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Comment faire un jardin en permaculture ? Les bases indispensables à connaître.

Avant de parler de jardin en permaculture, rappelons que la permaculture est bien plus qu’une nouvelle approche du jardinage biologique.

Avec sa médiatisation actuelle, elle est hélas trop souvent réduite à des techniques de jardinage et ce n’est vraiment pas lui rendre justice !

Nous souhaitons donc ici lui redonner ses lettres de noblesse, car la permaculture est un concept global génial induisant une véritable philosophie de vie où animaux, insectes, êtres humains, plantes et micro-organismes vivent en harmonie dans un environnement sain, résilient et le plus autonome possible.

La permaculture : définition.

Le mot « permaculture » en lui-même est la contraction de « (agri) culture permanente ».

Il fut inventé par Bill Mollison et David Holmgren dans les années 1970.

Photos de Bill Mollison et David Holmgren, fondateurs de la permaculture.

Il regroupe des principes et des techniques d’aménagement et de culture, à la fois ancestraux et novateurs, dans un concept global, dont la mise en œuvre se fait grâce à un outil incroyablement efficace : le design de permaculture.

Le design ou conception en permaculture vise à faire de son lieu de vie un écosystème harmonieux, productif, autonome, naturellement régénéré et respectueux de la nature et de TOUS ses habitants !

Beau programme, non ?

Pour synthétiser cela, voici une définition simple de la permaculture selon Bill Mollison lui-même :

La permaculture est une démarche de conception éthique visant à construire des habitats humains durables en imitant le fonctionnement de la nature.

— Bill Mollison

Qu’est-ce que la permaculture ?

Mais de quoi est fait ce concept de permaculture, cette démarche inspirante à même de transformer des déserts en oasis de vie verdoyants ?

Voyons de quoi elle est constituée.

La permaculture, telle qu’elle a été réfléchie par ses fondateurs, repose sur 3 piliers essentiels à comprendre et à bien intégrer pour l’appréhender correctement :

  1. Les éthiques fondatrices de la permaculture
  2. Les principes de permaculture
  3. Les stratégies, techniques et outils en permaculture
Schéma d’explication de la permaculture.

Quelles sont les éthiques de permaculture ?

Tout d’abord, il nous semble essentiel de vous parler des éthiques qui sont au cœur de cette démarche globale de permaculture et en font sa force.

La permaculture repose donc sur trois éthiques fondamentales :

  • être attentif à la terre,
  • être attentif aux humains
  • redistribuer équitablement les surplus.

Ces trois éthiques sont universelles, c’est-à-dire qu’elles seront les mêmes pour tout projet en permaculture, où que l’on soit sur la planète.

Elles permettent d’avoir une ligne de conduite comportementale et morale, indispensable pour tempérer les égoïsmes instinctifs et encadrer nos actions au quotidien.

Elles créent un cadre pour le « vivre ensemble » et la durabilité.

L’expression « prendre soin de » qu’on entend souvent pour décrire ces éthiques de permaculture place la permacultrice ou le permaculteur dans un rôle interventionniste, mais la terre a-t-elle besoin de nous ? L’humain a-t-il besoin de nous ?

C’est une question de regard sur les choses que nous préférons nuancer avec la formulation « être attentif à » qui nous place davantage dans une position d’observation et d’écoute.

Quels sont les principes de permaculture ?

Pour définir les limites et contenus de ces éthiques, Bill Mollison et David Holmgren, les deux co-fondateurs de la permaculture, ont énoncé, chacun à leur manière, divers principes universels sur lesquels s’appuyer pour nous aider à régénérer les écosystèmes naturels à l’échelle de nos designs et à rendre nos projets en permaculture efficaces et résilients.

Photos avant/aprés d’un jardin en permaculture.
Jardin avant/après montrant la régénération de l’écosystème, dans le jardin de Magalie, membre de notre bureau d’études.

Vous trouverez donc des formulations assez diverses de ces principes ainsi qu’un nombre de principes variables selon qu’on se base sur ceux énoncés par Bill Mollison et/ou par David Holmgren.

Pour notre part, nous avons fédéré ces divers principes que nous classons en trois catégories :

  • les principes basiques
  • les principes philosophiques
  • les principes liés au design

Voyons maintenant les principes de permaculture en eux-mêmes classés via nos catégories :

Les principes de permaculture basiques

  • Observer et interagir
  • Collecter et stocker l’énergie
  • Obtenir une récolte
  • Utiliser et valoriser les services et les ressources renouvelables et biologiques
  • Ne pas produire de déchets ou tout déchet est une ressource inexploitée
  • Privilégier les petits systèmes intensifs et les solutions lentes
  • Utiliser et valoriser la diversité
  • Utiliser et valoriser l’effet de bordure
  • Un travail à fournir est le résultat d’un besoin non rempli par le système que vous avez créé.

Les principes de permaculture philosophiques

  • Intégrer plutôt que séparer
  • Le problème est la solution
  • Accepter les feedbacks, les limites et réagir de manière créative
  • Tout se jardine
  • Travailler avec la nature et non contre elle
  • Faire de petites actions pour de grands changements
Paillage de plants de tomates dans un jardin potager en permaculture.
Le paillage est une petite action, qui a de très nombreux avantages (fertilité, humidité…) pour votre jardin en permaculture.

Les principes de permaculture liés au design

  • Partir des structures d’ensemble pour arriver aux détails
  • Un élément remplit plusieurs fonctions
  • Une fonction est remplie par plusieurs éléments
  • Conserver l’énergie (recycler, faire circuler et optimiser)
  • Accélérer l’évolution et la succession
  • Chaque élément est placé selon ses relations avec les autres
  • Planifier l’efficacité énergétique
  • Commencez au pas de votre porte
  • Commencez petit, puis étendez-vous si nécessaire

Quelques exemples de la façon dont les principes de permaculture peuvent vous aider au jardin :

  • Observer et analyser votre site pour intégrer à votre plan les connexions entre les éléments essentiels de votre système. Vous développerez ainsi des relations saines et des interactions harmonieuses entre ces éléments et aurez une meilleure compréhension de votre environnement. Par exemple, connaître le cycle de l’eau, le cycle solaire, les vents dominants, le climat, les microclimats et les types de sols sur votre terrain permettra de mieux choisir vos supports de cultures et leurs emplacements, de même pour votre verger, vos animaux…
  • Valoriser la diversité dans votre écosystème pour augmenter les interactions productives entre les êtres vivants, limiter les impacts de maladies ou de ravageurs qui se propagent moins vite dans un milieu biodiversifié où ils rencontrent plus d’obstacles, de prédateurs ou de plantes résistantes, que dans une monoculture. Vous créerez ainsi un système plus résilient et donc moins fragile.
Jardin en permaculture productif, esthétique et diversifié.
Le magnifique jardin de Stéphanie, ancienne stagiaire dont vous pouvez découvrir plusieurs vidéos sur notre site et notre chaine YouTube.

  • Planifier l’efficacité énergétique, c’est notamment définir vos zones d’activités pour vous faciliter la vie et économiser du temps et de l’énergie. Dans un jardin en permaculture, il y a généralement cinq zones, la zone 1 étant celle où l’activité humaine est très fréquente, elle se situe au plus près de votre maison (potager, serre) et la zone 5 étant celle où l’activité humaine est quasi-inexistante, elle est la plus éloignée de votre habitation (forêt, espaces laissés à l’état sauvage pour les hérissons, les chauves-souris, les oiseaux…).
  • Imiter la nature, car c’est le modèle ultime de permaculture ! Prenez le temps de vous connecter avec le monde naturel autour de votre maison. Cherchez des moyens de l’imiter en reproduisant, par exemple, une forêt comestible avec la couverture du sol, une strate arbustive, une couche d’arbres courts et une couche de grands arbres qui fonctionnent en symbiose. Avec une forêt comestible bien conçue, vous pouvez avoir un système qui se régénère et produit graines, noix, baies, fruits, fleurs, racines, herbes, légumes et plus encore ! Les jardins en permaculture laissent donc aussi une grande place aux espèces pérennes
  • Faire en sorte que chaque élément de votre système remplisse plusieurs fonctions. Par exemple, vos poules, en plus de vous fournir de la nourriture, nettoient votre sol, le fertilisent, mangent vos déchets de cuisine et des insectes potentiellement nuisibles tout en divertissant petits et grands par leur compagnie !
  • De même, chaque fonction doit être remplie par plusieurs éléments ! Par exemple, des fertilisants pour amender votre sol peuvent être fournis par vos animaux, votre compost, ainsi qu’une lombriculture (jus et terreau de lombricompost)…

Quels sont les stratégies, techniques et outils de permaculture ?

Il s’agit de la partie de la permaculture qui est la plus mise en lumière, celle à laquelle, on la réduit trop souvent.

On pense notamment aux diverses techniques de paillage ou de culture sur buttes, aux jardins en trou de serrure, aux spirales aromatiques et autres buttes en lasagnes…

Buttes de permaculture, bien les choisir, les créer et planter.
Exemples de diverses buttes de permaculture à choisir correctement selon son contexte et ses objectifs.

Seulement voilà, quand on voit en vidéo ou qu’on lit un article sur telle ou telle technique de permaculture miraculeuse chez un tel, il y a une nuance fondamentale qu’il ne faut pas perdre de vue.

À la différence des éthiques et principes, les stratégies, techniques et outils en permaculture ne sont pas universels, mais bien contextuels.

⚠️ Et cette nuance essentielle fait toute la différence !

Nous ne comptons plus les fois où nous avons reçu des messages de personnes nous disant que la permaculture ne fonctionnait pas chez eux, car ils avaient tout bien fait comme dans la vidéo pour installer leur butte de permaculture, mais avaient eu des résultats pitoyables…

Ces échecs relatifs, mais hélas souvent décourageants quand on débute, viennent dans leur très grande majorité de l’application de techniques non adaptées au contexte unique des personnes.

Vous comprendrez que nous ne pourrons pas vous détailler ici l’ensemble des stratégies, techniques et outils de permaculture vu la diversité existante, sans compter tout ce qu’on n’a pas encore inventé…

La permaculture est, en effet, inclusive et ouverte aux nouvelles expérimentations stratégiques et techniques !

Nous vous donnerons quand même quelques exemples de stratégies et techniques en permaculture un peu plus bas dans cet article 😉 !

Quels sont les inconvénients de la permaculture ?

Comme pour tout, on peut trouver des inconvénients à la permaculture.

Pour notre équipe, c’est un concept génial dont on voit surtout les avantages et atouts pour faire transiter notre société vers des modes de vie plus durables.

Cependant, la permaculture reste quand même difficile à appréhender et à appliquer concrètement pour plusieurs raisons.

Ces inconvénients sont donc plutôt à nos yeux des obstacles à franchir, plus que de réels inconvénients.

Acquérir les connaissances permacoles nécessaires

Le concept de permaculture est pétri de bon sens et de logique.

Une grande part de celui-ci est donc tout à fait assimilable simplement sans connaissances particulières, car cela « coule de source ».

Cependant, la permaculture nécessite également beaucoup de connaissances dans des domaines très divers pour bien comprendre son environnement et ensuite pouvoir faire les bons choix de stratégies, techniques et outils.

C’est souvent là que le bât blesse.

Ce concept de permaculture n’est pas applicable en un claquement de doigts ou d’un coup de baguette magique !

Il faut acquérir un minimum de connaissances sur le sol, la vie du sol, l’eau, les plantes, les insectes, les animaux, les influences du climat et des microclimats… pour ensuite faire des choix pertinents.

Livres de permaculture.

C’est pourquoi, quand on débute en permaculture et qu’on n’a pas ce type de bagages, le passage par un minimum de formations et de lectures de livres sur la permaculture est bien souvent indispensable pour parvenir ensuite à réellement faire son jardin en permaculture.

La permaculture c’est aussi réapprendre à observer et comprendre son environnement

Dans nos sociétés dites « modernes », nous avons été, au fil du temps, de plus en plus déconnectés de la nature.

Résultats, on ne sait plus lire le paysage comme pouvaient le faire nos anciens et on ne sait plus observer la nature, car on ne nous l’a pas appris.

Or, la permaculture puise sa force de l’imitation de la nature dont la résilience et l’efficacité sont sans pareil.

Pour parvenir à l’imiter au mieux afin de servir nos objectifs et répondre à nos besoins humains fondamentaux, nous devons donc réapprendre à l’observer, dans son ensemble comme dans la multitude de détails qu’elle offre à nos yeux.

Cela est donc un frein important à la pratique de la permaculture pour beaucoup de personnes qui se sentent trop éloignées de la nature et de sa compréhension.

Cependant, nous aimerions rassurer tous celles et ceux qui se sentiraient dans ce cas !

L’observation de la nature est tellement passionnante et source de bien-être que, même en partant de zéro, avec un peu d’aide pour savoir comment et sur quoi porter son attention, on peut très vite acquérir les réflexes d’une bonne observation et la capacité d’interpréter correctement ses observations pour en déduire des choix stratégiques pertinents.

La permaculture nous incite à nous mettre au rythme de la nature

À l’heure où on a pris l’habitude d’obtenir ce qu’on désire en 2 ou 3 clics, où tout doit aller toujours plus vite, il n’est pas facile de se retrouver confronté au temps de la nature qui n’est pas du tout le même que le nôtre.

Par exemple, quand on plante des arbres fruitiers avec l’idée qu’on pourra se régaler bientôt de leurs délicieux fruits, il faut accepter que l’arbre, lui, ait besoin de plusieurs années d’implantation pour être en mesure de porter des fruits (3 à 5 ans en moyenne, mais cela peut aller jusqu’à 10 à 15 ans voire plus sur certaines essences) !

Arbre fruitier en permaculture : ici un noyer.
Un arbre fruitier comme le noyer, par exemple, aura généralement besoin de 10 à 15 ans avant de produire des récoltes de noix significatives.

Même si, en permaculture, on va user de stratégies notamment pour « accélérer la succession écologique » ou « obtenir une récolte » le plus vite possible, nous restons quand même en grande partie soumis au temps de la nature qui impose son rythme au fil des saisons.

Bref, quand on se lance en permaculture, mieux vaut changer son rapport au temps et travailler sur sa patience pour réussir à « Privilégier les solutions lentes ».

La permaculture, ce n’est pas que du jardinage !

Une des difficultés à bien cerner la permaculture vient notamment du fait qu’elle peut s’appliquer à tous les domaines de la vie et non pas uniquement au jardin !

Le jardin, l’habitat, l’énergie, la communauté, l’organisation, l’humain… elle touche tellement de domaines différents qu’elle apparait souvent comme une idée floue, un patchwork un peu fouillis ou encore un fourre-tout incompréhensible !

C’est pourquoi, pour y voir plus clair, il est important de revenir aux fondamentaux du concept que nous avons décrit précédemment à savoir les éthiques, les principes, les stratégies, techniques et outils.

Copier des techniques permacoles non adaptées.

Enfin, dernier « inconvénient » à la permaculture si on peut parler ainsi : contrairement à ce qu’on a de plus en plus l’habitude de faire, la permaculture, elle, ne se prête pas vraiment aux copier-coller de techniques.

On l’a déjà répété plusieurs fois ici, mais on insiste vraiment là-dessus, car c’est l’un des principaux travers auquel on est confronté lorsqu’on se lance en permaculture.

Or, copier une technique sans avoir analysé au préalable si elle est véritablement adaptée à notre contexte mène le plus souvent à l’échec !

Schéma de butte en permaculture.
Exemple de butte de permaculture pouvant être contre-productive en contexte chaud et venteux.

C’est pourquoi faire son jardin en permaculture implique vraiment de toujours garder à l’esprit que toute stratégie, technique ou outil que vous souhaitez employer doit absolument être adapté à votre contexte unique (contexte humain, climatique, financier, local…).

Comment faire un jardin en permaculture concrètement ?

Créer un jardin en permaculture permet de répondre à nos besoins humains tout en améliorant notre environnement (développement de la biodiversité, création d’habitats pour la faune et les insectes utiles, enrichissement de la terre…).

Un jardin en permaculture a, en effet, vocation à remplir plusieurs fonctions.

En plus de la production alimentaire de fruits et légumes au potager, il peut servir à la production de :

  • plantes médicinales,
  • herbes aromatiques,
  • fleurs mellifères pour les insectes pollinisateurs,
  • végétaux pour l’ornement,
  • matières végétales pour l’artisanat (vannerie…)

Un jardin en permaculture sert également à la création d’espaces de vie relaxants, romantiques ou ludiques

Le tout est de savoir par où commencer et de suivre pas à pas la méthodologie de design pour concevoir efficacement en fonction de ses propres objectifs, envies et contextes !

Cependant, nous ne sommes pas tous prêts à nous investir dans un projet global avec la réalisation d’un design complet, faute de temps, de moyens, de priorités…

Alors pour celles et ceux qui voudraient découvrir en douceur la permaculture sans y consacrer trop de temps, nous avons conçu une formation vidéo en ligne intitulée « le Potager 3P ».

Cette formation vous permet d’expérimenter la permaculture dès maintenant sur une petite parcelle de votre terrain (12 m2), sans passer par une longue phase d’étude, en suivant notamment le principe de permaculture « commencez petit ».

Cette formation vous apprendra à créer facilement et rapidement, selon les principes de permaculture, votre Premier Potager Permanent à base de plantes vivaces qui, en plus d’être esthétique et nourricier, sera un excellent support pédagogique d’observation.

Les 8 étapes clés pour faire son jardin en permaculture

Rentrons maintenant dans le vif du sujet : comment procéder pour se lancer concrètement et enfin faire son jardin en permaculture !

Ça ne vous aura pas échappé, si vous êtes arrivé(e) jusqu’à ce stade de votre lecture : ce que nous voulons vous faire comprendre c’est qu’il n’y a pas de jardin en permaculture sans un minimum de design (ou conception) préalable. On ne s’appelle pas Permaculture Design pour rien 😅 !

Plan de jardin en permaculture.
Exemple de design fait par nos stagiaires à l’aide de nos formations en ligne. Pas besoin d’être un pro en dessin pour concevoir votre jardin.

Pour faire votre jardin en permaculture, vous allez donc devoir faire votre propre design !

Rassurez-vous, même si le mot peut faire peur, c’est à la portée de toutes et tous avec un minimum de travail !

Et le jeu en vaut vraiment la chandelle.

Vous avez l’embarras du choix pour apprendre à appliquer cette méthodologie de design à votre projet !

Vous pouvez tout à fait choisir votre propre méthodologie en glanant des informations sur Internet ou dans diverses lectures de livres sur la permaculture, car beaucoup de choses sont aujourd’hui accessibles sur internet.

Si vous choisissez ce chemin, vous devrez notamment faire le tri dans toutes les informations recueillies et cela peut s’avérer très long et fastidieux, mais également très stimulant.

Vous pouvez aussi faire le choix de gagner du temps et de vous faciliter la tâche en vous laissant guider pas à pas à travers les différentes étapes de la méthodologie telle que nous l’avons synthétisée dans notre formation vidéo en ligne dédiée au design de permaculture : « Invitez la permaculture dans votre jardin ».

Plan potager en permaculture.

Laissez-vous guider pas à pas pour concevoir votre projet en permaculture !

Pour un projet en permaculture résilient et durable, qu’il soit professionnel ou non, faire son design est une étape incontournable à sa réussite.

Apprenez à faire cette conception de façon efficace et à votre rythme grâce à notre formation en ligne dédiée qui vous guidera pas à pas et s’adaptera à vos objectifs et votre contexte unique !

Pour ne pas vous laisser sur votre faim, voici un résumé des 8 étapes clés pour réaliser votre propre conception en permaculture :

  1. Je pose mes objectifs : je veux quoi comme jardin ?

  2. J’observe mon jardin

  3. Je conçois et dessine un plan global de mon jardin

  4. Je choisis les éléments que je vais installer la première année

  5. Je prépare les premiers éléments à installer

  6. J’installe mes premiers éléments choisis

  7. À la fin de l’année, je fais le bilan

  8. Chaque année, je recommence avec de nouveaux éléments à installer

Pour plus de détail sur chacune de ces 8 étapes clés, lisez notre article dédié à la méthodologie de design en permaculture.

C’est quoi un potager en permaculture ?

La permaculture est donc un concept global qui peut s’appliquer à tous les domaines de la vie : le jardin, la maison, les communautés humaines, l’entreprise, le développement personnel… et bien sûr aussi le potager !

Potager en permaculture productif.
Le potager en permaculture de Magalie, membre de notre bureau d’études.

Le but d’un potager en permaculture est de produire des fruits et légumes sains et nutritifs tout en prenant soin de la nature et l’écosystème.

Bien souvent, c’est la partie du jardin qui intéresse le plus les personnes en recherche d’alimentation saine, d’autonomie et de pratiques respectueuses de la nature.

Cependant, c’est principalement au potager que la permaculture est injustement réduite à un ensemble de techniques de jardinage !

Elle est vue comme un agrégat de recettes toutes faites applicables partout, ce qui génère bien des confusions, frustrations et abandons de projet chez ceux qui ont appliqué des techniques dites de permaculture sans les mettre au regard de leur contexte particulier.

Donc, oui, la permaculture s’applique aussi au potager, mais il est important de considérer son potager comme un élément parmi d’autres dans votre jardin, un élément qui devra être pensé en fonction des principes de permaculture et mis en synergie avec les autres éléments de votre jardin.

Avant de vous livrer une liste non exhaustive de techniques phares du potager en permaculture, nous souhaitions donc attirer une fois de plus votre attention sur le fait qu’avant d’appliquer une technique, quelle qu’elle soit, vous devez la passer à travers le filtre de votre contexte propre (géographique, climatique, pédologique, topographique, humain, financier…) et de vos objectifs précis pour voir si elle sera adaptée dans votre cas.

Potager en permaculture : quelques techniques de bases

Même si, la permaculture ne doit pas être réduite à des techniques de jardinage, il y a tout de même plusieurs techniques et stratégies de bases relativement passe-partout à connaitre pour pouvoir juger ensuite de leur pertinence et de leur faisabilité dans votre cas particulier puis les expérimenter si besoin.

Le paillage en permaculture

Une des techniques phares en permaculture qui tranche avec le jardinage traditionnel où on laisse la terre à nu est l’utilisation de paillage aussi appelé mulch pour couvrir le sol.

Cela sert notamment à protéger le sol, à conserver son humidité et dans le cadre d’un paillage organique, à nourrir la vie du sol.

Cette précieuse vie du sol (bactéries, champignons, vers de terre, cloportes, nématodes, collemboles…) contribue à rendre le sol plus fertile d’année en année grâce à la décomposition de la matière organique et sa transformation en humus.

Paillage en hiver sur potager en permaculture.
Même en hiver le potager en permaculture est paillé.

Hormis quelques périodes clés de l’année, comme le début du printemps, où on découvrira le sol pour lui permettre de se réchauffer plus vite ou pour faire certains semis délicats, on va donc s’attacher, sur la majeure partie de l’année, à ne pas laisser le sol nu.

Pour cela, on utilise donc du « mulch » (ou paillage).

Ce mulch peut être vivant (espèces végétales couvre-sol, densité élevée de plantations), minéral (pierre, ardoise…), végétal (paille, foin, bois broyé, miscanthus, etc.), ou issu de déchets compostables intéressants comme le carton brut (sans colle, sans encre)…

Pour en savoir plus sur ce sujet, retrouvez en fin d’article un lien vers notre dossier complet sur les paillages.

Nous vous partageons aussi ci-dessous notre vidéo explicative sur le mulch en permaculture.

La gestion de l’eau au potager en permaculture

Récupérer, faire circuler et utiliser au mieux l’eau est essentiel dans un jardin en permaculture, et ce besoin s’accentue vraiment depuis quelques années où nous connaissons des sécheresses intenses à répétition !

L’eau doit donc être captée et recyclée au maximum sur nos lieux et, à fortiori, dans nos potagers.

Non seulement l’eau garde le sol et les plantes hydratés, mais elle attire également la faune.

Ainsi, des cuves de récupération d’eau de pluie sont des éléments très pertinents à installer au niveau des descentes de gouttières.

La circulation de cette eau récupérée avec la gestion des trop-pleins est une stratégie essentielle pour un potager luxuriant et pour vous éviter au maximum d’avoir à arroser avec l’eau de ville.

Machine à compost pour valosier des eaux grises.
Machine à compost pour valoriser les eaux grises dans son jardin ou potager en permaculture.

De plus, l’eau de pluie, chargée d’éléments nutritifs, est particulièrement bonne pour le jardin potager.

Par exemple, une eau de pluie ayant d’abord servi au bain des canards peut ensuite être infiltrée près des plates-bandes de culture, et sera une aubaine pour la plupart de vos légumes.

Choisir le bon support de culture pour réussir son potager en permaculture

Dans un potager en permaculture, le support de culture qui va accueillir vos légumes joue un rôle prépondérant dans la réussite de celui-ci.

Chaque support de culture est une technique en soi et correspond à certains types de jardinage, de contextes, d’objectifs.

Or, en permaculture, contrairement à ce qu’on pourrait croire, il n’est pas obligatoire de « faire des buttes », car cette technique, de plus en plus galvaudée, peut ne pas être adaptée dans votre cas et s’avérer parfaitement contre-productive !

Aussi pour économiser de l’énergie et du temps, notamment si vous débutez en jardinage, choisissez correctement votre support de culture afin qu’il soit réellement adapté à vos objectifs et votre contexte (humain, environnemental, climatique…).

Vous éviterez ainsi bien des écueils et autres échecs dus à des supports de culture inadaptés.

Pour en savoir plus sur ce sujet, retrouvez en fin d’article un lien vers notre dossier complet sur les buttes de culture.

Créer des associations de légumes au potager

Plusieurs principes de permaculture tels que :

  • « Utiliser et valoriser la diversité »
  • « Travailler avec la nature et non contre elle »
  • ou encore « Privilégier les petits systèmes intensifs et les solutions lentes »

nous le rappellent : pratiquer des associations positives de plantes tombe sous le sens.

Ainsi, en permaculture, légumes, herbes, fleurs comestibles, petits arbres fruitiers et plantations d’ornement sont couramment cultivés ensemble.

Association de légumes au potager.
Association de légumes : radis, carottes, salades, tomates © Jérôme Boisneau – permaraicher

Ils interagissent de manière vertueuse et diminuent les efforts que vous aurez à fournir pour un potager productif et en bonne santé : remontée d’eau, de nutriments, création de microclimats, attraction de pollinisateurs, répulsion d’indésirables…

Les avantages des associations de plantes et de légumes en particulier sont très nombreux.

Pour plus de détails, nous vous invitons à lire sur notre blog les articles sur les successions de légumes et les contre-plantations écrits par Joseph Chauffrey, spécialiste des petits potagers urbains en permaculture.

Retrouvez aussi l’article de Jérôme Boisneau, maraicher en permaculture, sur les associations de légumes qu’il utilise dans son activité professionnelle.

Le keyhole garden

Parmi les techniques connues, il y a les jardins en forme de « trou de serrure » ou keyhole garden qui sont des modèles très esthétiques favorisant « l’effet de bordure » et la création de microclimats propices à la biodiversité et aux plantes cultivées dessus.

Cependant, les jardins en « trou de serrure » sont assez énergivores à mettre en place et difficile à déplacer une fois réalisés, c’est pourquoi, là encore, nous vous invitons à bien vérifier s’ils sont pertinents pour votre projet et si oui, où ils devront être placés par rapport à vos autres éléments du jardin…

Ils sont généralement surélevés, ronds, en forme de fer à cheval dans les jardins en permaculture.

Au centre d’un Keyhole Garden, facilement accessible, se trouve souvent un composteur intégré pour aider au maintien de la fertilité de l’ensemble de l’ouvrage.

Mais selon vos envies, ou vos besoins, le centre peut plutôt être occupé par un arbre, un arbuste ou encore une petite mare…

La culture en lasagne

La culture en « lasagne » est une technique très répandue, car très simple et très souvent super efficace, en particulier pour les plantations de légumes annuels gourmands (tomates, aubergines, courgettes, poivrons…).

Butte de culture en lasagne dans un potager en permaculture.
Exemple de culture en lasagne entourée de bottes de paille.

Passe-partout, elle peut même se pratiquer hors sol, en ville, sur du béton ou autres surfaces urbaines hors-sol, à partir du moment où on a assez de matières organiques à empiler pour former sa butte en lasagne et de l’eau pour amorcer sa décomposition !

Son nom de culture en lasagne vient, bien sûr, du célèbre plat italien, puisque cette technique permacole revient, grosso modo, à empiler des couches successives de matières organiques : des couches de matières vertes plutôt azotées et des couches de matières brunes plutôt carbonées…

Pour savoir comment faire, étape par étape, un tel support de culture, nous vous invitons à lire notre article sur la culture en lasagne.

Maintenir un sol vivant

Il est primordial de prendre soin de son sol en y favorisant la vie et notamment les vers de terre qui sont essentiels dans un jardin en permaculture.

Ils aident à garder le sol meuble et en bonne santé.

Une bonne structure du sol se compose d’une grande population de vers de terre, de micro-organismes, bactéries, champignons, algues et insectes bénéfiques.

Donc, il est important de ne pas utiliser de pesticides et autres fongicides chimiques qui détruiraient la vie de votre sol.

Avec le compost, transformer vos déchets en ressources

Faire son compost est un autre élément important dans un jardin en permaculture où « Tout déchet » doit être pensé comme « une ressource inexploitée ! ».

Ainsi tous les matériaux pour la fertilisation et le paillage seront produits dans le jardin en permaculture : les déchets du jardin seront utilisés pour le compostage, qui à son tour, sera utilisé pour l’amendement du sol.

Bac de compost dans un jardin en permaculture.

Pour en savoir plus sur le compost, retrouvez en fin d’article un lien vers notre dossier complet sur ce sujet.

Comment bien débuter en permaculture ?

Vous l’aurez compris, pour bien débuter un projet en permaculture, il est important de garder en tête les éthiques et les principes de permaculture pour vous guider dans vos choix.

De plus, cela vous permettra d’apprendre à définir vos objectifs précis et à connaître vos contextes uniques pour pouvoir ensuite choisir de façon pertinente les techniques, stratégies et outils adaptés dans votre cas.

Pour parvenir à cela en toute sérénité, les géniaux inventeurs du concept de permaculture que sont Bill Mollison et David Holmgren, ont développé une méthodologie pour que chaque personne souhaitant se lancer ait une démarche structurée à suivre pour concevoir son projet en permaculture.

Cette démarche de conception a été éprouvée par divers permaculteurs de renom à travers le monde (Geoff Lawton, Darren J. Doherty, Sepp Holzer, Emilia Hazelip, Andy et Jessie Darlington, Ben Falk, Martin Crawford, Richard Perkins…) et elle s’est enrichie et a évolué au fil du temps.

C’est pourquoi vous trouverez aujourd’hui, comme c’est le cas pour les principes, différentes formulations de cette démarche de conception.

Ferme Ridgedale Permaculture de Richard Perkins.
Ferme Ridgedale Permaculture de Richard Perkins en Suède.© Possible Média

Mais toutes ses formulations gardent en commun les faits :

  1. de devoir apprendre à bien définir ses buts et ses objectifs,
  2. d’apprendre à observer son environnement pour bien le connaitre et donc être à même de lui appliquer des techniques adaptées pour le transformer efficacement selon nos objectifs.
  3. de passer par une phase d’analyse puis de design sur le papier
  4. de passer à l’action sur le terrain avec les phases d’installations et de suivi dans le temps.

Qu’est-ce que la démarche BOLRADIME en permaculture ?

L’acronyme BOLRADIME résume bien toute la démarche de conception à mettre en œuvre.

Vous verrez aussi parfois l’utilisation de l’acronyme OBREDIM qui déroule un peu différemment la méthodologie.

Au bureau d’études, nous nous appuyons sur la méthode BOLRADIME, car c’est celle qui correspond le mieux aux étapes de conception que nous pratiquons dans nos designs.

Voici ce que cet acronyme signifie :

Le méthode de conception en permaculture BOLRADIME.

Alors si vous voulez vous lancer dans un projet en permaculture et le réussir sereinement, suivre une démarche de conception sera vraiment inévitable.

Loin de vous faire perdre du temps comme certaines personnes pressées peuvent le croire, cela vous fera gagner des années et économiser beaucoup d’efforts inutiles et d’argent.

La démarche de conception va, en effet, vous aiguiller vers un ensemble de techniques et stratégies vraiment efficaces pour vous, vous évitant ainsi de vous égarer dans des actions énergivores et inutiles voire contre-productives !

Des formations en permaculture pour vous aider concrètement dans votre projet.

Depuis 2011 qui marque le début de l’aventure Permaculture Design, notre bureau d’études a accompagné des centaines de personnes dans leurs projets en permaculture.

Dès 2013, nous nous rendons compte que les demandes d’aides aux accompagnements de projets notamment familiaux avec de petits moyens sont trop nombreuses pour que nous puissions y répondre individuellement avec notre seule équipe du bureau d’études.

Il y a trop de demandes, parfois géographiquement très éloignées de nos bureaux et un suivi de projet de design prend beaucoup de temps, notre planning d’équipe se remplit trop vite et nous sommes affligés de devoir refuser autant de demandes d’aides faute de disponibilités.

C’est pourquoi nous nous lançons dès 2014 dans la création de formations en ligne pour permettre à un maximum de personnes de devenir autonomes dans le lancement de leur projet en permaculture.

Pour débuter sereinement en permaculture, les formations en ligne sont des outils formidables !

Elles permettent de se former facilement de chez soi avec un simple accès Internet et d’apprendre à son rythme avec un accès 24 h/24, 7 j/7 sans limites de temps.

Formations permaculture en ligne ou en stages sur site.

Alors si vous souhaitez vous faire aider dans la réalisation de votre projet pour avoir des bases solides sur lesquelles vous appuyer et ne manquer aucune des étapes fondamentales à la réussite de votre jardin en permaculture, nos formations en ligne sont idéales.

Et parmi nos 10 formations en ligne disponibles à ce jour, voici les 3 principales sur les 3 thématiques essentielles que sont le design, le potager et la forêt-jardin :

« Invitez la permaculture dans votre jardin »

C’est LA formation sur la méthodologie de design incontournable qui va vous accompagner, pas à pas, dans toutes les étapes de la démarche BOLRADIME dont nous vous parlions plus haut dans cet article.

C’est la toute première formation en ligne que nous avons réalisée dès 2014, c’est celle qui permet vraiment de faire soi-même sa conception en permaculture quels que soient votre projet, votre contexte et vos objectifs et cela où que vous vous trouviez sur la planète.

👉 Elle a déjà aidé plus de 6000 personnes à se lancer alors pourquoi pas vous ?

« Le potager Perma+ »

Plus récente, et née, elle aussi, d’une demande croissante de nos abonnés pour des aides à la culture potagère dans le respect de la permaculture, cette formation s’adresse donc aux personnes souhaitant avant tout démarrer une production potagère en permaculture.

Elle a pour vocation de vous mettre le pied à l’étrier pour faire de vous un(e) jardinier(ière) confiant(e) et expérimenté(e), capable ensuite de voler de ses propres ailes.

Cette formation vous accompagne donc pas à pas dans la création et la gestion d’un potager permacole avec l’éventail complet de légumes annuels qu’on aime retrouver au potager. Il vous guide dans la culture des fameux légumes du soleil que sont les tomates, aubergines, poivrons ou encore les courgettes, mais aussi celle des grands « classiques » comme les salades, haricots, carottes, oignons, poireaux, pommes de terre, etc.

Le potager Perma+ n’est pas qu’un simple potager.

C’est un véritable mini-écosystème en permaculture, pensé comme un potager-école, dans lequel nous vous guidons à toutes les étapes depuis la préparation du sol jusqu’aux plantations, semis et récoltes de chacun des légumes préconisés.

Et cette formation va plus loin encore, puisque pendant 3 ans, elle vous explique, mois par mois, tout ce que vous devez faire sur vos plates-bandes de cultures.

« Créer et gérer une forêt jardin avec Martin Crawford »

Cette formation sur la forêt comestible n’a pas été produite par notre bureau d’études mais bien par un spécialiste de la foret-jardin en Europe, Martin Crawford lui-même.

Nous le remercions d’ailleurs de nous avoir permis de traduire et diffuser sa formation afin de vous faire profiter de toute son expertise.

Cette formation s’adresse tout particulièrement à celles et ceux qui souhaitent installer chez eux un paysage semi-forestier comestible, médicinal et utile, avec peu d’entretien.

Et quand l’un des meilleurs spécialistes mondiaux de la forêt jardin, vous explique très simplement, étape par étape, comment créer et installer la vôtre, tout devient beaucoup plus simple 😉 !

Jardin réalisées après nos formations en permaculture.
Patchwork de jardins réalisés par des membres de nos formations en permaculture.

Nos 7 autres formations en ligne sont ensuite des briques complémentaires à ajouter à votre projet selon vos objectifs.

Elles traitent par exemple des poules, des guildes et haies en permaculture, des cultures potagères vivaces ou encore de la pharmacie naturelle avec les plantes médicinales.

Une fois votre jardin en permaculture conçu et réalisé avec tous les éléments que vous aurez choisis d’y inclure pour répondre à vos objectifs, il se régénérera un peu plus chaque année.

Vous verrez revenir avec bonheur la biodiversité et pourrez profiter de récoltes de plus en plus abondantes au fil du temps en échange d’un peu d’attention de votre part.

Récoltes et biodiversité au jardin en permaculture.

Nous espérons que cet article aura répondu à vos attentes et que vous comprenez mieux maintenant ce qu’est un jardin en permaculture et comment le réaliser chez vous.

N’hésitez pas à nous partager vos avis en commentaires !

Allez plus loin sur le jardin en permaculture !

Continuez votre découverte sur comment faire un jardin en permaculture en lisant nos articles et dossiers complets sur divers sujets phares :

À bientôt 👋 !

L’équipe du bureau d’études Permaculture Design

L’article Comment faire un jardin en permaculture ? Les bases indispensables à connaître. est apparu en premier sur Permaculture Design.

Quoi faire chaque mois dans un jardin-forêt productif ?

Vous verrez assez rarement le terme « productif » accolé aux mots jardin-forêt ou forêt-jardin…

C’est pourtant une dimension fondamentale à prendre en compte quand on est en recherche d’autonomie nourricière et de récoltes réellement valorisables dans nos assiettes.

Pour en parler sérieusement, il faut beaucoup d’expériences et de recul sur ce type de systèmes agroforestiers avec une étude particulière de la productivité des plantes installées… ce qui est plutôt rare comme bagage !

Pourtant cette « perle rare » existe bien et elle est française, nous lui donnons la parole un peu plus bas dans cet article…

Pour obtenir un jardin-forêt productif, il faut planifier !

Concevoir un jardin et notamment un jardin forêt réellement productif nécessite donc de suivre beaucoup d’étapes de manière assez rigoureuse.

Il y a, bien sûr, la phase de design qui est, selon nous, incontournable en amont de chaque projet en permaculture.

Mais une fois la conception bien réfléchie, la mise en œuvre concrète n’est pas une mince affaire.

Savoir quoi faire concrètement au quotidien, chaque mois, pour créer son jardin forêt productif, ça ne s’invente pas.

Ça demande même pas mal de connaissances, notamment sur les plantes nourricières qu’on souhaite installer… à commencer par les étapes de leur installation, de leur entretien, de leur récolte, etc.

Comment trouver puis se souvenir d’autant d’informations ?

Car, pour s’en sortir et avancer dans son projet, il faudra planifier minutieusement nos actions selon ces différentes étapes.

Une bonne planification est, en effet, un premier gage de bonne production (même si ce n’est pas le seul) permettant de ne pas louper le coche.

Fruits et légumes issus du jardin-forêt productif.
Grâce à un calendrier qui fixe les étapes, les productions s’enchaînent dans un jardin-forêt.

Aussi pour bien planifier et ne manquer aucune étape au jardin, se faire un calendrier est une excellente idée.

Seulement, voilà, la création d’un calendrier ne se fait pas non plus en un claquement de doigts, surtout quand on débute.

C’est même assez long et fastidieux. Mais désormais, vous avez le choix !

Vous pouvez prendre le temps de créer votre propre calendrier ou profiter du formidable travail de Franck Nathié de « La Forêt Nourricière » !

Franck Nathié est la perle rare dont nous vous parlions un peu plus haut.

Avec son association « La Forêt Nourricière », il expérimente depuis plus de 20 ans toutes sortes de productions légumières et fruitières en jardin-forêt sous cet angle de la productivité.

De ses nombreuses années d’expérience, Franck en a extrait un outil de planification remarquable pour faciliter la tâche à toutes celles et ceux qui souhaitent, comme lui, créer un jardin-forêt qui produise vraiment des récoltes nourricières intéressantes.

Nous laissons ci-dessous la parole à Franck qui nous explique l’origine de ce calendrier et nous donne son point de vue,sortant largement des sentiers battus, sur le jardin forêt et ses diverses productions !

Un discours à contre-courant qui ajoute de la diversité sur ce sujet, à toujours favoriser en permaculture 😉 !

L’origine de ce calendrier sur le jardin forêt et le potager

Calendrier des actions à faire chaque mois dans un jardin-forêt productif aussi appelé forêt-jardin ou forêt comestible.
Super calendrier des actions à faire chaque mois dans un jardin-forêt productif réalisé par Franck Nathié de La Forêt Nourricière sur la base de ses 20 ans d’expériences dans la culture légumière et fruitière en jardin-forêt.

Je rêvais d’avoir un calendrier de toutes les tâches que je devais faire au jardin forêt (dans ma vision du jardin forêt, la clairière à légumes est le potager) toute l’année :

  • semer en place ou en pot, sous serre,
  • planter et repiquer,
  • récolter les fruits, légumes, champignons, semences,
  • préparer les cultures,
  • tailler,
  • entretenir, etc.

Et ce qu’il y a de compliqué dans un jardin forêt, c’est que les informations sont plus ou moins connues pour les carottes, les laitues et les poireaux, mais pas forcément pour l’ail éléphant d’Orient, les crosnes du Japon, le chervis, la poire de terre, les salades-haricots, cornichons vivaces, etc. :

  • Quand est-ce que ça se récolte, que ce soit les fruits ou les semences ?
  • À quelle époque et combien de temps, on peut les diviser et les repiquer ?
  • À quelle période dois-je préparer les plants de patates douces dans la maison et les repiquer dans le jardin ?
  • À quel moment semer ou repiquer pour réussir ses courges chaque année, si je n’ai pas de serre, ou au contraire, si j’ai une serre et que je veux les faire partir à l’avance ?

Ce super calendrier qui compile plus de 20 années d’expérience et 5 ans de travail de réalisations est l’outil rêvé pour découvrir tout ce que l’on peut produire et savoir quoi faire et quand au jardin.

Ce calendrier est un excellent complément à mon livre « Créer un jardin-forêt comestible » sortie en 2022 aux éditions Larousse qui vous explique comment concevoir votre jardin-forêt « productif ».

Dans mes premiers livres (sur la permaculture en climat tempéré), j’ai recensé pendant 10 ans tout ce qui était comestible et qui pouvait pousser dans le climat tempéré et je rêvais de découvrir des fruits délicieux que l’humanité aurait oubliés.

Mon livre chez Larousse « Créer un jardin forêt comestible » est le seul livre sur le jardin forêt qui aborde la productivité, et j’insiste sur « Jardin forêt productif, » car tous les autres « spécialistes du jardin forêt » prônent des sortes de parcs botaniques pleins de plantes pas très bonnes au goût, pas très productives et pour certaines envahissantes.

On vous fait rêver avec de « faux pistachiers rustiques » dont les pistaches minuscules sont incassables, des cocotiers qui résistent à -12 °c mais qui mettent entre 60 et 150 ans à produire des noix de coco minuscules et incassables aussi, des fraisiers des bois ou des framboisiers rampants qui vous donneront un bol de récolte de fruits insipides pour 3 heures de recherche, des légumes sauvages qu’il faut faire bouillir 4 ou 5 fois pour qu’ils soit plus ou moins mangeables…

Productions d’un jardin-forêt.
Diverses productions issues du jardin-forêt grâce à un calendrier bien maîtrisé.

Parfois on vous conseille dans les livres de faire grimper les vignes et les kiwis sur les arbres, de mon expérience, ça a pour effet de faire chuter le rendement de la vigne, des kiwis et des arbres fruitiers, de rendre leur fructification plus tardive tout en faisant augmenter les maladies cryptogamiques (champignons) comme le monilia, la tavelure…

Pour la vigne, si vous avez un tout petit jardin, que l’arbre est bien ensoleillé, qu’elle est précoce et résistante aux maladies et que vous la contrôlez (taille régulière) pour l’empêcher de monter, cela peut être judicieux mais le kiwi restera une très mauvaise idée car il étranglera les branches et est tellement gourmand en eau qu’il tuera l’arbre à terme (ou ne poussera pas, ce qui est le plus probable).

Pourquoi manger les fruits insipides et astringents du goumi du Japon, alors qu’à la même période, on a des framboises géantes au goût délicieux et des grosses fraises à ne plus savoir quoi en faire, si on choisit de bonnes variétés et qu’on les place au bon endroit ?

À l’heure des plats tout prêts, où les gens ont la flemme de casser de grosses noisettes ou noix et préfèrent les acheter à la biocoop, ou de devoir cuisiner même les meilleurs légumes, il me paraissait très important de revenir à une culture multi-usage qui produise réellement et des choses que l’on va vraiment manger !

Culture en association de patate douce, oca du Pérou, poire de terre, crosnes du Japon, chervis et igname de Chine au pied d’un poirier conférence.
Culture en association de patate douce, oca du Pérou, poire de terre, crosnes du Japon, chervis, igname de Chine au pied d’un poirier conférence.

À qui s’adresse ce calendrier annuel d’un jardin-forêt productif ?

Ce calendrier s’adresse à toutes les personnes débutantes ou confirmées qui veulent découvrir et savoir comment devenir autonome en légumes, en fruits, en champignons.

C’est une vraie mine d’or !

Calendrier des actions à faire chaque mois dans un jardin-forêt productif aussi appelé forêt-jardin ou forêt comestible.

Calendrier perpétuel du jardin-forêt et potager productif

Exemples de l’intérêt d’utiliser un calendrier pour le jardin-forêt

Cultiver efficacement l’ail éléphant dans son jardin-forêt

L’ail éléphant, qui donne des gousses géantes et qui se mange aussi comme un poireau, peut se récolter de décembre à avril.

Mais on peut aussi manger les bulbes tout l’été et donc le récolter et le diviser presque toute l’année.

On pourra récolter les pousses sous forme de poireau en plein hiver, en même temps que la mâche avec qui il s’associe très bien.

Les poires de terre, les ocas, les crosnes du Japon, les topinambours seront copains avec lui aussi.

Il se débrouille très bien à mi-ombre forte comme en plein soleil…

Ail éléphant, mâche, persil et cardamine en cultures associées au jardin-forêt.
Ail éléphant, mâche, persil et cardamine se marient très bien et leurs récoltes se succèdent toute l’année.

Dans le calendrier du jardin-forêt productif, vous pourrez voir que certaines tâches peuvent être étalées sur plusieurs mois (taille de fructification ou d’entretien, plantation d’arbres) ce qui vous permettra d’organiser votre temps au mieux !

Cultiver au bon moment pour récolter d’énormes patates douces !

Si vous ne préparez pas vos plants de patates douces dans la maison en janvier/février sur un radiateur et que vous essayez de les faire partir sous serre en mars avril, vos boutures ne seront jamais prêtes pour la mi-mai. Par conséquent, vos patates douces n’auront pas assez de temps pour grossir et ressembleront à des carottes.

Production « maison » de plants de patates douces dans des pots remplis d’eau.
Ici, avec 4 patates douces coupées en deux, j’ai produit plus de 80 plants que j’ai plantés ou troqués (un plant est vendu 4,50 € en moyenne).

On peut même manger le feuillage comme des épinards tout l’hiver en les laissant raciner dans leur bocal.

Les patates douces doivent impérativement être récoltées avant les premières gelées, même en climat doux.

Récolte des patates douces dont certaines faisaient jusqu’à 3 kg.
Récolte en novembre des patates douces en association avec la poire de terre, certaines faisaient jusqu’à 3 kg et ça se vend 4,50 à 5 euros le kg.

Cependant, en climat doux (gelée de -5°C), on peut récolter tout au long de l’hiver tant que le sol n’est pas gelé :

  • pommes de terre,
  • poires de terre,
  • ocas du Pérou,
  • topinambour,
  • crosne,
  • chervis,
  • raifort,
  • racine de chayote,
  • salsifis,
  • salades rustiques,
  • épinard,
  • choux vivaces et annuels, etc.

Cela évite le stockage en silo ou en bocaux quand on n’a pas un grand cellier.

Récolte hivernale de poires de terre, pommes de terre, topinambours, crosnes, ail éléphant, oignon-patates, épinard, cresson vivace, salsifis, salades rustiques dont roquette turque, claytone de Cuba, lampsane, porcelle et plantain corne de cerf.
Ici la récolte du mois de janvier : poires de terre, pommes de terre, topinambours, crosnes, ail éléphant, oignon-patates, épinard, cresson vivace, salsifis, et plein de salades rustiques dont roquette turque, claytone de Cuba, lampsane, porcelle, plantain corne de cerf, etc.

Vive les associations botaniques de joyeuses plantes productives ! 🙂

Franck Nathié

« La Forêt Nourricière »

Fondateur de La Forêt Nourricière en 2011, Franck Nathié fait des recherches sur la culture multi-étagée depuis 2001.

Auteur de 6 livres de référence sur la permaculture en climat tempéré, designer depuis 2012, Franck Nathié est reconnu comme un des rares spécialistes des jardins forêts à avoir fait des recherches sur la productivité et à avoir fait le tour de toutes les plantes et fruitiers rares qui peuvent pousser sous nos climats.

Ses recherches et son approche du jardin forêt productif, à retrouver dans son dernier livre aux Éditions Larousse « Créer un jardin-forêt comestible », remettent en question ce qui est dit dans tous les autres livres qui traitent du jardin forêt.

Pour en savoir plus, retrouvez-le sur son site pour découvrir ses ouvrages.

Le calendrier perpétuel du jardin-forêt et potager productif en permaculture

Calendrier perpétuel du jardin-forêt et du potager permacole.
Calendrier perpétuel du jardin-forêt et du potager permacole : pour en savoir plus sur ce formidable outil de planification, cliquez sur l’image ci-dessus.
Culture multi-étagée, imitation de la forêt façon comestible chez notre amie Maria au Blé en Herbe.

Calendrier perpétuel du jardin-forêt et potager productif

Découvrez le calendrier perpétuel du jardin-forêt et du potager permacole, un formidable outil pour faciliter votre planification mensuelle. 

Aller plus loin avec des formations à venir sur le jardin-forêt productif

Le bureau d’études Permaculture Design et l’association « La Forêt Nourricière » rassemblent leurs compétences pour vous proposer dans les prochains mois 2 nouvelles formations en ligne sur le jardin-forêt productif.

  • « 1 an dans un jardin forêt productif » où vous apprendrez à semer, repiquer, planter, récolter, multiplier les plantes de diverses manières, tailler, et entretenir un jardin forêt productif mois par mois et pas à pas.
  • « Concevoir son jardin forêt productif » où vous aurez tous les outils et l’accompagnement pour concevoir un jardin forêt, des haies fruitières et un jardin potager en permaculture productif et facile d’entretien.

Si vous souhaitez être tenu(e) informé(e) en priorité de la sortie de ces formations, inscrivez-vous ci-dessous

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Livre Ma haie refuge de biodiversité : choisir, planter, observer

Qui est Gilles Leblais, auteur du livre « Ma haie refuge de biodiversité »

Gilles Leblais a de multiples casquettes : photographe nature, ornithologue, conférencier, consultant pour l’aménagement de jardins naturels et sauvages. Il est aussi journaliste naturaliste et auteur de plusieurs ouvrages sur la nature et la biodiversité.

Gilles Leblais, auteur du livre « Ma haie refuge de biodiversité : choisir, planter, observer »
Portrait de Gilles Leblais, auteur du livre « Ma haie refuge de biodiversité » – © Christine Durand

Bref, c’est un véritable amoureux de la nature qui a à cœur de nous émerveiller avec sa beauté pour nous aider à nous y reconnecter et mieux la respecter au quotidien.

Nous apprécions tout particulièrement le travail de Gilles, c’est pourquoi nous avons déjà consacré des articles à deux autres de ses livres qui sont aussi des odes à la nature sauvage :

Gilles nous a également ouvert les portes de son « Jardin paradis » à Velanne en Isère pour une série de vidéos consacrées à la biodiversité à découvrir ci-dessous :

Contenu du livre « Ma haie refuge de biodiversité » de Gilles Leblais

Avec son livre « Ma haie refuge de biodiversité », Gilles Leblais entre dans le détail de tout ce qu’il faut prendre en compte pour installer une haie de jardin vraiment utile pour la faune sauvage, des oiseaux aux insectes, batraciens, reptiles et petits mammifères…

Paru au printemps 2021 chez Terre Vivante, cet ouvrage est, une fois encore, une invitation à l’émerveillement grâce notamment aux magnifiques photos nature de l’auteur !

Le livre est composé de 5 chapitres principaux.

Haies bocagères, haies naturelles, champêtres, haies vives : des plantations vitales pour la biodiversité

Le livre s’ouvre sur le chapitre « Je plante une haie vive » pour nous aider à passer tout de suite à l’action dans nos jardins.

Après avoir rappelé le rôle essentiel des haies bocagères pour la biodiversité, l’auteur nous incite à réfléchir à quelle haie nous pourrions planter chez nous.

Il fournit des éléments détaillés pour choisir les bonnes espèces selon son contexte puis pour savoir comment les planter et les entretenir au fil du temps avec des explications précises de ces différentes mises en œuvre.

Vient ensuite un chapitre sur l’observation de son environnement pour être en mesure de bien intégrer ses haies comme l’ensemble de son jardin dans le paysage, de façon, là encore, à attirer le plus de biodiversité possible.

Le chapitre suivant détaille le rôle des arbres et arbustes dans nos jardins.

On y découvre l’incroyable biodiversité que cela attire, superbes photos à l’appui et ce que cette biodiversité apporte à son tour à l’ensemble.

Gilles Leblais explique également comment faire des choix dans les essences d’arbres et arbustes et dans l’aménagement des haies entre elles sur un terrain.

photos d’animaux sauvages dans des milieux arborés. © Gilles Leblais
Exemples de biodiversité attirée par des haies vives naturelles : le lézard vert (en haut à gauche), l’accenteur mouchet (en haut à droite), le rouge-gorge (en bas à gauche) ou encore le troglodyte mignon (en bas à droite). © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Le quatrième chapitre est consacré à la faune sauvage que vous pourrez bientôt observer aussi chez vous en ayant suivi les conseils de plantations de haies des chapitres précédents :) !

On y fait le plein d’infos et anecdotes sur les animaux, leurs mœurs et leurs utilités au jardin.

Enfin l’auteur consacre un court chapitre à l’automne et ses flamboyantes couleurs pour nous rappeler combien les feuilles mortes et tiges de bois mort sont utiles l’hiver pour abriter divers animaux et insectes auxiliaires, mais aussi combien la nature est généreuse, offrant souvent au pied des haies matures de belles récoltes de champignons ;) !

Le livre se termine par un glossaire et la liste des arbres, des arbustes et des animaux cités dans l’ouvrage, très pratique pour retrouver rapidement les photos ou les descriptions sur telle ou telle essence végétale ou espèce animale.

À qui s’adresse le livre « Ma haie refuge de biodiversité » ?

Comme les précédents ouvrages sur la mare et sur le bois mort, ce livre est un formidable plaidoyer pour la protection de la biodiversité, mais cette fois, grâce à la plantation de haies naturelles dans nos jardins.

Facile à lire et richement illustré, cette ode à la nature sauvage ravira lectrices ou lecteurs de tout âge !  Il comblera aussi toutes celles et ceux qui souhaitent œuvrer pour la sauvegarde de la biodiversité tant mise à mal ces dernières décennies par des pratiques destructrices.

C’est pourquoi nous le recommandons à tous les curieux, naturalistes en herbe, mais aussi aux permacultrices et permaculteurs, débutants comme expérimentés souhaitant accueillir dans leur jardin cette faune sauvage si essentielle à un écosystème résilient.

Il sera également un bon support pédagogique pour éveiller et sensibiliser un large public à l’importance capitale des haies naturelles pour la survie de nombreuses espèces animales.

C’est donc, pour nous, un ouvrage à mettre entre toutes les mains dès que possible !

photos d’animaux sauvages dans des milieux arborés. © Gilles Leblais

Ma haie, refuge de biodiversité

Choisir, planter, observer

Livre de Gilles Leblais

Éditions Terre Vivante

Environ 14 €

Amazon Decitre Fnac Librairie Permaculturelle Unithèque

À bientôt 👋 !

L’équipe du bureau d’études Permaculture Design

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De l’intérêt des trognes ou arbres têtards au jardin en permaculture

Saviez-vous que l’hiver est la période idéale pour créer des arbres trognes ou arbres têtards ?

Et qu’avoir des trognes au jardin est vraiment un super atout pour sa résilience générale !

Les avantages de cette forme ancestrale de conduite des arbres sont, en effet, très nombreux, notamment pour la biodiversité.

Pour vous en parler, nous laissons la parole à un passionné de nature et de biodiversité, Gilles Leblais, qui a créé de nombreuses trognes dans son jardin.

Il peut maintenant observer avec bonheur la vie sauvage investir ces véritables havres de paix naturels que sont les arbres têtards.

Vous verrez aussi, dans cette vidéo, différentes trognes réalisées chez Gilles, comment les faire, avec quelles essences d’arbres et pour quels bénéfices !

Au bureau d’études, nous sommes de grands partisans des trognes, et nous souhaitons que vous soyez de plus en plus nombreux à en réaliser chez vous.

C’est pourquoi nous mettons ces arbres vénérables à l’honneur ici et nous espérons que cela vous donnera envie de réaliser vous aussi des trognes dans votre jardin!

Gilles Leblais est un photographe nature, ornithologue, conférencier, auteur et journaliste naturaliste qui souhaite réenchanter notre regard et nous émerveiller avec les beautés et curiosités de la nature pour mieux la respecter et l’accueillir dans notre quotidien !

Il nous a ouvert les portes de son jardin Paradis à Velanne en Isère pour une série de vidéos sur la nature et la biodiversité au jardin.

Nous espérons que ça vous plaira !

⚠️ Ci-dessous une retranscription texte de la vidéo :

Des trognes de saule au potager

Les arbres têtards, on les appelle aussi les arbres trognes, parce qu’ils ont une belle trogne, c’est le cas de le dire, ce qui va créer au fur et à mesure du temps des nodosités des fois, des cavités, qui vont être d’une richesse hyper importante pour la faune.

Trognes de saule marsault vieilles de 12 ans à l’entrée du petit potager.
Trognes de saule marsault vieilles de 12 ans à l’entrée du petit potager de Gilles Leblais dans son jardin Paradis en Isère.

Alors là, vous êtes à côté du potager donc, c’est du saule marsault. J’ai pris une branche grosse comme mon pouce et je l’ai piquée dans le sol et enfoncée de 20-25 cm et tous les saules ont la possibilité, à partir d’un terrain qui soit assez frais, de repartir automatiquement.

Ils vont faire des racines.

L’eau de saule pour vos boutures

L’eau de saule, si vous mettez des petits morceaux de bois coupés de saule dans un seau d’eau, il va y avoir une enzyme qui va se mettre en place et notamment quand vous voulez recéper vos cassissiers ou framboisiers au printemps.

Cette eau de saule va permettre à vos cassissiers, vos framboisiers de refaire des racines dans cette eau de saule avec des petits morceaux de bois de saule.

Comment faire une trogne ou taille en têtard ?

Donc un morceau de bois de saule pour les arbres têtards, vous le plantez, il va faire ses racines.

Ça peut arriver que ça capote, mais la plupart du temps, ça fonctionne tout le temps.

J’ai planté ça, voilà aujourd’hui ce que ça donne 12 ans après.  L’arbre a pris son ossature et donc, je laisse pousser et tous les ans suivant mon besoin ou tous les trois ou quatre ans, je vais lui tailler sa tête.

Taille en têtard sur saule marsault avec conservation de tire-sèves.
Taille en têtard sur saule marsault avec conservation de tire-sèves réalisée par Gilles Leblais à l’entrée de son potager en permaculture.

Je laisse un tire-sève sur à peu près une hauteur comme ça : 10 cm. Ce qui va permettre de faire repartir d’autres branchages.

Pourquoi tailler un arbre en trogne ou en têtard ?

Des trognes pour la biodiversité

L’intérêt de trogner, c’est-à-dire de tailler la tête de l’arbre va être pour la biodiversité et ça se fait pendant l’hiver.

Tous ces rejets, on les taille au fur et à mesure et au gré du temps. C’est ce qui se faisait autrefois.

En trognant, on va créer des parties anciennes avec des cavités qui pourront permettre à des oiseaux cavicoles donc qui ont besoin de l’obscurité pour nicher, de nicher à l’intérieur.

Mais également ça peut être des chauves-souris ou d’autres micromammifères comme le muscardin, les mulots qui pourront se mettre dedans.  Même dans des bocages réussis ou même au sein du jardin, j’ai pu constater ailleurs, il peut y avoir l’hermine qui grimpe et qui va s’abriter dans un trou ou qui va y chasser.  De toute façon, ça peut être aussi un poste de guet, une fois que c’est taillé, pour la chouette chevêche.

Exemples de biodiversité photographiés dans des trognes ou arbres têtards : chouette Chevêche d’Athena, oreillard roux, hermine, torcol fourmilier femelle
Les trognes sont de véritables refuges pour la biodiversité dont voici quelques exemples photographiés par Gilles Leblais dans son jardin : une chevêche d’Athena (en haut à gauche), un oreillard roux (en haut à droite), une hermine (en bas à gauche) ou encore un torcol fourmilier femelle (en bas à droite). © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Des trognes pour l’usage humain

Il y a plein d’intérêts de tailler pour la biodiversité et l’autre intérêt, ça va être pour nous. Parce qu’avec ces rejets, on peut tailler et en faire des beaux murets de branchages comme on a fait ici.

On peut aussi en faire du BRF qui servira de mulch dans votre jardin en permaculture.

Autrefois, ils coupaient tout ça pour en donner du frais en branchage au bétail entre autres.

Et si on espace les tailles, en suivant la logique de l’arbre trogne ou têtard comme ça se faisait autrefois, on va tailler une première année pendant l’hiver. Puis, on attend trois, quatre ans et là, on va en faire du bois énergie.

C’est-à-dire que les branches vont être beaucoup plus grosses. Ce sera le même principe de taille sauf que les branches que vous allez récupérer sur votre trogne pourront servir de bois de chauffage entre autres.

À l’ombre d’une trogne : une protection contre les étés caniculaires

Il y a plein de possibilités avec l’arbre têtard.

Là on est plutôt à cette saison, fin d’été avec une ombelle avec ce saule têtard à l’entrée du potager qui crée un coin de fraîcheur notamment avec l’été caniculaire qu’il y a eu, ça a permis de protéger certaines plantes, d’avoir un semi-ombrage.

Pendant l’hiver, je vais tailler.

Est-ce que j’attendrai cette année ou l’autre ? Je sais pas encore, mais en tout cas, il y aura toujours un intérêt dans le jardin pour ce type d’arbre.

Quels arbres utiliser pour faire des trognes ?

Alors il y en a plein de différents.

On a parlé des saules, moi j’utilise également les noisetiers, parce que les rejets de souches notamment, je les laisse pousser trois à cinq ans.  Ça va me servir pour les piquets, mais plus jeunes, sur ces tailles-là, ça va me servir pour tresser également parce que le noisetier, c’est un bois très souple.

Muret de branchages tressés avec les résidus de tailles en trogne ou en têtard.
Muret de branchages tressés réalisé avec les résidus de tailles en trogne ou en têtard réalisées au jardin par Gilles Leblais.

Ça me rappelle ma jeunesse, quand je faisais ma gaule pour aller pêcher, elle était en noisetier.

Donc le noisetier, on a parlé des saules, il va y avoir des trognes de frêne.

J’utilise également le sureau. Alors ça, c’est des tiges creuses, mais ça peut être souple également.

Le châtaignier autrefois était utilisé. Les rejets, si on taille en trogne un châtaignier, pareil, ça peut être utilisé.

Je teste également sur des érables notamment sur l’érable sycomore, là, c’est le cas devant nous, l’érable sycomore, sur des érables champêtres et dernièrement sur des merisiers.

Comment tailler un arbre en têtard : l’exemple d’un merisier

Ça c’est un merisier qui s’était implanté à côté du cabanon.

J’ai décidé de le laisser là et plutôt que de le laisser partir en plein vent et qu’il devienne un arbre immense, là, j’étais à 5 cm au niveau diamètre, c’est la bonne taille pour commencer la première taille d’un arbre têtard ou arbre trogne.

L’hiver dernier donc, j’ai taillé la tête (étêté).

J’ai laissé ce qu’on appelle des tire-sèves voilà.

Et de ces tire-sèves sont reparties plein de branches et même ailleurs.

Exemple de taille en trogne ou en têtard sur un merisier.
Exemple de taille en trogne ou en têtard sur un merisier réalisées par Gille Leblais dans son jardin Paradis.

Je vais laisser trois, quatre ans l’arbre se refaire sa tête et dans trois, quatre ans, je taillerai à nouveau pour laisser pousser. Ça, c’est une première possibilité.

Deuxième solution, c’est là par exemple, j’ai taillé au printemps, le printemps suivant, je peux recouper de la même manière. Je taille un petit tire-sève, je coupe de façon à avoir toujours des petites branches comme ça, qui me serviront pour la création des murets ou faire un treillis quelque part, un petit muret simple en tressage pour retenir de la terre…

Enfin il y a plein de possibilités à faire.

Des trognes au jardin pour protéger la biodiversité et se reconnecter à la nature

L’arbre trogne dans le jardin sur différentes espèces donc, que ce soit le frêne, que ce soit les saules, etc. ou ici un merisier, va avoir son intérêt dans un jardin.

Faire des arbres têtards est intéressant notamment dans la haie ou en bout de haie ou autour d’un verger, mais de toute façon à un endroit ou l’autre du jardin, il est intéressant aussi, surtout aujourd’hui, pour protéger cette biodiversité.

Planter une haie de jardin qui soit aussi une haie brise vue vous abritant des regards indiscrets peut se faire selon les principes de permaculture afin de créer une haie végétale brise vue efficace et biodiversifiée.

Plantez des haies incluant des arbres trognes pour vous et pour la biodiversité !

Défensive, gourmande, anti-pollution…, nous avons conçu pour vous 9 haies thématiques en permaculture pour vous permettre de planter votre abondance, créer des trognes et accueillir un maximum de biodiversité chez vous sans prise de tête.

Il est important de continuer ce travail qui a été fait autrefois par nos ancêtres.

Aujourd’hui, il est de moins en moins pratiqué, parce que les agriculteurs veulent aller plus vite, la machinerie agricole a pris le dessus, malheureusement.

La taille en trognes était pourtant une des rares choses avec le bocage qui nous permettait d’être en lien étroit avec la nature et savoir être en harmonie avec elle.

Ces pratiques anciennes de taille ont toutes leurs utilités comme les arbres têtards ou arbres trognes jusque dans nos jardins. 

Parce qu’ils vont non seulement nous permettre de réapprendre à être en contact intime avec le vivant, mais aussi continuer à être en harmonie pour protéger la biodiversité.

Exemples de biodiversité appréciant les trognes ou arbres têtards : un grimpereau des jardins, une aromie musquée, un campagnol roussâtre, une sittelle torchepot.
Grâce aux trognes, on protège la biodiversité dont voici quelques exemples photographiés par Gilles Leblais dans son jardin : un grimpereau des jardins (en haut à gauche), une aromie musquée (en haut à droite), un campagnol roussâtre (en bas à gauche), une sittelle torchepot (en bas à droite). © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Un livre sur les trognes pour en savoir plus

Pour approfondir vos connaissances sur les arbres têtards ou trognes, de leurs origines à leurs utilisations paysannes, mais aussi les mythes et légendes que ces arbres ont véhiculés, comment les créer, pour quels bénéfices…, nous vous conseillons l’excellent livre de Dominique Mansion intitulé « Trognes, l’arbre paysan aux mille usages » à découvrir plus en détail dans notre article dédié.

Maintenant à vous de jouer, à vos tailles, prêts, trognez 😉 !

Les Trognes

L’arbre paysan aux mille usages

Dominique Mansion

Édition Ouest France

Environ 22 €

Amazon     FNAC     Decitre     Unithèque

Un livre sur le bois mort complémentaire aux trognes

Et pour aider toujours plus la biodiversité à trouver refuge dans votre jardin et y rester, découvrez également notre article sur le livre de Gilles Leblais sur les branchages et bois mort au jardin, véritables trésors pour la biodiversité.

Branchages et bois mort au jardin

Des trésors pour la biodiversité

Gille LEBLAIS

Édition Terre Vivante

Environ 15 €

Amazon     FNAC     Decitre     Unithèque

Les formations principales en permaculture

Les formations complémentaires en permaculture

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Un guide avec plein d'astuces et techniques sur les images en web

Parmi les décisions que doit prendre un développeur front-end lorsqu'il construit un site web : quelle technique utiliser pour inclure une image ?

L'image peut apparaître via HTML, CSS ou être une image SVG. Choisir la bonne technique est important et peut jouer un rôle très impactant concernant les performances du site et son accessibilité. 

Dans cet article, vous apprendrez les différentes manières qu'il existe pour inclure une image. Vous découvrirez également, les avantages et les inconvénients de chaque méthode, et le contexte dans lequel chacune d'elles peut être utilisée.

Gardez le bois mort dans votre jardin en permaculture !

En permaculture, la nature est notre professeur principal que nous essayons d’imiter au mieux pour augmenter la résilience et l’autonomie de nos lieux. En observant la nature, on constate assez vite qu’elle a prévu une deuxième vie bien remplie à une ressource abondante et sans cesse renouvelée : le bois mort, notamment en le transformant en gîte pour une ribambelle d’insectes et d’animaux ou en nourriture pour des champignons divers dont certains comestibles intéressants.

Au bureau d’études, nous aimerions que de plus en plus de monde réalise à quel point le bois mort au jardin est une niche écologique formidable si facile à mettre en place.

C’est pourquoi nous sommes allés à la rencontre d’un passionné de nature et de biodiversité, Gilles Leblais, auteur du livre « Branchages et bois mort au jardin : des trésors pour la biodiversité. ».

Il nous a ouvert les portes de son « Jardin Paradis » à Velanne en Isère pour nous montrer concrètement comment il utilise les arbres morts et plus généralement le bois mort dans son jardin 🪵 pour favoriser un maximum de biodiversité !

Découvrez les conseils de Gilles et des gestes simples 😲 pour aider la faune sauvage à s’installer durablement chez vous dans la vidéo ci-dessous :

Vous souhaitez augmenter la biodiversité dans votre jardin ? Alors, maintenant à vous de jouer !

Gilles est aussi un photographe nature, ornithologue, conférencier et journaliste naturaliste qui souhaite réenchanter notre regard et nous émerveiller avec les beautés et curiosités de la nature pour mieux la respecter et l’accueillir dans notre quotidien !

Vous le retrouverez donc prochainement dans nos publications pour une série de vidéos sur la nature et la biodiversité au jardin 🦔🪲🐿.

Nous espérons que ça vous plaira !

Ci-dessous une retranscription texte de la vidéo :

Les intérêts du bois mort dans votre jardin en permaculture

Le bois mort est d’une richesse étonnante. Tout ce qui tombe de l’arbre revient à l’arbre en quelque sorte.
D’où l’intérêt de garder ce bois mort au niveau biodiversité, mais pas que.

Le bois mort va se décomposer sur place, va créer un humus hyper intéressant.

On peut même, sur du bois mort, cultiver des champignons (champignons de type shiitake, pleurotes).

Pleurotes en huître poussant sur un tronc de bois mort dans le jardin en permaculture de Gilles Leblais.

En plus d’attirer la biodiversité, le bois mort au jardin peut aussi servir à cultiver des champignons comestibles ! Exemple chez Gilles Leblais avec ces pleurotes en huîtres (Pleurotus ostreatus). © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Donc il y a un intérêt qui est vraiment fondamental dans le jardin et pour attirer cette biodiversité.

Sous quelles formes garder le bois mort dans votre jardin en permaculture ?

Un simple tas de bois, quelques coupes dans la haie qui ont été posées là et puis au fur et à mesure du temps, c’est le lierre, une plante grimpante qui a pris le dessus.
Ça fait partie d’une possibilité avec le bois mort, comme ça se passe dans la nature.

L’intérêt de faire ça, c’est qu’il est bien évident que des animaux vont trouver le gîte.

Notre ami le hérisson, « Picpic » comme je l’appelle, pourra habiter dans ce tas de bois.

Ses petites cousines les musaraignes même chose et de nombreux insectes également donc, qu’on arrête de dire que le bois mort ce n’est pas propre.

Le hérisson (à gauche) et la musaraigne (à droite) sont deux auxiliaires du jardin en permaculture trouvant refuge dans les tas de bois mort.

Un tas de bois mort au jardin servira de gîte à de nombreux animaux sauvages à commencer par le hérisson ou encore la musaraigne, tous deux excellents auxiliaires du jardin dévoreurs, entre autres, de limaces et d’escargots. © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Ça peut être très joli, mais même dans un paysage de nature, au pas de sa porte comme dans mon jardin, il va avoir son rôle à jouer.

Le vieil arbre mort sur pied

Un arbre mort sur pied, on ne va pas le couper. On va le laisser également à la faune.

Cet arbre mort était debout il y a encore quelques semaines et avec un coup de vent, il s’est couché.
Ce n’est pas grave, je vais le laisser vivre, continuer à vivre puisque, à l’intérieur de cet arbre couché, d’innombrables animaux vont vivre ou séjourner.

Je peux vous certifier que j’ai notamment de la petite biche qui est un gros coléoptère qui va avoir son intérêt, et comme du lucane cerf-volant également qui vont être présents dedans notamment quand les femelles pondent et ont besoin de ce bois mort pour pondre.
Leurs larves vont se développer de 2 à 3 ans dans ce bois mort.

La petite biche et le lucane cerf-volant sont deux insectes utiles ayant besoin de bois mort pour vivre et s’installer durablement dans un jardin en permaculture.

Le bois mort au jardin en permaculture abrite de nombreux insectes utiles comme la petite biche (à gauche) ou le lucane cerf-volant (à droite). © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Donc ce bois mort a un intérêt crucial pour ces animaux.

Le tas de bois mort idéal qu’on devrait trouver dans tous les jardins

Un tas plus gros, pareil, bois mort empilé, avec comme un toit de chaume en fait et il aura le même intérêt que tout ce dont j’ai pu parler avec d’autres espèces.

L’idéal dans un jardin : 1,20 m de haut, la même chose de large, au moins un tas comme ça dans son jardin.

Tas de bois mort réalisé par Gilles Leblais dans son jardin Paradis pour attirer la biodiversité.

Exemple de tas de bois mort réalisé par Gilles Leblais dans son jardin Paradis à Velanne pour attirer la biodiversité.

Plus votre jardin est grand, plus vous pouvez en répartir partout.

Ça aura son intérêt de toute façon.

S’inspirer de la haie sèche ou haie de Benjes

Voilà un exemple où je me suis inspiré de la haie sèche ou la haie de Benjes. Des piquets ont été plantés, je tresse des branches autour et j’empile du bois mort.

J’ai créé là un cercle qui deviendra peut-être un potager plus tard. Pour l’instant, il encercle une prairie fleurie.

Structure en branchages et bois mort inspirée de la haie sèche ou haie de Benjes dans le jardin en permaculture de Gilles Leblais.

Structure en branchages et bois mort inspirée de la haie sèche ou haie de Benjes pour attirer la biodiversité dans le jardin en permaculture de Gilles Leblais.

Donc ça, c’est un cercle de branchage.
L’intérêt c’est que je mets du branchage à l’intérieur et je vais m’en servir pour créer son ossature, les piquets, et je vais tresser en fait un simple branchage autour.
Il peut y avoir plusieurs types de bois.

Je le fais avec tout…
Je vais me servir, entre autres, de saule comme ici, c’est du saule osier, un jaune, il y en a d’autres, il y a du saule marsault, et il y en a beaucoup d’autres encore.

Pendant l’hiver, je taille et je peux me permettre de tresser avec les plus grosses branches.

Je vais tresser l’ossature de ces tas de branchages.

Une vieille souche au sol

Voilà du bois mort, du piquet, un bois mort fiché au sol, une vieille souche au sol.
On voit même là, une petite galerie probablement de campagnol, mais ça peut être aussi une belette qui vient chasser à l’intérieur.

Belette (Mustela nivalis) au pied d’une vieille souche de bois mort laissée au jardin.

Belette (Mustela nivalis) au pied d’une vieille souche de bois mort laissée au jardin. © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Une vieille branche plantée au sol ou dans une haie

Ces tiges de bois que je plante vont servir de perchoir aux oiseaux insectivores.

Dans la prairie et dans les friches qu’on a derrière nous, ça va leur permettre de chasser suivant les hauteurs aussi.

Si c’est un gobemouche, ce sera ça, si c’est la fauvette à tête noire, ce sera d’une autre manière, si c’est le rouge-queue à front blanc, lui viendra chasser au sol ou il viendra chasser en vol, ça dépend suivant les espèces.

Donc bois mort planté sur pied, une simple branche va avoir son intérêt et même quand on crée sa haie, on peut rajouter du bois mort pour rajouter un coup de vieillesse à la haie, mais qui sera repéré, entre autres, par les oiseaux.

Jeune rouge-queue à front blanc (mâle immature) perché sur une vieille branche morte dans le jardin.

Jeune rouge-queue à front blanc (mâle immature) perché sur une vieille branche morte dans le jardin d’où il peut facilement s’envoler pour chasser des insectes. © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Un muret en branchages de séparation avec le terrain voisin servant de corridor biologique

Muret de branchage tout le long, entre les voisins et le terrain, comme ça j’ai créé un corridor biologique entre ma haie d’un côté et le côté du voisin.

Et il y a, à nouveau, les tas de bois mort.

Le bois mort est essentiel pour les précieux auxiliaires du jardin

L’intérêt de faire ça, c’est que vous récupérez votre bois mort.

Il n’y a pas de déplacement à la déchetterie ou quoi que ce soit.

Vous allez mettre votre jardin sous haute protection.

Les auxiliaires précieux au jardin vont être dans ce bois mort.

On a déjà parlé du hérisson, des musaraignes, ces petites cousines, c’est le genre de choses qui va leur convenir, mais pas que.
Entre autres, il va y avoir des insectes très intéressants comme les carabes.

Aujourd’hui, j’ai quatre espèces différentes de ces coléoptères dans mon jardin qu’on appelle les carabes ou carabidés.
Ce sont des coléoptères rampants (qui ne volent pas). Ils se déplacent pour chasser dans le jardin.

Photos de plusieurs espèces de carabes, coléoptères rampants et précieux auxiliaires au jardin en permaculture nichant dans le bois mort en hiver.

Le bois mort au jardin en permaculture abrite de précieux insectes auxiliaires comme les carabes, coléoptères rampants dévoreurs de limaces et d’escargots. De gauche à droite : carabe doré ou jardinière (Carabus auratus), carabe violet (Carabus violaceus ssp. purpurascens) et carabe chagriné (Carabus coriaceus). © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Pendant les périodes hivernales de l’automne à l’hiver, ils vont passer l’hiver dans ces tas de branchages et bois morts.

Quand le printemps va arriver, ils ont jeûné pendant tous ces mois d’hiver et ils ont envie de boulotter et la première chose qu’ils vont faire en sortant de ces tas de bois morts, c’est qu’ils vont aller à la recherche des œufs et des larves de limaces et d’escargots.

D’où l’intérêt de garder son bois mort au jardin puisque là, on a affaire à des auxiliaires plus que précieux au sein même du jardin.

C’est ça être en lien avec la nature.

C’est savoir mettre notre patte, notre intelligence si on en a une, au service de cette nature, mais à notre service aussi et en même temps, on sait qu’on protège cette biodiversité.

Branchages et bois mort au potager en permaculture : un élément, plusieurs fonctions !

Voilà le petit potager donc même chose, muret de branchages sauf que là, j’ai pensé cultures également.

C’est un principe de permaculture tout simple.

Le bois mort a été empilé sur la moitié des murets, ensuite litière de feuilles mortes et ensuite, un paillage classique à la paille.
Alors ça peut être avec des fougères, ça peut être avec plein d’autres choses.

Pied de rhubarbe planté dans une structure de bois mort inspirée de la haie sèche ou haie de Benjes dans le petit potager de Gilles Leblais.

Une structure de bois mort inspirée de la haie sèche ou haie de Benjes peut aussi servir de support de culture au potager comme ici avec un pied de rhubarbe planté dedans.

C’est la deuxième saison que ces murs ont été faits donc j’ai commencé des tests, notamment avec des courges.
Il y a un plant de rhubarbe aussi qui est bien parti.

L’année prochaine je pourrai commencer avec des blettes, des salades, des choses comme ça dessus.

J’ai un muret de branchage qui met sous haute protection mon potager avec des auxiliaires précieux comme on a pu voir, les carabes, les musaraignes, ça peut être aussi le lézard vert.

Il va y avoir des oiseaux aussi qui peuvent venir nicher, notamment l’accenteur mouchet, le rouge-gorge que tout le monde connaît, le troglodyte mignon, qui ont besoin de ces tas de bois pour chercher leur nourriture, mais ils peuvent y trouver également le gîte pour construire leur nid.

Auxiliaires du potager attirés par une structure de bois mort inspirée de la haie sèche ou de Benjes : le lézard vert (en haut à gauche), l’accenteur mouchet (en haut à droite), le rouge-gorge (en bas à gauche) ou encore le troglodyte mignon (en bas à droite).

Une structure de bois mort inspirée de la haie sèche ou haie de Benjes, entourant le potager, place celui-ci sous haute protection en attirant de nombreux auxiliaires tels que le lézard vert (en haut à gauche), l’accenteur mouchet (en haut à droite), le rouge-gorge (en bas à gauche) ou encore le troglodyte mignon (en bas à droite). © Gilles Leblais, photographe de la vie sauvage.

Et puis l’autre intérêt, c’est qu’on va en faire une planche de culture.
Ce n’est pas pour rien que j’ai empilé du bois mort, une litière de feuilles et de la paille par-dessus.

Au printemps, il suffit simplement d’écarter la paille qui va être au milieu, de mettre un petit peu de compost à la rigueur, et de mettre le plant que vous avez envie de faire partir.
Ça peut être une blette, une salade ou les courges comme j’ai pu mettre cette année, etc.

Et c’est tout simple, c’est tout bête et je crée un espace supplémentaire en hauteur pour la culture potagère.

On allie le bon sens d’un potager sain et utile, où on va pouvoir donc se nourrir, nourrir la biodiversité, la protéger et vivre en harmonie avec la nature et réapprendre à comprendre cette vie qui nous entoure et l’intérêt qu’on a à la protéger au pas de sa porte et dans nos jardins bien évidemment.

Trees for Gardens, Orchards and Permaculture

« Branchages et bois morts au jardin : Des trésors pour la biodiversité »

Des trésors pour la biodiversité

Livre de Gille Leblais

131 pages - édité par Édition Terre Vivante

Prix : environ 15 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon  |  Decitre   |  Fnac  |  Librairie Permaculturelle   |  Unithèque   |

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Liste des 11 plantes médicinales faciles à cultiver dans son jardin en permaculture.

Pour notre série de vidéos gratuites sur la pharmacie naturelle, Fabien Gordon, permaculteur, herboriste et producteur de plantes médicinales et aromatiques dans le Béarn, vous a concocté une liste de 11 plantes médicinales simples à cultiver chez vous, avec un large éventail de propriétés médicinales pour prendre soin de vous et votre famille au quotidien.

Il vous livre tout ça dans la vidéo ci-dessous ! Bonne découverte !

Et si vous souhaitez être guidé.e à chaque étape de la réalisation de votre première pharmacie naturelle, c’est par ici 👇 pour en savoir plus…

Plantez votre première pharmacie naturelle et apprenez à vous en servir au quotidien avec Fabien !

Grâce à notre formation en ligne réalisée avec Fabien, professionnel des plantes médicinales, vous pourrez enfin préparer vous-même et utiliser sans appréhensions, vos remèdes naturels, de manière simple et économique, à partir des plantes que vous aurez cultivées vous-même dans votre jardin 😃 !

Comment faire sa sélection pour créer un jardin de plantes médicinales ?

Faisant suite à notre première vidéo sur tous les intérêts qu’il y a à installer une pharmacie naturelle chez soi, vous avez pu vous rendre compte qu’il y avait un panel énorme de plantes médicinales existantes avec parfois des principes actifs assez forts.

Dès lors, pas facile de choisir lesquelles on va installer au jardin !

C’est pourquoi nous avons demandé à Fabien de faire une sélection de plantes pour vous aider dans vos choix !

Comment Fabien a-t-il fait sa sélection ?

De par son expérience de producteur de plantes et d’herboriste depuis plusieurs années, il a pu constater qu’il y a plusieurs problématiques de santé assez récurrentes chez la plupart des gens :

  • problèmes digestifs
  • problèmes de sommeil
  • problèmes de stress
  • problèmes de cycles menstruels
  • problèmes de toux ou de petits maux hivernaux

Partant de ces maux-là, il a obtenu toute une gamme de plantes qui pouvaient y répondre.

Mélange de plantes médicinales pour une tisane aux nombreuses vertus thérapeutiques facile à réaliser soi-même.

Exemple de mélange de plantes médicinales pour une tisane aux nombreuses vertus thérapeutiques facile à réaliser soi-même.

Et dans toute cette gamme de plantes, il a choisi des plantes :

  • de culture facile
  • dont les plants sont faciles à trouver à l’achat, en local ou en ligne
  • d’entretien relativement simple
  • faciles à récolter
  • productives offrant rapidement une récolte significative

Cette sélection devrait donc vous permettre d’avoir très vite des plantes médicinales à récolter pour ensuite pouvoir les conserver, les transformer et puis évidemment les utiliser, ce qui est l’objectif final quand on installe une pharmacie naturelle chez soi !

Une formation pour débuter sa pharmacie naturelle de plantes médicinales

Cette liste de plantes, qu’on a décidé de vous partager ici gratuitement, est celle que nous préconisons dans notre formation vidéo en ligne sur la pharmacie naturelle réalisée en collaboration avec Fabien.

Quel intérêt de suivre la formation si on sait déjà quelles plantes installer au jardin, nous direz-vous  ? Eh bien, avoir une plante sous la main ne vous dit pas pour autant comment l’utiliser au final. Certes, vous pouvez vous documenter et vous former par vous-même, mais vous pouvez aussi profiter des connaissances et expériences de Fabien pour vous accompagner dans votre apprentissage.

Dans cette formation vidéo, Fabien vous guide du début à la fin, dans toutes les étapes clés pour réussir votre pharmacie naturelle : choix de l’emplacement, avec les meilleures options d’agencement des plantes entre elles, préparation du sol, plantation, récolte, entretien, conservation, transformation.

Petits pots de baume apaisant fait maison à base de plantes médicinales du jardin.

Il est possible de réaliser de nombreux remèdes simples à base des plantes médicinales de son jardin, ici un baume apaisant pour application cutanée dont la recette est expliquée dans notre formation vidéo en ligne.

Vous apprendrez donc dans cette formation intitulée « Je plante ma première pharmacie naturelle » :

  • comment les cultiver efficacement en permaculture
  • comment les récolter, quelles parties récolter, quand récolter
  • comment on sèche les plantes pour qu’elles gardent un maximum de leurs principes actifs
  • comment on les conserve,
  • comment on les transforme
  • comment on les insère dans des recettes (tisanes, sirop, baume) qui vous permettront ensuite de les utiliser, à bon escient, dans votre quotidien, selon les petits maux que vous souhaitez régler.

Une liste de 11 plantes médicinales aussi appelées « simples », très intéressantes à avoir au jardin !

Voici la liste, par ordre alphabétique, des 11 plantes médicinales, ou « simples », comme on les appelait au Moyen Âge, sélectionnées par Fabien pour constituer votre première pharmacie naturelle.

1. La camomille romaine double : une plante multifonctions au parfum exceptionnel

Fleurs épaisses avec plusieurs rangées de pétales de la camomille romaine double, plante médicinale intéressante au jardin.

La camomille romaine double, avec ses fleurs épaisses à plusieurs rangées de pétales, fait partie de la liste des plantes médicinales intéressantes au jardin.

La première plante sélectionnée est la camomille romaine, son nom botanique est Anthémis nobilis ou Chamaemelum nobile. Fabien a choisi ici de mettre en avant la camomille romaine double plutôt que la simple pour son rendement de récolte intéressant.

La double a, en effet, des fleurs beaucoup plus épaisses, grosses, avec plus de pétales que la simple qu’on trouve dans la nature, mais, avec les mêmes principes actifs. Son parfum est assez exceptionnel et en plus, elle va jouer sur plusieurs tableaux.

Elle fait partie des toniques amers, donc elle va stimuler les sucs gastriques. Elle va donc jouer sur le système digestif. À un certain dosage relativement faible, elle va avoir un petit côté sédatif, apaisant du système nerveux donc là, on va jouer plutôt sur les notions de stress, de sommeil. Elle peut aussi résoudre quelques petits problèmes de migraines qui peuvent être très intéressants, dans des problématiques de type cycles menstruels.

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • excellent couvre-sol à la propagation rapide
  • très jolie
  • mellifère
  • plante vivace

2. Le fenouil commun : aromatique, graphique et refuge pour la biodiversité

Parterre de fenouils communs ou fenouils aromatiques en fleur dans un jardin de plantes médicinales.

Le fenouil commun ou fenouil aromatique est une plante médicinale intéressante au jardin, haute, très graphique et attirant de nombreux auxiliaires.

La deuxième plante médicinale choisie, c’est le fenouil commun, Foeniculum vulgare qui est légèrement différent de celui qu’on cultive au potager

Le fenouil potager, qu’on cultive pour son bulbe, est en fait une sélection qui s’est faite à travers les siècles par les maraîchers, pour avoir un bulbe de plus en plus gros à consommer.

Ici, Fabien nous recommande plutôt la plante originelle, le fenouil commun sauvage en fait, qui lui, ne fait pas un bulbe intéressant pour la consommation, mais ce n’est pas grave, car ce qui nous intéresse ici, ce sont ses graines très aromatiques. On l’appelle d’ailleurs aussi parfois le fenouil aromatique.

Ses graines sont donc très très intéressantes, très connues déjà dans la cuisine, mais aussi pour faciliter un peu les problèmes de transit, la formation des gaz intestinaux qui peuvent occasionner des douleurs après un repas un peu riche. On va donc les utiliser pour leur aspect digestif.

Mais c’est aussi une plante qu’on dit galactogène, c’est-à-dire qu’elle va favoriser la production du lait donc c’est très intéressant pour une femme allaitante.

Et on voit aussi, à travers cette dernière propriété, que le fenouil touche un autre domaine qui est plus hormonal et donc, on peut aussi l’avoir sur des problèmes de spasmes : qu’il s’agisse de problèmes liés au cycle menstruel ou à la digestion.

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • plante attractrice de biodiversité et refuge pour de nombreux insectes (les tiges fanées dures et creuses laissées sur place font d’excellents hôtels à insectes naturels)
  • mellifère
  • fleurs comestibles délicieuses, crues en salade, avec parfum anisé remarquable
  • feuilles comestibles crues comme cuites
  • plante très graphique, très haute
  • plante vivace

3. La guimauve : la douceur à tous les niveaux

Parterre de guimauves en fleur dans un jardin de plantes médicinales.

La liste de plantes médicinales sélectionnées par Fabien inclut la guimauve pour sa grande douceur et ses vertus apaisantes remarquables.

La troisième plante médicinale de cette liste, c’est la guimauve, Althea officinalis.

C’est une des plantes « chouchoutes » de Fabien pour sa grande douceur.

Les feuilles sont douces, vraiment tout est doux dans cette plante et d’ailleurs, c’est une grande adoucissante notamment dans tous les problèmes ORL, les maux de gorge, les problèmes de toux, etc. La guimauve apaise quand on a des toux, etc.

Tous ses mucilages aussi ont un double aspect, ils ont une appétence avec l’eau et ils vont favoriser un équilibrage du transit et le réguler quand il pose problème presque par un effet mécanique donc c’est une plante très intéressante.

On peut utiliser les fleurs, les feuilles jusqu’aux racines. D’ailleurs, la pâte de guimauve, autrefois, était faite avec la racine de guimauve avant que l’industrie chimique nous invente une guimauve tout à fait synthétique.

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • très belle plante assez haute
  • très mellifère
  • apprécie les sols frais humifères et tolère bien les sols lourds
  • peut s’installer dans des zones humides du jardin, bord de mare, de cours d’eau
  • plante vivace

4. L’hysope : un parfum de Méditerranée

Gros plan sur l’hysope à différents stades de développement, avec des fleurs, des tiges sèches, des tiges vertes dans un jardin de plantes médicinales.

L’hysope fait partie de la liste des plantes médicinales intéressantes au jardin, notamment pour ses vertus antitussive et expectorante en plus d’être une excellente condimentaire au parfum délicieux.

La quatrième plante médicinale recommandée par Fabien est l’hysope, Hyssopus officinalis.

L’hysope est une plante issue du bassin méditerranéen, de la famille des Lamiacées dans laquelle on retrouve, à peu près sur toutes les plantes de cette famille, des propriétés un peu similaires : des grandes toniques générales de l’organisme souvent anti-infectieuses, antivirales, antibactériennes.

L’hysope, elle, a un focus particulier sur la toux. C’est vraiment une grande antitussive. Elle est expectorante et permet de fluidifier tous ces flux, toutes ces mucosités lorsqu’on a une petite toux grasse qui persiste.

C’est aussi une bonne aromatique et très bonne plante condimentaire sur les viandes, les farces, etc. Fabien en fait même du sirop, juste pour le plaisir du goût tellement la saveur est intéressante.

Et d’ailleurs, dans votre mélange de tisane à visée thérapeutique, elle va apporter une saveur intéressante qui va aider à en boire plus régulièrement. Car si le mélange de votre tisane est désagréable à boire, on le délaisse, l’ajout d’hysope peut éviter cela !

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • très belle plante au port ressemblant à celui de la lavande
  • très mellifère
  • peut s’installer dans des zones sèches du jardin, voire rocailleuses
  • plante vivace

5. La menthe poivrée : à la fois tonique et apaisante

Gros plan sur des sommités fleuries de menthe poivrée, faisant partie de la liste des plantes médicinales intéressantes au jardin.

La menthe poivrée est une plante médicinale intéressante au jardin pour sa saveur remarquable et son action à la fois tonique et apaisante.

Cinquième plante médicinale sélectionnée par Fabien, la menthe poivrée, Mentha X piperita.

On connait tous la saveur mentholée remarquable de cette plante qui est si appréciée en tisane par exemple. On peut aussi en faire d’excellents sirops mentholés très frais, très agréable.

Ce qui est très étonnant avec la menthe poivrée, c’est qu’elle est à la fois tonique et apaisante. Comment fait-elle ça ? Elle va stimuler l’organisme, elle va enlever les spasmes, etc., mais en même temps, sa saveur fait qu’elle est apaisante. Donc elle va agir sur les troubles digestifs, sur des problèmes d’haleine par exemple quand on a une digestion lente, elle va un peu résoudre ça, mais elle ne sera pas du tout antinomique dans une tisane pour le soir. Elle est à la fois antispasmodique, elle enlève tous ces spasmes, si vous avez un peu trop mangé, vous digérez lentement, pour dormir ce n’est pas facile, or comme elle apaise ce côté-là, elle va par la même occasion favoriser le sommeil.

De plus, on peut l’ajouter dans beaucoup de mélanges parce qu’elle a une saveur remarquable.

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • se propage très facilement par ses rhizomes (parfois trop si elle se plait)
  • rustique
  • mellifère
  • peut s’installer dans des zones humides du jardin
  • plante vivace

6. La mélisse citronnelle : le chef d’orchestre du grand bain hormonal

Parterre de mélisse citronnelle dans un jardin de plantes médicinales.

La mélisse citronnelle fait partie de la liste des plantes médicinales intéressantes au jardin, notamment pour son action régulatrice du grand bain hormonal de l’organisme.

La sixième plante médicinale de cette liste, c’est la mélisse citronnelle, Melissa officinalis.

Une autre des plantes « chouchoutes » de Fabien pour sa saveur et son action multi-niveaux sur nos hormones.

C’est une plante très facile à cultiver, qui aura tendance à se répandre dans vos terrains si vous avez de la pelouse, elle se ressème, etc. Elle est aussi facile à tenir « assez propre » pour faciliter la cueillette, car elle est assez dense et prive rapidement de lumière les éventuelles graines d’adventices en dessous.

C’est sur la plante fraîche que sa saveur est la plus forte et agréable avec une bonne odeur citronnée, elle la perd un peu au séchage.

Elle est très intéressante de par son rôle de chef d’orchestre du grand bain hormonal de l’organisme puisqu’elle va vraiment réguler le rythme de l’hypophyse qui, elle, contrôle un peu, en cascade, toute la chaîne hormonale. Donc en fait, la mélisse citronnelle va jouer sur tous les tableaux parce qu’on a des hormones partout pour régler à peu près tout dans notre organisme. La mélisse va donc venir un peu apaiser tout ce bain hormonal et jouer à plusieurs niveaux.

Elle est également antispasmodique et apaisante. On peut donc la mettre sur un grand spectre de mélanges et d’usages.

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • se propage très facilement par ses graines (parfois trop)
  • excellent couvre-sol, dense, concurrençant bien la plupart des adventices
  • très mellifère
  • attire de nombreux insectes pollinisateurs si on la laisse monter à floraison
  • plante vivace

7. Le romarin : idéal pour vous mettre en appétit et digérer

Gros plan sur le romarin, faisant partie de la liste des plantes médicinales intéressantes au jardin.

La liste de plantes médicinales sélectionnées par Fabien inclut le romarin qui est aussi incontournable en cuisine que dans votre pharmacie naturelle.

Fabien ne pouvait pas passer à côté de cette excellente aromatique très connue qu’est le romarin, Rosmarinus officinalis, car c’est aussi une de ses plantes chouchoutes aux super vertus médicinales !

Plante remarquable, de culture très facile, assez grande ****sur laquelle on peut rapidement obtenir une récolte.

Le romarin est un grand stimulant et réchauffant de l’organisme à utiliser plutôt le matin par exemple, parce qu’il va presque éveiller le corps.

Cette plante est réchauffante, c’est-à-dire qu’elle va stimuler même au niveau des glandes surrénales, donc dans la gestion du stress, elle est intéressante.

Elle est aussi une grande stimulante du foie et notamment de la sécrétion de la bile. Pour toutes les digestions des graisses, c’est le suc de la bile qui vient émulsifier l’eau et le gras et qui permet la digestion, or le romarin va justement stimuler particulièrement ce travail du foie.

C’est aussi un eupeptique qui va stimuler tout l’appétit, l’envie de manger, en plus d’aider à bien digérer.

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • très belle plante, grande aromatique incontournable en cuisine
  • mellifère avec floraison hivernale donc précieuse pour les insectes butineurs dont les abeilles, car peu de végétaux fleurissent en hiver.
  • plante répulsive par son odeur de nombreux indésirables au jardin (altises, piéride du chou, mouche de la carotte, moustiques…) et à la maison (en bouquet dans les placards pour éloigner mites et autres petits parasites).
  • les branches avec feuilles peuvent servir d’encens désinfectant
  • peut s’installer dans des zones sèches du jardin, mais tolère aussi d’autres types de terrains tant qu’ils sont assez bien drainés.
  • plante vivace

8. La sauge : la plante qui sauve

Parterre de sauge officinale dans un jardin de plantes médicinales.

La sauge officinale, plante majeure de la pharmacopée, fait naturellement partie de la liste de plantes médicinales intéressantes au jardin.

Huitième simple sélectionnée par Fabien dont les vertus médicinales sont connues depuis l’Antiquité, c’est la sauge officinale.

Son nom latin, Salvia officinalis, en dit long sur elle. Salvia vient de sauver, c’est la plante qui sauve, et donc une des plantes majeures de la pharmacopée, vraiment très intéressante.

Comme le romarin, elle est de culture très facile et un pied de sauge peut devenir vraiment très gros, permettant assez vite, même sur un seul pied, une belle récolte conséquente.

La sauge est un bon antiseptique et un antifongique. Elle va vous débarrasser des parasites dans votre corps, mais aussi en externe, c’est déjà très intéressant.

Elle est aussi très réchauffante et puissante donc là encore, comme pour le romarin, on la prendra plutôt en début de journée.

Et puis c’est ce qu’on appelle une « œstrogen-like ». Les œstrogènes sont des hormones qui assurent notamment le bon déroulement du cycle menstruel féminin. Or la sauge va vraiment réguler toutes les grandes oscillations œstrogéniques de l’organisme, c’est pourquoi elle peut jouer un grand rôle dans le cycle menstruel et la ménopauseet devenir vraiment dans certains cas, une plante qui sauve, tout à fait exceptionnelle de ce côté-là.

Cependant, cette propriété « œstrogen-like » rend l’utilisation de la sauge contre-indiquée, sans avis médical, chez les personnes ayant des antécédents de cancer hormono-dépendant (cancer du sein, de l’utérus, des ovaires…).

La sauge a aussi un côté antispasmodique, pour prévenir la formation des gaz, donc sur l’aspect digestif également.

C’est une plante puissante, très belle avec un arôme puissant également.

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • très belle plante, très aromatique
  • mellifère
  • les feuilles peuvent servir à faire des bâtons de fumigation
  • peut s’installer dans des zones sèches du jardin, mais tolère aussi d’autres types de terrains tant qu’ils sont assez bien drainés.
  • plante vivace

9. Le souci : une grande cicatrisante pour toute la famille

Gros plan sur des fleurs de souci ou calendula, faisant partie de la liste des plantes médicinales intéressantes au jardin.

Le souci ou calendula fait partie de la liste des plantes médicinales intéressantes au jardin, notamment pour sa très longue floraison aux vertus cicatrisantes.

La neuvième plante médicinale de la liste de Fabien est le souci qu’il préfère d’ailleurs appeler par son petit nom latin Calendula officinalis.

Calendula vient de calendaire, car c’est une plante qui fleurit très très longtemps, sur plusieurs mois. C’est l’une des raisons de sa présence dans cette sélection de Fabien, car en implantant des calendulas au jardin, vous allez avoir beaucoup de fleurs sur une longue période. Donc même si, dans votre quotidien, vous êtes très occupé. e, vous aurez suffisamment de journées de floraison pour réussir à faire votre cueillette.

C’est aussi une plante très facile à cultiver.

C’est la seule plante annuelle de cette liste, mais elle se ressème très facilement d’une année sur l’autre.

Sa vertu médicinale principale est d’être une grande cicatrisante à la fois en usage interne et en usage externe. On peut donc l’utiliser sur des problèmes d’irritation que ce soit au niveau estomac, de l’intestin, etc. sur lesquels elle va avoir ce côté cicatrisant, mais également, en externe, sur la peau, dans une macération huileuse pour une huile de massage par exemple. Elle a notamment l’avantage d’être très bien acceptée puisque même sur la peau de bébé, on peut utiliser une huile de calendula. Elle est donc vraiment salvatrice sur toute forme d’irritation.

Elle a aussi des petits côtés antispasmodiques qui peuvent rentrer dans d’autres problématiques par exemple digestives.

Elle aide également à une meilleure circulation sanguine par ses propriétés légèrement vasodilatatrices.

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • très belle floraison sur une très longue période.
  • mellifère
  • plante répulsive de certains indésirables du potager (nématodes, pucerons, taupins…)
  • activateur de compost
  • plante annuelle se ressemant facilement

10. Le thym : l’antiseptique de base

Parterre de thym commun dans un jardin de plantes médicinales.

La liste de plantes médicinales sélectionnées par Fabien inclut le thym commun qui est aussi incontournable en cuisine que dans votre pharmacie naturelle.

Dixième plante médicinale de la liste de Fabien et aromatique incontournable, très connue : le thym commun, Thymus vulgaris.

Indispensable dans votre pharmacie naturelle, le thym est l’antiseptique de base, qui a un spectre tellement large qu’on a peu de chance de se tromper en l’utilisant. Antiseptique signifie qu’il va autant aider à vous débarrasser de problèmes de bactéries que de virus, etc.

Avec le thym, c’est simple et efficace : quand on a une petite attaque virale ou une petite attaque de bactéries, on peut immédiatement utiliser le thym pour aider notre organisme à combattre ses attaques et rapidement aller mieux. Il est vraiment très reconnu pour ça.

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • grande aromatique incontournable en cuisine
  • mellifère
  • plante répulsive de certains indésirables du potager (nématodes, limaces, aleurode…)
  • peut s’installer dans des zones sèches du jardin, voire rocailleuses
  • plante vivace

11. La verveine citronnelle : une saveur délicieuse

Gros plan sur la verveine citronnelle, faisant partie de la liste des plantes médicinales intéressantes au jardin.

Fabien a inclus la verveine citronnelle dans sa liste des plantes médicinales intéressantes au jardin, notamment pour sa saveur délicieuse à même d’améliorer le goût de tous vos remèdes faits maison sans en modifier la visée thérapeutique.

Dernière plante de cette sélection de simples, la verveine citronnelle, Aloysia citrodora.

Parmi toutes les plantes de cette liste, c’est, sans doute, celle qui a la moins grande puissance médicinale. Mais sa saveur est tellement remarquable, tellement agréable, qu’elle mérite bien sa place ici. Elle va, en effet, permettre de « faire passer la pilule » de certains mélanges de plantes désagréables à boire. Or si le mélange a mauvais goût, on le boit moins souvent, donc finalement on l’utilise moins et c’est dommage.

Avec l’ajout de verveine citronnelle dans ce genre de mélange, elle va apporter sa saveur délicieuse et donc améliorer le goût général du remède qu’on sera ainsi plus enclin à consommer régulièrement.

C’est aussi une plante ayant quand même des vertus digestives et apaisantes. Ce qui lui permet de pouvoir être ajoutée sans appréhension dans un mélange de plantes médicinales, car, de toute façon, elle ne viendra jamais contrarier la visée qu’on aura mise dans notre remède.

Intérêts en plus dans le design de permaculture :

  • très aromatique
  • se multiplie très facilement par bouture
  • plante assez haute, graphique avec un très beau port au jardin
  • plante vivace

Une liste idéale pour commencer votre jardin de simples !

Nous remercions Fabien pour cette super sélection de plantes médicinales efficaces et faciles. Nous espérons que cela va inciter un maximum d’entre vous à installer ces simples au jardin pour pouvoir ensuite profiter au quotidien de leurs bienfaits !

Et nous vous rappelons que pour tous celles et ceux qui souhaitent être accompagnés dans cette installation de leur pharmacie naturelle, pour savoir comment les cultiver, les récolter, les transformer, etc., nous proposons une formation dédiée réalisée en collaboration avec Fabien, cliquez ci-dessous 👇 pour en savoir plus.

Plantez votre première pharmacie naturelle et apprenez à vous en servir au quotidien avec Fabien !

Grâce à notre formation en ligne réalisée avec Fabien, professionnel des plantes médicinales, vous pourrez enfin préparer vous-même et utiliser sans appréhensions, vos remèdes naturels, de manière simple et économique, à partir des plantes que vous aurez cultivées vous-même dans votre jardin 😃 !

Nos prochaines vidéos gratuites sur les plantes médicinales

On vous retrouve prochainement pour deux autres vidéos réalisées avec Fabien sur ce thème passionnant des plantes médicinales.

Dans l’une de ces vidéos, Fabien vous partagera sa sélection de livres intéressants sur les plantes médicinales pour les débutants. Et il a de belles trouvailles à vous dévoiler.

Et dans l’autre de ces vidéos, Fabien passera en revue les différentes formes d’utilisation des plantes médicinales, car, au-delà de la traditionnelle tisane, il existe d’autres formes de remèdes très intéressants pour les petits bobos du quotidien qui sont aussi très faciles à réaliser, chez soi, dans sa cuisine, sans équipement sophistiqué…

À bientôt pour la suite…

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L’article Liste des 11 plantes médicinales faciles à cultiver dans son jardin en permaculture. est apparu en premier sur Permaculture Design.

Enduits naturels : les 10 outils indispensables

Pour les enduits naturels, il existe des outils indispensables.

Que ce soit pour des enduits à l’argile ou à la chaux, le matériel nécessaire à leur pose compte une dizaine d’éléments essentiels pour aboutir à une finition soignée et à la pérennité de l’ouvrage.

Gautier de Faisons-le-murformateur en écoconstruction, nous ouvre sa boîte à outils et nous livre la liste des instruments incontournables et, en bonus, une liste des outils optionnels intéressants pour réussir la mise en œuvre de vos travaux d’enduits naturels.

Le matériel incontournable pour enduire vos murs

Disposer du bon matériel est primordial lorsque l’on se lance dans les travaux d’une maison, mais le choisir n’est pas toujours simple, surtout pour les personnes qui débutent.

De plus, celui-ci n’est pas toujours adapté aux femmes qui possèdent de plus petites mains.

Mais nous allons voir qu’il est justement possible de trouver un outillage adapté et ergonomique pour tout le monde.

Je vous ouvre donc ma « boîte à outils » des essentiels pour réaliser vos enduits naturels, c’est parti !

1 — La truelle : la typique pelle à main du maçon

Truelle, outil pour enduits naturels

Outil indispensable pour des enduits naturels réussis : la truelle ©Habib M’henni CC-BY-SA-3.0

Pour commencer, il y a bien entendu la meilleure amie du maçon : la truelle.

Il en existe de différentes tailles et de diverses formes (arrondie et carrée). La forme n’a que peu d’importance, en revanche, choisissez-en une pas trop grande.

Parce que plus elle sera lourde et chargée en matière, plus votre poignet — sollicité tout au long de la journée — en souffrira.

La truelle pourra vous servir pour lisser, serrer, gratter ou texturer avec son tranchant votre enduit naturel.

2 — La langue de chat : la mini truelle, pas le biscuit !

Truelle langue de chat, outil pour enduits naturels

Outil indispensable pour des enduits naturels réussis : la mini truelle langue de chat

C’est la petite sœur de la truelle.

Elle est un peu plus fine et elle est destinée à enduire des endroits plus étroits du mur (angles, pourtour des prises de courant, etc.).

La langue de chat peut aussi bourrer les joints ou venir gratter les petites surfaces.

3 — La taloche : le bouclier de la maçonnerie

Taloche en bois, outil pour enduits naturels

Outil indispensable pour des enduits naturels réussis : la taloche, en bois de préférence ! Source photo : www.leroymerlin.fr

Elle accueille la matière comme une sorte de palette de peintre.

On y dépose l’enduit naturel ou le mortier sur son plateau pour le prélever à la truelle et l’étaler sur le mur.

Tels le bouclier et l’épée, armé(e) de ces 2 outils, vous êtes prêt(e) à affronter tous les chantiers !

Ensuite, la taloche sert aussi à talocher 😅, c’est-à-dire à aplanir la surface travaillée.

Pour ce dernier usage, je vous conseille d’opter pour une taloche en bois.

Celles en plastique possèdent des petites alvéoles qui provoquent un phénomène de succion étrange sur les enduits à la chaux.

À cause de cela, le lait de chaux remonte à la surface et peut mettre en péril l’adhérence de l’enduit.

4 — Le platoir ou la lisseuse : même combat

Platoir, outil pour enduits naturels

Outil indispensable pour des enduits naturels réussis : le platoir. Source photo : www.alpes-ecomateriaux.fr

Platoir, lisseuse… c’est un peu la même chose !

Chaque région emploie son vocabulaire en matière d’outillage.

Peu importe son appellation, là aussi il en existe de différentes tailles.

J’ai tendance à nommer les plus petits modèles « platoirs ».

J’utilise ceux-ci pour serrer et écraser l’enduit naturel lors de la finition.

Lisseuse grand modèle, outil pour enduits naturels

Outil indispensable pour des enduits naturels réussis : la lisseuse, grand modèle. Source photo : www.isolationmarket.fr

La lisseuse, le grand modèle, va me servir à lisser les plus larges surfaces, car il vaut mieux éviter de s’attaquer à un enduit frais avec des petits outils qui marquent davantage.

5 — Le vaporisateur parce que l’eau, ça mouille

Vaporisateur d’eau, outil pour enduits naturels

Outil indispensable pour des enduits naturels réussis : le vaporisateur d’eau. Source photo : www.sylprotec.com

Le vaporisateur s’avère très important pour 3 raisons :

  1. préparer son support en l’humidifiant ,
  2. nettoyer le mur et enlever les poussières ,
  3. réhydrater l’enduit au fur et à mesure de son application.

Grâce à cela, vous ralentissez un peu la carbonatation de la chaux (la solidification de l’enduit) ce qui vous permet de travailler plus longuement votre application.

6 — La taloche éponge : le secret d’un bon grain

Taloche éponge, outil pour enduits naturels

Outil indispensable pour des enduits naturels réussis : la taloche éponge. Source photo : www.mazeau.fr

Pour estomper toutes dernières imperfections lorsque votre mortier devient sec, la taloche éponge est idéale.

Elle va affiner la surface et faire ressortir le grain de l’enduit naturel pour obtenir de jolis effets.

En outre, n’en déplaise aux puristes, elle se montre très pratique pour nettoyer votre matériel 🤫.

7- Le seau, à chacun le sien !

Seau de maçon, outil pour enduits naturels

Outil indispensable pour des enduits naturels réussis : le seau de maçon.

Un objet indispensable que l’on surdimensionne souvent.

Vous pourriez être tenté(e) d’acheter des poubelles de 50 litres. Mais, selon moi, un seau de 10 litres fait certainement l’affaire en matière de transport (et en transport de matière).

Les contenants trop grands, trop chargés, vont peser lourds et vous obligent à soulever 20, 30, voire 40 kg dans des positions inconfortables, c’est une mauvaise habitude.

Croyez-moi, mieux vaut réaliser plusieurs allers-retours que sacrifier votre dos !

8 — Le malaxeur pour réussir toutes vos préparations

Malaxeur, outil pour enduits naturels

Outil indispensable pour des enduits naturels réussis : le malaxeur.

Pour réaliser vos mélanges d’enduits naturels, le malaxeur demeure à mon sens obligatoire.

C’est un investissement, mais un simple fouet mélangeur pour perceuse s’avérera limité face à la résistance du sable et d’une matière aussi dense.

Avec le malaxeur, vous pourrez également régler la vitesse du brassage.

Celle-ci doit être réduite pour éviter d’incorporer trop d’air à votre mélange, ce qui accélérerait la carbonatation de votre enduit naturel et donc altérerait ses qualités intrinsèques.

9 — L’équipement de protection, parce qu’on n’est pas venu là pour souffrir

Équipements de protection individuel pour des chantiers enduits naturels en toute sécurité.

Équipements indispensables pour un chantier enduits naturels en toute sécurité. Source image : www.ictransportbtp.com

Pour terminer la liste des outils incontournables sur un chantier, je vous recommande vivement l’équipement de protection :

  • lunettes
  • casque
  • gants…

Le port d’un masque n’est pas non plus à négliger, surtout si vous préparez du mortier avec de la chaux aérienne qui est extrêmement volatile.

Pensez aussi à avoir du vinaigre blanc lorsque vous manipulez la chaux pour vous laver les mains en cas de contact et neutraliser les brûlures basiques.

Autre petite astuce : si vous travaillez en manches courtes, transformez vos vieilles chaussettes en protège-poignets.

En les glissant sur vos avant-bras, vous préserverez votre peau des éclaboussures ou des frottements liés aux mouvements perpétuels du talochage par exemple.

10 — L’élément indispensable bonus : la bonne ambiance

Sur un chantier, il faut être bien entouré(e), car 1 +1 = 3 !

Je vous suggère donc d’appeler des amis, des proches pour travailler à plusieurs.

Ce sera plus agréable physiquement, mais aussi psychologiquement.

N’oubliez pas aussi les rafraîchissements, les encas pour ajouter du plaisir et partager de bons moments.

Réussissez vos enduits intérieurs à la chaux avec Gautier !

Si vous souhaitez gagner (beaucoup) en temps et en confiance en vous pour votre chantier d’enduits à la chaux, découvrez l’accompagnement complet proposé par Gautier dans sa formation en ligne spécialisée. La chaux, les mortiers et les techniques n’auront plus de secrets pour vous grâce à cette formation et vous saurez les réaliser comme des pros !

Enduits naturels : les outils optionnels qui facilitent la vie sur un chantier

Voici à présent ma liste d’outils secondaires pour vos chantiers d’enduits naturels.

On peut s’en passer au début, mais ils deviennent vite très utiles lorsque l’on commence à répéter certains travaux.

La brosse à badigeon

Brosse à badigeon, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : la brosse à badigeon. Source photo : www.maison-ecolo.com

Généralement employée pour appliquer l’enduit de finition, la brosse à badigeon peut aussi servir à nettoyer les surfaces et réhumidifier le corps de l’enduit.

Les couteaux enduiseurs

Couteau enduiseur, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : le couteau enduiseur. Source photo : www.manomano.fr

Ce sont des sortes de spatules utiles pour venir lisser et écraser les parties où la matière a un peu tirée.

La petite taille des couteaux enduiseurs vous permettra de cibler délicatement les petits défauts.

La lisseuse d’angle

Lisseuse d’angle, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : la lisseuse d’angle. Source photo : www.bati-coop.fr

Traiter les angles n’est jamais facile.

Cela réclame des gestes inconfortables, donc la lisseuse d’angle va se montrer pratique pour garnir ces zones sans trop d’effort.

Le platoir suisse

Platoir suisse, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : le platoir suisse

C’est une sorte de grande lisseuse que j’utilise pour étaler plus de matière et ainsi accélérer l’application.

Il permet dans le même temps de lisser grossièrement la surface sur son passage.

Le marchepied

Marchepied, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : le marchepied.

Il est bien sûr utile pour pouvoir accéder aux endroits difficiles, mais également pour poser une auge ou votre seau en hauteur.

Cela vous évitera de vous baisser constamment et votre dos vous dira merci !

Les accessoires malins pour des enduits naturels toujours réussis

Dans ma petite liste à moi, je rassemble aussi quelques outils plus « exotiques ».

Ces objets restent optionnels, mais une fois utilisés, ils sont généralement adoptés pour leur apport de confort, ou leur côté astucieux.

De plus, certains d’entre eux sont peut-être déjà en votre possession.

La lisseuse japonaise

Lisseuse japonaise, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : la lisseuse japonaise. Source photo : www.claytec.de

Faite en inox souplela lisseuse japonaise est parfaite pour travailler les enduits à la terre.

Toutefois, je m’en sers également sur des enduits à la chaux naturelle pour écraser et stuquer la matière lors des finitions.

La lisseuse trapèze de Marmorino

Lisseuse trapèze ou lisseuse vénitienne de Marmorino, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : la lisseuse trapèze ou lisseuse vénitienne de Marmorino. Source photo : www.marmorinotools.it

La lisseuse vénitienne de Marmorino a aussi cette particularité d’être assez souple.

Elle est en acier inoxydable hautement polie ce qui la rend géniale pour toutes les finitions et le travail de stuc.

Un vrai coup de cœur, surtout pour travailler les recoins difficiles.

La taloche anglaise (hawk)

Taloche anglaise ou hawk, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : la taloche anglaise ou hawk. Source photo : www.fra.grandado.com

La particularité de cette taloche se trouve dans la façon de la tenir. Son manche est droit et il se tient à la verticale, ce qui est bien plus ergonomique.

De cette manière, votre poignet est verrouillé avec un minimum d’effort et il est soulagé par un poids mieux réparti grâce à son appui sur vos avant-bras.

La corne de pâtissier

Corne de pâtissier, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : la corne de pâtissier. Source photo : www.magasinduchef.com

Eh oui, la corne de pâtissier est aussi très pratique pour écraser la matière sur des enduits de finition ou des enduits décoratifs comme le tadelakt.

Son usage endolorit un peu les doigts, mais pour parfaire les derniers détails et sublimer votre enduit naturel, c’est un objet intéressant.

La binette japonaise

Binette japonaise, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : la binette japonaise.

Utilisée au Japon, cette binette est idéale pour malaxer et mélanger votre mortier dans une gamate.

Par habitude, nous avons tendance à nous servir de la truelle pour cette opération.

Or, les gestes répétés pour gratter, soulever et mélanger la matière peuvent devenir éprouvant pour les articulations et surtout les poignets.

Grâce à cette binette, ces mêmes gestes vous demanderont moins d’efforts.

Peut-être en avez-vous déjà une dans votre garage pour entretenir votre jardin ?

Certains outils s’emploient plus par habitude que par ingéniosité, c’est pourquoi il ne faut pas hésiter à stimuler son imagination pour se simplifier la vie.

La pelle à farine de boulanger

Pelle de boulanger, outil pour enduits naturels

Outil optionnel pour des enduits naturels réussis : la pelle de boulanger. Source photo : www.meilleurduchef.com

Dans le même esprit, j’utilise la pelle de boulanger pour récupérer facilement la quantité de chaux dont j’ai besoin dans les sacs et obtenir des proportions homogènes.

Mais, à défaut d’en avoir une, une vieille casserole peut également faire l’affaire.

Les outils indispensables pour les enduits naturels : où les acheter ?

Je conseille aux débutant(e)s de ne pas investir dans du matériel trop cher.

Vous devez d’abord voir ce qui vous convient sur le plan des tailles et des formes, pour ensuite acquérir des instruments plus professionnels.

En ligne, la meilleure option reste souvent le site ManoMano.fr.

Pour les équipements plus onéreux comme le malaxeur, la bétonnière ou les remorques, nul besoin de vous procurer du matériel de première main, vous pourrez trouver facilement votre bonheur sur LeBonCoin.fr.

Nous arrivons enfin à la fin de cette liste d’outils indispensables (et optionnels) pour réaliser les enduits naturels.

J’espère qu’elle vous aidera, n’hésitez pas à la partager si vous l’estimez utile.

Maintenant, si vous désirez être conseillé(e) de A à Z dans la réalisation de vos travaux, sachez que je propose une formation vidéo gratuite sur les enduits à la chaux.

Grâce à elle, vous obtiendrez en moins d’une semaine toutes les connaissances pour réussir votre projet et éviter les pièges les plus courants.

Et vous, avez-vous un outil fétiche qui vous accompagne sur tous les chantiers ?

Réussissez vos enduits intérieurs à la chaux avec Gautier !

Si vous souhaitez gagner (beaucoup) en temps et en confiance en vous pour votre chantier d’enduits à la chaux, découvrez l’accompagnement complet proposé par Gautier dans sa formation en ligne spécialisée. La chaux, les mortiers et les techniques n’auront plus de secrets pour vous grâce à cette formation et vous saurez les réaliser comme des pros !

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L’article Enduits naturels : les 10 outils indispensables est apparu en premier sur Permaculture Design.

Quels légumes d’hiver planter dans son potager ?

Le mois de septembre approche, et sonne pour de nombreux jardiniers la fin des semis.

Bien sûr, nos jardins sont encore très densément plantés et les récoltes y sont encore abondantes, mais nos végétaux sont sur le déclin.

L’oïdium commence à envahir nos courges, les pieds de tomates nous offrent leurs derniers fruits… les planches potagères vont progressivement être libérées et le jardinier commence à les préparer à passer l’hiver. Du paillage y est installé, des engrais verts parfois semés.

Pourtant, réussir à allonger la saison de culture est un enjeu fort pour le jardinier désireux de tendre vers une plus grande autonomie.

La productivité du potager sera fortement améliorée si celui-ci est planté de janvier à décembre ! Mais vouloir cultiver au cœur de l’hiver demande d’apprivoiser certaines techniques et d’être efficace dans la planification de son année jardinière.

Maîtriser la culture des légumes d’hiver au potager : des avantages certains

Avant toute chose, commençons par un brin de sémantique.

Quand j’évoque dans cet article les « légumes d’hiver », je ne parle pas des légumes semés au printemps ou en été, qui se développent à la belle saison et que vous récoltez dans le courant de l’hiver, comme cela serait le cas pour les poireaux, les choux de Bruxelles, les betteraves et carottes de conservation ou les panais.

Je parle ici des légumes que l’on sème en fin d’été ou en automne, qui vont passer l’hiver au jardin pour être récoltés au printemps suivant, durant la période dite « de soudure ».

Cette période, qui s’étend globalement de mars à juin, signe la fin des légumes de conservation que nous avons consommés tout l’hiver (courges, légumes racines…) alors que les légumes primeurs ne sont pas encore récoltés (pois, fèves, carottes primeurs…).

Photo de légume d’hiver : chou fleur ‘Tardif d’Angers’

Ce magnifique chou-fleur ‘Tardif d’Angers’ forme sa pomme au mois d’avril après avoir passé l’hiver au jardin ! © Joseph Chauffrey

Travailler à la culture des légumes d’hiver offre donc entre autres avantages de :

  • Produire durant la période de soudure
  • Profiter de la saison hivernale, généralement bien arrosée, pour y cultiver des légumes exigeants en eau (les choux par exemple), réduisant le besoin d’arrosage estival.
  • Optimiser la captation de l’énergie solaire.
  • Profiter d’une période où le potager est moins dense pour y cultiver des légumes de grande taille (choux, fèves…).
  • Ne pas laisser le sol à nu, la culture d’hiver remplissant alors les rôles de l’engrais vert : protection du sol, fragmentation de celui-ci, enrichissement grâce aux réseaux racinaires, rétention des éléments nutritifs…

Pour autant, la lecture de ces avantages ne doit pas vous faire sauter sur votre boite à graines au risque de faire face à de cuisants échecs.

L’automne/hiver au potager : une période délicate pour les cultures

Deux paramètres principaux viennent compliquer la réalisation de cultures arrivant à maturité durant la période de soudure : la faible luminosité et des températures parfois très basses.

La luminosité décroit fortement à partir du mois de septembre, pour passer sous la barre des 10 heures d’ensoleillement par jour dans le courant du mois d’octobre.

Cette diminution de la durée du jour limite le processus de photosynthèse et freine considérablement la croissance des légumes.

Eliot Coleman, un maraicher québécois spécialiste des cultures d’hiver (et dont je me suis beaucoup inspiré) estime que sous la barre des 10 heures d’ensoleillement par jour, les végétaux entrent dans une phase où ils végètent.

À Rouen, nous passons sous cette barre le 28 octobre pour franchir à nouveau le seuil le 15 février de l’année suivante (vous trouverez facilement sur Internet des tables vous délivrant les informations du calendrier solaire en fonction de votre lieu d’habitation).

Durant près de 4 mois, les légumes installés au jardin sont donc dans un état végétatif, attendant une luminosité accrue et des températures supérieures pour reprendre leur croissance.

Quant à la température, alors qu’elle est en moyenne de 18 °C au mois de juillet à Rouen, elle n’est que de 3,8 °C au mois de janvier.

Cette chute des températures freine la croissance végétale et limite la minéralisation de la matière organique, c’est-à-dire la possibilité pour vos cultures d’accéder à la fertilité dont ils ont besoin.

Potager en permaculture avec légumes d’hiver sous la neige.

Le potager d’hiver en dormance sous quelques centimètres de neige. © Joseph Chauffrey

Enfin, la période hivernale, froide, humide et aux jours raccourcis, n’encourage pas les activités de jardinage. En résulte une moindre surveillance des cultures, facilitant l’installation des maladies et ravageurs au potager.

Mais alors, comment prendre en compte ces limites et réussir l’implantation des légumes d’hiver ?

Réussir ses cultures d’hiver avec un bon calendrier de plantations au potager

Pour survivre à l’hiver et donner des récoltes au début du printemps suivant, les plants doivent avoir atteint une taille minimale avant que la durée quotidienne d’ensoleillement passe sous le seuil des 10 heures.

Repiquées trop tôt, les plantules se développent fortement avant les premiers froids et sont alors moins résistantes au gel (plus les plantes sont jeunes et mieux elles résistent au froid).

Trop tard, les graines ont à peine le temps de germer avant l’hiver et vous ne récolterez les légumes primeurs que tardivement au printemps suivant.

C’est donc généralement dès la fin d’été et le début d’automne que les semis doivent être planifiés.

Prenez par ailleurs en compte qu’à cette période de l’année, les températures baissent, allongeant fortement les temps de levée et de croissance de vos plantules.

Or, à cette période, le potager est souvent très densément planté !

Pour pallier cette difficulté, il vous faudra jouer sur plusieurs tableaux :

  • Réaliser vos semis de légumes d’hiver en contenants pour laisser le temps aux légumes d’été de terminer leur cycle avant que les légumes d’hiver soient repiqués.
  • Démarrer précocement les cultures d’été (ce qui implique des semis précoces au printemps) pour être en mesure de les récolter et de libérer des planches de culture avant la mi-septembre.
  • Pratiquer le chevauchement des cultures : la culture qui s’apprête à passer l’hiver au jardin est alors repiquée au milieu de la culture estivale qui termine son cycle de production.

C’est en jonglant avec ces trois techniques que vous réussirez à implanter à temps les légumes qui passeront l’hiver au potager pour vous offrir leurs productions au printemps suivant.

Attention toutefois, tous les légumes ne supportent pas les conditions hivernales. La palette des légumes que vous pouvez envisager de semer en fin d’été ou à l’automne est fortement réduite par rapport à la diversité de nos légumes d’été.

Vous souhaitez créer votre potager en permaculture, mais ne savez pas comment vous y prendre, ou par quoi commencer ?

Notre formation en ligne « Le Potager Perma+ », destinée aux débutants, vous apprend à installer et bien gérer votre potager en permaculture avec un calendrier de plantations/semis mois par mois qui vous accompagne pendant 3 ans. Laissez-vous guider pas à pas et récoltez vos légumes sains et savoureux.

Quelques exemples de légumes d’hiver au potager en permaculture

Les quelques éléments de temporalité que je vous livre ci-dessous sont naturellement adaptés à mon contexte climatique (Normandie).

Il vous faudra faire vos propres essais pour, année après année, déterminer les dates optimales de semis-repiquage de vos légumes d’hiver.

Les verdures asiatiques :

Verdures asiatiques sous serre en hiver

Les verdures asiatiques sont nombreuses sous la serre en hiver. © Joseph Chauffrey

Moutarde douce ‘Wild Garden’, moutarde japonaise ‘Mizuna Purple’, moutarde japonaise ‘Tokyo Bekana’, ‘Pak Choy nain’ (ou de Shanghai), moutarde japonaise ‘Yakina Savoy’…  les verdures asiatiques sont des légumes feuilles de la famille des brassicacées.

J’adore les consommer crues, en salade. Leur récolte s’effectue généralement feuille à feuille, au fur et à mesure des besoins, en coupant les tiges à leur base.

Elles peuvent être semées toute l’année, mais c’est en hiver qu’elles présentent le plus grand intérêt en raison de leur croissance rapide et de leur bonne résistance au froid.

Elles supporteront aisément des températures de -3 °C en extérieur, voire moins si elles sont protégées par un tunnel ou un simple voile de protection.

Pour la culture hivernale, je sème les verdures en plaques de culture de fin septembre à mi-octobre et je les repique 3 semaines plus tard (25 cm en tous sens).

Elles me régalent dès le mois de janvier si l’hiver est clément, mars ou avril en conditions plus rigoureuses.

Le chou cabus :

Ce chou, particulièrement résistant au froid, est très adapté pour passer l’hiver au jardin.

Semés en contenants en première quinzaine de septembre, repiqués au jardin 1 mois plus tard, les choux cabus n’auront pas le temps de se développer fortement avant l’hiver.

Ils ne devraient pas dépasser les 20 ou 30 cm au cœur de l’hiver.

Surveillez-les donc bien contre les limaces et les chenilles de noctuelles !

Puis sa croissance explose à partir du mois d’avril et les pommes se densifient alors rapidement. Je récolte chez moi les variétés ‘Précoce de Louviers’, ‘Cœur de bœuf des Vertus’ et ‘Acre d’or’ aux alentours de la fin mai.

Les carottes :

Ne vous privez pas des semis tardifs de carottes, permettant une récolte dès le début du mois de mai de l’année suivante.

Ainsi, je sème chaque année des carottes précoces (’Marché de Paris’, ‘Nantaise à forcer’…) en première quinzaine d’octobre.

Un semis plus précoce risque de donner des racines moins résistantes et susceptibles de monter en graines au printemps.

Cette temporalité permet par ailleurs d’éviter le vol de la mouche de la carotte, parfois problématique dans certaines régions.

Autres légumes d’hiver à essayer :

Plant de coriandre.

Un pied de coriandre au cœur de l’hiver. Il n’en sera que moins sujet à la montée en graines ! © Joseph Chauffrey

Au-delà de ces trois légumes, vous pouvez également tenter, entre les mois de septembre et de novembre, des semis de fève, betteraves, coriandre, blettes…

De quoi vous régaler au printemps prochain !

Joseph Chauffrey

Joseph Chaufrrey

Joseph Chauffrey

Joseph Chauffrey est un jardinier expérimentateur urbain qui a à cœur de partager ses observations et expérimentations avec le plus grand nombre. Formateur en permaculture et jardinage durable, auteur de différents livres et chroniqueur, il consacre son quotidien à la transmission de valeurs, techniques et outils qui nous permettront collectivement de construire une société plus résiliente. Pour en savoir plus, retrouvez-le sur son site.

Pour les personnes expérimentées qui veulent aller plus loin sur l’optimisation de l’espace dans leur potager

Le deuxième livre de Joseph Chauffrey, (voir références ci-dessous) s’adresse aux personnes ayant déjà une bonne expérience au potager.

Il se consacre à l’optimisation de l’espace tout au long de l’année pour produire plus sur moins d’espace.

Pour en savoir plus sur cet ouvrage édité chez Terre vivante, découvrez notre revue sur ce livre J’optimise l’espace de mon potager ici.

J'optimise l'espace au potager, vers une meilleure productivité et plus de diversité

J'optimise l'espace au potager

Vers une meilleure productivité et plus de diversité

Livre de Joseph Chauffrey

120 pages - édité par Édition Terre Vivante en 2020

Prix : environ 14 €

Références complètes (éditeur, ISBN…), descriptions et avis des lecteurs sur :
Amazon   |   Decitre   |    Unithèque   |    Fnac

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Tadelakt : l’enduit écologique par excellence

Le tadelakt est un enduit naturel remarquable et très performant.

Souvent associé à la salle de bain, il peut être utilisé de bien des manières quand on connait ses secrets.

Attention cependant à ne pas se faire avoir par des produits étiquetés “Peintures tadelakt” qui n’ont rien à voir avec le tadelakt traditionnel marocain.

Gautier, spécialiste des enduits naturels et co-créateur d’une formation sur le tadelak, nous propose un article pour bien comprendre l’origine et l’intérêt du vrai tadelakt marocain.

L’origine du tadelakt

Le tadelakt traditionnel est un revêtement noble originaire de Marrakech.

Carte du Maroc avec Marrakech, ville d’origine du tadelakt

Le véritable tadelakt est originaire de Marrakech au Maroc.

 

Cet enduit marocain dont l’origine remonte à des siècles est reconnu aujourd’hui dans le monde de la décoration pour son esthétisme unique.

Son aspect soyeux et brillant lui procure une apparence proche du marbre. C’est pourquoi il s’affiche dans les plus grands palais orientaux.

Outre sa composition singulière à base de chaux de Marrakech, son application est née d’un savoir-faire ancestral bien gardé.

Sans plus attendre, plongeons dans les secrets du tadelakt, un enduit décoratif et naturel à nul autre pareil !

L’histoire du tadelakt, cet enduit marocain tant convoité

Le tadelakt est un enduit traditionnel découvert il y a des milliers d’années par les Bédouins de Marrakech.

À cette époque, la ville rouge devait s’approvisionner en eau dans les montagnes de l’Atlas. La technique du tadelakt a donc d’abord été développée pour stocker et acheminer l’eau dans de bonnes conditions.

Le tadelakt traditionnel est réalisé à base de chaux que l’on travaille longtemps avec du savon noir pour faire briller et révéler sa vertu déperlante.

Cette propriété a été utilisée pour construire de grandes canalisations partant des reliefs de l’Atlas jusqu’à la cité.

Ce matériau a également été façonné pour fabriquer des cuves afin d’y conserver l’eau.

Cet enduit jouait donc plutôt un rôle de protection à l’origine.

Il sera ensuite remplacé par le ciment plus simple à mettre en œuvre.

Mais, il traversa les siècles jusqu’à nos jours pour se décliner en stuc décoratif.

On l’emploie désormais comme revêtement mural.

Artisan marocain entretenant un mur enduit au tadelakt avec du savon noir.

Artisan marocain entretenant un mur enduit au tadelakt avec du savon noir.

 

🧐 Le saviez-vous ?
L’origine du mot tadelakt vient de la composition du verbe arabe « dalaka » se traduisant par masser, caresser, polir en berbère, auquel est ajouté le préfixe « kt  » signifiant métier.

Le tadelakt, idéal pour la salle de bain…

Lissé et travaillé jusqu’à le rendre imperméable, la résistance du tadelakt à l’eau a beaucoup été mise à profit sur les murs et le sol des hammams et dans les riads du Maroc.

Il s’avère donc particulièrement adapté aux pièces humides comme la salle de bain.

Salle de bain avec tadelakt comme enduit mural pour la cabine de douche.

Salle de bain avec tadelakt comme enduit mural pour la cabine de douche.

Avec son aspect lisse et minéral, le tadelakt affole les chroniques déco et devient la tendance à suivre en matière de revêtement écologique.

Le tadelakt présente d’autres propriétés très intéressantes :

  • une perméabilité à la vapeur d’eau, qui permet aux surfaces de respirer et d’évacuer l’humidité contenue dans les murs, parfois source de pathologies.
  • une résistance aux intempéries autorisant son usage en extérieur dans les climats non sujets aux risques de gel.
  • des vertus thermiques évitant la sensation de paroi froide.
  • des qualités antibactériennes et fongicides propres à la chaux.
  • une souplesse et une élasticité qui s’adaptent à toutes les formes.
  • un vaste panel de nuances grâce à l’ajout de pigments naturels.
  • l’absence de composés organiques volatils et de substances nocives.

Toutes ces caractéristiques contribuent au confort, aux économies d’énergie et à la protection environnementale.

Les nombreuses utilisations possibles du tadelakt

Aussi, cette faculté déperlante et sa capacité respirante font du tadelakt un matériau très intéressant en construction écologique. Car rappelons qu’une maison vivante est une maison qui respire !

Poêle de masse avec enduit tadelakt

Poêle de masse avec enduit tadelakt réalisé par Bruno Gouttry, co-créateur de la formation tadelakt avec Gautier.

 

On peut donc utiliser l’enduit tadelakt un peu partout en respectant le bon support :

  • sur une hotte de cheminée
  • un balcon
  • dans un bassin
  • sur la crédence du plan de travail dans la cuisine
  • dans la salle de bain
  • dans la douche
  • autour de la baignoire…

En somme, il peut remplacer le carrelage.

Dans un autre registre, cette matière peut également revêtir des objets de vie courante comme des plats, des lampes ou des cadres décoratifs.

Cadre décoratif avec enduit tadelakt

Cadre décoratif avec enduit tadelakt réalisé par Bruno Gouttry, co-créateur de la formation tadelakt avec Gautier.

Utilisation du tadelakt en extérieur

Cet enduit traditionnel marocain peut effectivement être utilisé en extérieur en raison de sa propriété déperlante.

En revanche, étant perméable à la vapeur d’eau, l’humidité circulant dans l’enduit risque de le faire éclater en cas de gel.

Il est donc préférable de réserver cet usage dans les régions chaudes à l’abri de grandes variations de température.

 

Mur extérieur en tadelakt

Mur extérieur en tadelakt

Peinture tadelakt : attention aux imitations !

Le recours à un effet « tadelakt » est devenu un phénomène de mode alors que sa technique, issue d’une tradition ancestrale, reste mal maîtrisée en Europe.

Notez que l’achat d’un joli pot de « peinture tadelakt » prête à l’emploi ne vous permettra pas d’obtenir un résultat comparable à l’authentique enduit marocain ni d’avoir les mêmes propriétés, au contraire !

Alors pour éviter les désillusions, attention à ne pas confondre la « peinture tadelakt » avec le vrai tadelakt marocain !

La véritable recette du tadelakt traditionnel

Vous l’aurez compris, l’ingrédient principal du tadelakt est la chaux.

Et pour fabriquer cet ingrédient, il faut cuire à haute température du calcaire. À Marrakech, cette roche carbonatée est bien présente, mais avec une particularité.

Elle contient :

  • un peu d’argile,
  • de la silice,
  • du quartz
  • et d’autres minéraux propres à cette région.

Par conséquent, la cuisson de ce calcaire n’est pas homogène.

Ajoutez à cela que les fours à chaux artisanaux marocains sont parfois loin de la rigueur industrielle de nos usines locales et vous comprenez que la chaux de Marrakech contient des parties non cuites chargées d’agrégats.

De ce fait, on ne peut la qualifier ni d’hydraulique ni d’aérienne, elle est un peu les deux.

C’est donc une chaux impure à partir de laquelle on réalise des merveilles dans les plus beaux palais.

En réalité, la chaux de Marrakech possède à la fois la faculté de durcir dans l’eau et de pouvoir être enduite en épaisseur grâce à ces agrégats naturellement présents.

Alors qu’avec de la chaux classique, nous sommes obligés d’y ajouter de la charge à base de sable, de poudre de marbre ou de concassés pour éviter que l’enduit ne fissure.

Le vrai tadelakt est donc un mélange de :

  • chaux de Marrakech
  • eau
  • pigment naturel

Cependant, cette chaux si particulière ne se trouve pas en magasin. Sur Internet, seuls certains fournisseurs spécialisés en distribuent.

Partant de ce fait, il s’avère parfois plus économique de fabriquer soi-même un stuc qui, bien que tout aussi technique, reste une variation du tadelakt traditionnel.

Cette prouesse est possible en remplaçant la chaux de Marrakech par un savant mélange de chaux aérienne et de poudre de marbre.

Mais, au-delà de sa fabrication, la pose de cet enduit marocain nécessite également un réel savoir-faire.

Salle de bain partiellement enduite au tadelakt.

Salle de bain partiellement enduite au tadelakt.

Une technique berbère peu maîtrisée en France

La technique du tadelakt a suscité l’intérêt des Occidentaux dans les années 1980 lorsque deux architectes, Élie Mouyal et Charles Boccara, l’ont redécouvert dans des riads marocains.

Ils ont tout de suite été charmés par ce revêtement si doux et si brillant. Son faïençage délicat associé à des teintes profondes et chaleureuses, ne laisse pas indifférent et rend cet enduit véritablement unique.

C’est ainsi que le tadelakt a dépassé les frontières de Marrakech pour atteindre l’Europe et les États-Unis.

Jusqu’à aujourd’hui, c’est devenu un matériau de décoration luxueux et prisé par les architectes.

Du coup, toutes les revues de décoration s’y intéressent. Ce qui représente une réelle opportunité d’affaires pour les artisans.

Mais, s’il est convoité, cet enduit ne peut pas être mis en œuvre correctement sans un savoir-faire technique qui ne s’improvise pas !

Comment réaliser le vrai tadelakt marocain ?

La technique du tadelakt traditionnel est encore mal maîtrisée en France. En outre, sa méthode ne tolère pas l’amateurisme, car les reprises sont quasiment impossibles.

Le mortier s’applique en 3 étapes :

  1. Une couche d’accroche (idéalement minérale tel qu’un gobetis)
  2. Une première passe de 2 mm à 2,5 mm de mortier tadelakt
  3. Une deuxième passe de même épaisseur serrée à la lisseuse puis « massée » au galet.

Ensuite, lorsque le mortier commence à sécher, il doit être frotté et travaillé avec du savon noir.

La matière est alors écrasée et travaillée une nouvelle fois au galet puis à la maryse de pâtissier, pour révéler son aspect brillant.

C’est ce travail minutieux qui donnera à notre enduit cette impression de pierre polie et qui le rendra imperméable à l’eau.

Cuisine avec crédence en tadelakt.

Cuisine avec crédence moderne réalisée en tadelakt.

De plus, ce revêtement naturel réclame également un peu d’entretien. Il nécessite d’être nourri au savon noir pour durer dans le temps.

Deux fois par an, on reviendra donc le caresser pour lui rendre sa peau de bébé.

La difficulté dans l’art du tadelakt n’est pas dans sa préparation, mais dans la lecture des signes qu’il nous transmet et des autorisations qu’il nous donne.

Aussi, il ne doit pas sécher trop rapidement, le tadelakt traditionnel a besoin de baigner dans l’humidité pour développer sa résistance maximale et ses qualités séculaires.

Passez à l’action avec une formation dédiée au vrai tadelakt

Formation en ligne sur le tadelakt

À vous les secrets du véritable tadelakt marocain !

Une formation tadelakt en vidéo unique et ultra complète pour transmettre un savoir-faire ancestral et vous permettre de réussir vous-même vos enduits tadelakt partout où vous le souhaitez !

Le tadelakt est une technique ancestrale spécifique à Marrakech. Les artisans marocains (appelés maalem) ont vraiment développé un art à part entière.

Pour obtenir un résultat proche de cet enduit typiquement marocain, il est donc impossible de se contenter d’une solution prête à l’emploi.

Se former au tadelakt représente donc :

Pour un particulier

  • L’occasion d’appliquer soi-même un enduit écologique sain aux propriétés régulatrices exceptionnelles.
  • La chance d’avoir un revêtement à l’esthétisme remarquable et original à moindre coût.

Pour un professionnel

  • Un bon moyen de mettre en avant un savoir-faire unique.
  • L’opportunité de valoriser son travail sur une gamme de prestation haut de gamme.

Pour cela, nous avons décidé de créer une formation en ligne au tadelakt traditionnel disponible sur mon blog Faisons-le-mur.com.

Bruno Gouttry, artisan et auteur au service de la construction écologique depuis 1985 s’est associé à moi, Gautier, artisan en écoconstruction et animateur du blog Faisons-le-mur.com, pour dispenser les secrets de réalisation et d’application de ce stuc oriental.

Grâce à cette formation, vous apprenez les notions théoriques allant de la découverte des supports compatibles au travail des pigments, jusqu’aux gestes à appliquer sur le chantier.

Portrait des co-créateurs de la formation sur le véritable tadelakt marocain.

Gautier (à gauche) et Bruno (à droite), co-créateurs de la formation sur le tadelakt traditionnel intitulée « Les Secrets du Véritable Tadelakt Marocain »

L’apprentissage se réalise pas à pas en commençant par des mises en œuvre sur de petits objets (plaque de fermacell, vasque…), pour ensuite s’attaquer à des supports muraux.

Dans cette formation en 7 modules, vous retrouverez plus de 70 vidéos de cours qui vont à l’essentiel.

Mais la valeur ajoutée de ce programme, c’est un accompagnement individuel et bienveillant pour répondre à toutes vos questions et garantir la réussite de chaque élève.

Notre credo : s’efforcer de garantir des enseignements digestes, compréhensibles et applicables par tous.

Car, pour ne pas perdre du temps et des nerfs avec les enduits à la chaux et les stucs, le mieux reste de se former.

Cela permet d’une part d’anticiper les pièges les plus courants et d’autre part, d’obtenir des résultats que personne ne pourra s’empêcher de venir caresser.

Allier charme d’orient, tendance, esthétisme, performance énergétique, confort et écologie, c’est possible grâce à la transmission du savoir-faire ancestral sur le tadelakt que nous vous proposons dans notre formation en ligneintitulée « Les Secrets du Véritable Tadelakt Marocain ».

Formation en ligne sur le tadelakt

Une formation exceptionnelle sur le tadelakt pour vous transmettre les secrets d’un savoir-faire ancestral

Gautier

Artisan spécialisé en « maçonnerie douce » et auteur principal du blog Faisons le Mur sur la construction écologique, Gautier est un professionnel expérimenté et curieux qui a à cœur de transmettre sa passion pour aider un maximum de personnes à s’affranchir des activités trop souvent polluantes dans le bâtiment ! Il a créé plusieurs formations sur l’écoconstruction et notamment sur les enduits naturels à la chaux pour accompagner dans la joie et la bonne humeur toutes celles et ceux qui souhaitent se lancer dans un projet de rénovation écologique ou d’écoconstruction.

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L’article Tadelakt : l’enduit écologique par excellence est apparu en premier sur Permaculture Design.

Que faire pour lutter contre la sécheresse dans votre jardin en permaculture ?

Les épisodes de sécheresse et de canicule 🥵 ☀️ sont de plus en plus fréquents et de plus en plus intenses. Or la plupart des jardins ne sont pas du tout préparés à les affronter !

Dans la plupart des cas, si rien n’a été anticipé, la terre se craquelle et devient un désert sans vie, beaucoup de végétaux, annuels comme vivaces, dépérissent à vue d’œil, ne supportant ni la chaleur ni le manque d’eau.

On voit ainsi les palettes végétales de nos jardins évoluer avec une sélection naturelle brutale de végétaux, souvent « exotiques », à même de s’adapter à ce type de phénomènes au détriment de ceux, plus traditionnels et donc plus courants dans nos jardins, qui ne sont pas armés pour y survivre seuls !

Toute la faune se met en mode survie : les insectes, les oiseaux, les petits mammifères cherchent désespérément des points d’eau pour boire et se rafraîchir. Malheureusement, beaucoup n’y parviennent pas du fait de la raréfaction des zones humides et des points d’eau.

Bref, quand arrivent sécheresses et canicules (qui vont souvent de paire), c’est l’hécatombe au jardin !

Petits pois desséchés au jardin sans eau

Culture de petits pois desséchée au jardin, n’ayant pas supportée la sécheresse et les fortes chaleurs.

Pourtant, des solutions existent en permaculture pour réduire l’impact de ces phénomènes climatiques extrêmes sur votre jardin et l’aider à passer ces moments difficiles !

Voyons ensemble les outils et astuces qui vont vous permettre d’augmenter la résilience de votre jardin en permaculture face à ces périodes compliquées.

Solutions pour économiser l’eau dans votre jardin en permaculture

C’est peut-être une évidence, mais il reste bon de rappeler qu’un jardin sans eau suffisante pour affronter les grosses chaleurs sera un jardin sans vie !

Il est donc primordial d’économiser l’eau, la stocker et la faire circuler au mieux, ce qui est faisable avec des gestes simples à mettre en place.

Le paillage, un élément aux multiples fonctions, essentiel dans votre jardin en permaculture

Le paillage ou mulch joue un rôle essentiel dans les économies d’eau au jardin en permaculture !

Paillage au jardin en permaculture à base d’un mélange de matières organiques.

Paillage au jardin potager en permaculture à base d’un mélange de matières organiques vertes (plutôt azotées) et brunes (plutôt carbonées) pour protéger le sol de la sécheresse.

Il existe un éventail assez large de matières avec lesquelles il peut être réalisé et selon les matières, les effets ne seront pas forcément les mêmes.

Consultez notre article dédié pour une revue complète sur les types de paillages et leurs nombreux rôles au jardin.

Pour aider votre jardin en permaculture à affronter sécheresse et canicule, nous vous conseillons la mise en place de paillages épais à base de matières organiques.

En respectant le principe de permaculture qui nous invite à favoriser la diversité, et en vous procurant les matières pour votre paillage sur votre terrain ou localement, vous mettrez toutes les chances de votre côté pour aider votre jardin à supporter la sécheresse.

Mélangez grosso modo moitié-moitié des matières vertes (plutôt azotées) avec des matières sèches (plutôt carbonées) et vous obtiendrez un paillage diversifié, nourrissant et protecteur qui conviendra à la plupart des sols.

Un tel paillage aura pour effet de :

  • réduire la concurrence sur la ressource en eau dans le sol

    • En réduisant le nombre d’adventices (« mauvaises herbes ») avec lesquelles vos plantes cultivées devront partager l’eau.
  • limiter très significativement les évaporations d’eau en surface

    • Le paillage protège votre sol du soleil et du vent, principaux responsables des évaporations.

      Par conséquent, les besoins en arrosages sont réduits et donc vous économisez beaucoup d’eau ! Sous le paillage, le sol reste humide beaucoup plus longtemps !

  • empêcher la création d’une couche de battance imperméable en surface du sol

    • Cette couche de battance quand elle se crée sur sol à nu empêche les infiltrations d’eau dans le sol et accentue l’érosion des sols.
  • favoriser la vie du sol qui, par son travail incessant dans les premiers centimètres du sol, contribue à le rendre plus perméable et donc plus à même de stocker l’eau lors de vos arrosages ou d’épisodes pluvieux.

Sol vivant et humide sous le paillage du jardin en permaculture.

Au jardin en permaculture, sous le paillage, le sol reste humide, souple et plein de vie à commencer par les vers de terre.

👉 A noter que le paillage épais ne doit pas être installé sur un sol déjà très sec.

Si c’est le cas chez vous et qu’aucune pluie n’est prévue, procédez à un arrosage conséquent avant de le mettre en place !

 

Ne subissez plus les canicules et sécheresses dans les années à venir grâce au design de permaculture !

Notre formation en ligne, accessible 24 h/24 sans limite de temps, vous guidera pas à pas dans la méthodologie de design en permaculture pour vous permettre de concevoir facilement votre jardin résilient et autonome !

Favoriser la vie du sol

Nous venons de le voir, avoir un sol vivant permet à celui-ci d’être plus perméable et donc de mieux stocker l’eaudans le sol au lieu de la voir partir dans le caniveau !

Cette eau stockée sera ensuite disponible pour vos plantes au lieu de finir en station d’épuration !

C’est pourquoi il faut choyer les habitants du sol.

Vers de terre, cloportes, limaces (eh oui, elles ont aussi leur rôle au jardin !), champignons, insectes, bactéries et autres micro-organismes peuplent un sol vivant et y « travaillent » en permanence avec une efficacité sans égal !

Microfaune peuplant un sol vivant au jardin en permaculture.

Exemple de microfaune peuplant un sol vivant : ici un symphyle, genre de petit mille-pattes à gauche et un collembole à droite, tous deux contribuent à la transformation des matières organiques et à la porosité du sol. ©Marshal Hedin – CC BY 2.0

Pour que toute cette vie se développe, elle a besoin :

  • d’eau :
    • En mettant en place, de manière réfléchie, les diverses astuces et stratégies décrites dans cet article, vous fournirez à la vie du sol, l’eau dont elle a besoin !
  • de nourriture :
    • Au menu, une diversité de matières organiques à décomposer sera idéale pour satisfaire un maximum d’habitants !C’est pourquoi nous vous conseillions précédemment l’apport d’un paillage diversifié 😉.
  • d’air :
    • Les habitants du sol en charge de la transformation de la matière organique en éléments assimilables par les plantes et en humus sont des formes de vie très majoritairement aérobies, c’est-à-dire ceux qui ont besoin d’oxygène pour vivre.

👉 Si votre sol est tassé, compacté et manque d’air, vous pouvez l’aérer mécaniquement avec un outil indispensable en permaculture : la grelinette.

Vous favoriserez ainsi le retour de la vie dans votre sol 🤩 !

Créer une ombre protectrice ciblée

Installer des ombrières pour protéger vos plantes et votre sol des trop fortes chaleurs est aussi une stratégie intéressante à ajouter au panel des solutions de survie aux sécheresses et canicules !

Ces ombrières peuvent être :

  • mécaniques :
    • Installation temporaire de parasols, de draps tendus entre des piquets, de cagettes en bois tournées à l’envers

      Vous pouvez ainsi choisir de protéger ponctuellement et de façon assez flexible telle ou telle plante ou zone de culture aux heures les plus chaudes de la journée.

      Ce type de solution d’urgence est très simple et rapide à mettre en place !

  • végétales :
    • Vous pouvez choisir d’installer une structure de type pergola et y faire pousser des plantes grimpantes vivaces à feuilles caduques, résistantes à la sécheresse et qui en plus peuvent être comestibles : vignes, akébie à 5 feuilles, muroisier tayberry…

      Vous formerez ainsi un super parasol végétal à même d’ombrager une zone en particulier.

      👉 Cependant, ce type d’installation nécessite un minimum d’anticipation et de réflexion, car c’est une solution demandant du temps à la mise en place et ensuite pour que les grimpantes se développent suffisamment pour remplir leur rôle.

      De plus, c’est un élément fixe, son emplacement doit donc être réfléchi pour être pertinent sur le long terme.

      Pour ne pas vous tromper dans l’installation de votre structure ombrière, le mieux est de faire votre design global et de l’inclure dedans comme un élément à part entière !

      C’est un élément très intéressant pour profiter sur toute la saison chaude d’un espace couvert plus frais, mais qui laissera quand même passer un peu de lumière pour permettre à d’autres plantes de se développer en-dessous !

    Pergola en cours de création dans un jardin en permaculture.

    Pergola en cours de création sur une zone que l’on souhaite ombrager en période estivale sur la ferme familiale en permaculture Merci Nature.

  • Vous pouvez aussi faire croitre, à des endroits stratégiques, des herbacées hautes résistantes à la sécheresse et comestibles comme des topinambours, du sorgho ou du quinoa qui formeront en été de super ombrières pour les cultures placées à l’est de celles-ci.

👉 Olivier, stagiaire de nos formations en ligne, a par exemple mis cela en place le long de sa serre.

Cette ombrière végétale fournit, tout l’été, une ombre salvatrice pour ses cultures sous serre !

Ombrière végétale temporaire adossée à la serre d’un jardin en permaculture.

Dans le jardin en permaculture d’Olivier, une ombrière végétale temporaire est adossée à la serre pour éviter la surchauffe de celle-ci et elle aura, en plus, une fonction nourricière en produisant des récoltes 😉 !

Installer des brise-vents

Briser le vent pour éviter qu’il assèche encore plus votre sol est aussi essentiel pour économiser l’eau, sans compter que le vent est un important facteur limitant pour la pousse de la plupart des végétaux.

Après avoir déterminé où entrent les vents principaux sur votre terrain, par vos observations sur site et par vos recherches de données météo, vous serez à même de choisir les emplacements les plus judicieux pour installer vos brise-vents.

Là encore, nous vous conseillons fortement d’inclure cela dans une démarche globale de design pour un maximum d’efficacité !

Une fois ces emplacements déterminés, vous devrez choisir le type de brise-vent que vous installerez.

Il pourra s’agir de :

  • filets brise-vents du commerce :
    Filets brise-vent du commerce pour protéger rapidement et efficacement une pépinière de jeunes arbres.

    Filets brise-vent du commerce installés par Martin Crawford pour protéger rapidement et efficacement sa pépinière de jeunes arbres. Image extraite de sa formation en ligne « Créer et gérer une Forêt jardin avec Martin Crawford  »

    • Cette solution est sans doute la plus rapide à mettre en place pour protéger une zone et elle sera efficace si vous ne bâclez pas l’étape d’installation des poteaux qui soutiendront ce filet.

      Ils devront être solidement ancrés au sol pour résister à la pression du vent sur les filets.

      Cette solution sera cependant assez coûteuse, selon le type de filet choisi et la longueur nécessaire et n’aura guère d’autre fonction que briser le vent, mais elle reste une option non négligeable qui peut répondre à vos objectifs ou contextes particuliers.

  • haies mortes ou haie de Benjes :
    Branchages et bois coupés au jardin.

    Les branchages et bois coupés au jardin sont une ressource formidable qui peut notamment servir à réaliser une haie morte ou haie de Benjes.

    • Beaucoup plus économique que les filets du commerce mais nécessitant cette fois une grande quantité de matières organiques, bois et branchage notamment, une haie morte ou haie de Benjes peut faire un excellent brise-vent.

      Elle remplira en plus de nombreuses autres fonctions dans votre jardin en permaculture !
       

      Simple à réaliser, elle peut s’installer partout, être très esthétique et structurante dans votre jardin et surtout elle sera un véritable trésor pour la biodiversité, ce qui est, selon nous, un atout essentiel !

      Sa hauteur reste cependant plus faible qu’une haie vive
      , la zone de protection créée avec une haie morte sera donc plus réduite que celle d’une haie vive.

  • haies brise-vent constituées de végétaux capables de supporter le vent :
    Explications sur la perméabilité des haies brise-vents au jardin en permaculture.

    Pour être efficace et protéger une surface conséquente de terrain, une haie brise-vent doit être semi-perméable pour filtrer le vent et non le bloquer.

    • Une haie brise-vent se compose de plantations de végétaux de différentes strates pour être à même de « filtrer » le vent efficacement sans le bloquer entièrement.

      En effet, un vent qui rencontre un obstacle total va provoquer en retombant derrière des turbulences aux effets dévastateurs, à éviter à tout prix.


      C’est pourquoi, quand on plante une haie brise-vent, on ne cherche pas à bloquer le vent mais plutôt à
      le filtrer avec différentes hauteurs de végétaux et différentes densités de feuillages pour qu’il perde en force et ne soit plus gênant pour le reste du jardin.

      Cette solution nécessite généralement plusieurs années avant d’être efficace, le temps que tous les végétaux de la haie soient bien installés et suffisamment développés !

      Mais une fois en place, elle est redoutablement efficace, et ce pour très longtemps, sans compter qu’elle remplira aussi de nombreuses autres fonctions comme l’attraction de biodiversité en offrant le gîte et le couvert à une ribambelle d’insectes, oiseaux et autres animaux utiles au jardin en permaculture.

      Elle pourra aussi vous fournir des récoltes nourricières, de la biomasse pour le paillage, du bois d’œuvre, de chauffage…bref un véritable élément multifonctions comme on les aime tant en permaculture !

Stocker l’eau dans votre jardin en permaculture grâce à divers éléments utiles et interconnectés

Dans votre jardin en permaculture, la fonction de collecte/stockage de l’eau devra être remplie par plusieurs élémentspour ne plus vous retrouver avec un jardin sans eau et donc vous assurer plus de résilience.

Pour ce faire, ces éléments doivent être déployés et mis en synergie afin d’être les plus efficaces possibles avec le moins d’effort et d’énergie dépensée de votre part !

Il s’agit ici d’éléments qui devront donc être pensés sur le papier avant d’être réalisés sur le terrain.

Nous ne sommes pas là dans des solutions d’urgence pour contrer la canicule et la sécheresse une fois qu’elles sont déjà là mais bien sur des solutions portant leurs fruits à moyen et long terme.

L’urgence ici est à la réflexion sur leur installation future 😅 !

Les principaux éléments pouvant remplir cette fonction de collecte/stockage de l’eau :

  • Les récupérateurs d’eau de pluie et cuves de récupération
    • Toute surface dure, imperméable est une surface qui peut permettre de récupérer les ruissellements d’eaux pluviales. Les toitures sont l’exemple le plus parlant et là où les récupérateurs d’eau peuvent être mis en place très facilement au niveau des descentes de gouttière.

      Il est, en effet, beaucoup plus intéressant de récupérer l’eau de pluie et de la stocker en bac de récupération plutôt que de la laisser partir au tout à l’égout 😱 !!!

    Bac de récupération d’eau de pluie.

    Exemple de récupérateur d’eau de pluie connecté à une conduite d’écoulement de gouttière le long d’une maison.

    • Il existe une diversité de récupérateurs d’eau à la contenance et l’esthétique variable selon vos besoins.

      Pour vous aider à déterminer notamment la contenance dont vous auriez besoin pour optimiser votre collecte d’eau de pluie, découvrez notre document PDF gratuit en cliquant sur le lien ci-dessous.

      Celui-ci vous permettra de calculer assez précisément le volume d’eau de pluie récupérable chez vous, selon votre contexte !

  • Au niveau des synergies avec d’autres éléments, vous pourrez réfléchir aux endroits où vous souhaiteriez envoyer le trop-plein de vos cuves de récupération afin que la circulation de l’eau soit anticipée au mieux sur votre terrain et sans que vous ayez besoin de vous en soucier une fois votre système en place.

    Les trop-pleins peuvent, selon vos objectifs et besoins, envoyer les surplus d’eau dans d’autres systèmes de stockage que nous allons voir ci-dessous.

  • Les éléments favorisant l’infiltration de l’eau dans le sol
    • Les noues d’infiltration sont des ouvrages de terrassement pouvant avoir des dimensions très diverses selon l’échelle des projets et qui ne sont pas forcément placées strictement sur des courbes de niveau.

      Les noues d’infiltration sont des dépressions (sorte de fossés) creusées dans le sol, de faible profondeur, aux abords en pente douce qui permettent le recueil et l’infiltration des eaux de pluie dans le sol, le tout à ciel ouvert.

      Elles sont donc inondables en période pluvieuse, mais au sec le reste du temps, permettant notamment des cheminements sur celles-ci.

      Les chemins et accès pouvant emprunter le tracé d’une noue d’infiltration peuvent être renforcés par des poses de pas japonais, des fonds drainants remplis de pierres ou de gravier ou encore avec des dalles alvéolées perméables pouvant être engazonnées ou remplies de graviers…

    • Les baissières ou « swale » en anglais sont des noues d’infiltration un peu particulières qui sont positionnées le long des courbes de niveau dans une pente afin de stopper la fuite des nutriments et de l’eau lors d’épisodes pluvieux.
      Schéma explicatif du principe de baissière en permaculture.

      Schéma explicatif du principe de baissière pour favoriser l’infiltration de l’eau et limiter l’érosion et la fuite des nutriments au jardin en permaculture.

      Elles sont constituées d’un creux, réalisé sur la courbe de niveau, et suivi d’une butte de terre en aval du creux de recueillement des eaux.

      Cette butte est généralement façonnée avec la terre retirée pour faire le creux de la baissière.

      Les baissières permettent ainsi de réduire l’érosion des sols en pente et de favoriser le stockage de l’eau de pluie dans le sol tout en permettant, sur leur butte, des plantations arbustives et vivaces très diverses aux multiples fonctions (brise-vent, nourricier, attraction de biodiversité…) !

      🎥 👉 Découvrez en vidéo un exemple de baissières.
    • Le « keyline design » est aussi très intéressant pour rendre à un sol compacté sa capacité d’absorption et stockage de l’eau.

      Il s’applique notamment aux surfaces assez grandes à régénérer, mais peut également être inspirant à plus petite échelle.Les « Keylines » sont des « lignes clés » que l’on détermine dans une pente et qui suivent les courbes de niveau pour maximiser l’infiltration naturelle de l’eau dans le sol dont l’écoulement se fait toujours à 90° de la courbe de niveau.

      Il s’agit d’un travail de design assez simple et dont l’efficacité sur l’infiltration de l’eau et le retour de la vie dans le sol est impressionnante !

      Ce travail consiste, notamment, sur les lignes clés, déterminées à l’avance sur le terrain, à ramener de l’air dans le sol assez profondément sans pour autant bouleverser les horizons du sol.

      Cela se fait généralement à l’aide d’un outil appelé une sous-soleuse Yeomans du nom de son génial inventeur Percival-Alfred Yeomans, pionnier dans la régénération des sols.

      Griffes d’une sous-soleuse Yéomans pour la régénération des sols compactés.

      Zoom sur les griffes d’une sous-soleuse Yéomans qui permettent d’aérer le sol en profondeur sans perturber les horizons et ainsi d’accélérer sa régénération et améliorer sa capacité d’absorption de l’eau.

      👉 Pour plus d’informations sur la méthodologie des Keylines, découvrez le livre de Mark Shepard « Agriculture de régénération » qui explique cette formidable technique.

  • La mare ou l’étang sont aussi des éléments de stockage de l’eau quasi indispensables dans un jardin en permaculture.

    Vraiment multifonctions et attracteur d’une biodiversité remarquable, une mare ou un étang doit être pensé en amont pour être pertinent dans ses différentes fonctions et favoriser les synergies avec les autres éléments de son jardin :

    • L’approvisionnement en eau de la mare peut se faire, en partie, via des trop-pleins de récupérateurs d’eau de pluie par exemple…
    • La gestion du trop-plein de la mare en elle-même peut alimenter des noues d’infiltration ou d’autres mares en contrebas…
    • La mare peut servir de régulateur thermique pour une zone de culture proche via la création de microclimats, de pièges à soleil…
    • Elle peut être un réservoir d’eau temporaire en période de sécheresse pour arroser des cultures sensiblesou tout simplement pour aider la faune sauvage à survivre à ce genre d’événements difficiles en leur offrant de quoi boire et se rafraîchir !

👉 Découvrez un exemple de mare dans le jardin en permaculture de Magalie, membre du bureau d’études PermacultureDesign.

Petite mare au jardin en permaculture

Petite mare au jardin en permaculture qui sert notamment de stockage d’eau et d’élément attracteur de biodiversité.

Optimiser l’efficacité des arrosages pour réduire les gaspillages

L’arrosage, notamment au potager, peut être une cause très importante de gaspillage de l’eau quand il est mal géré.

Arroser par aspersion en pleine sécheresse sous une chaleur torride est par exemple une aberration qui conduit à l’évaporation d’une quantité non négligeable d’eau avant même qu’elle ait pu profiter aux végétaux qu’on voulait arroser avec !

C’est pourquoi nous vous conseillons plutôt :

  • L’arrosage par installation d’un système de goutte-à-goutte. Ce type de microarrosage ciblé est très intéressant, notamment en période de sécheresse pour optimiser la ressource en eau et faire en sorte que la moindre goutte d’eau versée soit utile aux plantes qui la reçoivent !

    Il est important, dans ces cas-là, de choisir des systèmes de goutte-à-goutte de qualité pour qu’ils durent dans le temps et soient vraiment efficaces (éviter les goutteurs premier prix).

    Il existe de nombreux systèmes pouvant permettre notamment une automatisation de l’arrosage goutte-à-goutte avec des programmateurs permettant de définir les durées, fréquences et quantité d’arrosage selon vos besoins.

    Là encore, cela devra être bien réfléchi en amont pour établir un plan d’installation efficace dans vos supports de cultures.

    Mais les économies d’énergie par la suite seront très appréciables que ce soit en termes d’eau bien sûr, mais aussi en termes de temps et d’efforts physiques pour vous, en vous épargnant bon nombre d’allers-retours avec les arrosoirs chargés d’eau !

  • Les oyas sont également un système d’arrosage économe en eau.
    Les oyas ou ollas sont des poteries microporeuses enterrées permettant d’éviter les gaspillages d’eau.

    Les oyas ou ollas sont des poteries microporeuses enterrées permettant d’éviter les gaspillages d’eau et les arrosages trop fréquents grâce à une diffusion lente et régulière de l’eau dans le sol.

    Beaucoup plus ancien (déjà utilisés en Chine ancienne) et Low Tech que le goutte-à-goutte, le principe de l’oya est d’utiliser un contenant en terre cuite microporeuse que l’on enterre dans le sol et que l’on remplit périodiquement.

    Ce contenant appelé oya ou olla est surmonté d’un couvercle pour limiter l’évaporation de l’eau.

    Disposés judicieusement dans vos plates-bandes de cultures et autres massifs, les oyas forment un réservoir d’eau distribuant celle-ci lentement dans le sol.

    Les racines des végétaux n’ont plus qu’à se développer autour de l’oya pour profiter d’un arrosage lent et continu qui permettra un développement harmonieux des plantes.

🎥 Découvrez la vidéo de Stéphanie, membre des formations Permaculture Design, sur les oyas :

Installer des végétaux adaptés à la sécheresse et aux fortes températures

Autre solution intéressante pour aider nos jardins à survivre à des sécheresses et des canicules de plus en plus fréquentes : planter des végétaux adaptés à ce type de conditions climatiques extrêmes !

De nombreux végétaux sont, en effet, capables de résister à la sécheresse sur une période plus ou moins longue évidemment.

C’est le cas de nombreux végétaux de milieu méditerranéen par exemple comme le romarin, le thym, le poireau perpétuel, l’arbousier ou encore l’amandier…

Pour vous aider à trouver des plantes résistantes à la sécheresse et à faire vos choix de compositions végétales, n’hésitez pas à profiter gratuitement de notre base de données de plantes intitulée l’Atelier de PermacultureDesign.

Recherche accompagnée selon le critère de résistance à la sécheresse dans notre base de données plantes en ligne.

Exemple de recherche accompagnée selon le critère de résistance à la sécheresse dans notre base de données plantes en ligne, l’Atelier de PermacultureDesign.

Ce formidable outil en ligne vous permettra de faire une recherche accompagnée de plantes par spécificité liée aux éléments dans lesquelles vous trouverez le critère « Résiste à la sécheresse » (voir image ci-dessous).

Le moteur de recherche vous donnera alors accès à une liste assez importante de végétaux ayant cette capacité ! Vous devriez y trouver de quoi vous satisfaire !

🎥 Pour vous inspirer, découvrez également le témoignage de Romain, membre de nos formations en ligne, qui a utilisé cette stratégie pour planter des haies diversifiées sur son lieu :

La solution ultime pour un jardin résistant à la sécheresse : le design de permaculture

Comme vous avez pu le voir, il existe bien sûr des solutions d’urgence pour aider votre jardin à survivre à la sécheresse et aux canicules, mais cela reste des « pansements » temporaires qui ne permettent pas d’acquérir une vraie résilience sur le long terme.

Vous l’aurez compris, si vous souhaitez vraiment avoir un jardin en permaculture qui puisse supporter sécheresses et canicules quasiment sans interventions de votre part, la clé sera d’en faire le design de permaculture global !

Vue aérienne d’un jardin en permaculture.

Vue aérienne du jardin en permaculture conçu et réalisé par Stéphanie, membre de nos formations en ligne.

Comment ? En suivant pas à pas une méthodologie simple, accessible à tout le monde et incroyablement efficace.Cette méthodologie a été créée à la base par les fondateurs de la permaculture eux-mêmes et fait toute la force de la permaculture !

Alors, n’hésitez plus et passez à l’action en concevant enfin le jardin autonome et résilient dont vous rêvez 😉 en vous laissant guider pas à pas par notre formation en ligne à découvrir ci-dessous !

Ne subissez plus les canicules et sécheresses dans les années à venir grâce au design de permaculture !

Notre formation en ligne, accessible 24 h/24 sans limite de temps, vous guidera pas à pas dans la méthodologie de design en permaculture pour vous permettre de concevoir facilement votre jardin résilient et autonome !

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