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3 erreurs à éviter sur les nichoirs oiseaux.

Si vous souhaitez pouvoir accueillir et observer une belle diversité d’oiseaux sauvages dans votre jardin en permaculture, ne manquez pas cette nouvelle vidéo de Gilles Leblais, ornithologue, naturaliste et photographe de la vie sauvage.

Après une première vidéo sur les différents types de nichoirs à oiseaux et la façon de les installer dans votre jardin, Gilles met l’accent sur les 3 principales erreurs à éviter lors de l’installation.

En suivant ses conseils, vous permettrez aux oiseaux de nicher chez vous en toute sérénité !

  1. Erreur n° 1 : mal orienter le trou d’envol du nichoir à oiseaux

    L’orientation du trou d’envol des nichoirs est d’une grande importance pour le bon déroulement de la nidification.
    Mal orienter ce trou d’envol réduit les chances de voir votre nichoir accueillir une couvée😞.

  2. Erreur n° 2 : un nichoir trop accessible aux prédateurs

    Les chats, mais aussi les fouines et les martres sont de redoutables prédateurs notamment pour les petits oiseaux de la famille des passereaux.
    Un nichoir à oiseaux trop facilement accessible pour ces excellents grimpeurs se transformera hélas en garde-manger pour eux 😢.

  3. Erreur n° 3 : regarder à l’intérieur du nichoir

    Ouvrir un nichoir au printemps par curiosité, pour voir s’il est « habité », peut se révéler dramatique si une couvée est effectivement en cours.
    Cela peut conduire à l’abandon pur et simple de la couvée par ses parents 😱, et donc avoir l’effet inverse de ce que vous souhaitiez initialement !

Heureusement, ces erreurs peuvent facilement être évitées grâce aux conseils avisés de Gilles Leblais à retrouver ci-dessous.

Erreur n° 1 : mal orienter le trou d’envol du nichoir à oiseaux

L’erreur la plus courante lors de l’installation des nichoirs est une mauvaise orientation du trou d’envol.

Celle-ci peut entraîner diverses gênes pour les oiseaux, compromettant ainsi le bon déroulement de la nidification.

Les vents dominants, trop froids ou trop chauds, ainsi que les pluies battantes sont autant de facteurs d’inconforts causés par une mauvaise orientation du trou d’envol.

Mésange charbonnière s’envolant d’un nichoir à balcon.
Mésange charbonnière s’envolant d’un nichoir à balcon bien orienté à l’est. © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

La bonne pratique à privilégier :

👉 Toujours orienter le trou d’envol de vos nichoirs à l’est, donc face au soleil levant.

En faisant cela, on évite de soumettre le trou d’envol à des vents ou des pluies dérangeantes pour les oiseaux qui vont devoir multiplier les allers-retours en période de nourrissage des jeunes.

En outre, les oiseaux perçoivent ainsi tout de suite quand la journée commence et qu’ils peuvent partir en chasse.

Cette exposition entraîne en plus une bonne hygrométrie pour le nichoir, ce qui le rend plus favorable à une bonne nidification et augmente donc les chances de voir le nichoir occupé 🤩.

Erreur n° 2 : un nichoir trop accessible aux prédateurs

Quand on a des animaux domestiques et notamment des chats dans un jardin, qui sont de grands prédateurs des oiseaux, il faut veiller à leur empêcher l’accès au nichoir pour éviter qu’ils ne déciment les nichées.

Certains animaux sauvages comme les fouines ou les martres peuvent aussi détruire des couvées si le nichoir leur est trop accessible ou mal configuré.

Fouine, grand prédateur des oiseaux sauvages, au milieu de rochers.
La fouine est un animal sauvage, grand prédateur des oiseaux qu’il faut empêcher au maximum d’accéder aux nichoirs à oiseaux.

Les bonnes pratiques à privilégier :

  • Installer le nichoir à une hauteur suffisante :
    • 1 m de haut au minimum
    • Entre 2 m et 6 m de haut, selon les espèces
    • Exception : la mésange noire aura tendance à nicher plus bas que 1 m.
  • Utiliser un nichoir à balcon pour limiter l’impact des attaques de prédateurs :
    • Le « balcon » est une petite avancée située au niveau du trou d’envol qui permet de limiter l’accès des prédateurs puisque les jeunes oisillons se trouvent, eux, en partie basse du nichoir.
    • Par exemple, une fouine ou un chat, réussissant à grimper jusqu’à un nichoir à balcon, pourront passer la patte à l’intérieur, mais, pas atteindre les jeunes, protégés par l’avancée du balcon.
Nichoir à balcon pour oiseaux cavicoles.
Un nichoir à balcon permet d’empêcher des prédateurs comme les chats ou les fouines d’accéder aux oisillons présents dans le bas du nichoir.
  • Des barrières artificielles ou naturelles pour empêcher les prédateurs de monter jusqu’au nichoir.
    • Il existe des sortes de colliers avec des tiges de fer à installer autour des troncs ou des piquets supportant les nichoirs pour empêcher les prédateurs de grimper.
    • Planter des buissons épineux au pied des arbres qui accueilleront des nichoirs est une autre solution plus naturelle. Prunellier, aubépine, pyracantha… pourront dissuader les prédateurs de monter au nichoir.
Buisson de prunelliers épineux.
Les buissons épineux comme ici des prunelliers peuvent dissuader les fouines ou les chats de grimper jusqu’à un nichoir.

Erreur n° 3 : regarder à l’intérieur du nichoir

Aux beaux jours, même si l’envie peut être forte, retenez-vous absolument d’aller vérifier à l’intérieur du nichoir s’il est occupé.

Une telle curiosité pourrait compromettre totalement la nichée en cours et signer son arrêt de mort en provoquant l’abandon des parents 😱.

Les bonnes pratiques à privilégier :

  • S’installer confortablement à distance raisonnable du nichoir et l’observer en toute discrétion à l’aide de jumelles.
  • Assouvir sa curiosité grâce à des livres sur les oiseaux comme celui de Gilles Leblais recommandé ci-dessous pour :
    • apprendre à bien observer dans le respect de la tranquillité des oiseaux,
    • découvrir ce qu’ils apportent à leurs jeunes pour les nourrir selon les phases de leur développement,
    • connaître bien d’autres étonnants secrets sur vos nichoirs et leurs habitants…
Gilles Leblais observant les oiseaux dans son jardin avec des jumelles.
Pour l’observation des oiseaux présents dans vos nichoirs, suivez les conseils de Gilles Leblais, utilisez simplement une bonne paire de jumelles 😉.

Comme vous le voyez, il est relativement simple d’éviter les erreurs d’installation pour vos nichoirs à oiseaux.

Comme le souligne Gilles Leblais, un couple de mésanges peut apporter à ses petits de 40 à 60 proies dans l’heure (mouches, moustiques, araignées, petits coléoptères, sauterelles, chenilles…) !

Cela vaut donc vraiment le coup de privilégier toutes ces bonnes pratiques sur les nichoirs pour accueillir au mieux ces excellents auxiliaires du jardin à même de réguler naturellement les populations d’insectes indésirables !

Nous terminerons sur ces sages paroles de Gilles Leblais auxquelles nous adhérons :

« La nature est vraiment très bien faite : l’équilibre est parfait. Il y a que nous qui sommes capables de la déséquilibrer. La nature autrement s’autogère d’une manière magnifique, je trouve, étonnante. Donc apprenons à regarder, à aimer, à observer pour mieux protéger. On aura un jardin riche de biodiversité et qui nous permettra également de nous ressourcer. »

Découvrez notre article dédié au livre de Gilles Leblais « J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin ».

J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin : des auxiliaires efficaces et sympathiques

Gilles Leblais

Édition Terre Vivante

Environ 14 €

Amazon     FNAC     Decitre     Unithèque

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L’article 3 erreurs à éviter sur les nichoirs oiseaux. est apparu en premier sur Permaculture Design.

3 erreurs à éviter sur les nichoirs oiseaux.

Si vous souhaitez pouvoir accueillir et observer une belle diversité d’oiseaux sauvages dans votre jardin en permaculture, ne manquez pas cette nouvelle vidéo de Gilles Leblais, ornithologue, naturaliste et photographe de la vie sauvage.

Après une première vidéo sur les différents types de nichoirs à oiseaux et la façon de les installer dans votre jardin, Gilles met l’accent sur les 3 principales erreurs à éviter lors de l’installation.

En suivant ses conseils, vous permettrez aux oiseaux de nicher chez vous en toute sérénité !

  1. Erreur n° 1 : mal orienter le trou d’envol du nichoir à oiseaux

    L’orientation du trou d’envol des nichoirs est d’une grande importance pour le bon déroulement de la nidification.
    Mal orienter ce trou d’envol réduit les chances de voir votre nichoir accueillir une couvée😞.

  2. Erreur n° 2 : un nichoir trop accessible aux prédateurs

    Les chats, mais aussi les fouines et les martres sont de redoutables prédateurs notamment pour les petits oiseaux de la famille des passereaux.
    Un nichoir à oiseaux trop facilement accessible pour ces excellents grimpeurs se transformera hélas en garde-manger pour eux 😢.

  3. Erreur n° 3 : regarder à l’intérieur du nichoir

    Ouvrir un nichoir au printemps par curiosité, pour voir s’il est « habité », peut se révéler dramatique si une couvée est effectivement en cours.
    Cela peut conduire à l’abandon pur et simple de la couvée par ses parents 😱, et donc avoir l’effet inverse de ce que vous souhaitiez initialement !

Heureusement, ces erreurs peuvent facilement être évitées grâce aux conseils avisés de Gilles Leblais à retrouver ci-dessous.

Erreur n° 1 : mal orienter le trou d’envol du nichoir à oiseaux

L’erreur la plus courante lors de l’installation des nichoirs est une mauvaise orientation du trou d’envol.

Celle-ci peut entraîner diverses gênes pour les oiseaux, compromettant ainsi le bon déroulement de la nidification.

Les vents dominants, trop froids ou trop chauds, ainsi que les pluies battantes sont autant de facteurs d’inconforts causés par une mauvaise orientation du trou d’envol.

Mésange charbonnière s’envolant d’un nichoir à balcon.
Mésange charbonnière s’envolant d’un nichoir à balcon bien orienté à l’est. © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

La bonne pratique à privilégier :

👉 Toujours orienter le trou d’envol de vos nichoirs à l’est, donc face au soleil levant.

En faisant cela, on évite de soumettre le trou d’envol à des vents ou des pluies dérangeantes pour les oiseaux qui vont devoir multiplier les allers-retours en période de nourrissage des jeunes.

En outre, les oiseaux perçoivent ainsi tout de suite quand la journée commence et qu’ils peuvent partir en chasse.

Cette exposition entraîne en plus une bonne hygrométrie pour le nichoir, ce qui le rend plus favorable à une bonne nidification et augmente donc les chances de voir le nichoir occupé 🤩.

Erreur n° 2 : un nichoir trop accessible aux prédateurs

Quand on a des animaux domestiques et notamment des chats dans un jardin, qui sont de grands prédateurs des oiseaux, il faut veiller à leur empêcher l’accès au nichoir pour éviter qu’ils ne déciment les nichées.

Certains animaux sauvages comme les fouines ou les martres peuvent aussi détruire des couvées si le nichoir leur est trop accessible ou mal configuré.

Fouine, grand prédateur des oiseaux sauvages, au milieu de rochers.
La fouine est un animal sauvage, grand prédateur des oiseaux qu’il faut empêcher au maximum d’accéder aux nichoirs à oiseaux.

Les bonnes pratiques à privilégier :

  • Installer le nichoir à une hauteur suffisante :
    • 1 m de haut au minimum
    • Entre 2 m et 6 m de haut, selon les espèces
    • Exception : la mésange noire aura tendance à nicher plus bas que 1 m.
  • Utiliser un nichoir à balcon pour limiter l’impact des attaques de prédateurs :
    • Le « balcon » est une petite avancée située au niveau du trou d’envol qui permet de limiter l’accès des prédateurs puisque les jeunes oisillons se trouvent, eux, en partie basse du nichoir.
    • Par exemple, une fouine ou un chat, réussissant à grimper jusqu’à un nichoir à balcon, pourront passer la patte à l’intérieur, mais, pas atteindre les jeunes, protégés par l’avancée du balcon.
Nichoir à balcon pour oiseaux cavicoles.
Un nichoir à balcon permet d’empêcher des prédateurs comme les chats ou les fouines d’accéder aux oisillons présents dans le bas du nichoir.
  • Des barrières artificielles ou naturelles pour empêcher les prédateurs de monter jusqu’au nichoir.
    • Il existe des sortes de colliers avec des tiges de fer à installer autour des troncs ou des piquets supportant les nichoirs pour empêcher les prédateurs de grimper.
    • Planter des buissons épineux au pied des arbres qui accueilleront des nichoirs est une autre solution plus naturelle. Prunellier, aubépine, pyracantha… pourront dissuader les prédateurs de monter au nichoir.
Buisson de prunelliers épineux.
Les buissons épineux comme ici des prunelliers peuvent dissuader les fouines ou les chats de grimper jusqu’à un nichoir.

Erreur n° 3 : regarder à l’intérieur du nichoir

Aux beaux jours, même si l’envie peut être forte, retenez-vous absolument d’aller vérifier à l’intérieur du nichoir s’il est occupé.

Une telle curiosité pourrait compromettre totalement la nichée en cours et signer son arrêt de mort en provoquant l’abandon des parents 😱.

Les bonnes pratiques à privilégier :

  • S’installer confortablement à distance raisonnable du nichoir et l’observer en toute discrétion à l’aide de jumelles.
  • Assouvir sa curiosité grâce à des livres sur les oiseaux comme celui de Gilles Leblais recommandé ci-dessous pour :
    • apprendre à bien observer dans le respect de la tranquillité des oiseaux,
    • découvrir ce qu’ils apportent à leurs jeunes pour les nourrir selon les phases de leur développement,
    • connaître bien d’autres étonnants secrets sur vos nichoirs et leurs habitants…
Gilles Leblais observant les oiseaux dans son jardin avec des jumelles.
Pour l’observation des oiseaux présents dans vos nichoirs, suivez les conseils de Gilles Leblais, utilisez simplement une bonne paire de jumelles 😉.

Comme vous le voyez, il est relativement simple d’éviter les erreurs d’installation pour vos nichoirs à oiseaux.

Comme le souligne Gilles Leblais, un couple de mésanges peut apporter à ses petits de 40 à 60 proies dans l’heure (mouches, moustiques, araignées, petits coléoptères, sauterelles, chenilles…) !

Cela vaut donc vraiment le coup de privilégier toutes ces bonnes pratiques sur les nichoirs pour accueillir au mieux ces excellents auxiliaires du jardin à même de réguler naturellement les populations d’insectes indésirables !

Nous terminerons sur ces sages paroles de Gilles Leblais auxquelles nous adhérons :

« La nature est vraiment très bien faite : l’équilibre est parfait.

Il y a que nous qui sommes capables de la déséquilibrer. La nature autrement s’autogère d’une manière magnifique, je trouve, étonnante.

Donc apprenons à regarder, à aimer, à observer pour mieux protéger.

On aura un jardin riche de biodiversité et qui nous permettra également de nous ressourcer. »

Découvrez notre article dédié au livre de Gilles Leblais « J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin ».

J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin : des auxiliaires efficaces et sympathiques

Gilles Leblais

Édition Terre Vivante

Environ 14 €

Amazon     FNAC     Decitre     Unithèque

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Livre J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin

Qui est Gilles Leblais, auteur du livre « J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin »

Gilles Leblais, auteur du livre « J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin : des auxiliaires efficaces et sympathiques »

Gilles Leblais est un professionnel passionné de biodiversité qui souhaite partager son émerveillement face à la Nature avec tous.

Il s’y emploie chaque jour au travers de ses différentes activités.

Photographe nature, ornithologue, conférencier, consultant pour l’aménagement de jardins naturels et sauvages, il est aussi journaliste naturaliste et auteur de plusieurs ouvrages sur la nature et la biodiversité.

Pour Gilles Leblais, c’est en apprenant à observer la nature et à s’en émerveiller qu’on peut mieux la comprendre et mieux la protéger.

Nous apprécions tout particulièrement le travail de Gilles, c’est pourquoi nous avons déjà consacré des articles à plusieurs de ses livres qui sont tous des odes à la nature sauvage :

Gilles nous a également ouvert les portes de son « Jardin paradis » à Velanne en Isère pour une série de vidéos consacrées à la biodiversité à découvrir ci-dessous :

Contenu du livre « J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin » de Gilles Leblais

Paru en 2016 chez Terre Vivante, le livre de Gilles Leblais intitulé « J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin » est un guide pratique qui ravira toutes celles et ceux qui s’intéressent aux oiseaux sauvages de nos jardins.

Structuré en 4 parties, il offre de nombreuses informations utiles pour comprendre les habitudes, les comportements et les besoins des oiseaux afin de mieux les accueillir et les observer dans son jardin.

Le livre commence par une présentation générale des principaux oiseaux du jardin et de leurs régimes alimentaires.

L’auteur met l’accent, dans cette première partie, sur le rôle d’auxiliaire rempli par ces oiseaux dans nos jardins, notamment pour réguler efficacement les populations d’insectes indésirables (pucerons, chenilles, mouches, moustiques, araignées…).

Il précise les fondamentaux en termes d’aménagement de jardin et de plantations pour créer un environnement favorable à leur installation en leur fournissant des abris, de la nourriture et de l’eau.

Photos d’oiseaux des jardins : mésange charbonnière, grimpereau des jardins, rouge-gorge familier et torcol fourmilier. © Gilles Leblais
Exemples d’oiseaux sauvages de nos jardins à découvrir plus en détail dans le livre de Gilles : la mésange charbonnière (en haut à gauche), le grimpereau des jardins (en haut à droite), le rouge-gorge familier (en bas à gauche) et le torcol fourmilier (en bas à droite). © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Le deuxième chapitre se concentre sur les bonnes pratiques à mettre en œuvre dans son jardin pour favoriser la nidification des oiseaux. Y sont passées en revue les caractéristiques des nichoirs à adapter en fonction des besoins de chaque espèce, avec des plans précis de nichoirs à fabriquer soi-même.

Vous y trouverez aussi des conseils pour protéger les oiseaux du jardin des prédateurs naturels (chats, fouines…), des astuces pour bien installer et fixer vos nichoirs au jardin ainsi que des précisions sur leur nettoyage d’automne.

Le chapitre suivant se consacre à l’observation de vos nichoirs et de leurs habitants depuis l’hiver jusqu’à la belle saison. On y découvre des comportements étonnants à observer chez les couples qui s’installent dans un nichoir, les grandes étapes de leur nidification et de l’élevage des jeunes jusqu’à leur envol du nid. L’auteur y partage sa façon de se positionner pour observer les oiseaux du jardin sans les déranger.

La dernière partie du livre nous offre des portraits plus détaillés des principaux oiseaux des jardins, superbes photos de Gilles Leblais à l’appui.

On y découvre des anecdotes surprenantes sur leurs chants, leurs plumages saisonniers ou différents selon le sexe, leur régime alimentaire, leurs comportements ou encore leur façon de nicher…

Le livre se termine par des annexes avec notamment la liste des oiseaux présents dans l’ouvrage, très pratique pour retrouver rapidement les photos ou les descriptions sur telle ou telle espèce.

À qui s’adresse le livre « J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin »  ?

Bien qu’il ait un bagage scientifique, Gilles Leblais sait raconter avec des mots simples et justes la beauté et l’ingéniosité de la Nature.

Dans ce livre dédié aux oiseaux, il nous embarque avec lui dans la passionnante observation de ces animaux si essentiels à l’équilibre de nos écosystèmes !

De lecture facile et très bien illustré, ce livre ravira tous les lecteurs et lectrices qui veulent en savoir plus sur les oiseaux sauvages et contribuer à leur protection en les accueillant dans leur jardin dans les meilleures conditions possibles !

C’est pourquoi nous le recommandons aux curieux(euses) de tout âge, aux naturalistes en herbe, mais aussi à toute personne souhaitant simplement accueillir et observer ces magnifiques auxiliaires du jardin si efficaces et si sympathiques.

Nous le recommandons également à toute personne susceptible de pouvoir diffuser ce message et de faire de la pédagogie auprès d’un large public pour éveiller et sensibiliser à l’importance capitale de protéger ces oiseaux sauvages dans nos jardins. On pense ici notamment aux professeur(e)s des écoles, animateurs(trices) nature, etc.

N’hésitez donc pas à vous le procurer et à l’offrir autour de vous pour que nous soyons de plus en plus nombreux à accueillir comme il se doit ces formidables oiseaux sauvages dans nos jardins !!

J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin : des auxiliaires efficaces et sympathiques

Gilles Leblais

Édition Terre Vivante

Environ 14 €

Amazon     FNAC     Decitre     Unithèque

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Comment installer correctement un nichoir à oiseaux ?

Gilles Leblais, ornithologue, naturaliste et photographe passionné de biodiversité, vous livre, en vidéo, les clés d’une installation de nichoirs à oiseaux réussie dans un jardin.

Types de nichoir, diamètre du trou d’envol, orientation, hauteur

Gilles vous explique comment créer et installer des nichoirs adaptés selon les espèces pour aider au mieux les oiseaux sauvages à trouver refuge chez vous.

Vous découvrirez, dans cette vidéo, des choses très simples à mettre en place, à la portée de toutes et tous, qui sont d’une importance capitale pour la sauvegarde des oiseaux sauvages !

En plus, en bons auxiliaires, ces oiseaux vous rendront de grands services au jardin, notamment en vous débarrassant gracieusement de nombreux insectes indésirables (mouches, chenilles, pucerons…) qui finiront dans les gosiers béants des oisillons nés dans ces nichoirs correctement installés chez vous 🤩 !!

Alors si vous souhaitez contribuer à protéger les oiseaux sauvages et pouvoir vous émerveiller en les observant au pas de votre porte, pas la peine de faire compliqué, vous n’avez qu’à suivre les conseils avisés de Gilles Leblais.

À vous de jouer !!

👇 Ci-dessous : retranscription de la vidéo

Quelle taille pour le trou d’envol d’un nichoir ?

Grâce à notre intelligence soi-disant, on sait aujourd’hui que le trou d’envol est d’une importance capitale pour les espèces.

Dans le commerce, la plupart des nichoirs sont à 30 mm, c’est-à-dire 3 cm de diamètre.

Cela fait qu’ils peuvent plaire à plein d’espèces, mais on ne va pas sélectionner ces espèces parce qu’il peut y avoir des rivalités entre eux et ses qualités sont recherchées par plusieurs espèces.

Nichoir à oiseaux cavicoles avec trou d’envol adapté pour les mésanges bleues.
La taille du trou d’envol d’un nichoir à oiseaux est très importante pour installer une diversité de nichoirs qui soient adaptés selon les espèces.

Par exemple, une mésange bleue qui niche dans un nichoir avec trou d’envol à 30 mm peut être dérangée par une mésange charbonnière et se faire chasser alors que son nid est déjà construit.

Parce que l’espèce charbonnière qui est plus grosse aura le dessus.

Ce diamètre va donc avoir son importance.

Voici les dimensions à retenir pour adapter le diamètre du trou d’envol à l’espèce souhaitée :

  • 25 mm : mésange noire,
  • 27 mm* : mésange huppée,
  • 27 à 28 mm : mésange bleue,
  • 29 à 30 mm : mésange charbonnière,
  • 32 mm : sittelle torchepot,
  • 32 à 34 mm* : torcol fourmilier.

* Corrections de diamètre demandées par Gilles Leblais suite à une erreur faite à l’oral dans la vidéo :
le diamètre de 26 mm pour le trou d’envol correspond à la mésange nonnette.
le diamètre de 45 mm pour le trou d’envol correspond à l’étourneau sansonnet.

En cliquant sur le bouton ci-dessous, retrouvez un mémo récapitulatif des diamètres de trou d’envol à respecter pour sélectionner correctement les espèces d’oiseaux sauvages qui pourront nicher chez vous.

👉 Téléchargez le PDF gratuit sur les trous d’envol

Donc, au sein même du jardin, on peut sélectionner les espèces qu’on va accueillir, en fonction des tailles de trou d’envol des nichoirs installés.

Les nichoirs, des substituts aux cavités naturelles (troncs d’arbres, bois mort, trognes…)

L’urgence aujourd’hui, c’est de mettre le plus de nichoirs possible dans son jardin, qu’il soit grand, qu’il soit petit.

Exemples de nichoirs à oiseaux à installer au jardin en permaculture.
Exemples de nichoirs à oiseaux installés par Gilles Leblais dans son jardin Paradis.

Les cavités manquent puisqu’on a tendance à détruire le bois mort alors qu’il faut le protéger dans le jardin.

On coupe les arbres alors qu’il faut en replanter.

Donc, ces substituts aux cavités naturelles que sont les nichoirs sont d’une importance capitale : ils l’étaient déjà depuis plusieurs années, mais encore plus dans les années à venir.

C’est une des premières choses auxquelles j’ai pensé quand je suis arrivé ici, il y a quasiment 15 ans.

En tant qu’ornithologue, les oiseaux, en plus avec le rôle d’auxiliaire au jardin, avaient leur place forcément, une place prépondérante dans l’espace même du jardin puisque ce sont des auxiliaires précieux notamment en chassant certains types d’insectes et en limitant certaines populations.

Tout le monde connaît les mésanges et justement je rebondis là-dessus pour les nichoirs, parce que les mésanges sont des oiseaux qu’on appelle cavicole, c’est-à-dire qu’ils ont besoin de l’obscurité pour nicher.

Donc ils ont besoin des trous d’arbres.

On a parlé tout à l’heure des arbres têtards : en coupant au fur et à mesure, on va créer des cavités qui vont permettre aux chauves-souris, mais aussi aux oiseaux de nicher.

Cavité naturelle dans un tronc de bouleau faisant un excellent nichoir à oiseaux.
Cavité naturelle dans un tronc de bouleau faisant un excellent nichoir à oiseaux.

Donc les nichoirs sont des substituts aux troncs d’arbres et c’est ça l’intérêt d’en placer quand on arrive dans un jardin.

Une des premières choses à faire pour compléter ce qu’on va mettre en strates arborées, c’est de placer des nichoirs en attendant que les arbres grandissent.

Deux types de nichoirs selon les espèces cavicoles ou semi-cavicoles

Il y a plusieurs types d’espèces qui vont aller dans les nichoirs.

Elles sont une douzaine à peu près.

Il y a celles qu’on appelle des purs cavicoles, c’est-à-dire qui ont besoin d’obscurité, comme les mésanges.

Et il y a des semi-cavicoles.

Donc là, on a les deux types de nichoirs sur cette façade du chalet.

Celui là-bas, c’est un semi-cavicole et celui-ci, c’est pour cavicole.

À gauche le nichoir pour espèces cavicoles et à droite le nichoir pour espèces semi-cavicoles.
À gauche le nichoir pour espèces cavicoles ayant besoin d’obscurité pour nicher et à droite le nichoir pour espèces semi-cavicoles.

Où placer un nichoir dans son jardin ?

Nichoir à oiseaux : comment l’orienter ?

L’intérêt de ces nichoirs, ça va être de les placer d’une manière intéressante pour la faune.

Tous les nichoirs, que ce soit pour les cavicoles ou les semi-cavicoles, doivent être placés face à l’est, face au soleil levant, pour des raisons qui sont toutes simples et logiques.

Dans la nature, les oiseaux vont rechercher des cavités et feront en fonction de ce qu’ils trouvent, mais, s’ils ont la possibilité d’avoir une ouverture à l’est, ils la prendront toujours à l’est.

Simplement parce qu’à l’est, le soleil se lève, la journée commence, c’est comme un réveil pour nous ou une montre, la journée commence donc, je peux partir en chasse.

Ça c’est une des premières choses.

L’autre, c’est qu’à l’est, il n’y a jamais de vents froids, jamais de pluies battantes et ça, les oiseaux le savent.

Les pluies battantes, elles sont à l’ouest, les vents froids, ils sont au nord !

Les vents plus chauds, ils sont au sud.

À l’est, ce sera toujours tempéré donc le nichoir, avec cette ouverture face à l’est, sera toujours mieux abrité et adapté pour une bonne nidification, naissance des jeunes, etc.

Sittelle torchepot, oiseau cavicole, à l’entrée de son nichoir.
Sittelle torchepot, oiseau cavicole, à l’entrée de son nichoir installé par Gilles Leblais dans son jardin Paradis à Velanne.

À quelle hauteur placer ses nichoirs à oiseaux ?

Ensuite, il y a l’histoire de la hauteur.

Moi, dans mon jardin, je peux les surveiller presque quotidiennement.

Donc, je ne les ai pas spécialement placés très haut, mais j’ai quand même respecté suivant les espèces.

L’idéal, c’est entre 2 mètres et 6 mètres pour les nichoirs et suivant les espèces.

Donc entre ces deux hauteurs, on peut placer des nichoirs qui sont adaptés pour différentes espèces sachant que certaines espèces peuvent nicher beaucoup plus bas.

La mésange noire notamment que j’ai par ici aussi est capable de nicher plus bas.

Je l’ai même vue nicher au sol dans des trous de mulots.

Pour elle, ce n’est pas la peine de mettre plus haut que 2 mètres et entre autres, les placer dans les conifères parce que comme c’est une espèce qui aime particulièrement le conifère, elle aura tendance à chercher un nichoir dans un conifère, pas que, mais de préférence.

Exemples de nichoirs pour mésanges, rouge-gorge et autres passereaux selon les espèces et habitudes de nidifications

Donc ça, c’est un nichoir pour cavicole qui peut convenir pour :

– les mésanges, 

– le rougequeue à front blanc,

– la sittelle torchepot…

– et tous ces oiseaux-là qui ont besoin d’une cavité.

Nichoirs pour oiseaux cavicoles : en haut à gauche la mésange bleue, en haut à droite, la mésange charbonnière, en bas à gauche le rougequeue à front blanc, en bas à droite, la sittelle torchepot.
Exemples d’oiseaux cavicoles pouvant s’installer dans un nichoir fermé avec trou d’envol spécifique : en haut à gauche la mésange bleue, en haut à droite, la mésange charbonnière, en bas à gauche le rougequeue à front blanc, en bas à droite, la sittelle torchepot.

Il peut y avoir aussi des nichoirs pour semi-cavicoles comme le nichoir pot de fleur qui est le nichoir le plus simple à mettre en place ou celui, au fond, qui est une niche, un nichoir semi-ouvert.

Ce serait le même principe avec celui-ci, mais au lieu d’avoir un trou ici, on aurait toute la moitié du haut qui serait ouverte.

Dans un nichoir pour espèce semi-cavicole, on peut avoir :

– la bergeronnette grise,

– le rougequeue noir,

– le rouge-gorge.

Nichoirs pour oiseaux semi-cavicoles : à gauche la bergeronnette grise, au centre le rougequeue noir et à droite le rouge-gorge familier.
Exemples d’oiseaux semi-cavicoles pouvant s’installer dans un nichoir semi-ouvert : à gauche la bergeronnette grise, au centre le rougequeue noir et à droite le rouge-gorge familier.

Si on a la chance d’être près d’un ruisseau et qu’on a un petit pont, on peut placer ce genre de nichoir semi-cavicole, donc avec toute la partie haute ouverte, sous un pont, on aura par exemple :

– du cincle plongeur,

– de la bergeronnette des ruisseaux.

Ces nichoirs, substituts aux cavités naturelles, vont donc avoir un intérêt pour ces oiseaux et vont être d’une importance cruciale pour les protéger et leur permettre de nidifier.

Comment faire un nichoir facile pour oiseaux ?

Le nichoir le plus simple à mettre en place, si on n’a pas trop les moyens, c’est le nichoir pot de fleur.

Un petit cerclage de métal appuyé contre, une petite pointe, alors une pointe sur cette partie-là, dans les arbres, on fixe autrement bien évidemment, mais l’intérêt c’est que ce nichoir, il peut servir à plusieurs espèces.

J’ai vu nicher dedans :

– le rouge-gorge,

– le gobemouche gris,

– le rougequeue à front blanc,

– le rougequeue noir,

– le troglodyte mignon.

Donc c’est vraiment un nichoir tout simple, mais qui peut accueillir pas mal d’espèces.

Nichoir à oiseaux en pot de fleurs.
Le nichoir à oiseaux le plus simple à réaliser : le nichoir pot de fleurs !

On agrandit simplement le trou du fond ou la partie plus haute du fond de pot, on la taille en demi-cercle à la lime et on a un nichoir.

C’est le plus simple à mettre en place.

Ensuite il y a les nichoirs/niches avec une ouverture, ce sera pour les mêmes espèces.

Installer des nichoirs au jardin : une priorité absolue pour aider les oiseaux sauvages

Installer une diversité de nichoirs sur piquet en attendant le développement de cavités naturelles !

Ces nichoirs vont avoir leur importance surtout quand on arrive dans un jardin où il y a peu de choses arborées,parce qu’on va pouvoir les placer à des endroits, quitte à utiliser un piquetle placer dans sa haie et vous placez un nichoir dessus par exemple.

En attendant que les arbres grandissent, fournissent des cavités ou des arbres têtard, ça nous permettra de protéger les oiseaux.

Là, on est sur une jeune haie qui aura deux ans à l’automne.

Dans cette jeune haie, avant qu’il y ait des arbres avec des cavités pour les oiseaux, je vais y mettre des nichoirs.

C’est ce que j’ai fait quand je suis arrivé ici dans la haie nord et dans ma haie ouest.

Et je vais pouvoir le faire ici aussi, c’est-à-dire je vais compléter ma haie, mais tout en montrant bien aux oiseaux qu’il va y avoir un intérêt pour eux à venir ici.

Ce que je fais, dans la haie mêmeje vais placer des piquets en les enfonçant plus bien évidemment.

Installation d’un nichoir à oiseaux sur piquet dans une jeune haie d’arbres.
Installer des piquets surmontés de nichoirs dans une jeune haie en devenir permet d’offrir le gîte aux oiseaux sans avoir à attendre le développement des arbres et de cavités naturelles.

Dans ce cas, comme le piquet est petitje pourrais très bien mettre notamment un nichoir pour la mésange noirecomme j’ai dit tout à l’heure.

Je le placerai de préférence à côté d’un conifère notamment sachant qu’il y en a un qui est là, donc ça peut lui convenir.

Face à l’est, le trou d’envol donc ce sera de l’autre côté.

Ainsi les oiseaux sauront qu’ils ont des possibilités de cavités.

Donc, dans la portion de ma haie qui a été aménagée ou quand on crée une haie, même quand les arbres sont tout petits, on peut placer trois ou quatre piquets avec des nichoirs différents, avec différentes ouvertures, toujours face à l’est.

Très vite, les oiseaux vont repérer : « Tiens, il y a un couvert forestier qui commence et puis en plus, je ne sais pas qui nous a placé ça, mais il y a des cavités ! »

Et donc ils vont se dire : « Tiens c’est intéressant, je vais trouver le gîte et le couvert ! ».

Et ça, tout le monde peut le faire dans son jardin.

Ça ne coûte que l’amour de la nature et un petit peu de bonne énergie pour cette biodiversité.

Les mésanges, oiseaux cavicoles formidables auxiliaires au jardin

Donc on place des nichoirs, on fait bien attention à ce trou d’envol.

Ainsi on peut sélectionner les espèces parce que s’il fait que 25 mm, la mésange charbonnière ne pourra pas rentrer dedans, par contre, la mésange noire, elle, peut rentrer dedans.

S’il fait que 26 mm, idem, mais ce sera la mésange huppée qui viendra dedans et ainsi de suite.

Bien que la mésange huppée soit capable de construire son nid en creusant dans les arbres, en agrandissant des trous, etc.

Suivant les endroits où on est, on peut faire et mettre en place des nichoirs comme il faut !

Et ça, il faut le faire aujourd’hui, c’est une priorité dans un jardin si on aime les oiseaux, si on veut avoir des auxiliaires précieux qui nous aident.

Chenille verte en plein repas au jardin.
Une chenille verte : la proie de prédilection des mésanges surtout dans la dernière semaine avant l’envol des jeunes !

Ils nous aideront entre autres pour chasser les chenilles puisque la dernière semaine, avant l’envol des jeunes, la quasi-totalité, à la vue de mes observations que je fais depuis plus de 40 ans, à chaque fois sur cette dernière semaine, la majorité des proies sont toujours des chenilles de couleur verte.

En fait, pour avoir suivi leur nidification suivant les semaines de nidification, les proies vont évoluer et vont être différentes.

Donc, dans un jardin, on a tout intérêt à faciliter ça pour que ces mésanges qui sont nos auxiliaires aussi bien dans la nature que dans le jardin permettent le juste équilibre entre les proies et les prédateurs.

Un nichoir pour chouette hulotte dans le jardin

Petite anecdote : grâce à ces nichoirs, j’ai aujourd’hui une chouette qui niche dans mon jardin.

Avant que le jardin s’arbore de la manière dont je l’ai créé, toujours à l’image de la nature,  parce que, pour moi, c’est prépondérant, comme une mini-forêt

Donc on a vu ces nichoirs pour des espèces cavicoles, les petits passereaux, mais il peut y avoir aussi des rapaces comme les chouettes.

Ça peut être aussi l’étourneau sansonnet qui n’est pas un rapace, mais voilà, il y a plein de possibilités avec des nichoirs adaptés.

Et donc, j’ai mis en place un nichoir pour chouette hulotte.

Chouette hulotte sur branche d’arbre.
La chouette hulotte, un rapace très intéressant à héberger au jardin, notamment pour la régulation des populations de petits rongeurs…

Au début, elle nichait dans de vieux nids de corvidés, corneille noire notamment ou pigeon ramier, les deux premières années.

À partir du moment où j’ai installé ce nichoir, elle a occupé le nichoir qui lui convenait parfaitement comme ce qu’elle trouve dans la nature.

Aujourd’hui, pour cette saison, après la nidification de la hulotte, il y a même les frelons européens qui ont pris possession de la cavité.

Donc on en revient à ce qu’on disait au départ, les nichoirs très importants dans un jardin, ce sont des substituts aux arbres morts, au fameux bois mort, mais qu’il faut absolument sauvegarder.

Et en plus, avec les nichoirs, on peut vraiment créer ce qu’il faut pour toutes ces espèces cavicoles ou cavernicoles qui ont besoin de cette obscurité pour pouvoir vivre et se reproduire jusqu’au pas de nos portes.

Livre de Gilles Leblais sur l’accueil et l’observation des oiseaux du jardin

Pour plus de détails sur les diverses façons de nicher des oiseaux sauvages de nos jardins, mais aussi pour trouver :

  • des plans de nichoirs à fabriquer vous-même avec des astuces pour des nichoirs réussis
  • des informations précieuses sur les modes de vie, de reproduction et d’élevage des jeunes
  • des portraits d’oiseaux détaillés pour mieux connaître et donc mieux protéger cette avifaune qui nous entoure.

Découvrez le livre de Gilles Leblais dédié à l’accueil et l’observation des oiseaux du jardin !

J’accueille et j’observe les oiseaux dans mon jardin : des auxiliaires efficaces et sympathiques

Gilles Leblais

Édition Terre Vivante

Environ 14 €

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Livre Ma haie refuge de biodiversité : choisir, planter, observer

Qui est Gilles Leblais, auteur du livre « Ma haie refuge de biodiversité »

Gilles Leblais a de multiples casquettes : photographe nature, ornithologue, conférencier, consultant pour l’aménagement de jardins naturels et sauvages. Il est aussi journaliste naturaliste et auteur de plusieurs ouvrages sur la nature et la biodiversité.

Gilles Leblais, auteur du livre « Ma haie refuge de biodiversité : choisir, planter, observer »
Portrait de Gilles Leblais, auteur du livre « Ma haie refuge de biodiversité » – © Christine Durand

Bref, c’est un véritable amoureux de la nature qui a à cœur de nous émerveiller avec sa beauté pour nous aider à nous y reconnecter et mieux la respecter au quotidien.

Nous apprécions tout particulièrement le travail de Gilles, c’est pourquoi nous avons déjà consacré des articles à deux autres de ses livres qui sont aussi des odes à la nature sauvage :

Gilles nous a également ouvert les portes de son « Jardin paradis » à Velanne en Isère pour une série de vidéos consacrées à la biodiversité à découvrir ci-dessous :

Contenu du livre « Ma haie refuge de biodiversité » de Gilles Leblais

Avec son livre « Ma haie refuge de biodiversité », Gilles Leblais entre dans le détail de tout ce qu’il faut prendre en compte pour installer une haie de jardin vraiment utile pour la faune sauvage, des oiseaux aux insectes, batraciens, reptiles et petits mammifères…

Paru au printemps 2021 chez Terre Vivante, cet ouvrage est, une fois encore, une invitation à l’émerveillement grâce notamment aux magnifiques photos nature de l’auteur !

Le livre est composé de 5 chapitres principaux.

Haies bocagères, haies naturelles, champêtres, haies vives : des plantations vitales pour la biodiversité

Le livre s’ouvre sur le chapitre « Je plante une haie vive » pour nous aider à passer tout de suite à l’action dans nos jardins.

Après avoir rappelé le rôle essentiel des haies bocagères pour la biodiversité, l’auteur nous incite à réfléchir à quelle haie nous pourrions planter chez nous.

Il fournit des éléments détaillés pour choisir les bonnes espèces selon son contexte puis pour savoir comment les planter et les entretenir au fil du temps avec des explications précises de ces différentes mises en œuvre.

Vient ensuite un chapitre sur l’observation de son environnement pour être en mesure de bien intégrer ses haies comme l’ensemble de son jardin dans le paysage, de façon, là encore, à attirer le plus de biodiversité possible.

Le chapitre suivant détaille le rôle des arbres et arbustes dans nos jardins.

On y découvre l’incroyable biodiversité que cela attire, superbes photos à l’appui et ce que cette biodiversité apporte à son tour à l’ensemble.

Gilles Leblais explique également comment faire des choix dans les essences d’arbres et arbustes et dans l’aménagement des haies entre elles sur un terrain.

photos d’animaux sauvages dans des milieux arborés. © Gilles Leblais
Exemples de biodiversité attirée par des haies vives naturelles : le lézard vert (en haut à gauche), l’accenteur mouchet (en haut à droite), le rouge-gorge (en bas à gauche) ou encore le troglodyte mignon (en bas à droite). © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Le quatrième chapitre est consacré à la faune sauvage que vous pourrez bientôt observer aussi chez vous en ayant suivi les conseils de plantations de haies des chapitres précédents :) !

On y fait le plein d’infos et anecdotes sur les animaux, leurs mœurs et leurs utilités au jardin.

Enfin l’auteur consacre un court chapitre à l’automne et ses flamboyantes couleurs pour nous rappeler combien les feuilles mortes et tiges de bois mort sont utiles l’hiver pour abriter divers animaux et insectes auxiliaires, mais aussi combien la nature est généreuse, offrant souvent au pied des haies matures de belles récoltes de champignons ;) !

Le livre se termine par un glossaire et la liste des arbres, des arbustes et des animaux cités dans l’ouvrage, très pratique pour retrouver rapidement les photos ou les descriptions sur telle ou telle essence végétale ou espèce animale.

À qui s’adresse le livre « Ma haie refuge de biodiversité » ?

Comme les précédents ouvrages sur la mare et sur le bois mort, ce livre est un formidable plaidoyer pour la protection de la biodiversité, mais cette fois, grâce à la plantation de haies naturelles dans nos jardins.

Facile à lire et richement illustré, cette ode à la nature sauvage ravira lectrices ou lecteurs de tout âge !  Il comblera aussi toutes celles et ceux qui souhaitent œuvrer pour la sauvegarde de la biodiversité tant mise à mal ces dernières décennies par des pratiques destructrices.

C’est pourquoi nous le recommandons à tous les curieux, naturalistes en herbe, mais aussi aux permacultrices et permaculteurs, débutants comme expérimentés souhaitant accueillir dans leur jardin cette faune sauvage si essentielle à un écosystème résilient.

Il sera également un bon support pédagogique pour éveiller et sensibiliser un large public à l’importance capitale des haies naturelles pour la survie de nombreuses espèces animales.

C’est donc, pour nous, un ouvrage à mettre entre toutes les mains dès que possible !

photos d’animaux sauvages dans des milieux arborés. © Gilles Leblais

Ma haie, refuge de biodiversité

Choisir, planter, observer

Livre de Gilles Leblais

Éditions Terre Vivante

Environ 14 €

Amazon Decitre Fnac Librairie Permaculturelle Unithèque

À bientôt 👋 !

L’équipe du bureau d’études Permaculture Design

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De l’intérêt des trognes ou arbres têtards au jardin en permaculture

Saviez-vous que l’hiver est la période idéale pour créer des arbres trognes ou arbres têtards ?

Et qu’avoir des trognes au jardin est vraiment un super atout pour sa résilience générale !

Les avantages de cette forme ancestrale de conduite des arbres sont, en effet, très nombreux, notamment pour la biodiversité.

Pour vous en parler, nous laissons la parole à un passionné de nature et de biodiversité, Gilles Leblais, qui a créé de nombreuses trognes dans son jardin.

Il peut maintenant observer avec bonheur la vie sauvage investir ces véritables havres de paix naturels que sont les arbres têtards.

Vous verrez aussi, dans cette vidéo, différentes trognes réalisées chez Gilles, comment les faire, avec quelles essences d’arbres et pour quels bénéfices !

Au bureau d’études, nous sommes de grands partisans des trognes, et nous souhaitons que vous soyez de plus en plus nombreux à en réaliser chez vous.

C’est pourquoi nous mettons ces arbres vénérables à l’honneur ici et nous espérons que cela vous donnera envie de réaliser vous aussi des trognes dans votre jardin!

Gilles Leblais est un photographe nature, ornithologue, conférencier, auteur et journaliste naturaliste qui souhaite réenchanter notre regard et nous émerveiller avec les beautés et curiosités de la nature pour mieux la respecter et l’accueillir dans notre quotidien !

Il nous a ouvert les portes de son jardin Paradis à Velanne en Isère pour une série de vidéos sur la nature et la biodiversité au jardin.

Nous espérons que ça vous plaira !

⚠️ Ci-dessous une retranscription texte de la vidéo :

Des trognes de saule au potager

Les arbres têtards, on les appelle aussi les arbres trognes, parce qu’ils ont une belle trogne, c’est le cas de le dire, ce qui va créer au fur et à mesure du temps des nodosités des fois, des cavités, qui vont être d’une richesse hyper importante pour la faune.

Trognes de saule marsault vieilles de 12 ans à l’entrée du petit potager.
Trognes de saule marsault vieilles de 12 ans à l’entrée du petit potager de Gilles Leblais dans son jardin Paradis en Isère.

Alors là, vous êtes à côté du potager donc, c’est du saule marsault. J’ai pris une branche grosse comme mon pouce et je l’ai piquée dans le sol et enfoncée de 20-25 cm et tous les saules ont la possibilité, à partir d’un terrain qui soit assez frais, de repartir automatiquement.

Ils vont faire des racines.

L’eau de saule pour vos boutures

L’eau de saule, si vous mettez des petits morceaux de bois coupés de saule dans un seau d’eau, il va y avoir une enzyme qui va se mettre en place et notamment quand vous voulez recéper vos cassissiers ou framboisiers au printemps.

Cette eau de saule va permettre à vos cassissiers, vos framboisiers de refaire des racines dans cette eau de saule avec des petits morceaux de bois de saule.

Comment faire une trogne ou taille en têtard ?

Donc un morceau de bois de saule pour les arbres têtards, vous le plantez, il va faire ses racines.

Ça peut arriver que ça capote, mais la plupart du temps, ça fonctionne tout le temps.

J’ai planté ça, voilà aujourd’hui ce que ça donne 12 ans après.  L’arbre a pris son ossature et donc, je laisse pousser et tous les ans suivant mon besoin ou tous les trois ou quatre ans, je vais lui tailler sa tête.

Taille en têtard sur saule marsault avec conservation de tire-sèves.
Taille en têtard sur saule marsault avec conservation de tire-sèves réalisée par Gilles Leblais à l’entrée de son potager en permaculture.

Je laisse un tire-sève sur à peu près une hauteur comme ça : 10 cm. Ce qui va permettre de faire repartir d’autres branchages.

Pourquoi tailler un arbre en trogne ou en têtard ?

Des trognes pour la biodiversité

L’intérêt de trogner, c’est-à-dire de tailler la tête de l’arbre va être pour la biodiversité et ça se fait pendant l’hiver.

Tous ces rejets, on les taille au fur et à mesure et au gré du temps. C’est ce qui se faisait autrefois.

En trognant, on va créer des parties anciennes avec des cavités qui pourront permettre à des oiseaux cavicoles donc qui ont besoin de l’obscurité pour nicher, de nicher à l’intérieur.

Mais également ça peut être des chauves-souris ou d’autres micromammifères comme le muscardin, les mulots qui pourront se mettre dedans.  Même dans des bocages réussis ou même au sein du jardin, j’ai pu constater ailleurs, il peut y avoir l’hermine qui grimpe et qui va s’abriter dans un trou ou qui va y chasser.  De toute façon, ça peut être aussi un poste de guet, une fois que c’est taillé, pour la chouette chevêche.

Exemples de biodiversité photographiés dans des trognes ou arbres têtards : chouette Chevêche d’Athena, oreillard roux, hermine, torcol fourmilier femelle
Les trognes sont de véritables refuges pour la biodiversité dont voici quelques exemples photographiés par Gilles Leblais dans son jardin : une chevêche d’Athena (en haut à gauche), un oreillard roux (en haut à droite), une hermine (en bas à gauche) ou encore un torcol fourmilier femelle (en bas à droite). © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Des trognes pour l’usage humain

Il y a plein d’intérêts de tailler pour la biodiversité et l’autre intérêt, ça va être pour nous. Parce qu’avec ces rejets, on peut tailler et en faire des beaux murets de branchages comme on a fait ici.

On peut aussi en faire du BRF qui servira de mulch dans votre jardin en permaculture.

Autrefois, ils coupaient tout ça pour en donner du frais en branchage au bétail entre autres.

Et si on espace les tailles, en suivant la logique de l’arbre trogne ou têtard comme ça se faisait autrefois, on va tailler une première année pendant l’hiver. Puis, on attend trois, quatre ans et là, on va en faire du bois énergie.

C’est-à-dire que les branches vont être beaucoup plus grosses. Ce sera le même principe de taille sauf que les branches que vous allez récupérer sur votre trogne pourront servir de bois de chauffage entre autres.

À l’ombre d’une trogne : une protection contre les étés caniculaires

Il y a plein de possibilités avec l’arbre têtard.

Là on est plutôt à cette saison, fin d’été avec une ombelle avec ce saule têtard à l’entrée du potager qui crée un coin de fraîcheur notamment avec l’été caniculaire qu’il y a eu, ça a permis de protéger certaines plantes, d’avoir un semi-ombrage.

Pendant l’hiver, je vais tailler.

Est-ce que j’attendrai cette année ou l’autre ? Je sais pas encore, mais en tout cas, il y aura toujours un intérêt dans le jardin pour ce type d’arbre.

Quels arbres utiliser pour faire des trognes ?

Alors il y en a plein de différents.

On a parlé des saules, moi j’utilise également les noisetiers, parce que les rejets de souches notamment, je les laisse pousser trois à cinq ans.  Ça va me servir pour les piquets, mais plus jeunes, sur ces tailles-là, ça va me servir pour tresser également parce que le noisetier, c’est un bois très souple.

Muret de branchages tressés avec les résidus de tailles en trogne ou en têtard.
Muret de branchages tressés réalisé avec les résidus de tailles en trogne ou en têtard réalisées au jardin par Gilles Leblais.

Ça me rappelle ma jeunesse, quand je faisais ma gaule pour aller pêcher, elle était en noisetier.

Donc le noisetier, on a parlé des saules, il va y avoir des trognes de frêne.

J’utilise également le sureau. Alors ça, c’est des tiges creuses, mais ça peut être souple également.

Le châtaignier autrefois était utilisé. Les rejets, si on taille en trogne un châtaignier, pareil, ça peut être utilisé.

Je teste également sur des érables notamment sur l’érable sycomore, là, c’est le cas devant nous, l’érable sycomore, sur des érables champêtres et dernièrement sur des merisiers.

Comment tailler un arbre en têtard : l’exemple d’un merisier

Ça c’est un merisier qui s’était implanté à côté du cabanon.

J’ai décidé de le laisser là et plutôt que de le laisser partir en plein vent et qu’il devienne un arbre immense, là, j’étais à 5 cm au niveau diamètre, c’est la bonne taille pour commencer la première taille d’un arbre têtard ou arbre trogne.

L’hiver dernier donc, j’ai taillé la tête (étêté).

J’ai laissé ce qu’on appelle des tire-sèves voilà.

Et de ces tire-sèves sont reparties plein de branches et même ailleurs.

Exemple de taille en trogne ou en têtard sur un merisier.
Exemple de taille en trogne ou en têtard sur un merisier réalisées par Gille Leblais dans son jardin Paradis.

Je vais laisser trois, quatre ans l’arbre se refaire sa tête et dans trois, quatre ans, je taillerai à nouveau pour laisser pousser. Ça, c’est une première possibilité.

Deuxième solution, c’est là par exemple, j’ai taillé au printemps, le printemps suivant, je peux recouper de la même manière. Je taille un petit tire-sève, je coupe de façon à avoir toujours des petites branches comme ça, qui me serviront pour la création des murets ou faire un treillis quelque part, un petit muret simple en tressage pour retenir de la terre…

Enfin il y a plein de possibilités à faire.

Des trognes au jardin pour protéger la biodiversité et se reconnecter à la nature

L’arbre trogne dans le jardin sur différentes espèces donc, que ce soit le frêne, que ce soit les saules, etc. ou ici un merisier, va avoir son intérêt dans un jardin.

Faire des arbres têtards est intéressant notamment dans la haie ou en bout de haie ou autour d’un verger, mais de toute façon à un endroit ou l’autre du jardin, il est intéressant aussi, surtout aujourd’hui, pour protéger cette biodiversité.

Planter une haie de jardin qui soit aussi une haie brise vue vous abritant des regards indiscrets peut se faire selon les principes de permaculture afin de créer une haie végétale brise vue efficace et biodiversifiée.

Plantez des haies incluant des arbres trognes pour vous et pour la biodiversité !

Défensive, gourmande, anti-pollution…, nous avons conçu pour vous 9 haies thématiques en permaculture pour vous permettre de planter votre abondance, créer des trognes et accueillir un maximum de biodiversité chez vous sans prise de tête.

Il est important de continuer ce travail qui a été fait autrefois par nos ancêtres.

Aujourd’hui, il est de moins en moins pratiqué, parce que les agriculteurs veulent aller plus vite, la machinerie agricole a pris le dessus, malheureusement.

La taille en trognes était pourtant une des rares choses avec le bocage qui nous permettait d’être en lien étroit avec la nature et savoir être en harmonie avec elle.

Ces pratiques anciennes de taille ont toutes leurs utilités comme les arbres têtards ou arbres trognes jusque dans nos jardins. 

Parce qu’ils vont non seulement nous permettre de réapprendre à être en contact intime avec le vivant, mais aussi continuer à être en harmonie pour protéger la biodiversité.

Exemples de biodiversité appréciant les trognes ou arbres têtards : un grimpereau des jardins, une aromie musquée, un campagnol roussâtre, une sittelle torchepot.
Grâce aux trognes, on protège la biodiversité dont voici quelques exemples photographiés par Gilles Leblais dans son jardin : un grimpereau des jardins (en haut à gauche), une aromie musquée (en haut à droite), un campagnol roussâtre (en bas à gauche), une sittelle torchepot (en bas à droite). © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Un livre sur les trognes pour en savoir plus

Pour approfondir vos connaissances sur les arbres têtards ou trognes, de leurs origines à leurs utilisations paysannes, mais aussi les mythes et légendes que ces arbres ont véhiculés, comment les créer, pour quels bénéfices…, nous vous conseillons l’excellent livre de Dominique Mansion intitulé « Trognes, l’arbre paysan aux mille usages » à découvrir plus en détail dans notre article dédié.

Maintenant à vous de jouer, à vos tailles, prêts, trognez 😉 !

Les Trognes

L’arbre paysan aux mille usages

Dominique Mansion

Édition Ouest France

Environ 22 €

Amazon     FNAC     Decitre     Unithèque

Un livre sur le bois mort complémentaire aux trognes

Et pour aider toujours plus la biodiversité à trouver refuge dans votre jardin et y rester, découvrez également notre article sur le livre de Gilles Leblais sur les branchages et bois mort au jardin, véritables trésors pour la biodiversité.

Branchages et bois mort au jardin

Des trésors pour la biodiversité

Gille LEBLAIS

Édition Terre Vivante

Environ 15 €

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