, persil et cardamine en cultures associées au jardin-forêt.
Ail éléphant, mâche, persil et cardamine se marient très bien et leurs récoltes se succèdent toute l’année.

Dans le calendrier du jardin-forêt productif, vous pourrez voir que certaines tâches peuvent être étalées sur plusieurs mois (taille de fructification ou d’entretien, plantation d’arbres) ce qui vous permettra d’organiser votre temps au mieux !

Cultiver au bon moment pour récolter d’énormes patates douces !

Si vous ne préparez pas vos plants de patates douces dans la maison en janvier/février sur un radiateur et que vous essayez de les faire partir sous serre en mars avril, vos boutures ne seront jamais prêtes pour la mi-mai. Par conséquent, vos patates douces n’auront pas assez de temps pour grossir et ressembleront à des carottes.

Production « maison » de plants de patates douces dans des pots remplis d’eau.
Ici, avec 4 patates douces coupées en deux, j’ai produit plus de 80 plants que j’ai plantés ou troqués (un plant est vendu 4,50 € en moyenne).

On peut même manger le feuillage comme des épinards tout l’hiver en les laissant raciner dans leur bocal.

Les patates douces doivent impérativement être récoltées avant les premières gelées, même en climat doux.

Récolte des patates douces dont certaines faisaient jusqu’à 3 kg.
Récolte en novembre des patates douces en association avec la poire de terre, certaines faisaient jusqu’à 3 kg et ça se vend 4,50 à 5 euros le kg.

Cependant, en climat doux (gelée de -5°C), on peut récolter tout au long de l’hiver tant que le sol n’est pas gelé :

  • pommes de terre,
  • poires de terre,
  • ocas du Pérou,
  • topinambour,
  • crosne,
  • chervis,
  • raifort,
  • racine de chayote,
  • salsifis,
  • salades rustiques,
  • épinard,
  • choux vivaces et annuels, etc.

Cela évite le stockage en silo ou en bocaux quand on n’a pas un grand cellier.

Récolte hivernale de poires de terre, pommes de terre, topinambours, crosnes, ail éléphant, oignon-patates, épinard, cresson vivace, salsifis, salades rustiques dont roquette turque, claytone de Cuba, lampsane, porcelle et plantain corne de cerf.
Ici la récolte du mois de janvier : poires de terre, pommes de terre, topinambours, crosnes, ail éléphant, oignon-patates, épinard, cresson vivace, salsifis, et plein de salades rustiques dont roquette turque, claytone de Cuba, lampsane, porcelle, plantain corne de cerf, etc.

Vive les associations botaniques de joyeuses plantes productives ! 🙂

Franck Nathié

« La Forêt Nourricière »

Fondateur de La Forêt Nourricière en 2011, Franck Nathié fait des recherches sur la culture multi-étagée depuis 2001.

Auteur de 6 livres de référence sur la permaculture en climat tempéré, designer depuis 2012, Franck Nathié est reconnu comme un des rares spécialistes des jardins forêts à avoir fait des recherches sur la productivité et à avoir fait le tour de toutes les plantes et fruitiers rares qui peuvent pousser sous nos climats.

Ses recherches et son approche du jardin forêt productif, à retrouver dans son dernier livre aux Éditions Larousse « Créer un jardin-forêt comestible », remettent en question ce qui est dit dans tous les autres livres qui traitent du jardin forêt.

Pour en savoir plus, retrouvez-le sur son site pour découvrir ses ouvrages.

Le calendrier perpétuel du jardin-forêt et potager productif en permaculture

Calendrier perpétuel du jardin-forêt et du potager permacole.
Calendrier perpétuel du jardin-forêt et du potager permacole : pour en savoir plus sur ce formidable outil de planification, cliquez sur l’image ci-dessus.
Culture multi-étagée, imitation de la forêt façon comestible chez notre amie Maria au Blé en Herbe.

Calendrier perpétuel du jardin-forêt et potager productif

Découvrez le calendrier perpétuel du jardin-forêt et du potager permacole, un formidable outil pour faciliter votre planification mensuelle. 

Aller plus loin avec des formations à venir sur le jardin-forêt productif

Le bureau d’études Permaculture Design et l’association « La Forêt Nourricière » rassemblent leurs compétences pour vous proposer dans les prochains mois 2 nouvelles formations en ligne sur le jardin-forêt productif.

  • « 1 an dans un jardin forêt productif » où vous apprendrez à semer, repiquer, planter, récolter, multiplier les plantes de diverses manières, tailler, et entretenir un jardin forêt productif mois par mois et pas à pas.
  • « Concevoir son jardin forêt productif » où vous aurez tous les outils et l’accompagnement pour concevoir un jardin forêt, des haies fruitières et un jardin potager en permaculture productif et facile d’entretien.

Si vous souhaitez être tenu(e) informé(e) en priorité de la sortie de ces formations, inscrivez-vous ci-dessous

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Les intérêts des haies de jardin en permaculture

Parce qu’il est urgent que nous soyons de plus en plus nombreux à œuvrer pour la protection de la biodiversité tant mise à mal ces dernières décennies, nous vous partageons en vidéo les conseils avisés de Gilles Leblais en ce sens.

Ornithologue, auteur, conférencier et photographe naturaliste, passionné de biodiversité, Gilles Leblais nous explique comment il a conçu et installé des haies et bosquets naturels dans son jardin Paradis à Velanne en Isère afin d’attirer un maximum de faune sauvage.

Nous espérons que cette vidéo vous inspirera pour planter, vous aussi, des bosquets et des haies vives naturelles dans vos jardins en permaculture pour aider au mieux la biodiversité.

⚠️ Ci-dessous une retranscription texte de la vidéo :

La haie naturelle sauvage pour plus de biodiversité

Pour moi, la haie est une mini forêt en linéaire donc sur une longueur, mais on a exactement le même principe : les feuilles qui tombent, l’humus qui se crée, etc.

Tout ce qui va tomber de l’arbre revient à l’arbre et va avoir un intérêt pour tout le reste.

C’est mon expérience d’observateur de la nature un peu partout en Europe, dans le monde, qui m’a convaincu qu’à partir du moment où c’est très arboré, il va y avoir une richesse au niveau de la biodiversité.

Donc, dans un jardin, le milieu arboré le plus simple à mettre en place, c’est la haie naturelle.

Haie de jardin, vive et naturelle en automne.
Toute la beauté d’une haie vive naturelle en automne, chez Gilles Leblais, dans son jardin Paradis en Isère. © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Une haie sauvage en fait, pas de haies coupées, mais des haies libres, taillées raisonnablement, à l’image du bocagecomme on pouvait le voir autrefois dans nos campagnes, qui malheureusement aujourd’hui s’est morcelé. Pourtant, on recommence à demander aux agriculteurs de planter des haies, ce qui est bien.

Si c’est une mini forêt en linéaire, on peut jouer dans un jardin, notamment dans sa conception, aussi bien sur sa verticalité que sur son horizontalité et cela a un impact très important.

Puisque plus le jardin sera arboré et plus il sera riche de biodiversité.

Quels arbres et arbustes planter dans sa haie végétale naturelle ?

Donc forcément, on va jouer avec différentes espèces :

  • les espèces locales autochtones du coin dans lequel se situe le jardin en priorité.
  • Après, on peut rajouter des cultivars ou des exotiques, à condition qu’elles aient un intérêt pour la biodiversité et qu’elles soient adaptées au lieu et au climat du jardin.

Ça, ce sont mes observations qui me permettent aujourd’hui de pouvoir dire ça et de l’avoir mis en place ici dans Mon jardin paradis.

Les intérêts et multiples fonctions des haies naturelles

Ces haies, leurs intérêts sont à plusieurs niveaux.

La haie naturelle pour un jardin sous haute protection

On va déjà mettre le jardin sous haute surveillance arborée.

Vue aérienne avec maison dans une clairière entourée de haies vives naturelles.
Vue aérienne d’une partie du jardin de Gilles Leblais avec sa maison dans la clairière entourée de haies vives naturelles.

Notamment la première des choses, c’est de placer des haies sur le pourtour du jardin, de façon à créer comme un espace de clairière pour le reste et que, de la maison, on se sente comme protégé en fait, et pour les animaux, pour la biodiversité, ce sera la même chose.

Les microclimats bénéfiques des haies de jardins

En plantant ces haies à différents endroits et dans le pourtour notamment, il y en a qui vont être exposés au soleil à certaines périodes de la journée.

Ces coins de lumière entrecoupés de pénombre, de mi-ombre, vont plaire non seulement à nous, quand on veut s’abriter du vent ou du soleil notamment par les périodes de canicule qu’on vient de passer, mais également aux animaux.

Ils s’y retrouveront eux aussi donc c’est important.

Jeux d’ombre et de lumière créés par les haies de jardin, vives et naturelles.
Les jeux d’ombre et de lumière créés par les haies vives naturelles offrent de nombreux microclimats bénéfiques aux humains comme à la biodiversité !

Des haies vives, mais aussi haies brise-vent, médicinales, comestibles, fleuries

Si on plante une haie au nord par exemple, on va se protéger des vents froids, et ça, c’est valable aussi à l’ouest, puisqu’il y a souvent des pluies battantes et d’autres vents également.

Ça va servir aussi à drainer l’eau notamment par le système racinaire.

Elle peut être aussi médicinale, si on plante certains arbres ou arbustes qui peuvent avoir des bienfaits thérapeutiques on va dire.

Couper certaines branches peuvent servir dans un but énergétique également pour en faire du bois de chauffage.

La haie peut être nourricière aussi suivant les arbustes s’ils sont florifères au printemps donc pour la pollinisation des insectes et puis fructifères dès la fin de l’été jusqu’à l’automne.

Ces fruits vont être non seulement pour nous, si je pense à un néflier par exemple ou un cornouiller mâle qui offrent des récoltes comestibles pour nous, mais également pour les oiseaux, les mammifères et j’en passe.

Branche de cornouiller mâle (Cornus mas) chargée de fruits comestibles.
Branche de cornouiller mâle (Cornus mas) chargée de fruits comestibles pour nous comme pour la faune sauvage.

Donc, c’est tout l’intérêt d’une haie de jardin naturelle.

Limiter l’impact du réchauffement climatique en plantant des haies

Aujourd’hui, on va être impacté de plus en plus par le réchauffement climatique, ses modifications, etc.

Tout l’intérêt aujourd’hui, ce n’est pas couper des arbres, c’est planter des arbres !

Plus on plantera des arbres, mieux ce sera pour réguler les températures.

Donc, pour les propriétaires de jardins, c’est le point de départ, essentiel dans un jardin : planter des haies naturelles.

C’est ce qui va permettre de créer un juste équilibre et de pouvoir temporiser les grands écarts de températures qu’on subit.

Les haies et l’effet de lisière ou effet de bordure

Dans la lecture du paysage, il y a ce que j’appelle l’effet de lisière.

C’est-à-dire la rencontre entre deux types de milieu. Donc, dans ce cas, la partie arborée et la partie herbacée.

Quand deux milieux se rencontrent, on va créer comme un corridor biologique.

Il va y avoir un intérêt pour nous, pour se protéger des vents comme j’ai dit tout à l’heure ou du soleil, mais pour les animaux, la haie va être un coin de refuge et un coin nourricier, mais ça ne les empêche pas de venir également se balader dans le jardin sur la strate herbacée.

On prend un exemple d’un animal qu’on trouve dans le jardin, le hérisson.

Eh bien, le hérisson pourra s’abriter dans la haie pour passer l’hiver, mais il viendra également chasser les limaces sur la partie herbacée, donc voilà, c’est un exemple parmi d’autres.

Il y en a plein avec les oiseaux aussi…

Oiseaux trouvant refuge et nourriture dans une haie de jardin vive et naturelle : à gauche, une fauvette à tête noire mangeant des baies de viorne obier, au centre, un rouge-gorge sur un argousier en fruit et à droite, un tarin des aulnes mangeant des graines de bouleau.
Exemples d’oiseaux trouvant refuge et nourriture dans une haie de jardin vive et naturelle : à gauche, une fauvette à tête noire mangeant des baies de viorne obier, au centre, un rouge-gorge sur un argousier en fruit et à droite, un tarin des aulnes mangeant des graines de bouleau. © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage

Des haies pour la biodiversité et pour retisser un lien réel avec la nature

De toute façon, cette haie vive et naturelle sera colonisée, expérimentée, utilisée par la faune du bas de la haie jusqu’aux différentes strates qui va y avoir, et jusqu’aux cimes des arbres.

Il va y avoir des animaux qui rentreront en contact et pour créer ce juste équilibre.

Donc la haie, c’est primordial dans un jardin parce qu’on est sûr non seulement qu’elle nous apportera quelque chose à nous, mais qu’on sera en lien réel avec la nature et avec la protection de cette biodiversité qui est indispensable aujourd’hui.

Rencontre animale entre un rouge-gorge et un mulot dans une haie de jardin naturelle.
Plantez des haies de jardin naturelles pour protéger la biodiversité : ici rencontre animale entre un rouge-gorge et un mulot. © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage

Pour aller plus loin dans la conception de votre haie de jardin naturelle

Si vous avez l’intention de suivre les conseils de Gilles Leblais et d’installer comme lui des haies naturelles dans votre jardin pour protéger un maximum de biodiversité, nous vous invitons à découvrir notre article sur le livre qu’il a entièrement dédié à ce sujet :

« Ma haie refuge de biodiversité ».

En plus de vous donner un avant-goût de toutes les espèces animales que vous pourrez bientôt accueillir et observer chez vous, cet ouvrage vous aidera à :

  • choisir les espèces à planter,
  • choisir judicieusement leur emplacement sur votre terrain,
  • savoir comment les planter, les entretenir dans le temps,
  • comprendre tous les services que cette faune sauvage vous rendra au jardin,
  • découvrir plein d’informations étonnantes sur cette biodiversité
  • et bien plus encore…
photos d’animaux sauvages dans des milieux arborés. © Gilles Leblais

Ma haie, refuge de biodiversité

Choisir, planter, observer

Livre de Gilles Leblais

Éditions Terre Vivante

Environ 14 €

Amazon Decitre Fnac Librairie Permaculturelle Unithèque

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Livre Ma haie refuge de biodiversité : choisir, planter, observer

Qui est Gilles Leblais, auteur du livre « Ma haie refuge de biodiversité »

Gilles Leblais a de multiples casquettes : photographe nature, ornithologue, conférencier, consultant pour l’aménagement de jardins naturels et sauvages. Il est aussi journaliste naturaliste et auteur de plusieurs ouvrages sur la nature et la biodiversité.

Gilles Leblais, auteur du livre « Ma haie refuge de biodiversité : choisir, planter, observer »
Portrait de Gilles Leblais, auteur du livre « Ma haie refuge de biodiversité » – © Christine Durand

Bref, c’est un véritable amoureux de la nature qui a à cœur de nous émerveiller avec sa beauté pour nous aider à nous y reconnecter et mieux la respecter au quotidien.

Nous apprécions tout particulièrement le travail de Gilles, c’est pourquoi nous avons déjà consacré des articles à deux autres de ses livres qui sont aussi des odes à la nature sauvage :

Gilles nous a également ouvert les portes de son « Jardin paradis » à Velanne en Isère pour une série de vidéos consacrées à la biodiversité à découvrir ci-dessous :

Contenu du livre « Ma haie refuge de biodiversité » de Gilles Leblais

Avec son livre « Ma haie refuge de biodiversité », Gilles Leblais entre dans le détail de tout ce qu’il faut prendre en compte pour installer une haie de jardin vraiment utile pour la faune sauvage, des oiseaux aux insectes, batraciens, reptiles et petits mammifères…

Paru au printemps 2021 chez Terre Vivante, cet ouvrage est, une fois encore, une invitation à l’émerveillement grâce notamment aux magnifiques photos nature de l’auteur !

Le livre est composé de 5 chapitres principaux.

Haies bocagères, haies naturelles, champêtres, haies vives : des plantations vitales pour la biodiversité

Le livre s’ouvre sur le chapitre « Je plante une haie vive » pour nous aider à passer tout de suite à l’action dans nos jardins.

Après avoir rappelé le rôle essentiel des haies bocagères pour la biodiversité, l’auteur nous incite à réfléchir à quelle haie nous pourrions planter chez nous.

Il fournit des éléments détaillés pour choisir les bonnes espèces selon son contexte puis pour savoir comment les planter et les entretenir au fil du temps avec des explications précises de ces différentes mises en œuvre.

Vient ensuite un chapitre sur l’observation de son environnement pour être en mesure de bien intégrer ses haies comme l’ensemble de son jardin dans le paysage, de façon, là encore, à attirer le plus de biodiversité possible.

Le chapitre suivant détaille le rôle des arbres et arbustes dans nos jardins.

On y découvre l’incroyable biodiversité que cela attire, superbes photos à l’appui et ce que cette biodiversité apporte à son tour à l’ensemble.

Gilles Leblais explique également comment faire des choix dans les essences d’arbres et arbustes et dans l’aménagement des haies entre elles sur un terrain.

photos d’animaux sauvages dans des milieux arborés. © Gilles Leblais
Exemples de biodiversité attirée par des haies vives naturelles : le lézard vert (en haut à gauche), l’accenteur mouchet (en haut à droite), le rouge-gorge (en bas à gauche) ou encore le troglodyte mignon (en bas à droite). © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Le quatrième chapitre est consacré à la faune sauvage que vous pourrez bientôt observer aussi chez vous en ayant suivi les conseils de plantations de haies des chapitres précédents :) !

On y fait le plein d’infos et anecdotes sur les animaux, leurs mœurs et leurs utilités au jardin.

Enfin l’auteur consacre un court chapitre à l’automne et ses flamboyantes couleurs pour nous rappeler combien les feuilles mortes et tiges de bois mort sont utiles l’hiver pour abriter divers animaux et insectes auxiliaires, mais aussi combien la nature est généreuse, offrant souvent au pied des haies matures de belles récoltes de champignons ;) !

Le livre se termine par un glossaire et la liste des arbres, des arbustes et des animaux cités dans l’ouvrage, très pratique pour retrouver rapidement les photos ou les descriptions sur telle ou telle essence végétale ou espèce animale.

À qui s’adresse le livre « Ma haie refuge de biodiversité » ?

Comme les précédents ouvrages sur la mare et sur le bois mort, ce livre est un formidable plaidoyer pour la protection de la biodiversité, mais cette fois, grâce à la plantation de haies naturelles dans nos jardins.

Facile à lire et richement illustré, cette ode à la nature sauvage ravira lectrices ou lecteurs de tout âge !  Il comblera aussi toutes celles et ceux qui souhaitent œuvrer pour la sauvegarde de la biodiversité tant mise à mal ces dernières décennies par des pratiques destructrices.

C’est pourquoi nous le recommandons à tous les curieux, naturalistes en herbe, mais aussi aux permacultrices et permaculteurs, débutants comme expérimentés souhaitant accueillir dans leur jardin cette faune sauvage si essentielle à un écosystème résilient.

Il sera également un bon support pédagogique pour éveiller et sensibiliser un large public à l’importance capitale des haies naturelles pour la survie de nombreuses espèces animales.

C’est donc, pour nous, un ouvrage à mettre entre toutes les mains dès que possible !

photos d’animaux sauvages dans des milieux arborés. © Gilles Leblais

Ma haie, refuge de biodiversité

Choisir, planter, observer

Livre de Gilles Leblais

Éditions Terre Vivante

Environ 14 €

Amazon Decitre Fnac Librairie Permaculturelle Unithèque

À bientôt 👋 !

L’équipe du bureau d’études Permaculture Design

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Plantes médicinales : une sélection de livres pertinents pour l’apprentissage.

Les plantes médicinales vous intéressent pour prendre soin de vous naturellement ?

Dans cette vidéo, nous allons voir plusieurs livres intéressants pour apprendre à les reconnaître, les cultiver, mais également à les cueillir et savoir comment les utiliser au quotidien.

Pour parler de cette sélection de livres autour des plantes médicinales, nous avons fait appel à Fabien Gordon, paysan herboriste, formé à l’École Lyonnaise des Plantes Médicinales. Fabien est également un permaculteur, producteur de plantes médicinales et aromatiques dans le Béarn à Caubraque, La Ferme des Médicinales.

Allons retrouver Fabien tout de suite chez lui, pour voir quelle sélection de livres, il nous a concoctée.

Et si vous souhaitez être guidé.e par Fabien à chaque étape de la réalisation de votre première pharmacie naturelle, cliquez sur le bouton ci-dessous pour en savoir plus…

De l’intérêt de planter sa pharmacie naturelle.

Plantez votre pharmacie naturelle

Et apprenez à vous en servir au quotidien, grâce à notre formation en ligne réalisée avec Fabien Gordon, Paysan Herboriste.
Vous pourrez enfin préparer vous-même et utiliser sans appréhension, vos remèdes naturels, de manière simple et économique, à partir des plantes que vous aurez cultivées vous-même dans votre jardin !

Comment a été faite cette sélection de livres autour des plantes médicinales ?

Fabien nous a préparé une petite sélection de livres qu’il aime bien, qu’il a utilisé au cours de son propre apprentissage et qu’il utilise encore régulièrement aujourd’hui.

Il a choisi des ouvrages accessibles aux débutants en faisant notamment vraiment attention aux auteurs, pour être sûr de vous conseiller des sources fiables.

Comme Fabien nous le rappelle, cette liste n’est pas exhaustive et reste en rapport avec sa propre sensibilité et son expérience, mais ce ne sont évidemment pas les seuls ouvrages existants sur ce vaste sujet.

Fabien a voulu que cette sélection suive une petite progression dans les livres qui correspond, selon lui, à la réalité de ce qu’est l’usage des plantes médicinales.

Vous découvrirez donc d’abord des ouvrages sur la reconnaissance des plantes et l’apprentissage ludique du vocabulaire botanique.

Viendront ensuite les livres sur la cueillette et l’implantation des plantes au meilleur endroit dans votre jardin en fonction de leur biotope naturel.

Diverses plantes médicinales : consoude, bleuet, échinacée, salicaire, thym, romarin…
Reconnaitre les plantes médicinales, savoir les installer au bon endroit, les cultiver, les récolter, les transformer pour finalement les utiliser au quotidien nécessite un apprentissage progressif.

Puis il nous présentera un livre axé sur la culture en bio pour dimensionner au mieux vos espaces que ce soit pour un projet amateur ou à visée professionnelle.

Deux ouvrages traiteront ensuite notamment de la récolte, la conservation et l’utilisation des plantes médicinales.

Et les deux derniers livres présentés par Fabien, vous aideront à en savoir plus sur l’art de l’herboristerie, à savoir comment assembler les plantes médicinales entre elles pour créer vos propres remèdes naturels et efficaces.

C’est parti pour cette super sélection !

Des livres pour la reconnaissance des plantes médicinales et le vocabulaire botanique

Pourquoi commencer par là ?

Aujourd’hui, on a accès à beaucoup d’informations autour des plantes médicinales, mais aussi pour de la cueillette à des fins alimentaires.

Or sur Internet, on trouve beaucoup de choses là-dessus, simplement, entre le moment où on voit la vidéo YouTube, et le moment où on se retrouve dans la nature devant une plante, des erreurs peuvent se produire.

Si on cueille la mauvaise plante, la surprise peut être au mieux pas trop problématique, mais ça peut être potentiellement grave sur certaines plantes, voire mortel dans les cas les plus extrêmes. Il est donc essentiel d’être sûr. e, de savoir exactement ce qu’on cueille.

Il existe évidemment des outils type l’application Plantnet, qui certes s’améliorent, mais qui peuvent quand même nous induire en erreur. Les résultats sur Plantnet, par exemple, donnent une indication, mais il ne faut pas les prendre comme une réponse certaine et sans équivoque.

Exemple de recherche à partir d’une photo de fleur sur l’application Plantnet donnant plusieurs réponses possibles.
Exemple de recherche à partir d’une photo de fleur sur l’application Plantnet donnant plusieurs réponses possibles.

La plante que vous avez photographiée, arrivera peut-être en 4e, en 5e, en 6e position ou pas du tout même parfois, suivant la qualité de votre photo mise dans l’application ou suivant l’état de la plante, etc.

Donc s’appuyer uniquement sur ce genre d’outils quand on cueille la plante pour du soin, pour faire une tisane ou la manger en salade, c’est vraiment déraisonnable.

Il faut être sûr. e de ce que l’on cueille et pour ça, rien de mieux que d’apprendre à utiliser une clé de détermination botanique.

Pour la reconnaissance des plantes médicinales en vue d’une cueillette sauvage sécurisée : « Petite flore » de Gaston Bonnier et Georges De Layens.

Fabien commence donc sa sélection par un livre sur l’identification des plantes dans le cadre d’une cueillette sauvage.

Pour bien débuter cet apprentissage, Fabien vous conseille de commencer avec « Petite flore » de Gaston Bonnier et Georges De Layens, qu’on trouve très facilement et qui n’est pas trop chère.

Sélection de livres sur les plantes médicinales : « La petite flore » de Gaston Bonnier.
Premier livre de cette sélection sur les plantes médicinales : « La petite flore » de Gaston Bonnier, un excellent livre pour apprendre à identifier une plante de manière sécurisée, sans équivoque, même quand on est débutant !

Il y en a une autre un peu plus conséquente, des mêmes auteurs, avec un peu plus de plantes, mais qui fonctionne exactement de la même façon, elle s’intitule : « Flore complète portative de la France, de la Suisse et de la Belgique ».

L’utilisation de cette petite flore est très ludique. En fait, c’est un peu un jeu de piste. On va commencer par vous demander si la plante a des fleurs ou pas. Il n’y a pas besoin d’être un expert pour voir ça. Elle a des fleurs OK. Est-ce qu’elle fait du bois ou est-ce qu’elle est herbacée ? Là encore, pas besoin d’être un expert pour voir ça…  Combien sa fleur a-t-elle de pétales ? Combien d’étamines ? Est-ce qu’elle a des feuilles opposées, des feuilles alternes ? etc.

Petit à petit, ça crée comme un entonnoir et au bout du compte, l’entonnoir va se resserrer pour arriver à la détermination sûre et certaine de la plante, car ça ne peut être que cette plante qui répond à tous ces critères-là !

On peut même faire ce jeu de piste avec des enfants qui seront ravis d’enquêter et de résoudre le mystère de la plante inconnue !

Si en plus, votre enquête s’accompagne d’une petite loupe d’observation botanique (qui se trouve assez facilement dans le commerce), alors vous rentrez tout de suite dans un univers assez magique. On découvre des choses, on voit des plumes, des couleurs, des formes inouïes et on apprend à regarder le végétal différemment.

Observation à la loupe d’une fleur de calendula ou souci.
Pour observer les plantes et apprendre à les identifier en s’amusant et en s’émerveillant, une loupe est un outil précieux ! Ici, une fleur de calendula ou souci passée à la loupe !

Or, quand vous regardez vraiment en détail une plante et que vous l’avez déterminé de façon sûre, vous pouvez être sur l’autoroute à 130 km/h et même à 30 mètres ou 40 mètres en roulant à 130, vous allez reconnaître la plante à son port, son allure générale…

C’est comme quand on connaît bien une personne, on n’a pas besoin de voir les traits de son visage pour la reconnaître de loin. Rien qu’à sa façon de marcher, on sait.

C’est un peu la même chose avec une plante, une fois qu’on a passé vraiment du temps à l’observer pour l’identifier, on la connaît vraiment bien et on la reconnaîtra à tous les coups par la suite.  Et ça, c’est une super compétence, indispensable, qui peut s’acquérir petit à petit avec cette petite flore.

Donc c’est vraiment chouette et sur un livre, il n’y a pas de batterie, ça ne tombe pas en panne et son format de poche rend ce livre très pratique pour l’amener avec soi en balade.

Ceci dit pour s’entraîner à la détermination botanique, il n’y a pas besoin de partir loin en expédition, vous pouvez le faire dans votre jardin, dans la rue, en bas de chez vous, vous faites 10 mètres, il y a des plantes et hop, vous vous amusez à les identifier.

Petite flore

Pour reconnaître les plantes les plus communes ainsi que les plantes utiles et nuisibles

Gaston Bonnier / Georges De Layens

Édition Belin

Environ 12,20 €

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Ci-dessous, la version de la Flore de Gaston Bonnier et Georges De Layens un peu plus complète évoquée par Fabien :

Flore complète portative de la France, de la Suisse et de la Belgique

Gaston Bonnier / Georges De Layens

Édition Belin

Environ 25,90 €

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Pour faciliter l’usage du vocabulaire botanique : « Le dictionnaire visuel de botanique » de Maurice Reille.

Au début de votre apprentissage autour des plantes médicinales, vous tomberez sûrement sur des termes de vocabulaire botanique que vous ne connaitrez pas.

Pour vous aider à l’acquérir petit à petit, Fabien vous conseille « Le dictionnaire visuel de botanique » de Maurice Reille.

Sélection de livres sur les plantes médicinales : « Le dictionnaire visuel de botanique » de Maurice Reille.
Second livre autour des plantes médicinales sélectionné par Fabien : « Le dictionnaire visuel de botanique » de Maurice Reille, pour acquérir du vocabulaire botanique de façon ludique.

C’est vraiment un super beau livre, très très bien fait.

C’est un dictionnaire, les mots sont donc classés par ordre alphabétique, mais, le gros avantage est qu’ils sont extrêmement bien illustrés.

En plus de la définition claire et accessible du mot recherché, vous pouvez voir, grâce à de très belles photos, diverses représentations du mot dans la nature, comme si vous aviez trouvé et observé au bon moment toutes les plantes ou parties de plantes photographiées, dans ce magnifique dictionnaire.

Ainsi quand vous observerez une plante dans la nature, vous serez plus à même de reconnaitre telle ou telle partie et d’y associer le terme botanique correspondant parce que vous l’aurez déjà vu en détail dans cet ouvrage.

Dans la vidéo, Fabien montre l’exemple du carpelle avec une définition accompagnée d’une double page d’illustrations permettant de voir diverses représentations de carpelles dans la nature.

Exemple des illustrations photos pour le mot carpelle dans le dictionnaire visuel de botanique de Maurice Reille.
Exemple des illustrations photos pour le mot carpelle dans le dictionnaire visuel de botanique de Maurice Reille.

Ce dictionnaire visuel de botanique est donc un complément relativement indispensable à une flore en plus d’être lui aussi très ludique dans son utilisation.

Il vous amène très vite à une compétence très chouette, pour vous et toute la famille, enfants, amis…

En plus, si vous apprenez du vocabulaire, vous deviendrez un expert au Scrabble ;).

Dictionnaire visuel de botanique

Maurice Reille

Édition Ulmer

Environ 32 €

Amazon     FNAC     Ulmer     Decitre     Unithèque

Après ces livres pour l’identification de façon sécurisée, Fabien a souhaité faire un focus cueillette et culture.

Des livres pour la cueillette et la culture des plantes médicinales

Ici, on touche à la partie découverte et cueillette des plantes qu’on a déjà chez soi, mais aussi à ce que l’on souhaite implanter et cultiver chez soi.  En effet, sur un balcon, dans des jardinières, on peut déjà cultiver certaines plantes. Et avec un petit jardin encore plus… pas besoin d’avoir forcément un grand jardin pour avoir des plantes médicinales en culture.

Pour la cueillette et l’implantation des plantes au meilleur endroit : « Les encyclopédies des plantes bio-indicatrices » de Gérard Ducerf.

Fabien vous conseille ici 3 livres géniaux que nous vous recommandons aussi régulièrement tant ils sont une mine d’informations, il s’agit des Encyclopédies des plantes bio-indicatrices de Gérard Ducerf.

Sélection de livres sur les plantes médicinales : Les 3 volumes de « L’Encyclopédie des plantes bio-indicatrices » de Gérard Ducerf.
Livres de référence sélectionnés par Fabien pour savoir où installer une plante, où la trouver dans la nature et bien plus encore : Les 3 volumes de « L’Encyclopédie des plantes bio-indicatrices » de Gérard Ducerf.

Il y a 3 volumes qui représentent un petit investissement parce qu’ils sont un petit peu onéreux au départ, mais ils valent largement leur prix, car c’est vraiment une mine d’informations sur les plantes avec énormément de plantes présentées. Vous y retrouverez des descriptions botaniques, des indications pour savoir si la plante est médicinale, comestible, etc.

Dans le cadre de la culture des plantes chez soi, Fabien utilise ces ouvrages pour connaître le milieu d’origine, le biotope primaire ou secondaire de la plante et les caractères du sol qu’elle aime.

Cela lui permet d’introduire les plantes dans son jardin dans le biotope le plus proche possible de leur environnement naturel d’origine, primaire ou secondaire.

Ce faisant, si la plante se retrouve dans des conditions proches de son milieu d’origine, elle y est vraiment habituée, elle s’y portera beaucoup mieux et si elle s’y porte mieux, elle sera plus saine, elle résistera mieux aux ravageurs et aux maladies. Si on a une plante plus saine, elle sera meilleure pour l’usage médicinal qu’on veut en faire, parce que les principes actifs seront d’autant plus développés du fait qu’elle grandit dans son biotope naturel et donc offre son plein potentiel.

Fabien cite l’exemple de ses débuts de producteur dans le Béarn.

Sur son terrain qui n’était qu’une prairie à la base avec un petit peu de relief, il avait quand même plusieurs types de biotopes un petit peu différents.

Quand il a commencé à introduire les plantes sur ce champ, il a accentué par diverses techniques les caractéristiques des biotopes déjà présents et ça lui a permis d’implanter des plantes qui n’étaient naturellement pas présentes du tout sur ce terrain-là.

Aujourd’hui, pas mal de ces plantes introduites par Fabien deviennent entre guillemets des « mauvaises herbes », c’est-à-dire qu’elles prolifèrent et se ressèment toutes seules donc ça prouve qu’elles se sentent vraiment bien dans ce biotope-là. Et si elles se sentent bien, elles seront en pleine santé. Et si elles sont en pleine santé, elles vous donneront leur pleine santé pour vous aussi.

Ces encyclopédies sont donc formidables pour l’aide à l’implantation au bon endroit.

Elles permettent aussi de repérer les plantes déjà présentes chez vous et, il y a fort à parier que dans les plantes qui poussent chez vous, il y a déjà des médicinales.

Plantes sauvages médicinales dans une simple pelouse : plantain lancéolé, pissenlit, lierre terrestre…
Exemple de plantes médicinales sauvages qu’on trouve facilement dans une simple pelouse : ici le plantain lancéolé est marqué d’une flèche, mais on voit aussi à côté du pissenlit ou encore du lierre terrestre… plus qu’une pelouse, un début de pharmacie naturelle à portée de main.

Pour plus de détails sur le contenu de ces ouvrages de référence, vous pouvez lire notre article dédié ici. Et pour savoir ce qu’est une plante bio-indicatrice, cliquez ici.

En gros, retenez que si la plante sauvage est là en grande majorité, elle indique quelque chose sur l’état de votre sol : compacté, avec des excès ou des carences en matières organiques, des excès ou manque d’eau, etc. C’est aussi tout cela que nous donnent comme information ces superbes encyclopédies.

La façon de les utiliser de Fabien est donc hyper intéressante pour faire les bons choix en prévision d’une culture.

On peut commencer avec un seul des trois volumes, mais ce sont vraiment des livres clés sur lesquels on revient tout le temps.

Au bureau d’études, cela fait plus de 10 ans que nous les utilisons régulièrement, ce sont des valeurs sûres.

En résumé, ils sont top pour :

  • implanter au bon endroit les plantes,
  • déduire la nature de son sol, 
  • découvrir qu’en fait, même dans notre pelouse, on a déjà un certain nombre de plantes médicinales et comestibles très utiles.

Donc ça, c’est super chouette.

L’encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales

Guide de diagnostic des sols Volume 1

Gérard Ducerf

Édition Promonature

Environ 60 €

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L’encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales

Guide de diagnostic des sols Volume 2

Gérard Ducerf

Édition Promonature

Environ 60 €

Amazon    Unithèque    Promonature

L’encyclopédie des plantes bio-indicatrices alimentaires et médicinales

Guide de diagnostic des sols Volume 3

Gérard Ducerf

Édition Promonature

Environ 60 €

Amazon    Unithèque    Promonature    FNAC    Decitre

Pour bien dimensionner ses espaces de productions en fonction de ses objectifs : « La culture des plantes aromatiques et médicinales en bio » de Wicki Gerbranda.

Le livre suivant est écrit par une productrice de plantes médicinales et aromatiques, Wicki Gerbranda. Il s’agit de « La culture des plantes aromatiques et médicinales en bio ».

Sélection de livres sur les plantes médicinales : « La culture des plantes aromatiques et médicinales en bio » de Wicki Gerbranda.
Un livre comme on en trouve peu sur la culture des plantes médicinales avec beaucoup d’informations pratiques et données chiffrées très utiles pour démarrer un projet notamment professionnel dans ce domaine : « La culture des plantes aromatiques et médicinales en bio » de Wicki Gerbranda.

L’auteure a vraiment accumulé énormément de données chiffrées, donc c’est très intéressant.

Ce livre a beaucoup servi à Fabien lors de sa réflexion sur son projet d’installation professionnelle, car il donne des indications de production.

C’est-à-dire que sur X m2, vous mettez tant de plantes qui produisent tant de kilos frais qui vont vous donner tant de kilos secs et ça, c’est super intéressant à savoir pour dimensionner son projet !

Par exemple, vous adorez l’Achillée millefeuille ou elle est intéressante pour vous par rapport à une problématique de santé familiale ou récurrente, vous savez que vous allez en utiliser beaucoup, vous voulez en produire à peu près un kilo en sec.

Ce livre va vous permettre de déduire de quelle surface de culture vous aurez besoin pour obtenir ce kilo.

Donc c’est hyper intéressant pour dimensionner ce qu’on veut mettre en culture et par rapport à ce qu’on veut produire.

Cet ouvrage donne aussi des informations sur la partie utilisée, l’émondage, le temps que ça peut prendre, les temps de séchage, etc.

C’est vraiment très riche et ce sont des informations fiables acquises par la pratique, qu’on trouve très peu ailleursmême sur Internet.

Il y a vraiment une concentration d’informations super intéressantes tout en restant accessibles aux débutants, car peu techniques.

Cet ouvrage s’adresse quand même aux personnes ayant une volonté de produire en quantité relativement importante, que ce soit sur une plante particulière par rapport à une problématique pour faire une culture familiale, ou pour une installation professionnelle en production de plantes aromatiques et médicinales.

Culture des plantes aromatiques et médicinales en Bio

Wicki Gerbranda

Édition du Fraysse

Environ 18 €

Amazon

Livres pour la récolte, la conservation et l’utilisation des plantes médicinales

Maintenant que vous avez ce qu’il faut pour déterminer correctement les plantes en cueillette sauvage et pour les introduire chez nous, il faut se pencher sur leur récolte et apprendre à savoir en faire, notamment au niveau de la conservation.

Comment les conserver et les utiliser ?

Pour apprendre à récolter, conserver et utiliser les plantes médicinales : « Le chemin des herbes : du Midi à l’Atlantique » de Thierry Thévenin, Cédric Perraudeau et Jacky Jousson.

Fabien vous recommande ici un livre de Thierry Thévenin et Cédric Perraudeau, tous deux paysans herboristes et producteurs de plantes médicinales, illustré par Jacky Jousson de très belles planches botaniques. Ce livre est intitulé « Le chemin des herbes ».

Sélection de livres sur les plantes médicinales : « Le chemin des herbes » de Thierry Thévenin.
Livre d’un autre paysan herboriste conseillé par Fabien pour apprendre à identifier et utiliser 80 plantes médicinales : « Le chemin des herbes » de Thierry Thévenin.

Thierry Thévenin fait ce métier depuis 30 ans, il est très investi là-dedans et a écrit de nombreux ouvrages.

Il nous partage des informations de qualité et en plus éthiques, parce qu’il ne manque jamais de préciser comment bien cueillir, de ne pas épuiser la station de cueillette où on est, etc.

Il donne aussi des informations qualitatives pour bien sécher nos plantes, avec des illustrations très sympas.

Les plantes sont évidemment décrites, comment les récolter, les cultiver, les risques de confusion, quelles parties utiliser, etc.

Il présente 80 plantes en détail dans ce livre, ce qui fait quand même déjà une belle pharmacopée de base.

C’est vraiment très bien fait, très riche en informations tout en étant assez concis et très beau en même temps.

Le chemin des herbes

Du Midi à l’Atlantique, identifier et utiliser 80 plantes sauvages médicinales, alimentaires, tinctoriales

Thierry Thevenin, Cedric Perraudeau, Jacky Jousson

Édition Ulmer

Environ 30 €

Amazon     FNAC     Ulmer    Decitre     Unithèque

La récolte, la conservation et l’utilisation avec un classement par biotope : « Les plantes sauvages : connaître, cueillir et utiliser » de Thierry Thévenin.

Fabien vous conseille un autre livre de Thierry Thevenin, plus ancien, avec toute une première partie où il aborde vraiment toutes les formes galéniques, c’est-à-dire comment on peut transformer les plantes.

Sélection de livres sur les plantes médicinales : « Les plantes sauvages : connaître, cueillir et utiliser » de Thierry Thévenin.
Autre livre complémentaire sur les plantes médicinales avec un classement par biotope : « Les plantes sauvages : connaître, cueillir et utiliser » de Thierry Thévenin.

Il aborde le séchage, les alcoolatures, les macérats huileux, etc.

Très intéressant aussi, car les plantes sont rassemblées par biotope (haie, champs, bord de l’eau, forêt…).

Ça permet de se dire :« tiens, là, il y a une prairie, il y a tel ou tel milieu à côté de chez moi, peut-être que je peux trouver telle ou telle plante ».

C’est très pratico-pratique, les plantes ne sont pas classées de façon alphabétique, là, on part du milieu.

Si vous cherchez une plante particulière et vous ne savez pas par où attaquer, ce livre vous indique dans quel biotope vous avez le plus de chance de la trouver.

Les plantes sauvages

Connaitre – Cueillir – Utiliser

Thierry Thévenin

Édition Lucien Souny

Environ 15,90 €

Amazon     FNAC     Decitre     Unithèque     Herbes de vie.

Livres pour apprendre à assembler les plantes médicinales entre elles de façon efficace.

Avec tous les livres vus précédemment, vous avez de quoi reconnaitre les plantes médicinales dans la nature, de quoi en cultiver, de quoi apprendre à les récolter, transformer, conserver et même utiliser de façon simple.

Il reste plus qu’à savoir comment les assembler entre elles pour nous aider dans notre santé au quotidien, pour tous les petits maux…

Exemple d’assemblage de plusieurs plantes médicinales pour confectionner une tisane à visée thérapeutique.
Exemple d’assemblage de plusieurs plantes médicinales pour confectionner une tisane à visée thérapeutique. Extrait de la formation en ligne « Je plante ma première pharmacie naturelle ».

Souvent, les remèdes maison, qu’il s’agisse d’une tisane ou autre, sont un assemblage de plusieurs plantes pour profiter de plusieurs principes actifs se trouvant dans différentes plantes afin d’en augmenter l’efficacité.

On essaie de trouver des plantes qui vont travailler en symbiose les unes avec les autres, parce que, dans cette vision holistique de la santé, on ne travaille pas que sur le symptomatique.

Par exemple, si vous avez une infection, vous penserez à une plante anti-infectieuse. Mais en herboristerie, on ne va pas travailler que comme ça. Bien sûr, il y aura des plantes anti-infectieuses dans le remède à préparer, mais il va y avoir aussi des plantes un peu anti-inflammatoires ou avec des tanins pour venir dégonfler…

Cette façon d’assembler les plantes, c’est tout l’art de l’herboristerie.

Et c’est ce qu’on trouve dans les deux derniers ouvrages présentés par Fabien.

Livre pour savoir comment assembler les plantes médicinales entre elles : « Se soigner par les plantes » de Gilles Corjon.

Le premier c’est « Se soigner par les plantes » de Gilles Corjon.

Fabien connait bien cet auteur puisqu’il enseigne encore à l’École Lyonnaise des Plantes Médicinales et que Fabien a suivi les cours de cette encyclopédie vivante sur les plantes qu’est M. Gilles Corjon, Docteur en pharmacie avec plus de 30 ans d’herboristerie de comptoir.

Son livre, très concis, est très très bien fait.

Sélection de livres sur les plantes médicinales : « Se soigner par les plantes » de Gilles Corjon.
Un condensé d’informations et de recettes pour savoir comment assembler correctement les plantes médicinales entre elles pour un maximum d’efficacité dans vos remèdes maisons : « Se soigner par les plantes » de Gilles Corjon.

Il propose deux entrées :

  • Une entrée par des fiches de plantestrès bien faites, assez complètes et en même temps vraiment synthétisées, présentant donc les plantes que l’auteur estime être les plus importantes, après 30 ans de métier d’herboristerie.  Vous y trouverez autant les descriptions que les propriétés, les indications pour lesquelles elles sont utilisées, des conseils en posologie, comment les utiliser, etc.
  • La deuxième entrée, c’est plutôt par toute une liste des petits maux du quotidien : problèmes de digestion, problèmes ORL, troubles du système nerveux, troubles musculo-squelettiques… Avec cette partie-là, vous avez un problème, l’auteur vous prend par la main pour vous aider à y trouver une réponse avec une recette de remède naturel que vous pouvez faire vous-même, génial non ?

Dans la vidéo, Fabien donne l’exemple d’une recherche pour une femme qui allaite et veut stimuler la production de lait. Elle trouvera dans cette partie du livre une petite recette de tisane et même des petits compléments sur les soins du mamelon de la femme allaitante pour éviter ou soigner les crevasses.

C’est vraiment un super condensé d’informations, dans un petit format de livre très pratique, dans lequel on peut piocher au quotidien, car ça reste accessible même aux débutants.

Se soigner par les plantes

Gilles Corjon

Édition Jean-Paul Gisserot

Environ 7,50 €

Amazon     FNAC     Decitre     Unithèque

Pour en savoir plus sur l’art de l’herboristerie avec les plantes classées par systèmes (respiratoire, digestif…) : « L’herboristerie » de Patrice de Bonneval.

Fabien nous conseille également un ouvrage, cette fois, du fondateur de l’École Lyonnaise des Plantes Médicinales, donc quelqu’un de très investi pour maintenir ce savoir ancestral.

Il s’agit de Patrice de Bonneval, pharmacien, lui aussi avec des années de comptoir en herboristerie.

Son livre, intitulé tout simplement « L’herboristerie » est très complet et intéressant.

Sélection de livres sur les plantes médicinales : « L’herboristerie » de Patrice de Bonneval.
Un livre de référence pour s’initier à l’art de l’herboristerie en assemblant correctement les plantes médicinales entre elles et bien plus encore : « L’herboristerie » de Patrice de Bonneval.

On y retrouve des rappels botaniques, puis comment cueillir, préparer…

Les plantes sont ensuite classées par système (système respiratoire, digestif, nerveux…).

Et le livre contient aussi toute une partie avec des propositions de recettes traditionnelles, thérapeutiques et même cosmétiques. Il inclut également des parties sur l’aromathérapie et la phytothérapie vétérinaire.

Il y a donc plusieurs entrées pour vos recherches, c’est très bien fait, avec un peu plus d’informations que dans le précédent ouvrage de Gilles Corjon qui est, lui, plus synthétiques et d’usage immédiat.

Avec celui-ci de Patrice de Bonneval, on va aller un peu plus loin dans certaines informations.

Pour faire votre choix entre ces deux livres, ce sera une question d’approche, l’idéal étant de les feuilleter.

Pour Fabien, celui de Gilles Corjon s’utilise vraiment entre guillemets « presque comme un pense-bête » dans lequel on va piocher au besoin, car une quantité d’informations est rassemblée dans un tout petit format très facilement accessible.

Celui de Patrice de Bonneval, c’est plus un ouvrage qu’on va prendre le temps de lire avec une très grande qualité de l’information, validée par l’expérience, les études, etc.

L’herboristerie

L’herboristerie, Manuel pratique de la santé par les plantes, Phytothérapie, aromathérapie, oligothérapie, vitaminothérapie

Patrice de Bonneval

Édition Desiris

Environ 29,50 €

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Notre formation vidéo en ligne « Je plante ma première pharmacie naturelle » créée avec Fabien.

Pour vous aider dans l’apprentissage concret des plantes médicinales et remèdes naturels, nous avons conçu, avec Fabien Gordon, une formation vidéo intitulée « Je plante ma première pharmacie naturelle ».

Dans cette formation, on part des plantes avec une super sélection de 11 plantes faciles à cultiver et à entretenir faite par Fabien.

On voit d’abord comment les installer dans son jardin pour les avoir toujours sous la main, comment préparer son sol, le protéger pour favoriser une belle croissance et donc une bonne production de vos plantes médicinales.

Puis Fabien vous prend par la main et vous montre quand et comment on les récolte, on les conserve, on les prépare…

Il aborde toutes les formes de conservation, car il n’y a pas que le séchage…

Vous y trouverez aussi des recettes de tisanes, baume, huile de massage, alcoolatures, avec des procédés étonnants, notamment pour les tisanes afin d’aller vraiment chercher un maximum de principes actifs et vertus de vos plantes médicinales et ainsi profiter de tous leurs bienfaits.

Exemple de baume apaisant fait maison à base notamment de calendula.
Exemple de baume apaisant que vous apprendrez à réaliser avec Fabien dans notre formation en ligne « Je plante ma première pharmacie naturelle ».

Et, déjà, rien qu’avec l’installation chez vous, sur une petite surface (9 m2), de cette première pharmacie naturelle, vous serez à même de répondre à de nombreux petits maux du quotidien.

Cette formation permet donc de commencer sereinement avec une base solide pour ensuite, par exemple à l’aide des livres présentés ci-dessus, aller explorer d’autres plantes que ce soit en cueillette sauvage ou en culture dans votre jardin !

Pour voir nos deux vidéos précédentes sur les plantes médicinales :

Si vous les avez manquées, retrouvez ci-dessous les liens pour voir nos deux vidéos précédentes sur les plantes médicinales avec Fabien Gordon :

Merci à Fabien pour cette sélection très sympathique et vous le retrouverez prochainement pour une nouvelle vidéo qui portera, cette fois, sur les différentes formes d’utilisation des plantes médicinales.

Belles découvertes et bonnes lectures à toutes et à tous !

À bientôt 👋 !

L’équipe du bureau d’études Permaculture Design

Les formations principales en permaculture

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L’article Plantes médicinales : une sélection de livres pertinents pour l’apprentissage. est apparu en premier sur Permaculture Design.

De l’intérêt des trognes ou arbres têtards au jardin en permaculture

Saviez-vous que l’hiver est la période idéale pour créer des arbres trognes ou arbres têtards ?

Et qu’avoir des trognes au jardin est vraiment un super atout pour sa résilience générale !

Les avantages de cette forme ancestrale de conduite des arbres sont, en effet, très nombreux, notamment pour la biodiversité.

Pour vous en parler, nous laissons la parole à un passionné de nature et de biodiversité, Gilles Leblais, qui a créé de nombreuses trognes dans son jardin.

Il peut maintenant observer avec bonheur la vie sauvage investir ces véritables havres de paix naturels que sont les arbres têtards.

Vous verrez aussi, dans cette vidéo, différentes trognes réalisées chez Gilles, comment les faire, avec quelles essences d’arbres et pour quels bénéfices !

Au bureau d’études, nous sommes de grands partisans des trognes, et nous souhaitons que vous soyez de plus en plus nombreux à en réaliser chez vous.

C’est pourquoi nous mettons ces arbres vénérables à l’honneur ici et nous espérons que cela vous donnera envie de réaliser vous aussi des trognes dans votre jardin!

Gilles Leblais est un photographe nature, ornithologue, conférencier, auteur et journaliste naturaliste qui souhaite réenchanter notre regard et nous émerveiller avec les beautés et curiosités de la nature pour mieux la respecter et l’accueillir dans notre quotidien !

Il nous a ouvert les portes de son jardin Paradis à Velanne en Isère pour une série de vidéos sur la nature et la biodiversité au jardin.

Nous espérons que ça vous plaira !

⚠️ Ci-dessous une retranscription texte de la vidéo :

Des trognes de saule au potager

Les arbres têtards, on les appelle aussi les arbres trognes, parce qu’ils ont une belle trogne, c’est le cas de le dire, ce qui va créer au fur et à mesure du temps des nodosités des fois, des cavités, qui vont être d’une richesse hyper importante pour la faune.

Trognes de saule marsault vieilles de 12 ans à l’entrée du petit potager.
Trognes de saule marsault vieilles de 12 ans à l’entrée du petit potager de Gilles Leblais dans son jardin Paradis en Isère.

Alors là, vous êtes à côté du potager donc, c’est du saule marsault. J’ai pris une branche grosse comme mon pouce et je l’ai piquée dans le sol et enfoncée de 20-25 cm et tous les saules ont la possibilité, à partir d’un terrain qui soit assez frais, de repartir automatiquement.

Ils vont faire des racines.

L’eau de saule pour vos boutures

L’eau de saule, si vous mettez des petits morceaux de bois coupés de saule dans un seau d’eau, il va y avoir une enzyme qui va se mettre en place et notamment quand vous voulez recéper vos cassissiers ou framboisiers au printemps.

Cette eau de saule va permettre à vos cassissiers, vos framboisiers de refaire des racines dans cette eau de saule avec des petits morceaux de bois de saule.

Comment faire une trogne ou taille en têtard ?

Donc un morceau de bois de saule pour les arbres têtards, vous le plantez, il va faire ses racines.

Ça peut arriver que ça capote, mais la plupart du temps, ça fonctionne tout le temps.

J’ai planté ça, voilà aujourd’hui ce que ça donne 12 ans après.  L’arbre a pris son ossature et donc, je laisse pousser et tous les ans suivant mon besoin ou tous les trois ou quatre ans, je vais lui tailler sa tête.

Taille en têtard sur saule marsault avec conservation de tire-sèves.
Taille en têtard sur saule marsault avec conservation de tire-sèves réalisée par Gilles Leblais à l’entrée de son potager en permaculture.

Je laisse un tire-sève sur à peu près une hauteur comme ça : 10 cm. Ce qui va permettre de faire repartir d’autres branchages.

Pourquoi tailler un arbre en trogne ou en têtard ?

Des trognes pour la biodiversité

L’intérêt de trogner, c’est-à-dire de tailler la tête de l’arbre va être pour la biodiversité et ça se fait pendant l’hiver.

Tous ces rejets, on les taille au fur et à mesure et au gré du temps. C’est ce qui se faisait autrefois.

En trognant, on va créer des parties anciennes avec des cavités qui pourront permettre à des oiseaux cavicoles donc qui ont besoin de l’obscurité pour nicher, de nicher à l’intérieur.

Mais également ça peut être des chauves-souris ou d’autres micromammifères comme le muscardin, les mulots qui pourront se mettre dedans.  Même dans des bocages réussis ou même au sein du jardin, j’ai pu constater ailleurs, il peut y avoir l’hermine qui grimpe et qui va s’abriter dans un trou ou qui va y chasser.  De toute façon, ça peut être aussi un poste de guet, une fois que c’est taillé, pour la chouette chevêche.

Exemples de biodiversité photographiés dans des trognes ou arbres têtards : chouette Chevêche d’Athena, oreillard roux, hermine, torcol fourmilier femelle
Les trognes sont de véritables refuges pour la biodiversité dont voici quelques exemples photographiés par Gilles Leblais dans son jardin : une chevêche d’Athena (en haut à gauche), un oreillard roux (en haut à droite), une hermine (en bas à gauche) ou encore un torcol fourmilier femelle (en bas à droite). © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Des trognes pour l’usage humain

Il y a plein d’intérêts de tailler pour la biodiversité et l’autre intérêt, ça va être pour nous. Parce qu’avec ces rejets, on peut tailler et en faire des beaux murets de branchages comme on a fait ici.

On peut aussi en faire du BRF qui servira de mulch dans votre jardin en permaculture.

Autrefois, ils coupaient tout ça pour en donner du frais en branchage au bétail entre autres.

Et si on espace les tailles, en suivant la logique de l’arbre trogne ou têtard comme ça se faisait autrefois, on va tailler une première année pendant l’hiver. Puis, on attend trois, quatre ans et là, on va en faire du bois énergie.

C’est-à-dire que les branches vont être beaucoup plus grosses. Ce sera le même principe de taille sauf que les branches que vous allez récupérer sur votre trogne pourront servir de bois de chauffage entre autres.

À l’ombre d’une trogne : une protection contre les étés caniculaires

Il y a plein de possibilités avec l’arbre têtard.

Là on est plutôt à cette saison, fin d’été avec une ombelle avec ce saule têtard à l’entrée du potager qui crée un coin de fraîcheur notamment avec l’été caniculaire qu’il y a eu, ça a permis de protéger certaines plantes, d’avoir un semi-ombrage.

Pendant l’hiver, je vais tailler.

Est-ce que j’attendrai cette année ou l’autre ? Je sais pas encore, mais en tout cas, il y aura toujours un intérêt dans le jardin pour ce type d’arbre.

Quels arbres utiliser pour faire des trognes ?

Alors il y en a plein de différents.

On a parlé des saules, moi j’utilise également les noisetiers, parce que les rejets de souches notamment, je les laisse pousser trois à cinq ans.  Ça va me servir pour les piquets, mais plus jeunes, sur ces tailles-là, ça va me servir pour tresser également parce que le noisetier, c’est un bois très souple.

Muret de branchages tressés avec les résidus de tailles en trogne ou en têtard.
Muret de branchages tressés réalisé avec les résidus de tailles en trogne ou en têtard réalisées au jardin par Gilles Leblais.

Ça me rappelle ma jeunesse, quand je faisais ma gaule pour aller pêcher, elle était en noisetier.

Donc le noisetier, on a parlé des saules, il va y avoir des trognes de frêne.

J’utilise également le sureau. Alors ça, c’est des tiges creuses, mais ça peut être souple également.

Le châtaignier autrefois était utilisé. Les rejets, si on taille en trogne un châtaignier, pareil, ça peut être utilisé.

Je teste également sur des érables notamment sur l’érable sycomore, là, c’est le cas devant nous, l’érable sycomore, sur des érables champêtres et dernièrement sur des merisiers.

Comment tailler un arbre en têtard : l’exemple d’un merisier

Ça c’est un merisier qui s’était implanté à côté du cabanon.

J’ai décidé de le laisser là et plutôt que de le laisser partir en plein vent et qu’il devienne un arbre immense, là, j’étais à 5 cm au niveau diamètre, c’est la bonne taille pour commencer la première taille d’un arbre têtard ou arbre trogne.

L’hiver dernier donc, j’ai taillé la tête (étêté).

J’ai laissé ce qu’on appelle des tire-sèves voilà.

Et de ces tire-sèves sont reparties plein de branches et même ailleurs.

Exemple de taille en trogne ou en têtard sur un merisier.
Exemple de taille en trogne ou en têtard sur un merisier réalisées par Gille Leblais dans son jardin Paradis.

Je vais laisser trois, quatre ans l’arbre se refaire sa tête et dans trois, quatre ans, je taillerai à nouveau pour laisser pousser. Ça, c’est une première possibilité.

Deuxième solution, c’est là par exemple, j’ai taillé au printemps, le printemps suivant, je peux recouper de la même manière. Je taille un petit tire-sève, je coupe de façon à avoir toujours des petites branches comme ça, qui me serviront pour la création des murets ou faire un treillis quelque part, un petit muret simple en tressage pour retenir de la terre…

Enfin il y a plein de possibilités à faire.

Des trognes au jardin pour protéger la biodiversité et se reconnecter à la nature

L’arbre trogne dans le jardin sur différentes espèces donc, que ce soit le frêne, que ce soit les saules, etc. ou ici un merisier, va avoir son intérêt dans un jardin.

Faire des arbres têtards est intéressant notamment dans la haie ou en bout de haie ou autour d’un verger, mais de toute façon à un endroit ou l’autre du jardin, il est intéressant aussi, surtout aujourd’hui, pour protéger cette biodiversité.

Planter une haie de jardin qui soit aussi une haie brise vue vous abritant des regards indiscrets peut se faire selon les principes de permaculture afin de créer une haie végétale brise vue efficace et biodiversifiée.

Plantez des haies incluant des arbres trognes pour vous et pour la biodiversité !

Défensive, gourmande, anti-pollution…, nous avons conçu pour vous 9 haies thématiques en permaculture pour vous permettre de planter votre abondance, créer des trognes et accueillir un maximum de biodiversité chez vous sans prise de tête.

Il est important de continuer ce travail qui a été fait autrefois par nos ancêtres.

Aujourd’hui, il est de moins en moins pratiqué, parce que les agriculteurs veulent aller plus vite, la machinerie agricole a pris le dessus, malheureusement.

La taille en trognes était pourtant une des rares choses avec le bocage qui nous permettait d’être en lien étroit avec la nature et savoir être en harmonie avec elle.

Ces pratiques anciennes de taille ont toutes leurs utilités comme les arbres têtards ou arbres trognes jusque dans nos jardins. 

Parce qu’ils vont non seulement nous permettre de réapprendre à être en contact intime avec le vivant, mais aussi continuer à être en harmonie pour protéger la biodiversité.

Exemples de biodiversité appréciant les trognes ou arbres têtards : un grimpereau des jardins, une aromie musquée, un campagnol roussâtre, une sittelle torchepot.
Grâce aux trognes, on protège la biodiversité dont voici quelques exemples photographiés par Gilles Leblais dans son jardin : un grimpereau des jardins (en haut à gauche), une aromie musquée (en haut à droite), un campagnol roussâtre (en bas à gauche), une sittelle torchepot (en bas à droite). © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Un livre sur les trognes pour en savoir plus

Pour approfondir vos connaissances sur les arbres têtards ou trognes, de leurs origines à leurs utilisations paysannes, mais aussi les mythes et légendes que ces arbres ont véhiculés, comment les créer, pour quels bénéfices…, nous vous conseillons l’excellent livre de Dominique Mansion intitulé « Trognes, l’arbre paysan aux mille usages » à découvrir plus en détail dans notre article dédié.

Maintenant à vous de jouer, à vos tailles, prêts, trognez 😉 !

Les Trognes

L’arbre paysan aux mille usages

Dominique Mansion

Édition Ouest France

Environ 22 €

Amazon     FNAC     Decitre     Unithèque

Un livre sur le bois mort complémentaire aux trognes

Et pour aider toujours plus la biodiversité à trouver refuge dans votre jardin et y rester, découvrez également notre article sur le livre de Gilles Leblais sur les branchages et bois mort au jardin, véritables trésors pour la biodiversité.

Branchages et bois mort au jardin

Des trésors pour la biodiversité

Gille LEBLAIS

Édition Terre Vivante

Environ 15 €

Amazon     FNAC     Decitre     Unithèque

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L’article De l’intérêt des trognes ou arbres têtards au jardin en permaculture est apparu en premier sur Permaculture Design.

Forêt jardin ou verger en permaculture, lequel choisir ?

Quand on veut produire des fruits en permaculture, de manière significative (pas juste une petite production anecdotique), on se retrouve confronté au choix du type de système qui permettra une telle production dans le respect de la nature.

Les deux principaux systèmes répondant à cela sont la forêt-jardin et le verger naturel en permaculture.

Tous deux sont vraiment très intéressants pour produire sainement tout en étant résilients et accueillants pour la biodiversité.

Le choix sera donc propre à chaque porteur de projet et dépendra surtout des objectifs et contextes de chacun !

Retrouvez ci-dessous des éléments de réflexion pour vous aider à déterminer ce qui vous conviendra le mieux.

Forêt jardin et verger en permaculture, quelle différence ?

La forêt-jardin ou forêt comestible en résumé

La forêt-jardin est un écosystème complexe qui se rapproche beaucoup d’une forêt naturelle à la différence qu’elle est entièrement conçue, réfléchie et plantée pour remplir les objectifs de la personne qui l’installe.

Vue d’une partie de la forêt-jardin de Martin Crawford, créée il y a plus de 20 ans dans le Devon, au sud de l’Angleterre.

Vue d’une partie de la forêt-jardin de Martin Crawford, créée il y a plus de 20 ans dans le Devon, au sud de l’Angleterre. Extrait de sa formation en ligne sur le design d’une forêt-jardin : « Créer et gérer une Forêt jardin avec Martin Crawford » © Martin Crawford.

C’est donc un projet qui nécessite un travail relativement poussé de design ou conception pour être efficace et qui portera ses fruits à moyen voire long terme.

Ce concept de forêt-jardin ou forêt nourricière est vraiment formidable et jouit d’ailleurs d’une belle image dans l’imaginaire collectif grâce à son aspect luxuriant faisant penser à un jardin d’Eden où on pourra faire ses cueillettes au gré de ses balades dans cet espace de nature retrouvée.

Si vous souhaitez vous lancer dans la conception d’une forêt-jardin, Martin Crawford, l’un des meilleurs experts mondiaux dans ce domaine, vous guidera grâce à sa formation vidéo « Créer et gérer une Forêt jardin avec Martin Crawford » entièrement traduite par nos soins.

Le verger naturel, un potentiel méconnu à découvrir

On a bien souvent une image du verger un peu vieillotte, de la production fruitière avec des arbres poussant en ligne souvent en monoculture, sans plantes compagnes et donc manquant de biodiversité. La culture d’un verger évoque aussi souvent l’utilisation de nombreux intrants chimiques pour gérer les ravageurs et maladies inhérents à des systèmes peu diversifiés et donc fragiles.

Or, le verger naturel en permaculture est très différent d’un verger classique, car il s’appuie sur la biodiversité tout en restant de conception rationalisée et assez simple.

Jeune verger naturel en permaculture implanté selon une forme circulaire avec, au centre, une roulotte.

Jeune verger naturel en permaculture implanté selon une forme circulaire avec, au centre, une roulotte. © Mathias Andre

Il possède donc de nombreux avantages à commencer par sa capacité à produire rapidement et efficacement des quantités importantes de fruits dans le respect de la nature.

Créez et installez votre verger naturel.

3 jours de stage pour concevoir votre verger naturel en permaculture que ce soit pour une activité professionnelle ou pour développer votre autonomie en fruits.

Comparé au concept de jardin-forêt, le verger naturel est un système plutôt méconnu des personnes s’intéressant à la permaculture et c’est bien dommage.

Voyons ensemble ses avantages et inconvénients par rapport à une forêt-jardin !

Les inconvénients du verger naturel en permaculture par rapport à la forêt-jardin

Comparé à une forêt-jardin, le verger naturel en permaculture :

  • a une esthétique moins naturelle :
    • C’est un système conçu pour faciliter les récoltes et optimiser la productivité. On voit donc plus la main de l’homme dans un verger naturel que dans un jardin-forêt, car les différents espaces de cultures sont plus clairement définis et souvent implantés en lignes (droites ou courbes, mais en ligne quand même) de façon à pouvoir accéder facilement aux fruits, y compris avec des véhicules si besoin, et à récolter plus sur un espace plus restreint.

Verger naturel en permaculture implanté en ligne droite avec cerisiers en fleurs et lierre grimpant en couvre-sol.

Exemple de verger naturel en permaculture implanté en ligne droite. © Pascal et Claire Crevel

  • utilise moins de strates de végétation :
    • Même si on va quand même avoir plusieurs strates de végétation dans un verger naturel, toutes ne pourront pas être présentes contrairement à un jardin forêt qui peut vraiment toutes les accueillir. On pense ici notamment à la strate des grands arbres de canopée ou à certaines strates herbacées qui ne seront pas compatibles, par exemple, avec du pâturage d’animaux comme des moutons, poules, cochons… dans le verger naturel.
  • aura des zones sauvages plutôt en périphérie :
    • Même si on installe, dans un verger naturel, des arbres dédiés à la biodiversité et des niches écologiques, les véritables zones sauvages non touchées se trouveront plus en périphérie du système.
  • est un écosystème moins complexe qu’une forêt-jardin :
    • Parce qu’il est plus rationalisé en vue de produire du fruit, mais aussi pour les raisons listées ci-dessus, un verger naturel formera un écosystème moins complexe qu’une forêt-jardin. Par conséquent, au niveau de la faune notamment, les chaines alimentaires existantes dans un verger naturel (relations entre proies et prédateurs) seront moins complexes que dans un jardin-forêt et donc un peu moins résilientes.

Les avantages du verger naturel en permaculture par rapport à la forêt-jardin :

Comparé à une forêt-jardin, le verger naturel en permaculture :

  • est plus simple à concevoir :
  • est plus rapide à installer et à produire de façon significative :
    • Étant conçu dans le but de produire efficacement en quantité significative, le verger naturel en permaculture se révèle plus vite productif qu’une forêt-jardin qui nécessite généralement plus de temps pour atteindre son plein potentiel.
  • est très économique (1 à 2 € l’arbre fruitier) avec cette méthode :
    • L’investissement de départ sera donc plus vite rentabilisé.
  • est très productif :
    • Le verger naturel en permaculture est un système pouvant tout à fait servir de base à une activité professionnelle de production fruitière tant il est efficace et rentable.

Abondante récolte de fruits diversifiés : pêches, nèfles, pommes, poires, prunes quetsches…

Abondante récolte de fruits diversifiés : pêches, nèfles, pommes, poires, prunes quetsches…

  • nécessite peu de connaissances à apprendre :
    • Une fois la méthode acquise et les choix de végétaux effectués, la somme de connaissances à maitriser pour débuter son verger naturel est bien moindre que dans le cas d’un jardin-forêt plus complexe.
  • nécessite peu de maintenance :
    • Comme les espaces sont bien définis et rationalisés dans leur organisation, leur maintenance est facilitée et de gestion simple avec des périodes d’interventions clairement identifiées et concentrées sur des espaces souvent moins étendus que dans le cadre d’un jardin-forêt.
  • rend les récoltes efficaces et rapides :
    • Contrairement à un jardin-forêt où, question récolte, on est plus souvent dans la notion de glanage par-ci, par-là, au fil d’une balade ; dans un verger naturel, les récoltes sont efficaces et rapides, car les arbres fruitiers sont facilement accessibles et concentrés sur un même espace.
  • produit des « valeurs sûres » qu’on sait cuisiner, transformer, conserver :
    • Le verger naturel visant vraiment l’efficacité dans la production fruitière, il inclut généralement les fruits qui nous plaisent gustativement et dont on sait quoi faire en termes de cuisine et conservation.
    • Dans une forêt-jardin, à l’inverse, on est souvent tenté, dans un souci de diversité, d’esthétisme ou par simple curiosité, d’implanter des fruitiers originaux dont on ne connait pas les fruits et dont on ne sait pas trop quoi faire au final, ni même si on va en apprécier le goût.
  • Offre la possibilité de faire pâturer des animaux :
    • Dans sa conception, notamment si cela est anticipé dès le départ du projet, le verger naturel en permaculture se prête aussi très bien à de l’élevage animal.
    • En pâturant dans les allées du verger, les animaux créent de super synergies avec celui-ci en coupant les chaines de reproduction de certains ravageurs par la consommation des fruits infestés tombés au sol, en fertilisant le sol de leurs déjections, en permettant des productions en plus (œufs, viande, lait…) et donc un revenu supplémentaire en cas de projet professionnel.

Des animaux d’élevage peuvent très bien être intégrés dans un verger naturel en permaculture.

Des animaux d’élevage peuvent très bien être intégrés dans un verger naturel en permaculture.

  • Nécessite moins de place :
    • Un verger naturel peut se concevoir même dans un petit jardin ou un espace restreint.

Comment implanter son verger naturel en permaculture ?

Voici les 4 grandes étapes de la création d’un verger naturel :

1. Comprendre son lieu et le fonctionnement de la nature :

Comme toujours en permaculture, tout commence par l’observation de son lieu (eau, vent, animaux, sol…) afin de bien en comprendre les forces et faiblesses, en connaitre les ressources visibles et invisibles…

2. Concevoir son verger naturel :

Avec un peu de méthode, la conception de son verger naturel permet de bien le dimensionner et de choisir pertinemment :

  1. La hauteur des arbres
    • Il existe différentes hauteurs d’arbres qui permettent soit d’accueillir des animaux en pâturage, soit de se faciliter la récolte.

    Illustration des différentes hauteurs d’arbres fruitiers basses tiges, demi-tiges ou hautes tiges.

    Illustration des différentes hauteurs d’arbres fruitiers à choisir selon votre projet de verger naturel. Pour une même variété de fruits, il est possible de choisir des arbres basses tiges, demi-tiges ou hautes tiges. Croquis extrait du support de cours du stage sur le verger naturel avec Mathias Andre.

  2. S’il y aura des animaux ou pas
    • L’élevage d’animaux, comme des volailles (poules, canards…), des lapins, des cochons ou encore des ovins ou des bovins, peut très bien être combiné avec un verger naturel en permaculture.

    Illustration de ce qu’implique la présence d’animaux pâturant dans le verger (ici de petits animaux type poules, lapins ou cochons Kune Kune), en termes de protection des jeunes arbres fruitiers.

    Illustration de ce qu’implique la présence d’animaux pâturant dans le verger (ici de petits animaux type poules, lapins ou cochons Kune Kune), en termes de protection des jeunes arbres fruitiers. Selon le type d’animaux choisi, les hauteurs d’arbres et protections à prévoir seront différentes. Croquis extrait du support de cours du stage sur le verger naturel avec Mathias Andre.

  3. Les bonnes variétés fruitières
    • Choix des goûts, des variétés plus ou moins tardives, adaptées à son terroir, en adéquation avec les utilisations souhaitées (fruits de table, pour du jus ou pour autres préparations).
  4. La forme de son verger
    • En lignes droites, en cercles ou autres, avec combien de strates de végétations différentes…

3. Mettre en place son verger en permaculture :

Grâce à la méthode enseignée par Mathias Andre dans nos stages, installer son verger naturel devient vraiment une étape très simple, car bien structurée et conçue en amont pour répondre à vos besoins.

4. Entretenir son verger naturel et en récolter les fruits :

Comme vu précédemment, l’organisation rationnelle de votre verger en permaculture permet de réduire le temps consacré à sa maintenance et aux récoltes avec des interventions ponctuelles bien identifiées, faciles à anticiper et regroupées sur des zones concentrées.

Récolte de pommes facilitée car concentrée sur un espace restreint, on ne s’éparpille pas, ce qui rend nos actions plus efficaces.

Récolte de pommes facilitée car concentrée sur un espace restreint, on ne s’éparpille pas, ce qui rend nos actions plus efficaces.

Je passe à l’action et mets en place mon verger en permaculture

Vous voulez créer votre abondance en fruits de manière efficace et économique ?

Dans, ce cas, vous l’aurez compris, nous vous conseillons d’aller vers la création d’un verger naturel en permaculture plutôt qu’une forêt-jardin.

Alors, si vous voulez vous lancer et mettre un coup d’accélérateur à votre projet, suivez notre stage de 3 jours dédié à la création d’un verger naturel avec Mathias Andre, arboriculteur et formateur expérimenté, spécialiste du verger naturel en permaculture !

Voici un retour, en vidéo, des participants à ce stage des sessions 2022 :

En conclusion, pour faire votre choix entre forêt-jardin et verger naturel :

En conclusion, le choix entre une forêt jardin et un verger naturel dépendra de vos préférences et de vos objectifs en matière de productions fruitières.

Si vous avez la patience de créer et d’entretenir un écosystème complexe et que vous privilégiez l’accueil de biodiversité à la production de fruits, une forêt-jardin sera la meilleure option même si elle est plus compliquée et plus longue à mettre en place.

Et si vous cherchez clairement à produire des fruits en quantité significative, de manière durable tout en favorisant aussi une belle biodiversité, alors c’est le verger naturel en permaculture qui vous correspondra le mieux.

Enfin, pour les plus motivés d’entre vous qui n’arriveraient vraiment pas à faire un choix, à partir du moment où vous avez un terrain suffisamment grand et du temps pour bien faire votre conception globale (design de permaculture), il est tout à fait possible de combiner les deux en intégrant un verger naturel dans une forêt-jardin ou inversement !

Bonne permaculture à toutes et tous !

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Changer de vie : de photographe à producteur de plantes médicinales

Nous sommes de plus en plus nombreux à nous mettre en quête de sens dans nos activités professionnelles, à vouloir « faire notre part » dans notre vie professionnelle aussi pour tendre vers une société plus juste, plus durable et plus humaine !

Et donc à opérer un changement de vie, parfois assez radical !

Aujourd’hui, nous voulions vous partager le témoignage de Fabien, permaculteur et ami de longue date, qui est passé de photographe indépendant à Paris à producteur de plantes médicinales dans le Béarn !

Découvrez dans cette vidéo son parcours de vie, du déclic jusqu’à son installation en passant par ses formations et divers apprentissages pour développer de nouvelles compétences…

Comment changer de vie professionnelle : le déclic qui amènera à tout quitter !

Comment est venue l’envie de changement de vie ?

Originaire de Bayonne, Fabien monte à Paris avec sa petite famille pour exercer le métier de photographe indépendant.

Il fait l’acquisition d’un petit pavillon en banlieue avec un petit jardin de 200 m2 qui devient très rapidement sa bouffée d’air pour se détendre, ralentir et mettre de côté la vie trépidante, speed, parfois stressante d’un photographe indépendant à Paris.

Coin détente du petit jardin en permaculture de Fabien en banlieue parisienne

Coin détente du petit jardin en permaculture de Fabien en banlieue parisienne, son havre de paix pour se reconnecter à la Nature.

Ce jardin devient donc le lieu où il se ressource, où il met les mains dans la terre, où il se reconnecte avec la Naturegrâce au contact avec le monde végétal.

Attiré depuis longtemps par la pharmacie naturelle et l’univers des plantes médicinales, il peut désormais, dans ce petit jardin, les implanter, expérimenter, goûter…

Apprenez à cultiver et utiliser 11 plantes médicinales de base, sur seulement 9 m².

Grâce à notre formation en ligne réalisée avec Fabien Gordon, professionnel des plantes médicinales, vous pourrez enfin préparer vous-même et utiliser sans appréhensions, vos remèdes naturels, de manière simple et économique, à partir des plantes que vous aurez cultivées vous-même dans votre jardin 😃 !

Le jardinage loisir des débuts devient vite une passion qui lui permet également de rencontrer la permaculture et de se passionner aussi pour le design en travaillant à l’aménagement permacole de ce petit jardin si particulier, large de 5 m seulement et composé de 7 terrasses.

Il conçoit donc avec enthousiasme ce jardin en permaculture dans lequel il s’amuse à mettre en œuvre les principes de permaculture au travers de divers outils et techniques adaptées à son contexte.

Design en permaculture d’un petit jardin de ville.

Un design de permaculture amusant à faire sur ce petit jardin assez spécial avec ses 7 terrasses et ses 5 m de large seulement.

Il s’essaye à diverses cultures potagères, fruitières et médicinales et de fil en aiguille, s’inscrit à des stages en permaculture pour parfaire ses apprentissages.

Et là c’est le déclic : à l’occasion de ses stages, Fabien rencontre des personnes ayant fait l’École Lyonnaise des Plantes Médicinales et c’est alors que grandit en lui l’envie de se former aussi à l’herboristerie.

La formation qui va vraiment déclencher son changement de vie

Fabien s’inscrit en 2012 à la formation d’herbaliste de l’École Lyonnaise des Plantes Médicinales (ELPM).

Cette formation sur trois ans lui permet de consolider ses connaissances et de continuer à expérimenter dans son petit jardin tout en maintenant son activité de photographe qui reste encore son gagne-pain principal.

En parallèle de sa formation à l’ELPM et de son travail de photographe, Fabien enrichit ses compétences et gagne en confiance en soi : il part régulièrement en cueillette sauvage sur les berges de la Seine et botanise dès qu’il en à l’occasion, il commence à préparer des remèdes familiaux avec les plantes médicinales, il s’investit même dans des projets de jardins associatifs sur Epinay à destination des enfants.

Franchir le cap et déménager pour changer complètement de mode de vie

6 ans de questionnements avant de décider de changer de vie et franchir le cap !

Franchir le cap ne s’est pas fait du jour au lendemain pour Fabien qui a pris le temps de la transition : 6 années de questionnements et d’introspections.

Son cheminement commence en 2009 dans son petit jardin privé où il fait ses premières plantations et expérimentations.

Le lierre terrestre, Glechoma hederacea, une plante médicinale sauvage très intéressante.

Au premier plan sur la photo, le lierre terrestre, Glechoma hederacea, une des premières plantes médicinales accueillies par Fabien dans son petit jardin en banlieue parisienne.

Premier tournant dans le changement de vie de Fabien, 3 ans après, en 2012, quand il s’inscrit à un stage en permaculture puis dans la foulée à la formation d’herbaliste à l’ELPM.

Pendant la formation d’herbaliste, le besoin de changement pour aller vers un projet autour des plantes médicinales avec beaucoup plus de sens écologique et permaculturel devient de plus en plus évident, tout comme l’envie de quitter la région parisienne.

En parallèle, le métier de photographe, notamment dans sa partie alimentaire, prend de moins en moins de place dans sa vie.

Un nouveau lieu pour changer de vie

En 2015, fraichement diplômé de l’ELPM, Fabien se sent enfin prêt à quitter Paris et opérer vraiment son changement de vie : déménager dans le Béarn et devenir producteur de plantes médicinales.

Fabien fait alors le grand saut : il trouve le terrain qui lui convient soit 1,2 ha de surface, à côté d’Orthez, sur la commune de Baigts-de-Béarn.

Il lance tout de suite sa nouvelle activité avec la naissance de Caubraque, La Ferme des Médicinales qui propose des tisanes, des sirops, des gelées et des sels aromatisés à base des plantes médicinales que Fabien produit en agriculture biologique.

Caubraque, La Ferme des Médicinales, une marque qui propose des tisanes, sels aromatisés, gelées et sirop de plantes médicinales cultivées en agriculture biologique dans le Béarn.

Fabien change de vie et crée Caubraque, La Ferme des Médicinales, une marque que vous pouvez retrouver dans les magasins bio de sa région et dans la boutique de l’ESAT avec lequel il travaille aujourd’hui.

La nouvelle vie de Fabien avec Caubraque La Ferme des Médicinales

Aujourd’hui, Fabien cultive en bio sur 5000 m2 environ 50 plantes médicinales et il cueille aussi en sauvage une dizaine de plantes médicinales courantes de sa région.

Ses produits sont distribués dans plusieurs magasins bio de sa région et aussi disponibles à la vente en ligne ici.

Il agrandit chaque année sa surface de culture selon ses besoins.

Il a utilisé les outils contextuels de la permaculture pour mettre en place sa production avec notamment :

  • des planches permanentes comme support de culture avec des dimensions pratiques pour lui (passage du tracteur, enjambée), soit des planches de 10 m de long par 80 cm de large
  • une implantation sur les courbes de niveau (technique du keyline design)
  • de la toile tissée en couverture principale pour minimiser les désherbages plus, au cas par cas, des mulchs de matières organiques comme du broyât récupéré auprès d’entreprises d’entretien d’espaces verts.
Culture bio de plantes médicinales sur planches permanentes recouvertes de toiles tissées.

Sur sa ferme, Fabien cultive la plupart de ses plantes médicinales sur planches permanentes recouvertes de toiles tissées.

Il a tiré profit des différents biotopes présents naturellement sur son terrain en aménageant 2 zones principales :

  1. Une zone très ensoleillée, sèche et drainante dans laquelle il a installé les plantes médicinales de milieux méditerranéens telles que le romarin, le thym, la sauge, l’hysope…
  2. Une zone en pente plus humide et aussi plus humifère dans laquelle il a installé les plantes médicinales ayant besoin d’un biotope plus frais et plus riche comme la salicaire.

Fabien s’attache également à réintroduire l’arbre dans le design en permaculture de sa ferme notamment par l’installation de haies médicinales sur le principe des haies fruitières, mais composées principalement d’arbres et arbustes aux fonctions médicinales (sureau noir, gattilier, laurier…).

Ces haies médicinales ont, en plus, été pensées pour remplir plusieurs fonctions et donc positionnées sur le terrain de manière à servir également de haies brise-vent !

Haies arbustives multifonctions à vocations médicinales, servant aussi d’élément brise-vent et attracteur de biodiversité.

Haies arbustives à vocations médicinales plantées par Fabien sur sa ferme pour diversifier ses récoltes mais aussi servir de brise-vent et d’attracteur de biodiversité.

2021, nouveau changement de vie professionnelle pour Fabien

En 2021, Fabien commence à se sentir fatigué, car il gère tout, tout seul de A à Z. Il est donc à la fois producteur, récoltant, transformateur, vendeur et livreur… le burn-out n’est pas loin et il est urgent pour Fabien de retrouver plus de bien-être dans son quotidien.

Or, à 400 m de son champ de cultures se trouve un ESAT (Établissement et Services d’Aide par le Travail destiné aux personnes en situation de handicap) dont il croise souvent les usagers.

Cet ESAT propose notamment dans ses activités de l’étiquetage. Il va donc à leur rencontre et décide de leur sous-traiter dans un premier temps toute la partie étiquetage de ses produits.

Produits de Caubraque La Ferme des Médicinales, étiquetés par l’ESAT voisin de la ferme.

Fabien commence par sous-traiter l’étiquetage de ses produits à l’ESAT voisin de sa ferme.

Comme un ESAT est un établissement un peu hors du marché vu que c’est associatif, sans but lucratif, leur objectif reste, avant tout, la réinsertion des personnes en situation de handicap quand c’est possible ou en tout cas de tout faire pour leur projet de vie.

Les responsables de l’ESAT étaient donc très intéressés d’avoir de nouvelles activités et nouveaux ateliers diversifiés à proposer pour que les personnes puissent voir différentes choses et ne soient pas monotâches.

En plus, le thème des plantes médicinales dans du médico-social a du sens.

Petit à petit, un rapprochement de plus en plus important se fait jusqu’à ce que la marque de Fabien, Caubraque, La Ferme des Médicinales, intègre carrément la structure de l’ESAT.

Aujourd’hui, ce sont eux qui gèrent la production et Fabien leur transmet ses compétences pour les rendre autonomes, déjà au niveau de l’atelier de production, mais aussi pour sensibiliser, raconter, faire toucher, faire sentir, etc.

Fabien s’épanouit avec ce nouveau volet transmission qui le fait vibrer et qui lui permet, en faisant gagner l’ESAT en autonomie sur la production, de se libérer du temps pour faire de la recherche, de nouvelles créations, nouvelles recettes, partir à la rencontre de nouvelles plantes, de faire des essais de culture pour ensuite, si la plante est intéressante, la mettre vraiment en culture et l’ajouter au catalogue…

Cette nouvelle organisation est donc très stimulante et source de bien-être à la fois pour les personnes de l’ESAT et pour Fabien.

Récolte de fleurs de soucis, calendula officinalis, sur le site de Caubraque, La Ferme des Médicinales.

Récolte de fleurs de soucis, calendula officinalis, sur le site de Caubraque, La Ferme des Médicinales par des personnes de l’ESAT voisin qui est désormais en charge de la production.

Au travers de cette collaboration, ce sont les 3 éthiques de la permaculture qui sont mises en œuvre au quotidien :

  • prendre soin de la terre par un travail en bio, essentiellement manuel en utilisant les outils permaculturels, en aggradant le site de la ferme, en réintroduisant l’arbre et donc plus de biodiversité,
  • prendre soin de l’Humain en adaptant le travail et le rythme de production aux personnes en situation de handicap (horaires, diversités des tâches, contact avec le monde végétal…) et en prenant aussi soin de soi.
  • partager les bienfaits des plantes (partage des recettes d’herboriste, qualité de transformation…)

Aujourd’hui, Fabien est fier et heureux de partager sa passion et son travail avec cet ESAT.

Son changement de vie lui a permis de s’accomplir véritablement et de retrouver du sens et du bien-être dans son activité comme dans sa vie en général.

Alors, si vous aussi, vous avez envie ou besoin de changer de vie pour vous réaliser, nous espérons que ce témoignage de Fabien vous aura inspiré.

N’hésitez pas à nous partager vos avis en commentaire !

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L’article Changer de vie : de photographe à producteur de plantes médicinales est apparu en premier sur Permaculture Design.

Gardez le bois mort dans votre jardin en permaculture !

En permaculture, la nature est notre professeur principal que nous essayons d’imiter au mieux pour augmenter la résilience et l’autonomie de nos lieux. En observant la nature, on constate assez vite qu’elle a prévu une deuxième vie bien remplie à une ressource abondante et sans cesse renouvelée : le bois mort, notamment en le transformant en gîte pour une ribambelle d’insectes et d’animaux ou en nourriture pour des champignons divers dont certains comestibles intéressants.

Au bureau d’études, nous aimerions que de plus en plus de monde réalise à quel point le bois mort au jardin est une niche écologique formidable si facile à mettre en place.

C’est pourquoi nous sommes allés à la rencontre d’un passionné de nature et de biodiversité, Gilles Leblais, auteur du livre « Branchages et bois mort au jardin : des trésors pour la biodiversité. ».

Il nous a ouvert les portes de son « Jardin Paradis » à Velanne en Isère pour nous montrer concrètement comment il utilise les arbres morts et plus généralement le bois mort dans son jardin 🪵 pour favoriser un maximum de biodiversité !

Découvrez les conseils de Gilles et des gestes simples 😲 pour aider la faune sauvage à s’installer durablement chez vous dans la vidéo ci-dessous :

Vous souhaitez augmenter la biodiversité dans votre jardin ? Alors, maintenant à vous de jouer !

Gilles est aussi un photographe nature, ornithologue, conférencier et journaliste naturaliste qui souhaite réenchanter notre regard et nous émerveiller avec les beautés et curiosités de la nature pour mieux la respecter et l’accueillir dans notre quotidien !

Vous le retrouverez donc prochainement dans nos publications pour une série de vidéos sur la nature et la biodiversité au jardin 🦔🪲🐿.

Nous espérons que ça vous plaira !

Ci-dessous une retranscription texte de la vidéo :

Les intérêts du bois mort dans votre jardin en permaculture

Le bois mort est d’une richesse étonnante. Tout ce qui tombe de l’arbre revient à l’arbre en quelque sorte.
D’où l’intérêt de garder ce bois mort au niveau biodiversité, mais pas que.

Le bois mort va se décomposer sur place, va créer un humus hyper intéressant.

On peut même, sur du bois mort, cultiver des champignons (champignons de type shiitake, pleurotes).

Pleurotes en huître poussant sur un tronc de bois mort dans le jardin en permaculture de Gilles Leblais.

En plus d’attirer la biodiversité, le bois mort au jardin peut aussi servir à cultiver des champignons comestibles ! Exemple chez Gilles Leblais avec ces pleurotes en huîtres (Pleurotus ostreatus). © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Donc il y a un intérêt qui est vraiment fondamental dans le jardin et pour attirer cette biodiversité.

Sous quelles formes garder le bois mort dans votre jardin en permaculture ?

Un simple tas de bois, quelques coupes dans la haie qui ont été posées là et puis au fur et à mesure du temps, c’est le lierre, une plante grimpante qui a pris le dessus.
Ça fait partie d’une possibilité avec le bois mort, comme ça se passe dans la nature.

L’intérêt de faire ça, c’est qu’il est bien évident que des animaux vont trouver le gîte.

Notre ami le hérisson, « Picpic » comme je l’appelle, pourra habiter dans ce tas de bois.

Ses petites cousines les musaraignes même chose et de nombreux insectes également donc, qu’on arrête de dire que le bois mort ce n’est pas propre.

Le hérisson (à gauche) et la musaraigne (à droite) sont deux auxiliaires du jardin en permaculture trouvant refuge dans les tas de bois mort.

Un tas de bois mort au jardin servira de gîte à de nombreux animaux sauvages à commencer par le hérisson ou encore la musaraigne, tous deux excellents auxiliaires du jardin dévoreurs, entre autres, de limaces et d’escargots. © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Ça peut être très joli, mais même dans un paysage de nature, au pas de sa porte comme dans mon jardin, il va avoir son rôle à jouer.

Le vieil arbre mort sur pied

Un arbre mort sur pied, on ne va pas le couper. On va le laisser également à la faune.

Cet arbre mort était debout il y a encore quelques semaines et avec un coup de vent, il s’est couché.
Ce n’est pas grave, je vais le laisser vivre, continuer à vivre puisque, à l’intérieur de cet arbre couché, d’innombrables animaux vont vivre ou séjourner.

Je peux vous certifier que j’ai notamment de la petite biche qui est un gros coléoptère qui va avoir son intérêt, et comme du lucane cerf-volant également qui vont être présents dedans notamment quand les femelles pondent et ont besoin de ce bois mort pour pondre.
Leurs larves vont se développer de 2 à 3 ans dans ce bois mort.

La petite biche et le lucane cerf-volant sont deux insectes utiles ayant besoin de bois mort pour vivre et s’installer durablement dans un jardin en permaculture.

Le bois mort au jardin en permaculture abrite de nombreux insectes utiles comme la petite biche (à gauche) ou le lucane cerf-volant (à droite). © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Donc ce bois mort a un intérêt crucial pour ces animaux.

Le tas de bois mort idéal qu’on devrait trouver dans tous les jardins

Un tas plus gros, pareil, bois mort empilé, avec comme un toit de chaume en fait et il aura le même intérêt que tout ce dont j’ai pu parler avec d’autres espèces.

L’idéal dans un jardin : 1,20 m de haut, la même chose de large, au moins un tas comme ça dans son jardin.

Tas de bois mort réalisé par Gilles Leblais dans son jardin Paradis pour attirer la biodiversité.

Exemple de tas de bois mort réalisé par Gilles Leblais dans son jardin Paradis à Velanne pour attirer la biodiversité.

Plus votre jardin est grand, plus vous pouvez en répartir partout.

Ça aura son intérêt de toute façon.

S’inspirer de la haie sèche ou haie de Benjes

Voilà un exemple où je me suis inspiré de la haie sèche ou la haie de Benjes. Des piquets ont été plantés, je tresse des branches autour et j’empile du bois mort.

J’ai créé là un cercle qui deviendra peut-être un potager plus tard. Pour l’instant, il encercle une prairie fleurie.

Structure en branchages et bois mort inspirée de la haie sèche ou haie de Benjes dans le jardin en permaculture de Gilles Leblais.

Structure en branchages et bois mort inspirée de la haie sèche ou haie de Benjes pour attirer la biodiversité dans le jardin en permaculture de Gilles Leblais.

Donc ça, c’est un cercle de branchage.
L’intérêt c’est que je mets du branchage à l’intérieur et je vais m’en servir pour créer son ossature, les piquets, et je vais tresser en fait un simple branchage autour.
Il peut y avoir plusieurs types de bois.

Je le fais avec tout…
Je vais me servir, entre autres, de saule comme ici, c’est du saule osier, un jaune, il y en a d’autres, il y a du saule marsault, et il y en a beaucoup d’autres encore.

Pendant l’hiver, je taille et je peux me permettre de tresser avec les plus grosses branches.

Je vais tresser l’ossature de ces tas de branchages.

Une vieille souche au sol

Voilà du bois mort, du piquet, un bois mort fiché au sol, une vieille souche au sol.
On voit même là, une petite galerie probablement de campagnol, mais ça peut être aussi une belette qui vient chasser à l’intérieur.

Belette (Mustela nivalis) au pied d’une vieille souche de bois mort laissée au jardin.

Belette (Mustela nivalis) au pied d’une vieille souche de bois mort laissée au jardin. © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Une vieille branche plantée au sol ou dans une haie

Ces tiges de bois que je plante vont servir de perchoir aux oiseaux insectivores.

Dans la prairie et dans les friches qu’on a derrière nous, ça va leur permettre de chasser suivant les hauteurs aussi.

Si c’est un gobemouche, ce sera ça, si c’est la fauvette à tête noire, ce sera d’une autre manière, si c’est le rouge-queue à front blanc, lui viendra chasser au sol ou il viendra chasser en vol, ça dépend suivant les espèces.

Donc bois mort planté sur pied, une simple branche va avoir son intérêt et même quand on crée sa haie, on peut rajouter du bois mort pour rajouter un coup de vieillesse à la haie, mais qui sera repéré, entre autres, par les oiseaux.

Jeune rouge-queue à front blanc (mâle immature) perché sur une vieille branche morte dans le jardin.

Jeune rouge-queue à front blanc (mâle immature) perché sur une vieille branche morte dans le jardin d’où il peut facilement s’envoler pour chasser des insectes. © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Un muret en branchages de séparation avec le terrain voisin servant de corridor biologique

Muret de branchage tout le long, entre les voisins et le terrain, comme ça j’ai créé un corridor biologique entre ma haie d’un côté et le côté du voisin.

Et il y a, à nouveau, les tas de bois mort.

Le bois mort est essentiel pour les précieux auxiliaires du jardin

L’intérêt de faire ça, c’est que vous récupérez votre bois mort.

Il n’y a pas de déplacement à la déchetterie ou quoi que ce soit.

Vous allez mettre votre jardin sous haute protection.

Les auxiliaires précieux au jardin vont être dans ce bois mort.

On a déjà parlé du hérisson, des musaraignes, ces petites cousines, c’est le genre de choses qui va leur convenir, mais pas que.
Entre autres, il va y avoir des insectes très intéressants comme les carabes.

Aujourd’hui, j’ai quatre espèces différentes de ces coléoptères dans mon jardin qu’on appelle les carabes ou carabidés.
Ce sont des coléoptères rampants (qui ne volent pas). Ils se déplacent pour chasser dans le jardin.

Photos de plusieurs espèces de carabes, coléoptères rampants et précieux auxiliaires au jardin en permaculture nichant dans le bois mort en hiver.

Le bois mort au jardin en permaculture abrite de précieux insectes auxiliaires comme les carabes, coléoptères rampants dévoreurs de limaces et d’escargots. De gauche à droite : carabe doré ou jardinière (Carabus auratus), carabe violet (Carabus violaceus ssp. purpurascens) et carabe chagriné (Carabus coriaceus). © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Pendant les périodes hivernales de l’automne à l’hiver, ils vont passer l’hiver dans ces tas de branchages et bois morts.

Quand le printemps va arriver, ils ont jeûné pendant tous ces mois d’hiver et ils ont envie de boulotter et la première chose qu’ils vont faire en sortant de ces tas de bois morts, c’est qu’ils vont aller à la recherche des œufs et des larves de limaces et d’escargots.

D’où l’intérêt de garder son bois mort au jardin puisque là, on a affaire à des auxiliaires plus que précieux au sein même du jardin.

C’est ça être en lien avec la nature.

C’est savoir mettre notre patte, notre intelligence si on en a une, au service de cette nature, mais à notre service aussi et en même temps, on sait qu’on protège cette biodiversité.

Branchages et bois mort au potager en permaculture : un élément, plusieurs fonctions !

Voilà le petit potager donc même chose, muret de branchages sauf que là, j’ai pensé cultures également.

C’est un principe de permaculture tout simple.

Le bois mort a été empilé sur la moitié des murets, ensuite litière de feuilles mortes et ensuite, un paillage classique à la paille.
Alors ça peut être avec des fougères, ça peut être avec plein d’autres choses.

Pied de rhubarbe planté dans une structure de bois mort inspirée de la haie sèche ou haie de Benjes dans le petit potager de Gilles Leblais.

Une structure de bois mort inspirée de la haie sèche ou haie de Benjes peut aussi servir de support de culture au potager comme ici avec un pied de rhubarbe planté dedans.

C’est la deuxième saison que ces murs ont été faits donc j’ai commencé des tests, notamment avec des courges.
Il y a un plant de rhubarbe aussi qui est bien parti.

L’année prochaine je pourrai commencer avec des blettes, des salades, des choses comme ça dessus.

J’ai un muret de branchage qui met sous haute protection mon potager avec des auxiliaires précieux comme on a pu voir, les carabes, les musaraignes, ça peut être aussi le lézard vert.

Il va y avoir des oiseaux aussi qui peuvent venir nicher, notamment l’accenteur mouchet, le rouge-gorge que tout le monde connaît, le troglodyte mignon, qui ont besoin de ces tas de bois pour chercher leur nourriture, mais ils peuvent y trouver également le gîte pour construire leur nid.

Auxiliaires du potager attirés par une structure de bois mort inspirée de la haie sèche ou de Benjes : le lézard vert (en haut à gauche), l’accenteur mouchet (en haut à droite), le rouge-gorge (en bas à gauche) ou encore le troglodyte mignon (en bas à droite).

Une structure de bois mort inspirée de la haie sèche ou haie de Benjes, entourant le potager, place celui-ci sous haute protection en attirant de nombreux auxiliaires tels que le lézard vert (en haut à gauche), l’accenteur mouchet (en haut à droite), le rouge-gorge (en bas à gauche) ou encore le troglodyte mignon (en bas à droite). © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Et puis l’autre intérêt, c’est qu’on va en faire une planche de culture.
Ce n’est pas pour rien que j’ai empilé du bois mort, une litière de feuilles et de la paille par-dessus.

Au printemps, il suffit simplement d’écarter la paille qui va être au milieu, de mettre un petit peu de compost à la rigueur, et de mettre le plant que vous avez envie de faire partir.
Ça peut être une blette, une salade ou les courges comme j’ai pu mettre cette année, etc.

Et c’est tout simple, c’est tout bête et je crée un espace supplémentaire en hauteur pour la culture potagère.

On allie le bon sens d’un potager sain et utile, où on va pouvoir donc se nourrir, nourrir la biodiversité, la protéger et vivre en harmonie avec la nature et réapprendre à comprendre cette vie qui nous entoure et l’intérêt qu’on a à la protéger au pas de sa porte et dans nos jardins bien évidemment.

Trees for Gardens, Orchards and Permaculture

« Branchages et bois morts au jardin : Des trésors pour la biodiversité »

Des trésors pour la biodiversité

Livre de Gille Leblais

131 pages - édité par Édition Terre Vivante

Prix : environ 15 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon  |  Decitre   |  Fnac  |  Librairie Permaculturelle   |  Unithèque   |

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Liste des 11 plantes médicinales faciles à cultiver dans son jardin en permaculture.

Pour notre série de vidéos gratuites sur la pharmacie naturelle, Fabien Gordon, permaculteur, herboriste et producteur de plantes médicinales et aromatiques dans le Béarn, vous a concocté une liste de 11 plantes médicinales simples à cultiver chez vous, avec un large éventail de propriétés médicinales pour prendre soin de vous et votre famille au quotidien.

Il vous livre tout ça dans la vidéo ci-dessous ! Bonne découverte !

Et si vous souhaitez être guidé.e à chaque étape de la réalisation de votre première pharmacie naturelle, c’est par ici 👇 pour en savoir plus…

Plantez votre première pharmacie naturelle et apprenez à vous en servir au quotidien avec Fabien !

Grâce à notre formation en ligne réalisée avec Fabien, professionnel des plantes médicinales, vous pourrez enfin préparer vous-même et utiliser sans appréhensions, vos remèdes naturels, de manière simple et économique, à partir des plantes que vous aurez cultivées vous-même dans votre jardin 😃 !

Comment faire sa sélection pour créer un jardin de plantes médicinales ?

Faisant suite à notre première vidéo sur tous les intérêts qu’il y a à installer une pharmacie naturelle chez soi, vous avez pu vous rendre compte qu’il y avait un panel énorme de plantes médicinales existantes avec parfois des principes actifs assez forts.

Dès lors, pas facile de choisir lesquelles on va installer au jardin !

C’est pourquoi nous avons demandé à Fabien de faire une sélection de plantes pour vous aider dans vos choix !

Comment Fabien a-t-il fait sa sélection ?

De par son expérience de producteur de plantes et d’herboriste depuis plusieurs années, il a pu constater qu’il y a plusieurs problématiques de santé assez récurrentes chez la plupart des gens :

  • problèmes digestifs
  • problèmes de sommeil
  • problèmes de stress
  • problèmes de cycles menstruels
  • problèmes de toux ou de petits maux hivernaux

Partant de ces maux-là, il a obtenu toute une gamme de plantes qui pouvaient y répondre.

Mélange de plantes médicinales pour une tisane aux nombreuses vertus thérapeutiques facile à réaliser soi-même.

Exemple de mélange de plantes médicinales pour une tisane aux nombreuses vertus thérapeutiques facile à réaliser soi-même.

Et dans toute cette gamme de plantes, il a choisi des plantes :

  • de culture facile
  • dont les plants sont faciles à trouver à l’achat, en local ou en ligne
  • d’entretien relativement simple
  • faciles à récolter
  • productives offrant rapidement une récolte significative

Cette sélection devrait donc vous permettre d’avoir très vite des plantes médicinales à récolter pour ensuite pouvoir les conserver, les transformer et puis évidemment les utiliser, ce qui est l’objectif final quand on installe une pharmacie naturelle chez soi !

Une formation pour débuter sa pharmacie naturelle de plantes médicinales

Cette liste de plantes, qu’on a décidé de vous partager ici gratuitement, est celle que nous préconisons dans notre formation vidéo en ligne sur la pharmacie naturelle réalisée en collaboration avec Fabien.

Quel intérêt de suivre la formation si on sait déjà quelles plantes installer au jardin, nous direz-vous  ? Eh bien, avoir une plante sous la main ne vous dit pas pour autant comment l’utiliser au final. Certes, vous pouvez vous documenter et vous former par vous-même, mais vous pouvez aussi profiter des connaissances et expériences de Fabien pour vous accompagner dans votre apprentissage.

Dans cette formation vidéo, Fabien vous guide du début à la fin, dans toutes les étapes clés pour réussir votre pharmacie naturelle : choix de l’emplacement, avec les meilleures options d’agencement des plantes entre elles, préparation du sol, plantation, récolte, entretien, conservation, transformation.

Petits pots de baume apaisant fait maison à base de plantes médicinales du jardin.

Il est possible de réaliser de nombreux remèdes simples à base des plantes médicinales de son jardin, ici un baume apaisant pour application cutanée dont la recette est expliquée dans notre formation vidéo en ligne.

Vous apprendrez donc dans cette formation intitulée « Je plante ma première pharmacie naturelle » :

  • comment les cultiver efficacement en permaculture
  • comment les récolter, quelles parties récolter, quand récolter
  • comment on sèche les plantes pour qu’elles gardent un maximum de leurs principes actifs
  • comment on les conserve,
  • comment on les transforme
  • comment on les insère dans des recettes (tisanes, sirop, baume) qui vous permettront ensuite de les utiliser, à bon escient, dans votre quotidien, selon les petits maux que vous souhaitez régler.

Une liste de 11 plantes médicinales aussi appelées « simples », très intéressantes à avoir au jardin !

Voici la liste, par ordre alphabétique, des 11 plantes médicinales, ou « simples », comme on les appelait au Moyen Âge, sélectionnées par Fabien pour constituer votre première pharmacie naturelle.

1. La camomille romaine double : une plante multifonctions au parfum exceptionnel

Fleurs épaisses avec plusieurs rangées de pétales de la camomille romaine double, plante médicinale intéressante au jardin.

La camomille romaine double, avec ses fleurs épaisses à plusieurs rangées de pétales, fait partie de la liste des plantes médicinales intéressantes au jardin.

La première plante sélectionnée est la camomille romaine, son nom botanique est Anthémis nobilis ou Chamaemelum nobile. Fabien a choisi ici de mettre en avant la camomille romaine double plutôt que la simple pour son rendement de récolte intéressant.

La double a, en effet, des fleurs beaucoup plus épaisses, grosses, avec plus de pétales que la simple qu’on trouve dans la nature, mais, avec les mêmes principes actifs. Son parfum est assez exceptionnel et en plus, elle va jouer sur plusieurs tableaux.

Elle fait partie des toniques amers, donc elle va stimuler les sucs gastriques. Elle va donc jouer sur le système digestif. À un certain dosage relativement faible, elle va avoir un petit côté sédatif, apaisant du système nerveux donc là, on va jouer plutôt sur les notions de stress, de sommeil. Elle peut aussi résoudre quelques petits problèmes de migraines qui peuvent être très intéressants, dans des problématiques de type cycles menstruels.

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • excellent couvre-sol à la propagation rapide
  • très jolie
  • mellifère
  • plante vivace

2. Le fenouil commun : aromatique, graphique et refuge pour la biodiversité

Parterre de fenouils communs ou fenouils aromatiques en fleur dans un jardin de plantes médicinales.

Le fenouil commun ou fenouil aromatique est une plante médicinale intéressante au jardin, haute, très graphique et attirant de nombreux auxiliaires.

La deuxième plante médicinale choisie, c’est le fenouil commun, Foeniculum vulgare qui est légèrement différent de celui qu’on cultive au potager

Le fenouil potager, qu’on cultive pour son bulbe, est en fait une sélection qui s’est faite à travers les siècles par les maraîchers, pour avoir un bulbe de plus en plus gros à consommer.

Ici, Fabien nous recommande plutôt la plante originelle, le fenouil commun sauvage en fait, qui lui, ne fait pas un bulbe intéressant pour la consommation, mais ce n’est pas grave, car ce qui nous intéresse ici, ce sont ses graines très aromatiques. On l’appelle d’ailleurs aussi parfois le fenouil aromatique.

Ses graines sont donc très très intéressantes, très connues déjà dans la cuisine, mais aussi pour faciliter un peu les problèmes de transit, la formation des gaz intestinaux qui peuvent occasionner des douleurs après un repas un peu riche. On va donc les utiliser pour leur aspect digestif.

Mais c’est aussi une plante qu’on dit galactogène, c’est-à-dire qu’elle va favoriser la production du lait donc c’est très intéressant pour une femme allaitante.

Et on voit aussi, à travers cette dernière propriété, que le fenouil touche un autre domaine qui est plus hormonal et donc, on peut aussi l’avoir sur des problèmes de spasmes : qu’il s’agisse de problèmes liés au cycle menstruel ou à la digestion.

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • plante attractrice de biodiversité et refuge pour de nombreux insectes (les tiges fanées dures et creuses laissées sur place font d’excellents hôtels à insectes naturels)
  • mellifère
  • fleurs comestibles délicieuses, crues en salade, avec parfum anisé remarquable
  • feuilles comestibles crues comme cuites
  • plante très graphique, très haute
  • plante vivace

3. La guimauve : la douceur à tous les niveaux

Parterre de guimauves en fleur dans un jardin de plantes médicinales.

La liste de plantes médicinales sélectionnées par Fabien inclut la guimauve pour sa grande douceur et ses vertus apaisantes remarquables.

La troisième plante médicinale de cette liste, c’est la guimauve, Althea officinalis.

C’est une des plantes « chouchoutes » de Fabien pour sa grande douceur.

Les feuilles sont douces, vraiment tout est doux dans cette plante et d’ailleurs, c’est une grande adoucissante notamment dans tous les problèmes ORL, les maux de gorge, les problèmes de toux, etc. La guimauve apaise quand on a des toux, etc.

Tous ses mucilages aussi ont un double aspect, ils ont une appétence avec l’eau et ils vont favoriser un équilibrage du transit et le réguler quand il pose problème presque par un effet mécanique donc c’est une plante très intéressante.

On peut utiliser les fleurs, les feuilles jusqu’aux racines. D’ailleurs, la pâte de guimauve, autrefois, était faite avec la racine de guimauve avant que l’industrie chimique nous invente une guimauve tout à fait synthétique.

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • très belle plante assez haute
  • très mellifère
  • apprécie les sols frais humifères et tolère bien les sols lourds
  • peut s’installer dans des zones humides du jardin, bord de mare, de cours d’eau
  • plante vivace

4. L’hysope : un parfum de Méditerranée

Gros plan sur l’hysope à différents stades de développement, avec des fleurs, des tiges sèches, des tiges vertes dans un jardin de plantes médicinales.

L’hysope fait partie de la liste des plantes médicinales intéressantes au jardin, notamment pour ses vertus antitussive et expectorante en plus d’être une excellente condimentaire au parfum délicieux.

La quatrième plante médicinale recommandée par Fabien est l’hysope, Hyssopus officinalis.

L’hysope est une plante issue du bassin méditerranéen, de la famille des Lamiacées dans laquelle on retrouve, à peu près sur toutes les plantes de cette famille, des propriétés un peu similaires : des grandes toniques générales de l’organisme souvent anti-infectieuses, antivirales, antibactériennes.

L’hysope, elle, a un focus particulier sur la toux. C’est vraiment une grande antitussive. Elle est expectorante et permet de fluidifier tous ces flux, toutes ces mucosités lorsqu’on a une petite toux grasse qui persiste.

C’est aussi une bonne aromatique et très bonne plante condimentaire sur les viandes, les farces, etc. Fabien en fait même du sirop, juste pour le plaisir du goût tellement la saveur est intéressante.

Et d’ailleurs, dans votre mélange de tisane à visée thérapeutique, elle va apporter une saveur intéressante qui va aider à en boire plus régulièrement. Car si le mélange de votre tisane est désagréable à boire, on le délaisse, l’ajout d’hysope peut éviter cela !

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • très belle plante au port ressemblant à celui de la lavande
  • très mellifère
  • peut s’installer dans des zones sèches du jardin, voire rocailleuses
  • plante vivace

5. La menthe poivrée : à la fois tonique et apaisante

Gros plan sur des sommités fleuries de menthe poivrée, faisant partie de la liste des plantes médicinales intéressantes au jardin.

La menthe poivrée est une plante médicinale intéressante au jardin pour sa saveur remarquable et son action à la fois tonique et apaisante.

Cinquième plante médicinale sélectionnée par Fabien, la menthe poivrée, Mentha X piperita.

On connait tous la saveur mentholée remarquable de cette plante qui est si appréciée en tisane par exemple. On peut aussi en faire d’excellents sirops mentholés très frais, très agréable.

Ce qui est très étonnant avec la menthe poivrée, c’est qu’elle est à la fois tonique et apaisante. Comment fait-elle ça ? Elle va stimuler l’organisme, elle va enlever les spasmes, etc., mais en même temps, sa saveur fait qu’elle est apaisante. Donc elle va agir sur les troubles digestifs, sur des problèmes d’haleine par exemple quand on a une digestion lente, elle va un peu résoudre ça, mais elle ne sera pas du tout antinomique dans une tisane pour le soir. Elle est à la fois antispasmodique, elle enlève tous ces spasmes, si vous avez un peu trop mangé, vous digérez lentement, pour dormir ce n’est pas facile, or comme elle apaise ce côté-là, elle va par la même occasion favoriser le sommeil.

De plus, on peut l’ajouter dans beaucoup de mélanges parce qu’elle a une saveur remarquable.

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • se propage très facilement par ses rhizomes (parfois trop si elle se plait)
  • rustique
  • mellifère
  • peut s’installer dans des zones humides du jardin
  • plante vivace

6. La mélisse citronnelle : le chef d’orchestre du grand bain hormonal

Parterre de mélisse citronnelle dans un jardin de plantes médicinales.

La mélisse citronnelle fait partie de la liste des plantes médicinales intéressantes au jardin, notamment pour son action régulatrice du grand bain hormonal de l’organisme.

La sixième plante médicinale de cette liste, c’est la mélisse citronnelle, Melissa officinalis.

Une autre des plantes « chouchoutes » de Fabien pour sa saveur et son action multi-niveaux sur nos hormones.

C’est une plante très facile à cultiver, qui aura tendance à se répandre dans vos terrains si vous avez de la pelouse, elle se ressème, etc. Elle est aussi facile à tenir « assez propre » pour faciliter la cueillette, car elle est assez dense et prive rapidement de lumière les éventuelles graines d’adventices en dessous.

C’est sur la plante fraîche que sa saveur est la plus forte et agréable avec une bonne odeur citronnée, elle la perd un peu au séchage.

Elle est très intéressante de par son rôle de chef d’orchestre du grand bain hormonal de l’organisme puisqu’elle va vraiment réguler le rythme de l’hypophyse qui, elle, contrôle un peu, en cascade, toute la chaîne hormonale. Donc en fait, la mélisse citronnelle va jouer sur tous les tableaux parce qu’on a des hormones partout pour régler à peu près tout dans notre organisme. La mélisse va donc venir un peu apaiser tout ce bain hormonal et jouer à plusieurs niveaux.

Elle est également antispasmodique et apaisante. On peut donc la mettre sur un grand spectre de mélanges et d’usages.

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • se propage très facilement par ses graines (parfois trop)
  • excellent couvre-sol, dense, concurrençant bien la plupart des adventices
  • très mellifère
  • attire de nombreux insectes pollinisateurs si on la laisse monter à floraison
  • plante vivace

7. Le romarin : idéal pour vous mettre en appétit et digérer

Gros plan sur le romarin, faisant partie de la liste des plantes médicinales intéressantes au jardin.

La liste de plantes médicinales sélectionnées par Fabien inclut le romarin qui est aussi incontournable en cuisine que dans votre pharmacie naturelle.

Fabien ne pouvait pas passer à côté de cette excellente aromatique très connue qu’est le romarin, Rosmarinus officinalis, car c’est aussi une de ses plantes chouchoutes aux super vertus médicinales !

Plante remarquable, de culture très facile, assez grande ****sur laquelle on peut rapidement obtenir une récolte.

Le romarin est un grand stimulant et réchauffant de l’organisme à utiliser plutôt le matin par exemple, parce qu’il va presque éveiller le corps.

Cette plante est réchauffante, c’est-à-dire qu’elle va stimuler même au niveau des glandes surrénales, donc dans la gestion du stress, elle est intéressante.

Elle est aussi une grande stimulante du foie et notamment de la sécrétion de la bile. Pour toutes les digestions des graisses, c’est le suc de la bile qui vient émulsifier l’eau et le gras et qui permet la digestion, or le romarin va justement stimuler particulièrement ce travail du foie.

C’est aussi un eupeptique qui va stimuler tout l’appétit, l’envie de manger, en plus d’aider à bien digérer.

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • très belle plante, grande aromatique incontournable en cuisine
  • mellifère avec floraison hivernale donc précieuse pour les insectes butineurs dont les abeilles, car peu de végétaux fleurissent en hiver.
  • plante répulsive par son odeur de nombreux indésirables au jardin (altises, piéride du chou, mouche de la carotte, moustiques…) et à la maison (en bouquet dans les placards pour éloigner mites et autres petits parasites).
  • les branches avec feuilles peuvent servir d’encens désinfectant
  • peut s’installer dans des zones sèches du jardin, mais tolère aussi d’autres types de terrains tant qu’ils sont assez bien drainés.
  • plante vivace

8. La sauge : la plante qui sauve

Parterre de sauge officinale dans un jardin de plantes médicinales.

La sauge officinale, plante majeure de la pharmacopée, fait naturellement partie de la liste de plantes médicinales intéressantes au jardin.

Huitième simple sélectionnée par Fabien dont les vertus médicinales sont connues depuis l’Antiquité, c’est la sauge officinale.

Son nom latin, Salvia officinalis, en dit long sur elle. Salvia vient de sauver, c’est la plante qui sauve, et donc une des plantes majeures de la pharmacopée, vraiment très intéressante.

Comme le romarin, elle est de culture très facile et un pied de sauge peut devenir vraiment très gros, permettant assez vite, même sur un seul pied, une belle récolte conséquente.

La sauge est un bon antiseptique et un antifongique. Elle va vous débarrasser des parasites dans votre corps, mais aussi en externe, c’est déjà très intéressant.

Elle est aussi très réchauffante et puissante donc là encore, comme pour le romarin, on la prendra plutôt en début de journée.

Et puis c’est ce qu’on appelle une « œstrogen-like ». Les œstrogènes sont des hormones qui assurent notamment le bon déroulement du cycle menstruel féminin. Or la sauge va vraiment réguler toutes les grandes oscillations œstrogéniques de l’organisme, c’est pourquoi elle peut jouer un grand rôle dans le cycle menstruel et la ménopauseet devenir vraiment dans certains cas, une plante qui sauve, tout à fait exceptionnelle de ce côté-là.

Cependant, cette propriété « œstrogen-like » rend l’utilisation de la sauge contre-indiquée, sans avis médical, chez les personnes ayant des antécédents de cancer hormono-dépendant (cancer du sein, de l’utérus, des ovaires…).

La sauge a aussi un côté antispasmodique, pour prévenir la formation des gaz, donc sur l’aspect digestif également.

C’est une plante puissante, très belle avec un arôme puissant également.

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • très belle plante, très aromatique
  • mellifère
  • les feuilles peuvent servir à faire des bâtons de fumigation
  • peut s’installer dans des zones sèches du jardin, mais tolère aussi d’autres types de terrains tant qu’ils sont assez bien drainés.
  • plante vivace

9. Le souci : une grande cicatrisante pour toute la famille

Gros plan sur des fleurs de souci ou calendula, faisant partie de la liste des plantes médicinales intéressantes au jardin.

Le souci ou calendula fait partie de la liste des plantes médicinales intéressantes au jardin, notamment pour sa très longue floraison aux vertus cicatrisantes.

La neuvième plante médicinale de la liste de Fabien est le souci qu’il préfère d’ailleurs appeler par son petit nom latin Calendula officinalis.

Calendula vient de calendaire, car c’est une plante qui fleurit très très longtemps, sur plusieurs mois. C’est l’une des raisons de sa présence dans cette sélection de Fabien, car en implantant des calendulas au jardin, vous allez avoir beaucoup de fleurs sur une longue période. Donc même si, dans votre quotidien, vous êtes très occupé. e, vous aurez suffisamment de journées de floraison pour réussir à faire votre cueillette.

C’est aussi une plante très facile à cultiver.

C’est la seule plante annuelle de cette liste, mais elle se ressème très facilement d’une année sur l’autre.

Sa vertu médicinale principale est d’être une grande cicatrisante à la fois en usage interne et en usage externe. On peut donc l’utiliser sur des problèmes d’irritation que ce soit au niveau estomac, de l’intestin, etc. sur lesquels elle va avoir ce côté cicatrisant, mais également, en externe, sur la peau, dans une macération huileuse pour une huile de massage par exemple. Elle a notamment l’avantage d’être très bien acceptée puisque même sur la peau de bébé, on peut utiliser une huile de calendula. Elle est donc vraiment salvatrice sur toute forme d’irritation.

Elle a aussi des petits côtés antispasmodiques qui peuvent rentrer dans d’autres problématiques par exemple digestives.

Elle aide également à une meilleure circulation sanguine par ses propriétés légèrement vasodilatatrices.

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • très belle floraison sur une très longue période.
  • mellifère
  • plante répulsive de certains indésirables du potager (nématodes, pucerons, taupins…)
  • activateur de compost
  • plante annuelle se ressemant facilement

10. Le thym : l’antiseptique de base

Parterre de thym commun dans un jardin de plantes médicinales.

La liste de plantes médicinales sélectionnées par Fabien inclut le thym commun qui est aussi incontournable en cuisine que dans votre pharmacie naturelle.

Dixième plante médicinale de la liste de Fabien et aromatique incontournable, très connue : le thym commun, Thymus vulgaris.

Indispensable dans votre pharmacie naturelle, le thym est l’antiseptique de base, qui a un spectre tellement large qu’on a peu de chance de se tromper en l’utilisant. Antiseptique signifie qu’il va autant aider à vous débarrasser de problèmes de bactéries que de virus, etc.

Avec le thym, c’est simple et efficace : quand on a une petite attaque virale ou une petite attaque de bactéries, on peut immédiatement utiliser le thym pour aider notre organisme à combattre ses attaques et rapidement aller mieux. Il est vraiment très reconnu pour ça.

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • grande aromatique incontournable en cuisine
  • mellifère
  • plante répulsive de certains indésirables du potager (nématodes, limaces, aleurode…)
  • peut s’installer dans des zones sèches du jardin, voire rocailleuses
  • plante vivace

11. La verveine citronnelle : une saveur délicieuse

Gros plan sur la verveine citronnelle, faisant partie de la liste des plantes médicinales intéressantes au jardin.

Fabien a inclus la verveine citronnelle dans sa liste des plantes médicinales intéressantes au jardin, notamment pour sa saveur délicieuse à même d’améliorer le goût de tous vos remèdes faits maison sans en modifier la visée thérapeutique.

Dernière plante de cette sélection de simples, la verveine citronnelle, Aloysia citrodora.

Parmi toutes les plantes de cette liste, c’est, sans doute, celle qui a la moins grande puissance médicinale. Mais sa saveur est tellement remarquable, tellement agréable, qu’elle mérite bien sa place ici. Elle va, en effet, permettre de « faire passer la pilule » de certains mélanges de plantes désagréables à boire. Or si le mélange a mauvais goût, on le boit moins souvent, donc finalement on l’utilise moins et c’est dommage.

Avec l’ajout de verveine citronnelle dans ce genre de mélange, elle va apporter sa saveur délicieuse et donc améliorer le goût général du remède qu’on sera ainsi plus enclin à consommer régulièrement.

C’est aussi une plante ayant quand même des vertus digestives et apaisantes. Ce qui lui permet de pouvoir être ajoutée sans appréhension dans un mélange de plantes médicinales, car, de toute façon, elle ne viendra jamais contrarier la visée qu’on aura mise dans notre remède.

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • très aromatique
  • se multiplie très facilement par bouture
  • plante assez haute, graphique avec un très beau port au jardin
  • plante vivace

Une liste idéale pour commencer votre jardin de simples !

Nous remercions Fabien pour cette super sélection de plantes médicinales efficaces et faciles. Nous espérons que cela va inciter un maximum d’entre vous à installer ces simples au jardin pour pouvoir ensuite profiter au quotidien de leurs bienfaits !

Et nous vous rappelons que pour tous celles et ceux qui souhaitent être accompagnés dans cette installation de leur pharmacie naturelle, pour savoir comment les cultiver, les récolter, les transformer, etc., nous proposons une formation dédiée réalisée en collaboration avec Fabien, cliquez ci-dessous 👇 pour en savoir plus.

Plantez votre première pharmacie naturelle et apprenez à vous en servir au quotidien avec Fabien !

Grâce à notre formation en ligne réalisée avec Fabien, professionnel des plantes médicinales, vous pourrez enfin préparer vous-même et utiliser sans appréhensions, vos remèdes naturels, de manière simple et économique, à partir des plantes que vous aurez cultivées vous-même dans votre jardin 😃 !

Nos prochaines vidéos gratuites sur les plantes médicinales

On vous retrouve prochainement pour deux autres vidéos réalisées avec Fabien sur ce thème passionnant des plantes médicinales.

Dans l’une de ces vidéos, Fabien vous partagera sa sélection de livres intéressants sur les plantes médicinales pour les débutants. Et il a de belles trouvailles à vous dévoiler.

Et dans l’autre de ces vidéos, Fabien passera en revue les différentes formes d’utilisation des plantes médicinales, car, au-delà de la traditionnelle tisane, il existe d’autres formes de remèdes très intéressants pour les petits bobos du quotidien qui sont aussi très faciles à réaliser, chez soi, dans sa cuisine, sans équipement sophistiqué…

À bientôt pour la suite…

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L’article Liste des 11 plantes médicinales faciles à cultiver dans son jardin en permaculture. est apparu en premier sur Permaculture Design.

Enduits naturels : les 10 outils indispensables

Pour les enduits naturels, il existe des outils indispensables.

Que ce soit pour des enduits à l’argile ou à la chaux, le matériel nécessaire à leur pose compte une dizaine d’éléments essentiels pour aboutir à une finition soignée et à la pérennité de l’ouvrage.

Gautier de Faisons-le-murformateur en écoconstruction, nous ouvre sa boîte à outils et nous livre la liste des instruments incontournables et, en bonus, une liste des outils optionnels intéressants pour réussir la mise en œuvre de vos travaux d’enduits naturels.

Le matériel incontournable pour enduire vos murs

Disposer du bon matériel est primordial lorsque l’on se lance dans les travaux d’une maison, mais le choisir n’est pas toujours simple, surtout pour les personnes qui débutent.

De plus, celui-ci n’est pas toujours adapté aux femmes qui possèdent de plus petites mains.

Mais nous allons voir qu’il est justement possible de trouver un outillage adapté et ergonomique pour tout le monde.

Je vous ouvre donc ma « boîte à outils » des essentiels pour réaliser vos enduits naturels, c’est parti !

1 — La truelle : la typique pelle à main du maçon

Truelle, outil pour enduits naturels

Outil indispensable pour des enduits naturels réussis : la truelle ©Habib M’henni CC-BY-SA-3.0

Pour commencer, il y a bien entendu la meilleure amie du maçon : la truelle.

Il en existe de différentes tailles et de diverses formes (arrondie et carrée). La forme n’a que peu d’importance, en revanche, choisissez-en une pas trop grande.

Parce que plus elle sera lourde et chargée en matière, plus votre poignet — sollicité tout au long de la journée — en souffrira.

La truelle pourra vous servir pour lisser, serrer, gratter ou texturer avec son tranchant votre enduit naturel.

2 — La langue de chat : la mini truelle, pas le biscuit !

Truelle langue de chat, outil pour enduits naturels

Outil indispensable pour des enduits naturels réussis : la mini truelle langue de chat

C’est la petite sœur de la truelle.

Elle est un peu plus fine et elle est destinée à enduire des endroits plus étroits du mur (angles, pourtour des prises de courant, etc.).

La langue de chat peut aussi bourrer les joints ou venir gratter les petites surfaces.

3 — La taloche : le bouclier de la maçonnerie

Taloche en bois, outil pour enduits naturels

Outil indispensable pour des enduits naturels réussis : la taloche, en bois de préférence ! Source photo : www.leroymerlin.fr

Elle accueille la matière comme une sorte de palette de peintre.

On y dépose l’enduit naturel ou le mortier sur son plateau pour le prélever à la truelle et l’étaler sur le mur.

Tels le bouclier et l’épée, armé(e) de ces 2 outils, vous êtes prêt(e) à affronter tous les chantiers !

Ensuite, la taloche sert aussi à talocher 😅, c’est-à-dire à aplanir la surface travaillée.

Pour ce dernier usage, je vous conseille d’opter pour une taloche en bois.

Celles en plastique possèdent des petites alvéoles qui provoquent un phénomène de succion étrange sur les enduits à la chaux.

À cause de cela, le lait de chaux remonte à la surface et peut mettre en péril l’adhérence de l’enduit.

4 — Le platoir ou la lisseuse : même combat

Platoir, outil pour enduits naturels

Outil indispensable pour des enduits naturels réussis : le platoir. Source photo : www.alpes-ecomateriaux.fr

Platoir, lisseuse… c’est un peu la même chose !

Chaque région emploie son vocabulaire en matière d’outillage.

Peu importe son appellation, là aussi il en existe de différentes tailles.

J’ai tendance à nommer les plus petits modèles « platoirs ».

J’utilise ceux-ci pour serrer et écraser l’enduit naturel lors de la finition.

Lisseuse grand modèle, outil pour enduits naturels

Outil indispensable pour des enduits naturels réussis : la lisseuse, grand modèle. Source photo : www.isolationmarket.fr

La lisseuse, le grand modèle, va me servir à lisser les plus larges surfaces, car il vaut mieux éviter de s’attaquer à un enduit frais avec des petits outils qui marquent davantage.

5 — Le vaporisateur parce que l’eau, ça mouille

Vaporisateur d’eau, outil pour enduits naturels

Outil indispensable pour des enduits naturels réussis : le vaporisateur d’eau. Source photo : www.sylprotec.com

Le vaporisateur s’avère très important pour 3 raisons :

  1. préparer son support en l’humidifiant ,
  2. nettoyer le mur et enlever les poussières ,
  3. réhydrater l’enduit au fur et à mesure de son application.

Grâce à cela, vous ralentissez un peu la carbonatation de la chaux (la solidification de l’enduit) ce qui vous permet de travailler plus longuement votre application.

6 — La taloche éponge : le secret d’un bon grain

Taloche éponge, outil pour enduits naturels

Outil indispensable pour des enduits naturels réussis : la taloche éponge. Source photo : www.mazeau.fr

Pour estomper toutes dernières imperfections lorsque votre mortier devient sec, la taloche éponge est idéale.

Elle va affiner la surface et faire ressortir le grain de l’enduit naturel pour obtenir de jolis effets.

En outre, n’en déplaise aux puristes, elle se montre très pratique pour nettoyer votre matériel 🤫.

7- Le seau, à chacun le sien !

Seau de maçon, outil pour enduits naturels

Outil indispensable pour des enduits naturels réussis : le seau de maçon.

Un objet indispensable que l’on surdimensionne souvent.

Vous pourriez être tenté(e) d’acheter des poubelles de 50 litres. Mais, selon moi, un seau de 10 litres fait certainement l’affaire en matière de transport (et en transport de matière).

Les contenants trop grands, trop chargés, vont peser lourds et vous obligent à soulever 20, 30, voire 40 kg dans des positions inconfortables, c’est une mauvaise habitude.

Croyez-moi, mieux vaut réaliser plusieurs allers-retours que sacrifier votre dos !

8 — Le malaxeur pour réussir toutes vos préparations

Malaxeur, outil pour enduits naturels

Outil indispensable pour des enduits naturels réussis : le malaxeur.

Pour réaliser vos mélanges d’enduits naturels, le malaxeur demeure à mon sens obligatoire.

C’est un investissement, mais un simple fouet mélangeur pour perceuse s’avérera limité face à la résistance du sable et d’une matière aussi dense.

Avec le malaxeur, vous pourrez également régler la vitesse du brassage.

Celle-ci doit être réduite pour éviter d’incorporer trop d’air à votre mélange, ce qui accélérerait la carbonatation de votre enduit naturel et donc altérerait ses qualités intrinsèques.

9 — L’équipement de protection, parce qu’on n’est pas venu là pour souffrir

Équipements de protection individuel pour des chantiers enduits naturels en toute sécurité.

Équipements indispensables pour un chantier enduits naturels en toute sécurité. Source image : www.ictransportbtp.com

Pour terminer la liste des outils incontournables sur un chantier, je vous recommande vivement l’équipement de protection :

  • lunettes
  • casque
  • gants…

Le port d’un masque n’est pas non plus à négliger, surtout si vous préparez du mortier avec de la chaux aérienne qui est extrêmement volatile.

Pensez aussi à avoir du vinaigre blanc lorsque vous manipulez la chaux pour vous laver les mains en cas de contact et neutraliser les brûlures basiques.

Autre petite astuce : si vous travaillez en manches courtes, transformez vos vieilles chaussettes en protège-poignets.

En les glissant sur vos avant-bras, vous préserverez votre peau des éclaboussures ou des frottements liés aux mouvements perpétuels du talochage par exemple.

10 — L’élément indispensable bonus : la bonne ambiance

Sur un chantier, il faut être bien entouré(e), car 1 +1 = 3 !

Je vous suggère donc d’appeler des amis, des proches pour travailler à plusieurs.

Ce sera plus agréable physiquement, mais aussi psychologiquement.

N’oubliez pas aussi les rafraîchissements, les encas pour ajouter du plaisir et partager de bons moments.

Réussissez vos enduits intérieurs à la chaux avec Gautier !

Si vous souhaitez gagner (beaucoup) en temps et en confiance en vous pour votre chantier d’enduits à la chaux, découvrez l’accompagnement complet proposé par Gautier dans sa formation en ligne spécialisée. La chaux, les mortiers et les techniques n’auront plus de secrets pour vous grâce à cette formation et vous saurez les réaliser comme des pros !

Enduits naturels : les outils optionnels qui facilitent la vie sur un chantier

Voici à présent ma liste d’outils secondaires pour vos chantiers d’enduits naturels.

On peut s’en passer au début, mais ils deviennent vite très utiles lorsque l’on commence à répéter certains travaux.

La brosse à badigeon

Brosse à badigeon, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : la brosse à badigeon. Source photo : www.maison-ecolo.com

Généralement employée pour appliquer l’enduit de finition, la brosse à badigeon peut aussi servir à nettoyer les surfaces et réhumidifier le corps de l’enduit.

Les couteaux enduiseurs

Couteau enduiseur, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : le couteau enduiseur. Source photo : www.manomano.fr

Ce sont des sortes de spatules utiles pour venir lisser et écraser les parties où la matière a un peu tirée.

La petite taille des couteaux enduiseurs vous permettra de cibler délicatement les petits défauts.

La lisseuse d’angle

Lisseuse d’angle, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : la lisseuse d’angle. Source photo : www.bati-coop.fr

Traiter les angles n’est jamais facile.

Cela réclame des gestes inconfortables, donc la lisseuse d’angle va se montrer pratique pour garnir ces zones sans trop d’effort.

Le platoir suisse

Platoir suisse, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : le platoir suisse

C’est une sorte de grande lisseuse que j’utilise pour étaler plus de matière et ainsi accélérer l’application.

Il permet dans le même temps de lisser grossièrement la surface sur son passage.

Le marchepied

Marchepied, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : le marchepied.

Il est bien sûr utile pour pouvoir accéder aux endroits difficiles, mais également pour poser une auge ou votre seau en hauteur.

Cela vous évitera de vous baisser constamment et votre dos vous dira merci !

Les accessoires malins pour des enduits naturels toujours réussis

Dans ma petite liste à moi, je rassemble aussi quelques outils plus « exotiques ».

Ces objets restent optionnels, mais une fois utilisés, ils sont généralement adoptés pour leur apport de confort, ou leur côté astucieux.

De plus, certains d’entre eux sont peut-être déjà en votre possession.

La lisseuse japonaise

Lisseuse japonaise, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : la lisseuse japonaise. Source photo : www.claytec.de

Faite en inox souplela lisseuse japonaise est parfaite pour travailler les enduits à la terre.

Toutefois, je m’en sers également sur des enduits à la chaux naturelle pour écraser et stuquer la matière lors des finitions.

La lisseuse trapèze de Marmorino

Lisseuse trapèze ou lisseuse vénitienne de Marmorino, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : la lisseuse trapèze ou lisseuse vénitienne de Marmorino. Source photo : www.marmorinotools.it

La lisseuse vénitienne de Marmorino a aussi cette particularité d’être assez souple.

Elle est en acier inoxydable hautement polie ce qui la rend géniale pour toutes les finitions et le travail de stuc.

Un vrai coup de cœur, surtout pour travailler les recoins difficiles.

La taloche anglaise (hawk)

Taloche anglaise ou hawk, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : la taloche anglaise ou hawk. Source photo : www.fra.grandado.com

La particularité de cette taloche se trouve dans la façon de la tenir. Son manche est droit et il se tient à la verticale, ce qui est bien plus ergonomique.

De cette manière, votre poignet est verrouillé avec un minimum d’effort et il est soulagé par un poids mieux réparti grâce à son appui sur vos avant-bras.

La corne de pâtissier

Corne de pâtissier, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : la corne de pâtissier. Source photo : www.magasinduchef.com

Eh oui, la corne de pâtissier est aussi très pratique pour écraser la matière sur des enduits de finition ou des enduits décoratifs comme le tadelakt.

Son usage endolorit un peu les doigts, mais pour parfaire les derniers détails et sublimer votre enduit naturel, c’est un objet intéressant.

La binette japonaise

Binette japonaise, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : la binette japonaise.

Utilisée au Japon, cette binette est idéale pour malaxer et mélanger votre mortier dans une gamate.

Par habitude, nous avons tendance à nous servir de la truelle pour cette opération.

Or, les gestes répétés pour gratter, soulever et mélanger la matière peuvent devenir éprouvant pour les articulations et surtout les poignets.

Grâce à cette binette, ces mêmes gestes vous demanderont moins d’efforts.

Peut-être en avez-vous déjà une dans votre garage pour entretenir votre jardin ?

Certains outils s’emploient plus par habitude que par ingéniosité, c’est pourquoi il ne faut pas hésiter à stimuler son imagination pour se simplifier la vie.

La pelle à farine de boulanger

Pelle de boulanger, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : la pelle de boulanger. Source photo : www.meilleurduchef.com

Dans le même esprit, j’utilise la pelle de boulanger pour récupérer facilement la quantité de chaux dont j’ai besoin dans les sacs et obtenir des proportions homogènes.

Mais, à défaut d’en avoir une, une vieille casserole peut également faire l’affaire.

Les outils indispensables pour les enduits naturels : où les acheter ?

Je conseille aux débutant(e)s de ne pas investir dans du matériel trop cher.

Vous devez d’abord voir ce qui vous convient sur le plan des tailles et des formes, pour ensuite acquérir des instruments plus professionnels.

En ligne, la meilleure option reste souvent le site ManoMano.fr.

Pour les équipements plus onéreux comme le malaxeur, la bétonnière ou les remorques, nul besoin de vous procurer du matériel de première main, vous pourrez trouver facilement votre bonheur sur LeBonCoin.fr.

Nous arrivons enfin à la fin de cette liste d’outils indispensables (et optionnels) pour réaliser les enduits naturels.

J’espère qu’elle vous aidera, n’hésitez pas à la partager si vous l’estimez utile.

Maintenant, si vous désirez être conseillé(e) de A à Z dans la réalisation de vos travaux, sachez que je propose une formation vidéo gratuite sur les enduits à la chaux.

Grâce à elle, vous obtiendrez en moins d’une semaine toutes les connaissances pour réussir votre projet et éviter les pièges les plus courants.

Et vous, avez-vous un outil fétiche qui vous accompagne sur tous les chantiers ?

Réussissez vos enduits intérieurs à la chaux avec Gautier !

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